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 Escapade aut' moyen d'prend'un peu l'air?! M/P H/P A/V ^^

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La Halfeline
Prophète de Lilith
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Date de naissance : 28/08/1987
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MessageSujet: Escapade aut' moyen d'prend'un peu l'air?! M/P H/P A/V ^^   Ven 11 Fév - 0:29

Escapade aut’ moyens d’prend’un peu l’air ?!
02/05/04
Par la Halfeline


Pippin courait à toutes jambes vers la maison de Merry. La nuit était déjà tombée sur la colline de Bouc, et il n’était plus qu’une petite forme sombre se déplaçant vivement entre les tournants du chemin, tel un chat ou un esprit follet. Il passa devant quelques chaumières qui l’éclairèrent de leurs carreaux prodigues de lumière jaune réconfortante. Et enfin, enfin ! La porte de Château-Brande, la grande demeure de Meriadoc.

Il donna trois coup sur le bois de frêne. Presque aussitôt après, celle-ci s’ouvrit sur un Merry qui semblait anxieux. Il portait une tunique mi-longue de couleur rouge cire ornée du B de la maison Brandebouc, brodé avec des dorures et des volutes compliquées. Celle-ci était entourée à la taille d’une ceinture noire dont la boucle, dorée elle aussi, brillait à la lumière de la pièce. Elle descendait jusqu’à ses cuisses où un pantalon de velours sombre prenait le relais jusqu’à mi-mollet.
- Dieu soit loué, c’est toi !
Il attrapa Peregrin et le fit rentrer vivement. Celui-ci eut un rire léger.
- Oui, pourquoi, que croyais-tu ?
- Je craignais qu’elle n’ait découvert notre conspiration à temps et qu’elle t’ait séquestré chez elle… ou pire encore : qu’elle et son nunchaku soient venus me rendre une petite visite pour m’apprendre à essayer de lui voler son Pippounou d’amûr ! expliqua Merry en fermant rapidement le verrou à triple-tour.
- Non, j’ai été très discret, comme tu peux le voir, répondit Pippin, souriant, tout en contemplant la pièce.
Un grand feu brûlait dans la cheminée sur le côté gauche, illuminant l’entrée de cette lumière bienfaitrice qu’il avait vue chez les autres. Deux fauteuils y faisaient face : l’un énorme, rembourré d’une mousse moelleuse, brun foncé –c’était celui de Merry, et l’autre plus étroit, et d’un brun plus clair. Il y avait par terre un tapis immense portant des motifs de feuilles et de fruits d’automne. Un couloir partait sur le côté droit, et un autre vers le fond, menant au reste de cette maison gigantesque. Merry se retourna enfin et le prit dans ses bras avec passion.
- Enfin, te voilà…
Pip s’abandonna à lui en susurrant.
- Oui… J’avais tellement envie de te voir… Après l’épisode de cet après-midi, je n’en pouvais plus ! Elle exagère de nous faire encore ce genre de coup…
Meriadoc le repoussa doucement pour plonger ses prunelles lagon dans la moire verte des siennes. De son simple regard, il enflamma chaque point du corps de Pippin sur lequel il se promenait comme autant de petites bougies. Puis, il s’approcha un peu plus et posa ses lèvres fines sur les siennes, tout aussi délicates. Ils restèrent un moment ainsi, savourant le calme parfait de cet instant. Puis les lèvres de Peregrin finirent par s’entrouvrirent un soupçon afin d’aller cueillir celle de Merry et de la caresser doucement dans leur chaleur duveteuse. L’aîné des deux Hobbits répondit tout aussi précautionneusement à ce baiser qui était un véritable incendie pour les sens. Au bout de longues minutes passées ainsi, leurs langues montrèrent le petit bout rose de leurs nez pour aller participer aussi à cette valse enivrante. Et puis leurs mains se joignirent aussi à la danse, grimpant dans leurs chevelures bouclées pour imposer un rythme plus intense. Au final, jusqu’à leurs corps entiers furent perdus dans cet air qu’eux seuls pouvaient entendre. Pippin finit par s’incliner, le souffle un peu court. Ils restèrent quelques secondes à se scruter du regard, puis Merry proposa, un peu embarrassé de manquer à tous ses devoirs d’hôte :
- Tu veux peut-être que je te débarrasse de ta cape…
- Oui… Il fait meilleur ici qu’au dehors !
Il dégrafa la broche de son manteau et le passa d’un geste gracieux par dessus son épaule gauche pour le tendre à son vis-à-vis.
- Je suis gêné, on ne peut pas dire que je sois en grande tenue, contrairement à toi…
Pip était vêtu d’un pyjama de satin bleu glacier à petits carreaux noirs. Les jambes tombant jusqu’à ses pieds et les manches laissant juste dépasser le bout de ses doigts témoignaient d’une taille un brin trop grande pour lui. Avec sa tignasse frisée ébouriffée par la course, il semblait tout juste tombé du lit. Malgré tout, et peut-être même de ce fait, Merry le trouva encore plus adorable que d’habitude, ce qui n’était pas peu dire. Il alla accrocher la cape au crochet près de l’entrée et s’approcha à nouveau de lui pour couvrir son visage de baisers amoureux.
- Aucune importance… Vraiment, aucune importance… répliqua-t-il entre deux baisers.
Pip frissonna et tenta de répondre lui aussi à cette pluie tendre sur son front, ses yeux, ses tempes, son nez, ses joues, les coin de ses lèvres… Sans qu’il ne l’ait réalisé, ils partirent à nouveau dans un baiser incandescent, à bouches et raisons perdues. Il sentit Merry avancer doucement son corps contre lui, le faisant reculer.

Tout à coup, un bras de fauteuil vint faire plier son jarret en le heurtant et Peregrin bascula dans une surface moelleuse. Meriadoc ne tarda pas à suivre, couvrant son acolyte de son robuste poids. Avec cette chute, Pippin avait également perdu pied au sens figuré. La tête appuyée sur le deuxième bras du gros fauteuil il accueillait les baisers dévorants de Merry avec une ardeur toute égale. Sa poitrine chaude et ferme collée contre la sienne lui fit tourner la tête. Il finit par retrouver la conscience nécessaire pour mettre ses mains en mouvement. Remontant le long de son dos arqué, elles vinrent caresser les boucles douces et chatoyantes. Les lèvres avides quittèrent alors sa bouche pour plonger dans la soie de son cou, y déposant de tout petits baisers. Un premier soupir s’exhala dans l’atmosphère chaleureuse de la pièce. Au moment où Merry défaisait le premier bouton de son pyjama, Pippin gigota, comme un bébé trop à l’étroit dans son berceau ; ses jambes s’écartèrent un peu plus et il s’arqua afin de nouer ses pieds derrière les reins de son aimé. Meriadoc s’arrêta un instant pour le regarder. Il avait les yeux clos et sa bouche entrouverte laissait échapper de tout petits sons à peine audibles, comme s’il rêvait. Le jeune Brandebouc sourit. Mais ce sourire s’éteignit tout net lorsqu’il entendit des coups cognés contre la porte. Peregrin rouvrit les yeux. Il vit Merry fixer l’entrée d’un regard furieux, puis se tourner à nouveau vers lui pour l’embrasser.
- Tu… Tu devrais peut-être aller voir… dit-il tant bien que mal.
- Non… tant pis… souffla son ami tout en dessinant une guirlande de baiser le long de sa mâchoire. Si ça se trouve c’est encore ce stupide Gamegie qui a besoin de frometon pour ses stupides gratins de pommes de terre, alors…
Pip ne put s’empêcher de ricaner à cette hypothèse mais les coups se firent entendre à nouveau et une voix féminine s’écria :
- Brandebouc ! Took ! Ouvrez, je sais que vous êtes là!


Merry se leva en râlant copieusement et alla directement ouvrir la porte, prêt à en découdre même avec une Halfeline berserk et son nunchaku halfelin. Mais ce fut un visage rayonnant qui l’accueillit.
- J’ai juste besoin d’un petit renseignement ! expliqua Scilia, radieuse.
Meriadoc, un peu pris au dépourvu, répliqua simplement :
- Quoi ?
- A quelle heure tu en auras fini avec Pip ? Non c’est juste pour savoir à quelle heure Half pourra libérer Frodon parce que tu vois en fait y a Nasty…
- QUOI ?! ELLE A OSE ?!!
Déboula devant l’entrée un Pippin au col ouvert et à la bouille furibarde :
- Alors parce que je m’offre une petite escapade pour une fois, elle se rabat sur ce petit naïf de première avec sa vieille breloque autour du cou et ses grands yeux de candide à deux pièces de cuivre ?!!
- Ben… commença Scilia.
- C’est les filles, mon vieux… dit Merry en lui tapotant l’épaule. Faute de grive on mange des merles…
- Je ne vois pas ce que les merles viennent faire là-dedans ! s’exclama Peregrin, profondément blessé dans son amour-propre par cette nouvelle.
- Eh bien la prochaine fois, il ne faudra pas la laisser en rade sa dernière nuit de conscience tranquille, tu sauras… conseilla la jeune femme en haussant les épaules. Bon, alors, quelle heure ?
- Demain matin, 7h ! Elle se souviendra de ce réveil, c’est moi qui te le dit… affirma le jeune Hobbit, les yeux meurtriers.
- Très bien ! Amusez-vous bien, les gars !
Après un dernier clin d’œil, Scilia tourna les talons et s’en fut, tout sourire.

Merry referma la porte. Pippin secoua la tête :
- Avec cet imbécile heureux de Sacquet… Cela ne se peut…
- N’y pense plus… Profites-en plutôt, maintenant qu’on sait qu’elle ne nous pourchassera pas, n’assiégera pas Châteaubouc, n’enfoncera pas la porte jusqu’à ce qu’elle te retrouve… fit observer Merry en considérant son compagnon avec des yeux gourmands.
- Oui… concéda Pip avec une petite moue boudeuse en venant se blottir contre lui.
Les mains de Meriadoc se posèrent dans son dos, glissèrent jusqu’à sa taille, puis remontèrent jusque dans ses cheveux chocolat avant de descendre à nouveau sur sa taille et de venir frôler ses petites fesses à travers le fin tissu du pyjama. Pippin enlaça sa taille, posant de doux baisers dans son cou et remontant vers ses lèvres.
- Une chambre ? demanda Merry.
- Comme tu veux, ça ne me dérange pas de finir sur le tapis s’il le faut! Répondit Pip avec un sourire coquin.
- Oui mais ce ne sera pas nécessaire, on a tout notre temps…
Sur ce, ils se prirent par la main et s’engouffrèrent dans le couloir du fond en galopant comme des enfants. Mais alors qu’ils étaient arrivés devant la porte de la première chambre, on frappa de nouveau à la porte. Ils freinèrent brusquement, et se regardèrent avec un air malheureux. Merry tourna alors les talons et repartit comme une flèche en sens inverse. Cette fois, il était VRAIMENT fâché. Il ouvrit la porte à la volée, manquant de la dégonder.
- Bonsoir M’sieur Merry ! Dites, voilà que j’voulais faire un gratin de pommes de terre et…
Ce fut ce soir-là que Sam appris le sens de l’expression « mettre en pièces ».


Meriadoc retourna dans le couloir d’un pas découragé. Mais tout le monde s’était donc donné le mot pour venir les interrompre au mauvais moment ? Pippin vint à sa rencontre et demanda :
- Qui était-ce ?
- Gamegie…
- Oh… non ?
- Si !
- Parbleu… commenta Pip en secouant une main.
Merry le poussa contre le mur.
- Que va-t-il se passer, cette fois ? interrogea Peregrin, toujours avec son petit air effronté.
- Le Roi Aragorn lui-même pourrait bien se présenter à ma porte, je n’irais pas lui ouvrir…
Ils s’étreignirent.
- Je t’aime… glissa Merry à l’oreille de Pippin qui frémit.
- Pareil… répliqua-t-il dans le creux de la sienne, un sourire aux lèvres.
Sa main droite passa sur la tunique rouge foncé, caressant le B d’or, et défit la boucle de la ceinture. Il sentit Merry passer sous le haut de son pyjama pour aller parcourir la nudité de son dos. Il se laissa aller un peu plus contre son épaule, laissant une main douce errer sur le haut d’une cuisse et s’insinuer délicatement sous le riche vêtement. Cependant, Meriadoc caressait à présent les reins satinés de son aimé, lui procurant des petits frissons qui grimpaient en haut de son échine. Puis, le bout de ses doigts descendit dans le petit creux qui la prolongeait, suivi de près par le reste de sa main qui avait soif de redécouvrir ces zones si douces.
- J’adore cette tenue, tu n’avais pas à t’en faire ! lança Merry.
- Je ne peux pas en dire autant de la tienne, finalement… rétorqua le jeune Took qui tentait de suivre les gestes de son aimé sans rencontrer autant de succès.
Meriadoc eut un rire triomphant. Mais Pippin n’avait pas dit son dernier mot. Il déboutonna le pantalon de velours sans autre forme de procès et put ainsi se ménager un meilleur passage jusqu’aux objets de sa convoitise.
- Tu triches… grinça Merry dont le pantalon venait de glisser à ses pieds.
En guise de châtiment, il lui mordilla le lobe de l’oreille. Peregrin se retira alors, le regarda, et lui tira une petite langue rose avant de se mettre à courir et de disparaître deux portes plus loin.
Le jeune Brandebouc se lança à sa poursuite. Il entra dans la pièce. Seuls s’y trouvaient un lit d’hôte, un placard et une petite table avec une chaise. La porte communicante de gauche était ouverte. Il avança jusqu’à l’encadrement. L’autre chambre, semblable à la première, était vide également mais les autres portes étaient closes. Il y entra avec prudence, se préparant à un guet-apens. Pippin sortit du coin de l’armoire derrière lequel il était caché et s’avança vers Merry à pas de velours. Et puis, brusquement, il l’enlaça, emprisonnant ses bras dans les siens, et posa la tête contre sa nuque. Son compagnon sursauta mais ferma les yeux et sourit.
- J’ai gagné, lança Pip.
- D’accord… soupira Meriadoc. Qu’est-ce que tu veux comme récompense ?
Peregrin le guida vers le lit de la pièce ils s’y écroulèrent tous les deux.
- Tu ne devines pas ?
Merry se retourna pour faire face à son aimé.
- Non, sourit-il.
Pippin l’embrassa alors tout en passant ses mains sous la tunique.
- Toi… murmura-t-il simplement, sa voix s’enrouant légèrement.
Le Hobbit aux cheveux d’or soupira en sentant les petits doigts fins de son aimé parcourir son torse, jouant dessus une musique délicate. Il fit alors de même, faisant courir ses mains sur la peau qu’il aimait tant. Que c’était bon… Que c’était bon de se savoir seuls, entièrement seuls… La tranquillité parfaite… au creux de cette petite chambre semblable aux autres, mais où l’amour embaumait peu à peu l’atmosphère comme un bâton d’encens… Juste eux deux, et toute une longue nuit en perspective…

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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Escapade aut' moyen d'prend'un peu l'air?! M/P H/P A/V ^^   Ven 11 Fév - 0:31

C’est alors qu’ils sentirent le sol trembler, et un martèlement formidable retentir au loin. Il s’arrêtèrent.
- Que se passe-t-il ? interrogea Pip.
- Je l’ignore…
Ils se serrèrent dans les bras l’un de l’autre en entendant les coups multiples sur le sol se rapprocher. Et puis, quand ils passèrent tout près d’eux, des hennissements les firent reconnaître une escadrille de chevaux galopant sur le chemin de terre qui passait devant Château-Brande. Ils se regardèrent sans comprendre. C’est alors qu’une voix forte clama :
- Le Roi Elessar souhaiterait s’entretenir avec Messire Meriadoc Brandebouc, fils de Saradoc !
Merry n’en croyait pas ses oreilles pointues. Mais quand son regard se posa sur Pippin qui venait de le lâcher avec un air résigné, il envoya au néant tous les titres et les devoirs féodaux.
- Oh… que non !
Il replaça les mains de Pip sur son torse.
- Continues, je suis à toi ce soir… assura-t-il.
Peregrin eut un sourire radieux. Il enlaça ses reins et l’attira étroitement à lui. Cependant, des trompettes déchirèrent le silence duveteux qui régnait dans l’air, les faisant sursauter vivement.
- Messire Meriadoc Brandebouc, s’il vous plait !
L’intéressé poussa un soupir démoralisé. C’est alors qu’ils entendirent une sorte de confusion parmi les cavaliers au-dehors. Tendant l’oreille, ils en saisirent quelques bribes :
- Mais, mademoiselle, je vous en prie…
- Mais, quelle est donc cette gueuse ?
- Mais, elle vient de kingnapper notre roi !
- Mais, à la chaaaaaaarge !!!
Et les sabots chevalins se remirent en mouvement dans un désordre indescriptible, mais s’éloignant du trou de Merry, ce qui était après tout la seule chose qui importait à nos deux amis.

Ils se regardèrent en souriant, se doutant de qui pouvait être la cause de ce trouble salvateur. Une fois la cavalerie complètement éloignée, Pippin se mit à califourchon sur le ventre de Merry, l’allongeant sur le dos, et le considéra avec un petit air complice. Meriadoc était d’une magnificence à couper le souffle. Ses bras étaient repliés nonchalamment au-dessus de lui, ses mains à demi fermées de part à d’autre de sa tête. Ses boucles ambrées se répandaient, éparses, autour de son noble visage, formant une auréole naturelle. Pippin s’étonna en voyant des larmes sourdre dans ses prunelles vert d’eau.
- Qu’y a-t-il ? questionna-t-il d’un ton inquiet.
- C’est que tu es si beau… et j’ai tellement de chance d’être là, avec toi…
Le sourire de Pip revint bien vite. L’une des mains de Merry se mut jusqu’à passer sous le pyjama bleu afin de parsemer le dos et le torse de son aimé de chatouilles caressantes. Pippin avait fermé les yeux pour apprécier pleinement ces plaisants touchers. Meriadoc fit alors passer le haut du pyjama, déjà déboutonné au col, par-dessus la tête de Peregrin qui leva les bras de bonne grâce pour lui faciliter la tâche. Ses mains retombèrent ensuite sur la tunique de Merry. Ils se regardèrent un moment avec la même tendresse et le même sourire espiègle grandissant. Les boucles brunes de Pippin, retombant de chaque côté de sa tête, effleuraient tout juste ses épaules nues, pâles et délicates, donnant une irrésistible envie de les toucher du bout des doigts. Le jeune Brandebouc ne résista pas longtemps à cette invite inconsciente. Son aimé se mit à passer sa main droite sur la lettre-emblème de son habit avec amour. Et il finit par la glisser tout en haut, jusqu’à sa propre épaule, et à s’allonger sur lui.

Merry l’accueillit avec délice contre la chaleur de son corps et se mit à le caresser avec une tendresse infinie, traçant des ovales délicats sur la peau veloutée de son dos, épousant du creux de sa main ses épaules et le prolongement de ses bras. Peregrin se mit à ronronner, et son amant embrassa doucement sa tempe et sa joue.
- Tu es gentil, Merry… susurra-t-il dans un souffle alangui.
- Mon Pip… mon petit biscuit au miel avec des amandes dessus…
Leurs bras s’enlacèrent tout naturellement, et ils roulèrent en travers de la petite couche, jusqu’à se glisser sous le dessus de lit.
Les corps se caressaient, se cherchaient de plus en plus.


- Mais… mademoiselle… que faites-vous avec les boutons de ma tunique ? Non, écoutez… j’aimerais connaître les raisons de cet attentat contre le trône de Gondor… Désirez-vous une rançon ?
- En quelque sorte…


Pippin gémissait à présent sous la langue divinement douée de son compagnon. Chaque effleurement de cette dernière se faisait ressentir comme un aiguillon de feu qui plongeait en lui. Il sentit bientôt également une main caresser le renflement qui protestait contre son pantalon de pyjama. La sienne la rejoignit, encourageante. Pippin attira à nouveau la bouche de son amant à la sienne. Il ne tarda pas à faire descendre le caleçon de Merry, permettant une exploration beaucoup plus aisée du corps si désirable du jeune Brandebouc, y compris ses recoins les plus secrets. Ce fut au tour de Meriadoc de gémir son plaisir sous les mains habiles. Pippin reconnut son nom au milieu des geignements, et il l’embrassa avec tendresse. Son visage descendit ensuite contre son ventre, la joue sur l’épais tissu de la tunique. Peregrin en saisit alors les côtés et la fit remonter doucement jusqu’à dévoiler la généreuse courbe de son ventre chaud sur lequel il déposa plusieurs baisers doux ou plus délurés.


- Mais… mademoiselle enfin… tout cela me paraît un tantinet précipité… balbutiait le roi Aragorn dont le dernier vêtement venait de voltiger par-dessus les moulins.
- Tout ce que vous avez à décider c’est quoi faire du temps qui vous est imparti…


Des cris s’échappaient à présent de la gorge serrée de Merry. Le plaisir se répandait dans son corps comme une plante grimpante qui l’enflammait de l’intérieur. Il avait tout oublié : La Halfeline, Scilia, Sam, Aragorn, et jusqu’à la petite chambre sobre dans laquelle il se trouvait. Il ne songeait plus qu’à Peregrin, son Pippin qui seul savait le mettre dans des états pareils. Sa main caressa ses boucles d’un geste absent tandis qu’il concentrait sa volonté pour ne pas se laisser aller maintenant. Il voulait faire durer ce bonheur des sens, mais celui-ci était tel qu’il était de plus en plus dur d’y résister.
- Pippin… lâcha-t-il dans ce qui tenait plus du couinement que de la parole normale.
Le jeune Took décida alors de le laisser en paix provisoirement, laissant reposer le désir qu’il venait d’attiser. Il plaça sa tête au-dessus du visage de son aimé, grimaçant de volupté, et le contempla un long moment, avec ce même sourire bienveillant et cette douceur dans ses yeux émeraudes qu’il n’avait que pour les gens qu’il aimait. Merry finit par entrouvrir les yeux, de tout petits yeux d’oiseau à qui la vie échappe ; le bleu y brillait en une supplique muette et pourtant plus expressive que tous les mots.


- Mais… mademoiselle… j’ai un royaume à gouverner… une princesse elfe à entretenir… probablement bientôt des bambins à élever…
- Cela n’a pas l’air de vous enthousiasmer au plus haut point…
- Eh bien, je dois avouer que ce n’est pas une sinécure chaque jour mais… vous comprenez… Gandalf comptait sur moi… je lui devais bien…
- Taisez-vous, je vous enlève ! décréta l’inconnue.


Pippin et Merry s’embrassaient à nouveau voracement. Le Hobbit aux boucles dorées inversa leur position afin de pouvoir faire subir à son amant ses propres taquineries à peine tolérables. Il ne tarda pas à déboutonner le pantalon lâche qui ne demandait qu’à être enlevé. Après avoir accablé de caresses les plénitudes satinées de ses cuisses, ses hanches, son ventre et ses fesses, Meriadoc se concentra sur la partie la plus vulnérable de son compagnon, sans oublier les deux bourses un peu plus bas dont la sensibilité requérait une douceur experte. Un premier cri franchit le gosier de Pip, bientôt suivi par d’autre tandis que les caresses éveillaient des sensations uniques. Merry le scrutait à son tour avec attendrissement. Les cris de volupté se changeaient doucement en râles pressants. Pip avait toujours été ainsi, au fond… impatient, avide, insatiable. Il se colla bientôt tout contre son corps encore chaud de la tunique et de l’édredon pour lui faire sentir qu’il se remettait tout entier à lui.

Meriadoc le serra une dernière fois contre lui avant d’écarter un peu plus ses deux jambes avec douceur afin de venir se placer entre elles. Les nouant autour de sa taille, Peregrin se cambra pour que Merry puisse aller le caresser tendrement, le préparant à ce qui allait suivre avec une maestria inégalable. L’aîné des Hobbit contemplait le ventre pâle, ce ventre-même qui était réputé pour pouvoir contenir toutes les nourritures de la Comté et qui restait cependant mince, avec une très légère courbure dont il était le seul ici à connaître l’existence. Le nombril provoquant se mouvait au rythme de la respiration emballée de son aimé. Les jambes qui l’étreignaient se posèrent bientôt sur ses épaules, priant pour quelque chose de plus intense encore. Merry suivit, pénétrant progressivement ce petit corps réclamant de ses doigts qu’il avait humecté dans sa bouche. Les réactions physiques furent immédiates : un spasme parcourut le jeune Hobbit qui eut le souffle coupé quelques instants. Sa tête retomba ensuite sur le matelas avec un abandon total. Il ne pouvait plus faire un mouvement, et se contenta d’attendre les va-et-vient qui continueraient de tourmenter son corps fébrile. Son amant entama un rythme prudent, avant de l’accélérer précautionneusement pour tenter de répondre de manière la plus exacte possible à ses besoins. Il fallait du doigté, de l’attention, et surtout beaucoup de cœur et de sincérité dans la création. Enfin, quand Pippin commença à se tortiller et à laisser échapper des geignements qui l’imploraient littéralement, le jeune Brandebouc se guida jusqu’à la chaude entrée dont il venait d’éveiller la réceptivité et s’y glissa, aussi doucement que cela lui était possible. Mais il fut rapidement perdu dans cette union tant physique que spirituelle. Il entendit les gémissements de Peregrin à l’intérieur de sa tête, et il lui sembla qu’un peu de lui-même se coulait en lui et que leurs âmes se mélangeaient.

Ils n’étaient plus qu’un. Tremblant, Merry recommença ses caresses intérieures, resserrant à chacune d’elle la fusion de leurs esprits. Enfin, au moment de la délivrance, l’essence qui s’était formée en eux se scinda brusquement, et chacun accoucha de l’autre, s’en libérant après ces quelques instants d’union parfaite.

Ils se serrèrent dans le petit lit d’un mouvement ensommeillé. Secoués après ce qu’ils venaient de vivre une nouvelle fois, ils ne trouvèrent plus la force que de s’embrasser.

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MessageSujet: Re: Escapade aut' moyen d'prend'un peu l'air?! M/P H/P A/V ^^   Ven 11 Fév - 0:32

Aragorn n’avait jamais vécu aventure aussi saugrenue en quatre-vingt-sept ans de vie plus que bien remplie. Une jeune femme inconnue à la fraîche beauté venait de l’enlever sans autre forme de procès, de le mener dans un trou cossu dont elle avait probablement soutiré les clés à un Hobbit innocent, et de lui retirer jusqu’à son caleçon brodé du sceau royal. Elessar trouvait cela à la limite des convenances, mais le Grands-Pas qui avait été étouffé en lui depuis des mois commençait à sentir que son heure de liberté était enfin venue.


Merry déposait lentement des baisers dans le cou de Pippin qui lui murmurait de douces paroles. Il l’aimait tellement, son tendre petit Pip… Il reposa sa tête sur son buste, remuant un peu pour trouver une position pleinement confortable. Son aimé fit couler une longue caresse sur ses cheveux et son dos.
- Tu es fatigué, mon Merry ?
Le jeune Brandebouc releva la tête.
- Moi ? Jamais ! Pas pour toi !
Ils se sourirent et échangèrent un bref baiser.
- J’ai bien envie d’un bain, c’est possible ? interrogea Peregrin.
- C’est même ce que j’appelle une excellente idée ! répondit le maître des lieux avec d’un air enthousiaste.
Ils réussirent à trouver la force de se lever, et chacun remit le haut de ses vêtements. Merry prit ensuite la main de Pip et l’entraîna vers la porte. Ils traversèrent comme des ombres le long couloir obscur et se dirigèrent tout d’abord à la cuisine pour faire bouillir de l’eau en quantité suffisante. Merry et Pippin aimaient leurs bains bien chauds. Meriadoc installa ensuite un grand tub dans la salle d’eau et prépara tapis de bain, serviettes, et savons. Il revint ensuite vers son compagnon qui surveillait l’eau attentivement, les mains dans le dos. Il se serra contre son dos, l’entourant de ses bras, et le berça légèrement tout le temps que dura le chauffage du précieux liquide.

Enfin, lorsque la myriade de bulles leur annonça que c’était prêt, le Hobbit aux cheveux blonds insista pour aller remplir lui-même leur baignoire, et compléter avec de l’eau simple. Il goûta la température de la main, et ajusta en fonction afin qu’elle fût parfaite. Pour finir, il disposa nombre de bougie dans la pièce, de manière à ce qu’elle soit baignée de lumière chaleureuse. Satisfait de son organisation, il alla chercher Pippin qui attendait, assis sur la table de la cuisine.


Aragorn avait l’impression de revivre. Après ces derniers temps passés accablé de responsabilités et de rôles malhonnêtes à tenir, il retrouvait à présent sa nudité mentale, en plus de physique… C’est alors qu’il se rendit compte qu’il ne connaissait même pas sa fougueuse sauveuse.
- Quel est votre nom ? interrogea-t-il en redressant délicatement son menton.
- On me nomme Scilia, mon cher roi.
Le bleu océan de ses yeux pénétra dans les splendides prunelles marrons et il répliqua d’une voix suave :
- Appelez-moi Aragorn, ou Gogorn-chan si vous préférez…


Lorsque Merry ouvrit la porte et s’effaça devant lui, Pippin fut ébloui de lumière jaillissante. Il plissa les yeux quelques instants pour protéger ses pupilles agrandies par l’obscurité, et découvrit ensuite un spectacle des plus enchanteurs. Les murs de pierre pâle miroitaient à la lueur d’une kyrielle de chandelles blanches qui éclairaient la pièce, au centre de laquelle brillait un tub de cuivre fumant à-côté d’une petite table en céramique sur laquelle étaient disposés tous les accessoires indispensables à un bon bain tranquille. Surexcité, Pip se précipita dans la salle de bain et caracola autour du bassin en riant tant sa joie était comblée. Il finit son esquisse de danse légère dans les bras du jeune Brandebouc et embrassa vivement ses lèvres.
- Merry, soit béni à jamais! J’ai l’impression d’être dans un rêve !
- Prends garde à ne pas te réveiller, alors, cela serait dommage… répondit Meriadoc d’un ton prometteur en déboutonnant posément les boutons de son pyjama.
Lorsque Pippin voulut retirer la tunique de son cousin, celui-ci se recula un peu.
- Vas-y, je te rejoins dans une petite minute !
Puis il disparut promptement par la porte.


- Nous devrions peut-être nous mettre en quête d’une chambre à coucher… suggéra Scilia en regardant autour d’elle.
- Pourquoi, nous sommes très bien ici… rétorqua le Dunedain en attirant à nouveau sa chère étrangère contre lui.
- A votre guise, mais les parquets sont riches en échardes…


Peregrin fit glisser le satin de son haut de pyjama sur ses épaules fines et bien dessinées. Il mit un pied dans le tub, frémissant en sentant la délicieuse chaleur lui brûler presque les orteils. Il y plongea une jambe, puis l’autre, et s’assit avec précaution dans le fond en retenant une exclamation de surprise due à la température de l’eau, si différente de la fraîcheur de la maison endormie. Enfin, il se laissa glisser jusqu’au cou dans ce liquide bienfaiteur avec un soupir voluptueux.

Meriadoc ouvrit la fenêtre et saisit le saladier qui se trouvait sur le rebord. Il ôta le torchon qui servait de couvercle et s’empara de deux coupelles de verre dans l’armoire en face de lui. Tout en les remplissant de savoureux fromage blanc aux mûres, il sourit en songeant à la réaction qu’aurait Pippin à la vue de son dessert favori.


- Hmm… Finalement nous devrions peut-être trouver un endroit plus confortable, si cela ne vous contrarie point, gente Scilia… suggéra Aragorn qui allait bientôt ressembler à un hérisson s’il continuait à se trémousser par terre.
La jeune femme eut un rire cristallin et se releva, aidant son amant à faire de même. Ils cherchèrent un support adéquat mais ne trouvèrent qu’un tout petit lit de Halfelin dans la chambre des lieux.
- Bon… Il va falloir se serrer…


Pip était en train de patauger et de barboter dans le grand baquet quand il entendit la porte s’ouvrir. Il se redressa vivement, posant ses mains sur le bord.
- Eh bien, je me demandais où tu…
Le jeune Hobbit s’interrompit en voyant ce qui reposait sur le plateau que Merry tenait dans ses mains. Ses yeux s’ouvrirent tout grands et il demanda :
- Est-ce que c’est…
- C’est, répondit simplement Merry.
- Pour nous ? interrogea Pippin qui avait encore du mal à y croire.
- Non, pour les chats des voisins, stupide Took ! dit Meriadoc en posant le plateau sur la petite table.
- Mais c’est fantastique ! s’exclama le Hobbit dont les yeux verts s’étaient emplis d’étoiles de gourmandise.
Merry ôta sa tunique, et le regard de Pip se détourna un instant des mets appétissants pour en lorgner d’autres, non moins alléchants. Le jeune Brandebouc grimpa à son tour dans la baignoire de cuivre. Lorsque le corps brûlant de Pippin vint se blottir contre sa poitrine encore sèche, il éprouva un délice indicible. Il noua autour de lui des bras aimants et protecteurs et se laissa glisser un peu plus dans l’eau.
- Tu es vraiment gentil, Merry…
Peregrin déposa des petits baisers sur le buste à peine immergé. Et soudain, il se redressa avec un sourire enthousiaste.
- Allez, je veux y goûter, moi !


Scilia et Aragorn échangeaient des baisers passionnés, repliés comme ils le pouvaient dans le plumard de Hobbit. Le roi venait d’expérimenter le coup de foudre après avoir tergiversé vainement entre les princesses et les princes elfes. Ses mains se mouvaient sans nul besoin de sa raison, et les baisers lui procuraient enfin les sensations qu’ils auraient toujours dû. Sa compagne se colla contre lui, pressant leurs deux corps assoiffés l’un contre l’autre. Aragorn caressa les magnifiques cheveux roux avant de l’étreindre un peu plus. Mais soudain, il sentit le vide sous son dos et ils basculèrent sur le plancher dans un cri de surprise.


Pippin était installé entre trois délices de ses sens : le corps de Merry, de l’eau chaude et un plateau chargé de fromage blanc aux mûres. Il s’empara vivement d’une coupelle et d’une petite cuiller en argent. Meriadoc le serra contre lui.
- Heureux, Pippin ?
Le Hobbit se laissa aller contre la poitrine ferme de son compagnon et porta la cuiller à sa bouche. Toujours… toujours cette fraîche douceur qui faisait frissonner le palais et le gosier, toujours, au moment où l’on s’abandonnait à cette douceur, le petit piquant des mûres qui venait vous chatouiller la langue, et croquer et rouler sous la dent… et avec tout cela la sensation de l’eau caressant chaudement tout le bas de son corps, celle de son aimé partout contre lui, et son exquise odeur de pomme… Il répondit enfin :
- Ca y est : je suis sur les rivages blancs, là…
Son aimé se pencha pour embrasser gentiment sa tempe avant de s’emparer de sa propre coupelle et de reposer le plateau sur la tablette.

Il dégusta le fromage blanc. Voyant Pip dévorer le sien à toute vitesse, Merry le bouscula délibérément et sa cuiller rata sa bouche.
- C’est malin ! s’exclama Pippin en se tournant vers lui d’un air de reproche.
Du fluide crémeux entachait son museau pointu. Meriadoc eut un ricanement avant de le nettoyer de sa langue taquine.
- Ah d’accord, si je comprends bien tu l’as fait exprès ! l’accusa le jeune Hobbit.
- Quelle idée… lui rétorqua son camarade avec un grand sourire innocent.
- Meriadoc Brandebouc, le lécheur de nez… Déplorable…
- Non mais dis donc, toi !
Merry prit la coupe des mains de Pippin et la posa avec la sienne sur la table malgré les protestations de son ami. Il nicha ensuite sa main dans le creux de la taille de Pip qui couina brièvement avant de s’échapper de l’autre côté du baquet. Malheureusement pour lui, cela ne le mena pas bien loin, et Merry eut tôt fait d’être à nouveau sur lui et de faire courir ses doigts sur les points sensibles encore plus vulnérables qu’à l’ordinaire.
- Non, pas le ventre ! Pas le ventre, c’est injuste !
Repoussant son aimé par les épaules, il réussit à le faire basculer et plonger dans l’eau. Il se retira immédiatement après pour lui permettre de respirer. Merry refit surface en reprenant son souffle. Ses boucles blondes, à présent plus foncées, s’aplatissaient lamentablement sur sa tête et retombaient en petits tortillons trempés sur ses joues et sa nuque. Son air stupéfait et boudeur fit rire Peregrin.
- Eh bien, je croyais que les Brandebouc aimaient l’eau !

Merry répliqua en se jetant sur Pip pour essayer à son tour de le couler ; mais celui-ci s’attendait à des représailles et réussit à se défendre en projetant de l’eau dans le visage de son compagnon avant de se glisser comme une anguille sur le côté du gros tub. Le temps que Merry se retourne, il tentait de l’immobiliser en enserrant ses bras dans l’étau des siens. Il se débattit et, se tordant, parvint à faire choir un peu Pippin dans l’eau, ce qui le fit lâcher prise.
- Tu vas payer, Peregrin Took !
Le jeune Hobbit remua comme un beau diable pour empêcher Meriadoc de l’atteindre et ils continuèrent à s’éclabousser et à se chatouiller joyeusement. Au milieu de ces jeux, la voix de Merry s’éleva, mais d’un ton mélodieux et amusé :
- Chantons ohé ! pour le bain à la tombée du jour,
Qui lave la boue et emporte la fatigue !
- Rustre est celui qui ne chantera pas ! s’exclama Pippin d’une voix tonitruante.
- Ah ! l’eau chaude est une noble chose… reprirent-ils en chœur.
- Ah ! doux est le son de la pluie qui tombe ! lança Merry en arrosant la figure de Pip à l’aide de ses paumes en coupe.
- Et du ruisseau qui bondit de colline en plaine ! répliqua ce dernier en lui envoyant de la main une volée d’eau.
- Mais meilleure que la pluie ou les ruisseaux ondoyants…
- Est l’eau chaude qui fume et lance sa buée.
Tout en continuant leurs folâtreries et – comme il le pouvait – leur chanson, leurs mains finirent par se saisir au hasard de leurs chamailleries aquatiques. Ils en profitèrent pour reprendre un peu leur souffle, puis Merry poursuivit :
- Ah ! l’eau froide, on la peut verser, s’il en est besoin,
- Dans un gosier altéré et en être heureux assurément, répondit Pippin l’air tout à fait en accord avec ses paroles.
- Mais meilleures sont la bière, si de boisson l’on manque ! assura son acolyte avec un sourire plus polisson.
- Et l’eau chaude versée le long du dos.
Peregrin illustra son affirmation en sortant sa main droite de l’eau pour caresser lentement l’échine de Merry. Il y eut une pause pendant laquelle le Hobbit aux boucles trempées resta immobile. Puis il s’éloigna et, avec un autre sourire, plongea ses mains sous la surface transparente et les releva brusquement, soulevant un véritable jet d’eau au-dessus de leur bassin.
- Ah ! l’eau est belle qui jaillit haut !
- En une source blanche sous le ciel ! approuva Pippin.
- Mais jamais source n’eut si doux accents
Que l’eau chaude que fait rejaillir mon pied !
Ils finirent ensemble les derniers vers avec un enthousiasme si exubérant que, une fois encore, ils ne purent se retenir d’élever en l’air deux pieds triomphaux aux poils mouillés et d’inonder la moitié de la salle avec l’éclat qui en résulta.


Scilia et Aragorn avaient finalement décidé de rester où ils étaient. Au moins, ils ne tomberaient pas plus bas sur la descente de lit ! Le ranger caressait tendrement la silhouette fine de sa ravisseuse, glissant légèrement sur son dos et ses fesses, s’insinuant très furtivement dans un coin secret de son être. La jeune femme se tendit, enivrant sa langue du goût à la fois épicé et liquoreux de la bouche de Grand-Pas. Elle continua d’explorer le torse, jouant avec les quelques poils qui parsemaient le relief musclé. Dans sa bouche, Aragorn lâcha un soupir de franche volupté.


- On en a mis partout… constata Pippin.
- En effet…
- Et cette fois, ne compte pas sur moi pour tout nettoyer ! Tu m’aideras, gros fainéant ! décréta le jeune Took.
- D’accord… soupira Merry en levant les yeux au ciel.
Tous deux s’adossèrent au rebord du tub face à face, et s’y tenant de leurs bras écartés, détendirent leurs muscles dans l’eau. Au bout de quelques minutes, leurs paupières se fermèrent, suivant le mouvement de tout leurs corps. Après un petit moment, Peregrin rouvrit les siennes et contempla Merry, inconscient de son regard. Il ne put résister à tout ce qu’il voyait. A ce torse moelleux exposé par ses bras en croix, au visage entièrement détendu, des arcades sourcilières à la bouche en passant par les yeux dont les cils blonds foncés reposaient paisiblement sur sa peau, aux cheveux trempés dont les mèches les plus récalcitrantes bouclaient au hasard sur sa tête.

Un sourire éclaira le visage de Pippin. Il se déplaça silencieusement dans l’eau pour se rapprocher de lui. Là, il plaça ses lèvres contre la minuscule ouverture que laissaient les siennes et lui donna l’un de ses baisers qui, par leur douceur incandescente, donnaient des fourmis dans les pieds. Ceux de Merry se tortillèrent d’aise sous le couvert des eaux, tandis qu’il jouait le jeu de son cadet. Au bout de longues et exquises minutes, ils se séparèrent, entrouvrant tous deux leurs yeux, puis ils repartirent de même. Meriadoc noua ses bras autour de Pippin et l’attira contre sa peau chaude qui transpirait le désir. Ils ne purent s’abstenir plus longtemps de s’ouvrir plus pleinement à l’autre. Les fourmis qui grimpaient bien vite le long des chevilles de Merry, ses mollets, ses cuisses… Pippin ouvrit soudain un œil surpris au milieu de leur baiser, mais continua de plus belle cet échange avec un sourire attendri.

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Dernière édition par le Sam 27 Jan - 13:39, édité 1 fois
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Escapade aut' moyen d'prend'un peu l'air?! M/P H/P A/V ^^   Ven 11 Fév - 0:35

Aragorn et Scilia, de leur côté, étaient enfin parvenu à quelque chose et se remettaient de leurs émotions sur la descente de lit.
- Resterez-vous avec moi ? interrogea Elessar en continuant de fixer le plafond.
- Il me semble que ce serait plutôt à moi de vous poser ce genre de question, non ? répondit la jeune femme à-côté de lui.
- Moi, rien ne me retient plus à présent ! Mais vous avez peut-être des obligations, de votre côté…
Le cœur de Scilia se gonfla d’espoir.
- Pas que je me souvienne…
- Eh bien que diriez-vous de partir ? De trouver un petit coin tranquille au bord d’une rivière, d’y construire la chaumière où nous élèveront une ribambelle de petit bambins ?
Un rire cristallin s’éleva dans la pièce.
- Et de quoi vivrons-nous ?
Aragorn roula légèrement sur le côté et fixa sa compagne son regard océan empli d’une vie et d’une passion qu’il n’avait plus connu depuis longtemps.
- De la pêche et de la cueillette ! J’ai pas mal d’expérience dans ce domaine. Et puis, cela va sans dire que je ferai un crochet par le palais histoire de récupérer quelques fonds…


Le jeune Brandebouc lui fit une tendre prison de ses jambes, achevant le baiser. Il le contempla à son tour. Ses mains mouillées caressèrent sa tignasse brune, la parsemant de gouttes qui accentuèrent la frisure de ses mèches. Il embrassa ensuite la base de son cou, à sa hauteur. Pippin laissa reposer sa tête sur la sienne.
- Je t’aime.
Un souffle rauque lui répondit contre le creux de sa gorge :
- Moi aussi, Pippin.
Un soupir de bien-être souleva la poitrine de Peregrin. Il caressa de la main les bras de son aimé, puis son torse. Entre temps, Merry était redescendu sur son buste. Le redressant un peu, il le couvrit de baiser gourmands. Il prit la pointe de l’un des seins dans sa bouche pour le sucer avec une lente avidité. Pip déglutit, se sentant à son tour réagir violemment aux sensations que Merry lui procurait. Il renversa la tête en arrière afin de laisser sortir de la façon la plus fluide possible les vapeurs du plaisir qui bouillonnait en lui. Sa main suivit bientôt les gestes de Merry dans un remerciement muet. Celui-ci délaissa finalement le bourgeon exacerbé, y déposa quelques baisers, ainsi que sur le reste de son torse qu’il lécha légèrement pour goûter plus pleinement la saveur de Pippin. Il remonta dans le cou offert, geignant lui aussi la volupté que son aimé réveillait chez lui.


Les deux humains étaient eux en plein câlin pour fêter la perspective de ce doux avenir rempli de gaieté, d’amour, d’enfants et de poissons frits.
- Ah, béni soit ce jour où vous m’avez arraché à cette condition ignominieuse, chère Scilia ! déclara l’ex-roi avec emphase.
Il se mit à la couvrir de baisers.
- Je… vous… dois… tout.
- Mon pauvre petit Gogorn-chan, je vais tâcher de vous consoler de toutes ces misères… Partons dès demain !
- Entendu ! Cela nous laisse toute la nuit devant nous… fit observer le Dunedaìn avec un sourire canaille derrière sa petite barbe brune.


Ils basculèrent bientôt dans l’eau du bassin, ce qui les força à se séparer quelques instants. Après s’être à nouveau stabilisés, il s’enlacèrent légèrement et laissèrent leurs corps parler par eux-mêmes. Pippin sillonnait le dos de Merry de ses doigts ruisselants d’eau chaude, et Merry fermait les yeux car il adorait particulièrement cette sensation. Il tenait doucement Peregrin par le flanc, et laissa sa main dériver jusqu’à la hanche, caresser la cuisse tendre, les fesses offertes si rapidement dans une nudité délicieuse. Les doigts de Pippin quittèrent l’échine de Meriadoc pour traverser son torse et évoluer avec une distraction étudiée sur les cuisses et le ventre. Le jeune Brandebouc déposa quelques baisers sur le front de son cousin, appuyant sa tête sur la sienne. Lorsqu’il se sentit pris dans une étreinte délicate, un long gémissement enroué lui échappa pour aller mourir sur les boucles de Pip. De doux va-et-vient vinrent bientôt former pour lui les marches d’un long escalier conduisant au plaisir suprême. Ses doigts se glissèrent par eux-même entre les jambes de Pippin, caressant les chairs les plus nobles, jusqu’à trouver le petit orifice qu’il convoitait. Le jeune Took sentit l’eau réchauffer doucement son intimité, mais cette chaleur n’était rien comparée à celle que que provoquait le contact de son aîné. Inconsciemment, ses caresses autour du sexe de Merry se firent plus précises, plus incitantes. Meriadoc réprima ses cris avec difficulté. Dieu, ce qu’il le voulait… Il pénétra précautionneusement l’antre chaud de deux de ses doigts. Puis leurs gestes se coordonnèrent tout naturellement.

Mais il arriva un moment où ils virent le sommet trop proche et ne purent attendre plus longtemps pour l’atteindre ensemble. Pippin prit appui sur le rebord du tub et s’affaissa, à demi à genoux, les pieds écartés, comme dans une prière envoûtée. Le Maître Brandebouc le rejoignit et le recouvrit, désireux et tendre, caressant une dernière fois son flanc, ses reins et la courbe soyeuse de ses fesses.

Puis il le pénétra progressivement, mais sans difficulté tant l’attente du jeune corps s’était faite pressante. Le Hobbit aux boucles blondes étouffa son excitation dans l’épaule frêle qui lui était offerte, et Peregrin serra à toutes forces le métal du baquet. Lorsque tous deux se furent retrouvés, physiquement unis, Meriadoc déposa quelques baisers sur l’épaule de Pip et se retira doucement pour se mêler à lui de nouveau. Chaque coup de reins soulevait Pippin un peu plus haut, et il n’avait plus aucune conscience d’être agenouillé à terre. A présent, il voltigeait dans une sorte d’atmosphère chargée de milles sensations, et chaque essor qu’il prenait manquait décrocher son cœur de sa poitrine. Merry avait accéléré le rythme et approfondi cette transe commune. Le cadet pouvait sentir sous l’eau ses reins collés, pressés, écrasés contre les siens tandis que l’une de ses mains était plaquée entre son ventre et le tub. Il l’entendit geindre son nom dans son oreille. La main descendit soudain pour saisir son membre durci. La surprise lui arracha une exclamation de plaisir et Meriadoc se serra un peu plus contre lui. Leurs deux corps nus imbibés semblaient s’être tout à fait mêlés. Eux-mêmes ne se considéraient plus comme distincts l’un de l’autre à ce moment-là. Soudain Pippin entendit Merry échapper un cri plus puissant que les autres derrière lui, et il sentit le liquide chaud jaillir brusquement. Sa réponse fut immédiate et la jouissance l’emporta à son tour, l’élançant au plus haut pour le faire retomber doucement en vol plané.

Son cousin reposait sur lui, sa joue contre la sienne. Ils tentaient tous deux de calmer leurs souffles courts. Ils aimaient aussi ce moment, quand ils étaient totalement vides de toute pensée négative, quand il ne restait plus qu’un bonheur entier qui les berçait tous les deux. Un premier bâillement étira la mâchoire de Peregrin. Son complice l’embrassa alors sur la joue, dans le cou, vers l’oreille.
Il se retira doucement et sortit de la baignoire pour s’essuyer sommairement et enfiler sa tunique. Il aida le plus jeune déjà embrumé de sommeil à se relever et à se sécher, lui passa son haut de pyjama ; puis Merry prit l’une des chandelles qui étaient encore allumées, et la main de Pippin. Ils traversèrent le couloir obscur dans le sens inverse, frissonnant de la fraîcheur qui y régnait comparé à la moiteur de leur bain. Enfin, ils retrouvèrent leur chambre. Le maître des lieux posa la chandelle sur la table de nuit tandis que Pip se jetait dans les draps. Il le rejoignit, rabattant les chaudes couvertures sur eux, et l’étreignit tendrement.
- Je suis heureux d’être avec toi, Merry, lui répondit Pippin.
Le jeune Brandebouc déposa un baiser sur ses lèvres. A sa surprise, il sentit une main agile remonter sur le haut de sa cuisse, sous sa tunique.
- Pas fatigué ? interrogea-t-il, étonné.
- Pas pour toi, répliqua simplement Pip avec un sourire impertinent.


Pippin poussa la porte de la chambre sur laquelle était scotché un squelette en carton grandeur nature au sourire idiot. Il s’avança sans bruit jusqu’au lit à peine éclairé par de petites taches de lumières qui filtraient à travers les volets mal fermés, saisit le Hobbit innocent qui y dormait à poings fermés et alla le balancer sur le paillasson lui, ses vêtements et son anneau pendu au bout d’une chaîne, indifférent à l’incompréhension des grands yeux bleus et à cette petite moue ridicule qui plissait ses lèvres. Il revint ensuite dans la pièce où une forme dormait toujours enfouie sous deux couches de couvertures, le drap ayant été repoussé tout au fond du lit comme chaque matin. Il ôta sa cape et esquissa un sourire en voyant l’échiquier offert par Nasty sagement à sa place sur l’étagère. Il le prit et le déposa au pied du lit. Il souleva ensuite les deux couettes et sourit de plus belle en entendant la petite Halfeline endormie râler dans son sommeil. Il s’empressa donc de s’engouffrer sous les strates d’édredons et de se glisser sous le bras désormais étendu après le hobbitnapping de Frodon. Mue par un automatisme, la main vint se glisser sous son pyjama pour reposer sur son ventre douillet. Ce n’est qu’à ce moment-là que les ronchonnements cessèrent pour laisser place à un gentil ronronnement continu. Pippin ferma les yeux à son tour, le sourire toujours accroché aux lèvres : les choses étaient rentrées dans l’ordre.

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