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 Atelier 22 : Septembre 2009

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Ruika
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MessageSujet: Atelier 22 : Septembre 2009   Ven 25 Sep - 22:02

Les Mps sont envoyés ! Il est 21h03, vous avez jusqu'à 21h33 :p Enjoy !


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Chaîne : Gred>Ruika>Titef>Anathema>Mailine>Gred.
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Anathema
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Ven 25 Sep - 22:27

Ah ma grande honte, captivée par NCIS, j'ai completement oublié l'atelier. J'ai ouvert mon message à 21h14, j'aurais donc un peu de retard, désolée.
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Ruika
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Ven 25 Sep - 22:54

Pairing : Hermione/Luna
Thème : Saut Périlleux

Recroquevillée au fond de son fauteuil préféré -celui juste à droite de la cheminée- dans la salle commune des Gryffondor, Hermione laissait ses doigts jouer sur la couverture de cuir de son livre favori, sans vraiment y porter attention cependant, toute absorbée qu'elle l'était par ses pensées. Ce livre, et cela en aurait étonné plus d'un, n'était pas l'Histoire de Poudlard. C'était un livre sur le cirque que ses parents lui avaient offert quand elle était encore jeune. Elle avait toujours été fascinée par ce milieu coloré et mystérieux, et plus particulièrement par les trapézistes. Cette façon qu'ils avaient de se jeter dans le vide, de tout tenter, sans plus rien craindre. Elle les avait toujours admirés. Ces derniers mois, elle avait souvent espéré avoir leur courage, pour faire ce saut vers l'inconnu. Se lancer, une bonne fois pour toute, sans être sûre qu'elle serait rattrapée à l'arrivée. Autant dire tout de suite que ç'avait été plus facile à dire qu'à faire. Elle avait parcouru ce livre un nombre incalculable de fois, laissant le temps passer, son courage s'effilocher, jusqu'à ce que même la vue de la superbe photo d'un trapéziste en plein vol ne suffise plus à lui insuffler un semblant de courage qui ne passerait pas la nuit...

Jusqu'à cet après-midi. C'était pour cela qu'elle était là, maintenant, les joues rougissantes et les yeux perdus dans les flammes dansantes. Elle pouvait rouvrir son livre, et le regarder sans ciller, sans honte, parce qu'elle avait sauté. Elle avait connu cette sensation grisante, celle qui vous tord l'estomac, fait battre votre cœur à une vitesse folle et fait trembler tous vos membres à la simple idée que, peut-être, tout pourrait tourner au drame. Elle n'avait pas effectué un saut périlleux dans le sens propre du terme, elle n'avait pas disposé un trapèze entre la tour d'Astronomie et sa voisine, espérant tester ses qualités gymnastiques. Mais, elle avait sauté le pas, celui pour lequel elle avait cherché l'inspiration pendant des mois dans son livre. Elle s'était jetée dans le vide, et avait été rattrapée de l'autre côté. Rien que d'y penser, un frisson la parcourut des doigts de pieds à la racine des cheveux. Elle laissa échapper un gloussement qu'elle aurait elle-même qualifié de stupide, avant de laisser ses doigts glisser sur le papier lisse.

Elle fut interrompue dans ses pensés par un petit "hey" discret, avant de voir la silhouette de son meilleur ami se glisser dans le fauteuil juste à côté du sien. Elle lui sourit, heureuse que malgré son caractère timide, réservé et presque mélancolique depuis qu'il s'était découvert un amour inconditionnel pour le plus jeune des Weasley, il ose encore venir la voir le soir, parfois, seul à seul, pour partager un petit moment entre amis et discuter. Il lui sourit en retour, ne prêtant aucune attention au livre qu'elle venait de refermer délicatement, ni à la rougeur qui s'étalait sur ses joues. Il prit doucement sa main dans la sienne, un peu gêné mais habitué maintenant à se laisser aller avec elle. Il poussa un petit soupir mais ne dit rien.

Hermione, serrant doucement la main frêle de son meilleur ami, se rapprocha doucement de lui avant de lancer d'un ton conspirateur :

- Je me suis jetée à l'eau aujourd'hui.

A ces mots, Harry eut un sursaut et la fixa d'un air intrigué.

- Avec Luna ?
- Oui.

Le sourire d'Hermione, la chaleur que dégageait sa main, le rougissement qu'Harry percevait enfin lui dirent tout ce qu'il avait besoin de savoir. Il sourit à son tour, laissant son regard repartir vers les flammes et sa main serrer celle de sa meilleure amie, une fois encore.

- J'en suis heureux.

La jeune femme hésita un instant, un seul, assez pour repenser aux lèvres de Luna contre les siennes, aux doigts de la jeune Serdaigle dans ses cheveux, à l'odeur de printemps qui se dégageait de sa peau avant de prendre son livre préféré, de ses genoux, pour le déposer sur ceux d'Harry. Elle le laisserait avec ça ce soir... après tout, ils auraient tous les autres soirs pour en rediscuter. Mais avant ça, Harry devait apprendre à ne plus avoir peur du vide.
Elle se leva ensuite, et déposa ses lèvres sur la cicatrice en forme d'éclair en murmurant, avant de se retirer :

- Il ne faut pas avoir peur de se lancer, Harry.


Dernière édition par Ruika le Lun 28 Sep - 18:55, édité 1 fois
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Gred
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Ven 25 Sep - 22:59

Danglard/Adamsberg
Verglas

Adamsberg porta la tasse à sa bouche. Il but de petites gorgées de son café brûlant. La fumée qui s’échappait du liquide s’élevait tranquillement. Il se dirigea nonchalamment vers la fenêtre de sa cuisine. La matinée était grise, d’une couleur sale comme si un ange maladroit avait gribouillé le ciel avec de vieux feutres usés. Le commissaire baissa les yeux vers la rue. Le verglas avait attaqué et semblait avoir gagné : la fenêtre, le trottoir, les vitres des voitures… Le froid s’était définitivement installé mais, cela, Adamsberg ne le voyait pas. Il n’était pas là, en tout cas pas devant cette fenêtre. Son esprit était occupé ailleurs, fixé sur les bruits qui lui provenaient de l’intérieur de son petit appartement. Il n’avait jamais connu un matin aussi bizarre et, d’un autre côté, cela lui semblait si normal… Il ne se demanda pas ce qu’il allait lui dire, ni comment il allait se comporter ou comment travailler ensemble après cette nuit. Non, tout son être était focalisé sur les sons sortant de la salle de bains, chaque petit tintement ou craquement prouvant que c’était bien réel.
Il fronça les sourcils en remarquant enfin une plaque de verglas sur le carreau de sa fenêtre. Il en dessina mentalement les contours. Allait-elle grandir, tenir toute la journée ?
Il leva la tête en entendant la porte de la salle de bains s’ouvrir. Il se retourna. Il ne sourit pas, n’esquissa pas un geste vers l’autre personne. Au bout de quelques instants de silence, il montra sa cafetière.
« Si vous voulez du…
- Non, non, ça va aller. Je vais rentrer… »
Le visage chiffonné de son inspecteur se contracta. Il évitait de regarder Adamsberg. En fait, il regardait partout sauf vers la fenêtre.
« Je… Mes enfants m’attendent… »
Adamsberg ne dit rien, ne hocha pas la tête mais, d’une certaine manière, acquiesça. Aucune autre parole ne fut échangée. Que pourraient-ils se dire de toute façon ? Danglard fuit rapidement, sans même tourner la tête vers son supérieur. Tout à l’heure, quand ils se retrouveraient au commissariat, ils feraient comme si de rien n’était. Comme s’ils n’avaient pas passé la nuit ensemble…
De nouveau, Adamsberg se tourna vers la fenêtre. Il but une autre gorgée, plus longue cette fois-ci. Le café était moins chaud. Il se raidit quand il vit, à travers le carreau verglacé, la silhouette brouillée de l’inspecteur traverser la rue. Il la suivit du regard tant qu’il put, puis sourit.
La situation était étrange, même cocasse, et pourtant si naturelle… Comme s’il avait toujours su… Comme s’il s’était toujours douté… Après tout, il savait déjà qu’il ne laissait pas Danglard indifférent.
Et puis, il était confiant, cela se répéterait. Il suffirait d’un nouveau coup de pouce du destin. Oui, il était confiant.
Ils connaîtraient ainsi de nouveaux matins, tous aussi bizarres, avec moins de verglas, peut-être.
Il sourit tout en finissant son café.

_________________


Dernière édition par Gred le Dim 27 Sep - 16:38, édité 2 fois
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Anathema
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Ven 25 Sep - 23:43

J'ai mis bien plus d'une demie-heure, je m'en excuse. Mais, j'ai été inspirée, je trouvais ça dommage de m'interrompre alors...


pairing : Batman/Robin (Du dessin animé...)
thème : Arrête tes jérémiades !

Bien sur, Dick avait de la chance. A la mort de ses parents, lui le gamin du cirque, l'étranger à la cité et au pays, le gamins sans fortune et sans famille, avait, au lieu de finir dans un des orphelinat miteux de la ville, rongé par la violence et la corruption, atterrit dans le manoir grandiose de Bruce Wayne.
Lui, l'acrobate qui n'avait jamais connu de vie ''normale'', grandit au milieu des freaks, qui avait toujours eu autant d'adrénaline que de sang dans les veines et pour qui voler était aussi essentiel de respirer, était devenu le sideckick de Batman, était resté Robin.
Lui, le môme orphelin, plein de colère et de rage, avait trouvé quelqu'un pour le comprendre, le guider dans la bonne voie, le préserver d'emprunter un chemin plus noir.

Oui, il avait de la chance. Cependant, être le Boy Wonder avait aussi un très dur revers.
Il devait satisfaire Batman, ne jamais, au grand jamais, se laisser aller dans son entrainement, toujours être parfaitement opérationnel, maitriser du bout des doigts toutes ses techniques de combat et d'acrobatie, pour ne jamais représenter un danger pour la police, les civils ou lui-même. Et bien sur, être efficace.
Et puis, il devait aussi satisfaire aux attentes de Bruce Wayne, travailler assidument en cours, apprendre parfaitement toutes ses leçons, ramener de bonnes notes, ne pas se battre avec ses ignards fils de bonne famille qu'il côtoyait toute la journée, se montrer toujours le plus poli possible, avoir des manières impeccables et être respectueux des gens qu'il rencontrait. Oh, et, bien sur, être présents au soirées mondaines au Manoir ou ailleurs, et là encore, faire bonne figure, jouer son rôle à la perfection et supporter les hommes à gros cigares puants, les joues pincées et les femmes imposantes aux voix aiguës.

Et tout ça, c'était dur. Très dur. Ça lui demandait énormément d'énergie, de travail, tout le temps. Mais il ne se plaignait pas, non. Parce qu'il avait de la chance. Beaucoup. D'avoir Bruce et d'avoir Batman. Alors il serait les dents, faisait de son mieux. Bien sur, ce n'était pas assez, mais il avait au moins la satisfaction de faire de son mieux, et de ne jamais se plaindre.

Et ça, ça avait duré des années. Mais bien sur, il n'avait jamais pu atteindre l'idéal de perfection attendu par l'homme. L'avait toujours, au fond, dessus. Alors, inévitablement, un jour, leur collaboration avait cessé. Il avait quitté Bruce, le costume de Robin, et même la ville.
Il était devenu Nightwing, un policier et un homme indépendant. Il avait cessé tout contact avec son mentor. Du moins, directement. Il n'avait jamais pu ne serait-ce qu'envisager de ne pas donner de ses nouvelles à Alfred, bien évidemment.

Mais, au fond, rien n'avait véritablement changé. Il essayait toujours d'être irréprochable, parfait, dans tout les domaines de sa vie. Professionnel, super_héroïque et... relationnel.
Oui, on ne pouvait pas vraiment parler de vie personnelle. Elle s'était toujours limitée, depuis la Nuit, à ses rapports affectueux mais inévitablement emprunt de distance avec Alfred, et aux trop rares moments de complicité avec Bruce.
Oh, et, bien sur, son histoire avec Barbara. Sa fameuse, unique, petite amie. Une histoire brève, jamais vraiment aboutie, qui avait causé sa séparation avec l'homme qui régnait sur chaque aspect de sa vie, sauf celui-ci. Batman, inexplicablement, avait tout fait pour que leur histoire ensemble ne marche pas.
Maintenant donc, il n'avait plus grand choses d'autre que les visites occasionnelles du majordome anglais, pleines de cookies, de soupe au poulet et de coups de serpillère.

Enfin ça, c'était six mois plus tôt. Avant que ce gamin, Tim, ne débarquent dans sa vie et dans celle de Bruce, devant Robin après n'avoir pu convaincre Dick de le redevenir.
Après un dur moment d'adaptation à voir son rôle et le surnom donné par sa mère attribué par l'être le plus important de son existence à un autre, Dick s'était finalement rapproché de ce gamin ébouriffé, si plein de vie et d'enthousiasme, qui ne faisait finalement que se voir donner la chance dont lui même avait bénéficié plus jeune.
Et puis, il avait par la même occasion renoué avec Barbara, toujours aussi flamboyante, enthousiaste, maintenant un jeune femme épanouie. Une amie, en vérité.

Et bien sur, inévitablement, presque malgré lui, il avait retrouvé Bruce. Batman.
Ça avait été dur, maladroit, oh combien frustrant, et, oui, il en avait pleuré, de nombreuses fois, seul dans son lit de la froide Bluedheaven, comme durant les mois après la séparation.
Puis les choses s'étaient apaisé entre eux, il en était d'ailleurs reconnaissant à l'agacent môme en rouge et noir, quelques sourires étaient réapparu.
Mais Il devait bien admettre que quelque chose avait changé, quelque chose d'important. Bruce le voyait désormais comme un homme, comme un égal. Aussi, ne pouvait-il s'empêcher d'espérer. Espoir qu'il s'était interdit des années durant, dès le moment, à vrai dire, ou il avait découvert la vérité. Il s'était fait violence alors. Pour réprimer cet espoir, cette idée folle, destructrice. Il se faisait à nouveau violence maintenant.

Ce qui ne faisait que rendre les choses encore plus dures à supporter qu'elles ne l'étaient déjà. Car en fait, là non plus, rien n'avait vraiment changé. Les patrouilles harassantes et dangereuses en uniforme avaient remplacé les leçons et les rédactions, le costume noir et bleu celui aux couleurs plus vives. La difficulté de concilier deux vies, deux journées, en 24 heures. L'augmentation de ses capacités physiques rattrapée par la nécessité de gérer seul Bluedheaven tout en prêtant main forte à Gotham.
Et, comme avant, il ne se plaignait pas, jamais.

Aussi, cette fin de nuit là, regardant les nuages qui déversaient sur eux leur eau se colorer à l'horizon des premières couleurs de l'aube, après une nuit harassante de patrouille et de combats, trempé jusqu'aux os, après près de 48h sans sommeil, le jeune homme fut-il choqué d'entendre répondre au juron qu'il avait lâché à la reprise de l'averse, de la voix grondante du Chevalier Noir « Arrêtes tes jérémiades. ».

Alors, choqué, Dick se leva, et, tout en fusillant l'homme du regard, lui déversa dans un flot de récriminations et d'imprécations tout ce qu'il avait gardé sur le cœur trop longtemps, ce ressentiment à l'égard de cet homme si important dans sa vie qui avait toujours attendu de lui une perfection trop dure à atteindre. Il voulait des jérémiades ? Il allait en avoir !

Le croisé masqué se leva à son tour, et le toisa durant tout l'éclat, lui laissant, sans un mot, vider son sac. Puis, avec son calme froid habituel, neutre, avec l'économie de mots et de mouvements qui le caractérisait toujours, plaqua son ancien pupille contre son torse et le fit taire en plaquant presque brutalement ses lèvres sur les siennes.
Et, avec la même application opiniâtre et la même parfaite maîtrise technique qu'il employait pour faire toutes choses, il l'embrassa.

Dick découvrit alors que dans ce domaine aussi, le plus grand détective du monde était pourvu d'un talent sans égal. Que ce baiser était à la hauteur de ses rêves d'adolescent. Il était bien moins doux, tendre ou romantique, moins magique aussi que ceux qui hantaient ses nuits. Mais il était parfait. Parce qu'il était réel.

Il se fit également la réflexion, un peu plus tard ce matin là, alors qu'abrité de la pluie par la grande cape noire, réchauffé à travers leurs armures respectives par la chaleur du corps de Batman, il admirait les dernières lueurs de l'aube, que si c'était là leurs conséquence, il devrait formuler des jérémiades plus souvent.
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Gred
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Sam 26 Sep - 12:16

N'amour, comme je te l'ai dit, j'adore ton texte, les relations entre Hermione et Harry et l'emploi du thème. Bravo Smile

Anathema, ton texte est très sympa aussi, j'ai beaucoup aimé suivre les réflexions de Dick. La fin est super aussi. Tu as fait du bon boulot ^^.

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Mailine
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Sam 26 Sep - 13:08

Pairing: Capitaine Corchet et monsieur Mouche

A la rescousse !




Le Capitaine Crochet regardait la petite fée dans son bocal. Coincée à jamais. Les ailes écrasées contre sa prison de verre. Il la regardait et il souriait. Il souriait à s’en déccrocher la mâchoire. A s’en friper la moustache. A s’en tortiller le crochet.
Oui, ce matin là, le Capitaine Crochet était heureux. Tout simplement heureux.


- Monsieur Mouche ! Monsieur Mouche, nous partons ! Larguez les amarres !

Monsieur Mouche se tut un instant. Il enfonça son bonnet sur son crâne, ne sachant pas à quelle folie son Capitaine s’était adonné. Il se tut, regarda les petites ailes de la Fée Clochette qui avaient cessé de battre. Il se tut et s’exécuta.

Monsieur Mouche n’aimait pas la mer. Monsieur Mouche n’aimait pas les vagues. Il ne supportait pas le bateau qui tanguait, le roulis. Monsieur Mouche n’aimait pas le vent salé qui vous brûlait la peau.
A la vérité, Monsieur Mouche aurait aimé voler à la manière des enfants du Pays Imaginaire. Pas qu’il les aimait, ces garnements, non. Monsieur Mouche aurait voulu voler pour échapper aux flots infinis, pour échapper à sa prison à lui. Pour échapper à la vue de la Fée Clochette dans son bocal. Pour pouvoir apercevoir le sourire de son Capitaine ailleurs, loin d’ici, dans les airs. Pour que ce sourire soit tout à lui.
Mais non, ça ne machait pas comme ça. Le bateau tanguait et Monsieur Mouche avait mal au coeur. Monsieur Mouche avait la poitrine serrée devant cette immense étendue d’eau. Devant ce Capitaine qui ne regardait que cette satanée petite fée enfermée.

A lui aussi, on lui avait coupé les ailes. Monsieur Mouche n’était plus qu’un insecte bourdonnant. Sans ailes. Sans rien qu’un bonnet idiot sur le crâne. Qu’un insecte répugnant, rampant sur le navire. Une petite larve débile. Un cadavre de papillon à la merci d’un satané crochet qui s’enfonçait dans sa chair plus sûrement qu’une lame de couteau.

Alors, la nuit tombée, Monsieur Mouche dévissa le couvercle du bocal. Pour que la petite fée puisse s’envoler. Parce qu’on ne coupe pas les ailes des petites fées. Parce que ce crochet dans sa poitrine était le sien. Parce que, bon sang, c’était à lui d’être enfermé dans un petit bocal, c’était face à lui que le Capitaine crochait devait sourire. Face à ses ailes découpées. Face à son Monsieur Mouche.

- Monsieur Mouche ! Monsieur Mouche, qu’avez vous encore fait !

La moustache de son Capitaine prenait feu. Il était furieux.

Monsieur Mouche aurait voulu qu’il l’enferme à son tour dans une prison de verre, qu’il le regarde, heureux. Là, le vent de la mer ne l’atteindrait plus. Il serait sauvé, et là, enfin, peut-être qu’un jour, lui aussi dévisserait de son crochet le couvercle du bocal. Peut-être qu’enfin, son Capitaine viendrait à sa rescousse.
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Gred
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Sam 26 Sep - 16:39

Hé bien, Mailine, encore un texte qui remue, j'aime beaucoup les images que tu transmets et j'ai très envie de câliner Monsieur Mouche, ce pirate qui n'aime pas la mer.
Bravo encore une fois pour ce texte merveilleux Salut .

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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Sam 26 Sep - 19:18

Je suis donc une abominable lâcheuse puisqu'hier je ne me suis pas pointée... Pour cause d'endormissement précoce ^^'''

Mon petit texte ce soir au plus tard. Smile

(et la lecture des vôtres)
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Sam 26 Sep - 22:40

Original slash
Souvenir



D’abord, il y a les premiers regards. Des yeux qui se rencontrent par hasard et qui s’accrochent, se plaisent, se découvrent. Pendant les cours, ils se détournent pudiquement, se retiennent ensuite, se cherchent comme si ce n’était pas fait exprès.
Puis un jour, tu marches dans la rue à ses côtés et vos mains se frôlent. Alors commence la grande symphonie de deux cœurs qui battent trop forts et trop vites pour être honnêtes ; tu peux d’ailleurs jurer avoir entendu le sien cogner.
Vous vous croisez souvent comme par hasard, entre deux cours, à la cantine, à l’arrêt de bus. A force, tu connais son horaire par cœur et tu t’arranges pour être partout où il est.

Le premier baiser était peu réussi. Trop timide, trop tremblant pour être vraiment concluant. Mais il vous a embrasés tous les deux comme jamais, et très vite vous étiez nus l’un contre l’autre, à vous apprendre.
Tu ne te lassais pas de sa peau : son goût, sa texture, son odeur... Tu portais ses écharpes pour être plus près de son parfum. Tu t’habillais souvent en bleu, sa couleur préféré.

Il y a eu la première dispute, place sainte-catherine, pour un prétexte insignifiant. Vous vous êtes réconciliés en mangeant des glaces, parfums melon-pistache pour lui, vanille-amande pour toi. Il y a eu ce week-end de Pâques dans sa maison de campagne, vous avez fait l’amour dans les bois et un couple de retraité vous a surpris. Il y a eu son premier cadeau – un aftershave.

Encore l’odeur de son rire, le sel de ses larmes, le regard sensuel et tendre à la fois qu’il posait sur toi, sa jalousie maladive, encore ses caleçons toujours noirs, le poster de Jim Morison qu’il avait au-dessus de son lit. Sa manière de jouir en pleurant si c’était trop intense.

Les dimanches matins et les croissants, les soirs où, censés étudier, vous vous retrouviez allongés sur un tapis, vous embrassant à en perdre haleine, les lundis, jours noirs où vous n’aviez pas le temps de vous voir.

Puis l’habitude. Les battements de cœur qui s’espacent de plus en plus à la vue de l’autre, jusqu’à egréner les mêmes notes monotones qu’à la vue d’un vieil ami. Ses petits mensonges et toi qui fermait les yeux.
Les nuits où tu ne dormais pas, écrasé par l’angoisse de ne plus l’aimer autant.
Le jour où pour la première fois, vous avez prononcé le mot rupture.

Les mois qui ont suivis, le dégoût de soi à force de reprendre tout ce qu’on a promis ; tout ce qu’on a cru. Son nom autrefois adoré aujourd’hui redouté. Et les sourires polis, tu lui fais la bise, tu lui demandes de ses nouvelles. Il sort avec un type qui s’appelle Thomas. Evidemment, c’est un con.

Tous ces souvenirs... Ils t’embuent les yeux quand tu le vois partir, pour la dernière fois. Il part étudier en Amérique. Il va rejoindre quelqu’un d’autre, quelqu’un qui n’est pas toi.

ça n’a jamais été toi, puisque tous ces souvenirs, tu ne les as pas.
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Dim 27 Sep - 12:18

Ruika : j'aime beaucoup comment tu as interprété ton thème ! Et j'aime beaucoup ton Hermione, très réfléchie toujours, qui prend tellement de temps pour se "lancer dans le vide"... Très mignonne petite fic ^^

Gred : j'adore cette fic ! J'ai l'impression que tu as pu "capter" Adamsberg... Cette sorte d'indifférence, de nonchalance et pourtant de sensibilité... Tous tes mots sont justes pour crééer une atmosphère dans cette cuisine, une atmosphère étrange d'un premier matin. Bravo !

Anathema : hiiiiiiii ! ^^
J'aime beaucoup, je suis contente que tu aies bien traités mon pairing Razz
Ton Robin est très touchant... Et la fin m'a bien sûr alléchée ^^
Merci !

Mailine : j'adoooooore ton monsieur mouche. De toutes façons, j'ai toujours adoré monsieur mouche. Mais enfin, c'est tout à fait ça : très pathétique et maladroit, et surtout totalement à la botte de ce psychopathe de crochet (et néanmoins aux beaux yeux)
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Gred
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Lun 28 Sep - 22:10

Oh, Titef, j'aime beaucoup ton texte, entre souvenirs tendres et douloureux. J'adore la manière que tu as eu d'utiliser ton thème. Et je suis toute triste pour ces deux-là. Mais bravo à toi ! ^^

Merci aussi pour ta review, je suis contente que tu y aies retrouvé Adamsberg, j'ai eu un moment de panique en voyant le pairing (demande à n'amour ^^').

Poutoux

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Anathema
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   Mar 29 Sep - 17:39

Rukia, j'ai beaucoup aimé ce que tu as fait, autant ce que vit Hermione, que la relation avec Harry, l'ambiance,... Très chouette.

Gred : Là aussi, j'ai adoré l'ambiance, même si je ne connais pas du tout le fandom.

Mailine, je suis très admirative du résultat. Monsieur Mouche est très bien rendu et le tout dégage une impression... poétique qui donne une dimension vraiment intéressante à l'ensemble.

Titefraise : Très beau texte, tout est dit en peu de mots, tout en donnant une histoire finalement développée.
Concernant mon texte, je suis ravie qu'il t'ait plus ;D J'ai pour ma part été enthousiaste à traiter le pairing, surtout avec ce thème là, c'était marrant à faire.
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MessageSujet: Re: Atelier 22 : Septembre 2009   

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Atelier 22 : Septembre 2009
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