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 Rencontre d'un certain type

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Scilia
Prophète de Lilith
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Nombre de messages : 154
Date de naissance : 16/02/1975
Age : 42
Localisation : Dans les bras de viggo

MessageSujet: Rencontre d'un certain type   Mer 9 Fév - 23:42

euh... que dire vous la connaissez, si d'aventure qqun veut les 200 pages précédentes qu'il le dise (mon dieu, je pensais pas que ca ferait autant !) sinon ben voila la suite, un immense merci à Half qui s'est chargée (et ce n'est pas peu dire) de Billy et Dom. I love you

***

voila la suite !!!!!!!!! ^___^

La premiere qui me dit que c'est trop court, je la colle au plafond pour voir si la vieille pub de je-ne-sais-plus-le-nom de la colle était vraiment réalisée sans trucage ! D'autant plus que, pour cette partie, j'ai eu l'immense privilège d'avoir une associée, ma très cher Half s'est occupée de Dom et Billy, pour les réclamations concernant cette partie du chapitre, venez me voir quand mm, j'en prends l'entiere responsabilité tellement c'est bon ^^ Encore merci, puce :loveyou:

PS : La chanson est du groupe The Rasmus, si jamais ca interesse qqun

***


No sleep
No sleep until I'm done with finding the answer
Won't stop
Won't stop before I find the cure for this cancer

Sometimes I feel like going down, I'm so disconnected
Somehow I know that I am haunted to be wanted

I've been watching, I've been waiting
In the shadows for my time
I've been searching, I've been living
For tomorrows all my life



Orlando poussa un soupir dès qu’il commença à monter l’escalier. Maria lui avait ouvert et avait secouer la tête quand il lui avait posé la question fatidique. C’était un jour sans, un jour où il aurait préféré ne pas passer mais il n’oubliait pas la promesse faite à Viggo. Il croisa Andrew dans le couloir, s’arrêta pour bavarder un court moment avec lui tandis que la musique continuait à lui parvenir.

They say that I must learn to kill before I can feel safe
But I, I'd rather kill myself than turn into their slave

Sometimes I feel that I should go and play with the thunder
Somehow I just don't wanna stay and wait for a wonder

I've been watching, I've been waiting
In the shadows for my time
I've been searching, I've been living
For tomorrows all my life


Orly entra dans la chambre et repéra la forme lovée en boule sous la couette. La pièce était plongée dans la pénombre, seuls le radio-réveil et la chaîne hi fi diffusaient une faible lumière verdâtre.

— Je vous ai dit de me laisser tranquille, fit Valérie qui avait entendu la porte s’ouvrir.
— C’est moi.
— Ça pourrait bien être Madonna que je m’en ficherai comme de ma première petite culotte !
— T’aime pas Madonna ? Ça te dérange pas si je baisse un peu, fit Orlando sans attendre de réponse.

Lately, I've been walking, walking in circles
Watching, waiting for something
Feel me, touch me, heal me
Come take me higher

I've been watching, I've been waiting
In the shadows for my time
I've been searching, I've been living
For tomorrows all my life


Il éteignit la chaîne non sans se demander pourquoi elle se repassait sans arrêt cette chanson qu’il jugeait… bien trop adaptée à la situation. Avait-elle aussi l’impression d’attendre la mort ? D’être en sursis malgré les résultats probants de sa thérapie ? Il n’en avait aucune idée car elle ne parlait pas. Non, c’était faux, elle parlait de tout sauf de sa maladie. Elle avait même trouvé la force de commencer un nouveau roman dans lequel le héro était un homosexuel atteint du sida. Seymour se retrouvait, du jour au lendemain, abandonné par tous, notamment par son amant qui, une fois rassuré sur son propre sort, avait irrémédiablement coupé les ponts. Orlando n’avait pas vraiment été surpris de ce changement de genre, il espérait seulement que celui ne lui porterait pas préjudice. Le portable de la jeune femme sonna, elle fut tentée de ne pas répondre avant de voir qu’il s’agissait de Viggo.

— Allo ? fit-elle avec un enthousiasme qu’elle était loin de ressentir.
— Je te réveille ?
— Non, je suis dans le bureau, j’essaye d’avancer sur mon bouquin, mentit-elle.
— Et comment va… Seymour ?
— Il vient d’apprendre qu’il est séropositif et je ne sais pas trop qu’elle pourrait être sa réaction. Tu crois qu’il va se tourner vers Gabriel immédiatement ou qu’il va plutôt se confier à son meilleur ami, Thomas ?
— Tom me semblait plus proche de lui d’après ce que tu m’en as dit mais il est peut-être plus urgent de prévenir Gabriel dans le sens où il doit aussi faire le test HIV.
— J’hésite encore mais peu importe. Parle-moi plutôt de toi.
— Tu me manques.
— Toi aussi, Viggo, répondit-elle les larmes aux yeux. Mais tu vas bientôt rentrer, il reste moins d’un mois, non ?
— 27 jours pour être exact et il me tarde.
— Je sais. Alors mister Hopkins, Hidalgo est toujours aussi adorable ?
— Je regrette que tu ne voies pas ce cheval, il est stupéfiant.
— Si tu continues, je vais être jalouse, le taquina-t-elle.
— J’ai invité Omar à nous rendre visite à Los Angeles, je me suis dit qu’on pourrait inviter ta mère.
— Elle n’a plus d’yeux que pour William mais tu es un ange, elle va sûrement apprécier.
— Nous aurons aussi la visite de Red crow, l’indien dont je t’ai parlé.
— Eh bien, je sens que nous n’allons pas nous ennuyer dans les prochains mois. J’ai d’ailleurs eu un appel de Fran concernant le planning pour la première du Retour du roi à Wellington. Il y aura certainement des changements mais il faudra que l’on soit, enfin plutôt que tu sois là-bas, à partir du 29 novembre.
— Le 29 ? Tu es certaine ?
— Oui pourqu… je n’avais même pas réalisé que cela sera notre anniversaire de mariage.
— On pourrait fêter ça là-bas, sur la plage, un dîner romantique.
— Il me tarde d’y être, soupira-t-elle en songeant qu’elle donnerait tout ce qu’elle possédait pour avancer le temps.
— Et moi donc ! Au fait, tu as le bonjour d’Henry.
— Ah oui, il devait arriver hier. Ça lui plait le Maroc ?
— Beaucoup, surtout les jeunes filles du coin.
— Tel père…
— Je n‘ai rien d’un don juan.
— Va dire cela au millier de femmes qui s’extasient devant les photos qu’elles trouvent de toi dans la presse.
— Elles ne bavent plus ? La taquina Viggo.
— Non, ça m’est réservé, ça… mmmm je vais devoir te laisser. Tydus doit rappeler.
— Je ne comprends pas comment tu peux faire confiance à un homme appelé Tydus.
— Il n’y peut rien si ses parents l’ont affublé d’un prénom ridicule.
— C’est vrai mais je n’arrive pas à m’y faire. D’autant plus qu’il est… comment dire…
— Un homosexuel épanoui qui porte des pantalons de cuir beaucoup trop serrés ?
— Tu as remarqué aussi, s’esclaffa Viggo.
— Oui, je me demande si je ne devrais pas le présenter à Ian.
— Et que fais-tu de… zut, comment il s’appelait ?
— C’est fini, notre cher Ian est célibataire et à… New York je crois, pour X men 2.
— Oui, il m’en avait parlé. Je dois y aller aussi. Je vais dîner avec Omar et quelques autres membres de l’équipe. Je t’embrasse.
— Moi aussi… Viggo ? L’appela-t-elle sur une impulsion.
— Oui ?
— Je…, commença Valérie avant de s’interrompre, elle ne pouvait pas lui dire la vérité aussi employa-t-elle un subterfuge mille fois utilisé. Je t’aime.
— Je vous aime aussi, Madame Mortensen.
— Idiot, va !
— A bientôt, ma chérie.

Valérie posa son portable et leva les yeux vers Orlando qui avait entendu toute la conversation.

— Je sais ce que tu vas dire et je n’ai pas envie de l’entendre. Remets la musique et pars… s’il te plait.

Orlando hésita avant de capituler. Demain serait un autre jour. Il fit ce qu’elle lui avait demandé et sortit, fermant la porte derrière lui. Andrew l’observait depuis la chambre voisine dont la porte était ouverte. Il hocha brièvement la tête pour lui signifier qu’il était là, fidèle au poste. Orly lui dédia un sourire contrit avant de quitter la villa.

I've been watching, I've been waiting
In the shadows for my time
I've been searching, I've been living
For tomorrows all my life


***

Flash back

[i]Billy ne put retenir une bouffée d’émotions amères en franchissant le seuil de l’appartement de Dominic. Le lieu était chargé de tant de souvenirs pour lui, souvenirs si heureux comparés à la misérable existence que son esprit filait ces derniers temps… Il se contraignit à ne pas détailler le séjour plus que nécessaire et suivit son hôte à la cuisine.
- Tiens, tu vois que je pense à toi de temps en temps…
La réplique fut lancée avec une canette de Wel Scotch par un Dominic manifestement décontracté, refermant la porte du réfrigérateur avec le restant du pack et une autre bière. Billy eut un sourire forcé, et se contenta une fois de plus de suivre son acolyte qui retournait au salon.
- Tu veux grignoter quelque chose ? interrogea Monaghan en posant les boissons sur glace qui formait le plateau de la table basse.
- Non… merci, marmonna Billy.
Il regrettait déjà d’avoir accepté cette stupide invitation, et plus encore lorsque Dom lui désigna le canapé en cuir ébène. Les yeux de Billy glissèrent automatiquement au grand téléviseur qui trônait en face, s’attendant presque à y revoir défiler ce film dont il avait perdu tout le fil passée la première demi-heure. Requiem for a dream…C’était ainsi qu’ils avaient échangé leurs premières caresses plus intimes qu’une friction de cheveux, loin des flashs et des caméras. Un discret spasme traversa la joue de Billy qui se morigéna désespérément avant de se laisser tomber dans l’autre coin du sofa et de prendre sa première rasade de bière.
- Alors ? Comment ça va ? interrogea Dominic en ouvrant sa propre canette dans un bref bruissement gazeux.
Comment cela allait-il ? Billy en voulut soudain à ce compagnon jadis si en phase avec son propre être. Comme si Dominic n’était pas au courant de l’errance dissolue dans laquelle il flottait depuis un temps qui paraissait démesuré…
- Ca va… Il le faut bien, n’est-ce pas ?
Billy se cacha immédiatement derrière une nouvelle gorgée d’alcool sucré.
- Un problème ?
L’Ecossais ôta prudemment le métal de ses lèvres pour voir un Dominic à l’expression inquiète et interrogative. Etait-il infâme à ce point ou tout simplement stupide ? Billy ne put se permettre de sonder son regard bleu assez longtemps pour trancher et marmonna :
- Non, non… Le spleen de fin de tournage, tu sais…
- Ouais… C’est sûr que ça a des proportions autrement plus fortes cette fois que pour toutes celles que nous avions connu avant, je suppose…
- Oui…
Billy plongea à nouveau dans sa bière, ne sachant qu’ajouter.
- Enfin… Tout ce tragique s’est tout de même accompagné de joie… Regarde Valérie et Viggo ! Romantique façon de terminer cette histoire… Nota Dom sans cesser de considérer Billy comme inconsciemment ramassé dans l’angle opposé du canapé.
- Oui, bien sûr ! Se força-t-il à sourire en regardant avec une expression qui se voulait songeuse et attendrie la glace de la table qui reflétait une minuscule statuette du dieu Janus, en doublant la forme dans une parfaite symétrie.

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Dernière édition par le Mer 9 Fév - 23:43, édité 1 fois
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Scilia
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MessageSujet: Re: Rencontre d'un certain type   Mer 9 Fév - 23:42

Dominic pouvait presque sentir la chaleur et la sclérose de son corps d’où il se tenait. Il n’était pas très difficile de deviner lorsque Billy était mal à l’aise quelque part, aussi Dom pouvait-il pour sa part évaluer très précisément le degré et la nature du tourment de son ancien compagnon dans ces cas-là. Il devinait à cet instant l’étranglement qui obstruait la gorge du jeune Boyd, et que les rasades d’alcool successives ne suffisaient pas à détendre. Billy en ouvrait déjà une deuxième, comme pour occuper ses doigts maladroits. Il détectait aussi la délectable tension qui semblait courir chaque veine. Bientôt, Billy ne fut plus qu’une vague silhouette formée d’un ensemble d’émanations émotionnelles réprimées.
Lorsque l’aîné tenta un regard dans sa direction, Dominic éleva des sourcils interrogateurs, comme pour encourager son vis-à-vis à développer sa pensée.
- Ca doit être merveilleux pour Viggo et Val de s’être trouvés, ainsi. On doit tous être ravis pour eux.
Billy se maudit aussitôt d’une déclaration aussi pathétique. Il n’avait vraiment pu se raccrocher à rien d’autre qu’un pitoyable cliché, pris au dépourvu par les circonstances.
- T’as raison ! Eh puis, c’est eux qui auront bientôt les couches à changer, pas nous !
Dominic éclata d’un rire franc, et Billy fut contraint de suivre du mieux qu’il lui était possible. Puis, il profita de cette détente pour se ressaisir et tenter de reprendre contenance, se sentant soudain moins pressuré, comme s’il avait pris conscience du superficiel, en définitive, de la situation.
- Riras bien qui rira le dernier ! Tu te retrouveras peut-être avec un marmot dans les bras plus vite que tu ne t’y attends ! Ca semble bien parti, en tout cas !
- Conneries ! s’exclama gaiement Dominic en prenant une gorgée. On fait pas sa vie avec une pisseuse de rencontre ! Tu les as bien regardé, au moins, Mr et Mrs Mortensen ?
Billy sursauta discrètement, à nouveau déstabilisé. Etait-il éperdu au point d’entendre des mots aussi incongrus ? Dom venait-il bien de traiter sa liaison actuelle comme un quelconque Kleenex sentimental ? Le peu qu’il en avait aperçu avait pourtant laissé penser à Billy qu’il avait été royalement supplanté, et qu’un autre mariage suivrait tôt ou tard celui de sa meilleure amie.
- Quoi ? interrogea Dom avec un petit sourire amusé à la vue de Billy.
- Oh… rien. C’est juste que ça m’étonnait que tu sembles prendre tes amours avec autant de désinvolture…
- A ce niveau-là, il me semble que tu n’as pas vraiment de leçon à me donner, si ? demanda l’Anglais en conservant un ton détestablement frivole.
Billy le foudroya un instant du regard. Il n’était donc effectivement pas si ignorant de sa situation des temps derniers… Amer, il se contenta de lancer en ouvrant une bière de plus :
- Tout ce que j’ai à dire c’est que j’envie les gens qui peuvent se débrouiller pour se trouver une correspondance véritable en ce bas-monde.
- Tu sais, je pense que c’est à la portée de chacun de nous, répondit le cadet sans le regarder.
- Tant mieux pour toi… Personnellement j’en doute, enfin… Je n’ai pas de leçon à donner, comme tu dis.
- Hey, Bill…
Dom se glissa plus près de lui pour lui donner une accolade à l’épaule.
- On va pas se stresser tous seuls comme des cons parce qu’on n’a encore que des anneaux en plastique au bout des doigts, tu ne crois pas ?
A ces mots, Billy baissa les yeux sur sa main gauche. Au majeur le narguait de son éclat brillant un petit cercle de platine, ayant appartenu jadis au même Dominic qui se tenait à-côté de lui et paraissait prétendre à dédramatiser tous ses maux amoureux.
Il se sentit soudain très froid, comme si tout espoir de vivre s’échappait à une vitesse folle par le métal enserrant son doigt. Il resta raide, immobile jusqu’au tremblement, fixant le reflet de ses propres yeux qu’il pouvait apercevoir dans la psyché de la table. Non, il ne pleurerait pas. Il ne ferait pas à Dom le plaisir de se repaître du spectacle de sa déchéance en jubilant derrière ses petits mots futiles et vains. Billy saisit une autre canette et allait la porter à ses lèvres quand une main la retint pour la lui retirer doucement. L’Ecossais se tourna brusquement vers son acolyte ; dans son regard vert transparaissaient une incompréhension à la fois furieuse et éperdue, mais aussi une craquelure que Dominic ne manqua pas de déceler et de se sommer d’éclater sous peu. Il affichait une expression sérieuse et attristée, et reposa lentement l’alcool sur la table.
- Calme-toi, Billy ! Je suis désolé, je n’escomptais pas te blesser.
- Ca va… commença Billy en levant une paume en signe de paix, retournant à l’observation nerveuse du mobilier familier qui l’entourait.
- Bill…
Le doigt sur le menton avait été une erreur. Billy l’avait repoussé sans ménagement dès qu’il l’avait senti l’inciter à le regarder à nouveau. Dom fronça un instant les sourcils, avant de pencher la tête vers le visage de l’ancien interprète de Pippin. Une malice en lui savoura profondément les yeux verts embués qu’il découvrit. Ils s’ouvrirent plus grand à sa vue, et la tête de Billy eut un mouvement de recul. Il se sentait forcé dans le partage de son ressentiment par celui qui était son propre bourreau, et cela le blessa un peu plus. Mais au fond, Dominic ne cherchait qu’à se comporter en l’ami qu’il avait toujours été, se disait Billy. Cette inquiétude raisonnable, cet apaisement mature ne ressemblaient pas au Dom inconséquent et emporté qui avait brisé son plaisir à vivre quelques mois plus tôt. Il était probablement obnubilé par sa propre rancœur, et reprochait à Dominic des gestes qu’il aurait été coupable de ne pas adopter en telles circonstances… Boyd tenta une dernière reprise en main :
- Okay… On parle d’autre chose, d’accord ?
Dom attendit deux secondes. La cuisson était presque saignante, songea-t-il avec un humour cynique dont il se reput lui-même. La faille en Billy se délitait à présent toute seule, ce n’était plus qu’une question d’instant. Une larme tomba sur ses genoux et l’Ecossais jura intérieurement, se passant mentalement par les qualificatifs les plus durs.
N’en pouvant plus, il se releva brusquement dans le but d’atteindre une sortie salvatrice. Mais une poigne sur sa manche le retint avec tout autant de vélocité et Billy retomba sur le cuir anthracite. C’était le dernier spasme de vie qui venait d’être maîtrisé, Monaghan l’avait senti.
Il termina lui-même la chute du châtain entre ses bras, l’étreignant de façon mesurée mais ferme afin de couper toute velléité de fuite à son corps harassé par les émotions. Billy ne pleurait plus. Il n’agissait plus. Sur l’épaule ronde de Dom, il abandonnait à son cœur la tâche de s’exprimer pour tout le reste de son être. Même son souffle était inconsciemment retenu, et n’était plus que celui d’un mourant.
- Ne fuis pas, Billy. Pas une fois de plus.
Le jeune homme écoutait attentivement, semblant s’imprégner volontairement de chaque parole qui résonnait dans sa tête. Dom soupira doucement. Billy amorça un très léger mouvement, mais se heurta à un obstacle multiple de tous côtés. Aussi se contenta-t-il d’étreindre à son tour Dominic dans une embrasse hésitante. Aussitôt, celui-ci répondit en le serrant plus fort et en glissant à son oreille.
- Tu m’as manqué, tu sais…
Billy ferma les yeux. Si bien… si bien… Il n’avait plus connu tel bien-être depuis des lustres ! Qu’il faisait bon contre Dom, il l’avait oublié… Et comme cela était gratifiant d’apprendre qu’il n’avait pas été le seul à endurer de la douleur suite à leur séparation… Jessika n’avait pas réussi à combler définitivement le vide qu’il avait laissé en lui, apparemment… Elle était sans doute un bouche-trou, quand on y pensait… Il y avait peut-être encore un espoir… Le souffle de Dominic était si tranquille… tranquille et tiède, et chargé de mille choses, contrairement à ceux de toutes ces aventures impersonnelles… des murmures, des soupirs, des souvenirs… Billy retint sa respiration lorsqu’il entendit les deux lèvres s’ouvrir tout près de son oreille dans un imperceptible bruissement de langue. Dom pressa très précautionneusement sa tête contre la sienne, tournant légèrement son visage pour frôler la naissance de sa mâchoire de sa bouche. Un froid délicieux s’insinua dans la chair de Billy, tétanisant ses muscles tandis que les lèvres assassines traçaient une ligne de moiteur sous sa joue, lui donnant la chair de poule.
Lorsqu’il les sentit à l’orée des siennes, Billy eut une tentative désespérée d’empêcher l’inéluctable et se détourna chastement des lèvres de Dom en inclinant la tête. Cependant, les lignes de chair fines et rosées se firent insistantes, face au peu de réserve que leurs jumelles avaient eu le courage d’émettre. Elles commencèrent par reprendre un simple contact, goûtant comme elles l’auraient fait d’un met brûlant, puis prodiguèrent de lents baisers lascifs. Lorsque la terrible langue de Dominic vint lécher la minuscule entrée des lèvres curvilignes détendues de Billy, celui-ci sentit déjà une étincelle de désir réveiller son bas-ventre. Oh non, murmura intérieurement l’Ecossais. Cela ne pouvait pas recommencer. Pas comme ça, pas maintenant… Mais il n’y avait plus rien à faire… Le frisson était trop bon pour être dédaigné par un humain. Billy répondit soudainement aux baisers qui courtisaient sa bouche avec une passion d’abord désespérée, puis finalement débridée. Tout juste à point, sourit Monaghan contre les lèvres de Billy. Ils rivalisèrent alors de voracité l’un pour l’autre. Dominic alla nicher sa main au creux des reins de sa proie à présent docile. Il dégustait chaque lambeau de chair vive de son Billy avec une jouissance particulière, non seulement physique mais aussi, et peut-être plus encore, psychologique. Comment pouvait-il parvenir à se voir offrir autant de bonnes choses ? Il s’étonnait lui-même. Billy était immobile contre lui, explorant attentivement l’antre de sa bouche… abandonné.
Il ne résista pas lorsque Dominic se pencha sur lui pour le coucher à demi dans le coin du canapé. Il commença par faire couler une longue caresse de son torse à son bas-ventre où les doigts s’égarèrent légèrement. C’était si agréable… A la fois si plaisant et si valorisant de se sentir entre les bras de l’Anglais, de sentir son souffle sur son visage, de goûter les caresses que ses mains voulaient bien lui prodiguer. Si la raison de Billy lui hurlait toujours et plus que jamais de stopper ce raz-de-marée qu’il allait regretter, sa voix était désormais complètement dérisoire face à la main de Dom retirant un pan de sa chemise de son pantalon pour couvrir son ventre de caresses légères insupportables. Billy fermait les yeux tandis que les boutons qui le protégeaient rendaient les armes l’un après l’autre, alors que Dom mordait sa nuque et son cou juste assez fort pour que, sans souffrir réellement, il se sente contrôlé et dévoré tout à la fois. Il geignait doucement, moins pour les subtiles tourments physiques qu’il subissait que pour l’identité de leur créateur.
Billy se retrouva bientôt torse nu sous les yeux satisfaits de Dominic. Le châtain le regarda tracer les différentes lignes de son corps dévoilé d’une pupille appréciatrice. Il sentait que ce qui était en train de se passer était « mal », qu’il était en train de faire une « connerie plus grosse lui » comme le disait Sean, mais Dom… Dom avait complètement raison de lui. Il était inutile de lutter… d’autant plus qu’avec sa hardiesse habituelle, Dom s’attaquait à la fermeture éclaire de sa braguette. Bill poussa un gémissement en sentant les doigts de son amant frôler son membre turgescent. Il referma les yeux et se laissa submerger par les sensations que Dominic déclenchait chez lui. Plus rien d’autre n’avait d’importance. Plus rien ne comptait hormis la langue de Dom qui retournait jouer avec lui.
Billy le réalisa à peine lorsque son pantalon glissa sur ses hanches, suivi de ses sous-vêtements, pour suivre ses chaussures et chaussettes noires sur le sol. Il restait abreuvé des baisers demandants de Dom, de ses grondements sourds à chacun de ses touchers absents. Ses frémissements ne firent place au tremblement fébrile que lorsque Dominic souleva ses cuisses contre son torse, les écarta, reposant ses genoux contre le bras et le dossier du canapé, et fit glisser prestement la fermeture de la braguette de son jean de sa main gauche dans un bruissement décisif. Billy lui lança un regard muet, mais sourdement accusateur tandis qu’il retenait ses soupirs de désir, avant de fixer ses yeux dans un coin de plafond. Deux doigts s’insinuèrent doucement entre ses lèvres, et l’envie de pleurer lui reprit. Et pourtant, il était encore temps de piler sur place, de se rebeller contre l’ignominie du destin ! Mais non… plus rien, plus rien n’était envisageable. Il était déjà nu, recroquevillé et ouvert à la fois sous Dominic. Il n’y avait plus rien à faire désormais. Aussi Billy ferma-t-il douloureusement les paupières en prenant l’index et le majeur bien connus dans sa bouche, laissant sa langue les enduire de son propre fluide tiède, y conservant un goût âcre lorsque ceux-ci se retirèrent.

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MessageSujet: Re: Rencontre d'un certain type   Mer 9 Fév - 23:43

Dom se concentra pour savourer les réactions de son ancien amant lorsqu’il pénétra en lui de ses phalanges annelées. Il contemplait Billy avec la concupiscence d’un prédateur qui sait sa victime épuisée. Il n’y avait nul besoin de la maîtriser physiquement : le sort en était déjà jeté et la proie ne pouvait plus se battre. La sienne gémissait sous le moindre de ses mouvements, et à cet instant le plaisir ne pouvait plus être dissocié de la crainte. Ne restait plus que la conclusion à déguster. Dominic guida son membre dressé qu’il avait libéré quelques instants auparavant vers l’écrin bien suffisamment dilaté pour lui que Billy lui avait toujours offert.
Un premier cri s’échappa de sa proie alors qu’il forçait à présent son intégrité physique. Ses yeux s’ouvrirent à nouveau. Le vert bouteille luisait d’égarement. Ils se posèrent sur lui un instant avant de se détourner plus loin. Mais Monaghan ne voulait pas que tout cela se passe si facilement. Il se retira et revint, comme la houle inexorable des vagues, et tourna d’une paume douce le visage de Billy vers lui. Là, il plongea son regard bleu dans le vert fasciné, le capturant sans peine. Toutes ces conquêtes lui avaient déjà confié à quel point son regard turquoise se révélait terrible lorsqu’il y laissait voir le désir, virant au bleu profond, presque violacé, et prenant le pas sur toutes les autres couleurs existant. Et pour Billy, ils prenaient une dimension plus intense encore. Il avait sans doute été le plus profondément touché de toutes les relations qu’il avait connues. Dom se rappelait à quel point Billy était troublé lorsqu’il lui susurrait des mots tendres de sa voix rugueuse en le fixant avec ses iris-là.
- Dom… souffla soudain l’Ecossais.
- Billy… répondit aussitôt Monaghan. Ma seule soif… Laisse-moi te retrouver… profond dans mon cœur.
Dominic alla l’embrasser langoureusement, poursuivant ses allées et venues insistantes en Billy. Celui-ci l’enlaça bientôt, laissant ses mains chuter progressivement jusqu’à ses reins. L’Anglais le redressa un peu plus contre lui, en réponse, se pressant contre son corps dénudé, grognant à nouveau imperceptiblement son désir impérieux.
Billy souffrait. Les muscles de ses cuisses le tiraillaient. Il se sentait oppressé, écrasé sous le poids de son amant, et cette sensation était singulièrement inhabituelle pour lui, qui avait toujours aimé sentir sa robustesse aimante similaire à la sienne sur son corps après qu’ils aient fait l’amour. Ses reins eux aussi protestaient, mais Billy ne savait si la douleur était purement physique où s’il s’agissait de la répulsion instinctive de son être. …Et pourtant, le plaisir était tel, parallèlement, qu’il obnubilait sa conscience amoureuse. Les baisers de Dominic… et ses yeux, à nouveau ! Billy lâcha à nouveau son nom dans un geignement désespéré. … et puis Dom en lui, fusionnant à nouveau avec lui après une si longue et atroce séparation…
- Dom…
Dominic accéléra légèrement le rythme, et Billy se mit à gémir à nouveau, ses yeux se fermant encore. Mais aussitôt Dom le rappela à l’ordre de sa main incroyablement douce comparé au reste de son corps qui possédait le sien avec une sorte de fièvre incontrôlée. Alors Billy se plongea à nouveau dans les cabochons lapis-lazuli qui le scrutaient, retenant de moins en moins ses sensations mêlées aux émotions, geignant, criant parfois les assauts de la jouissance qui commençait à le transporter.
- Vas-y, Billy… Laisse-toi aller… Je veux t’entendre crier mon prénom.
Les mots sonnaient comme des directives à l’esprit conquis de l’aîné. Il laissa ce plaisir insensé le submerger petit à petit, par paliers, et ses plaintes à la fois misérables et réclamantes excitaient Dominic à chaque assaut un peu plus. Il soupirait d’aise et de jubilation comme il pénétrait de plus en plus intimement l’être de Billy par le corps, les yeux et l’esprit même. Celui-ci sanglotait à présent son nom, soumis à un rythme plus emporté, plus rageur. Les sensations ne lui laissaient même pas reprendre son souffle étranglé.
Dans un bref râle soudain, Dom se délivra au creux de Billy. Lorsque celui-ci sentit l’essence de celui qu’il aimait l’envahir, toute chaude de son corps et chargée de tout ce qui faisait son plaisir, Billy hurla un dernier « Dominic ! » avant de libérer sa laborieuse jouissance sur la chemise de son amant.
Plusieurs secondes se passèrent où l’on entendit seulement le bruissement de leurs respirations essoufflées se calmant peu à peu. A l’instant où Dominic se retira, Billy se prépara à tout. Il s’attendit déjà à rencontrer une expression ennuyée, à le voir quitter la pièce sans mot dire… Celui-ci, après avoir refermé la braguette de son jean, se renversa nonchalamment sur le canapé, s’étirant avec satisfaction. Billy replia ses genoux sous son menton, les entourant de ses bras dans une attitude protectrice. Il n’osait regarder Dom, par peur de ce qu’il allait lire dans ses yeux : pitié ? indifférence ? dégoût ? La forme se replia et s’approcha alors de lui. Billy tourna légèrement la tête, par réflexe. Quel était donc ce sourire ? De l’amusement ?
Les lèvres et la langue si douée revinrent alors subitement sur sa bouche, quémandant un baiser. Billy, surpris, y répondit timidement. Il sentit bientôt la main gauche de Dom caresser avec un subtile légèreté son flanc sensible, contournant ses jambes et ses bras. Alors, Dominic n’avait pas simplement assouvi une pulsion soudaine ? Boyd n’osait encore y croire. Les baisers languides que lui offrait Dom à cet instant ne laissaient pourtant pas à penser qu’il n’avait tenu qu’à se soulager à travers lui… Dominic se leva soudain, et le redressa à sa suite en lui prenant la main. Puis il l’entraîna sur le chemin bien connu de sa chambre. Billy ne savait plus où il en était. Qu’est-ce que cela signifiait, exactement ? Il eut une sourde hésitation lorsque Dom poussa la porte de la pièce plongée dans la pénombre. Cependant, il y suivit son aimé qui l’entraînait toujours de la main.
Dom le fit asseoir sur le bord du grand lit et s’agenouilla juste devant, posant la tête sur ses genoux encore un peu tremblants de ce qui se passait. Il attendit plusieurs secondes, ainsi, fermant les yeux. Alors, Billy s’enhardit assez pour oser caresser la jungle bicolore de ses mèches qui lui faisaient une attendrissante frange effilée à ce moment-là. Dominic resta immobile quelques instants, puis il redressa soudain la tête vers lui. Il le fixa quelques secondes, presque grave, puis un sourire complice se dessina sur ses lèvres. Il ouvrit à nouveau les cuisses de sa proie, plus tendrement cette fois, et commença à glisser tout doucement ses doigts sur l’intérieur velouté, sans cesser de la fixer du regard.
- Je suis content que tu sois là, Billy.
L’intéressé esquissa un sourire un peu mal à l’aise. Il s’en voulait d’être touché à tel point par chaque mot qui sortait de la bouche de Dominic. Il retint un soupir tandis qu’il sentait les anneaux de métal froid courir sur sa peau sensible pour converger de plus en plus.
- Je suis content que tu sois enfin à nouveau près de moi.
- Moi aussi… souffla enfin Billy dont les derniers restes de méfiance étaient en train de fondre.
Dom lui sourit, ses yeux redevenus aigue-marine pétillant de joie. Il le contempla ainsi quelques minutes, le caressant toujours calmement, recevant en réponse le regard vulnérable d’amour de son vis-à-vis. Le sourire de Dominic se fit finalement un peu plus mutin tandis qu’il sentait les premiers frissons grésiller sous ses doigts. Il se pencha doucement vers celui qui l’aimait et qui n’eut d’autre choix que de reposer ses mains à l’arrière de son crâne, comme dans un guidage inutile, et de lever les yeux dans une tension aussi brève qu’insoutenable avant de les refermer, la bouche entrouverte pour laisser échapper un souffle déjà plus profond. Dom commençait à agacer les points faibles de sa langue qui semblait brûlante, et toujours désespérément brillante. Billy fit un effort pour rester le plus stoïque possible, même si la seule pensée ce qui se produisait maintenant lui donnait des envies de hurler de félicité. Combien ces souvenirs avaient été douloureux… Comme cela avait été dérisoire de seulement essayer d’imaginer Dominic dans les gestes d’autres… L’intéressé se redressa soudain :
- Ca m’a manqué, tu sais. Ca m’a manqué de te toucher, de te goûter… Ca t’a manqué, aussi ?
Billy hocha rapidement la tête, la douleur et le bonheur se mêlant dans son esprit dans un étrange cocktail. Dom lui souriait encore. Comme il aimait ce sourire, comme il l’adulait intérieurement…
- Tu es mignon… Laisse-moi te montrer combien tu m’as manqué, Billy. Je vais te combler plus que tu ne pouvais l’imaginer pour soigner tout ce temps qu’on a passé loin l’un de l’autre.
Que répondre à cela hormis un soupir définitivement offert?
En terminer ainsi aurait été trop facile pour Dominic. Il avait été trop jouissif d’entendre ce brave Billy crier son nom à plusieurs reprises. C’était tellement meilleur de faire durer le plaisir, songeait-il avec malice en lapant nonchalamment la naissance de la jambe de sa proie… Tellement meilleur de soûler Billy de sexe comme la victime d’un succube, sans lui laisser de répit ni aucun contrôle réel sur ce qui lui arrivait, de lui faire dire ou faire ce qu’infâme lui semblerait… Dom frémissait à cet pensée tout en le prenant dans le chaud fourreau de sa bouche. Il allait s’abreuver du plaisir trahi comme le plus odieux des parasites et ainsi s’approprier l’essence de Billy, distiller savamment ses paroles ignominieuses jusqu’à ce que son jouet chute définitivement entre ses bras et s’y assoupisse d’épuisement à lutter ne serait-ce qu’inconsciemment avec lui et lui-même, dans une attente confiante du lendemain.


Fin flash back


A suivre...

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