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 Atelier 20 : Nuit de l'atelier !

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Ruika
Lilitu à la lanterne
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MessageSujet: Atelier 20 : Nuit de l''atelier !   Ven 15 Mai - 22:01

^_______________^
L'heure est arrivée ! J'ouvre cette nuit de l'atelier !
Pour l'heure qui vient voici le thème : Epiphanie !
Vous pouvez poster autant de drabbles ou textes que vous le voulez en une heure ! Ensuite, nous auront à passer sur un autre thème !

Allons-y Gnark
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Anathema
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 22:36

Pas du tout ce que je pensais faire de ce thème mais... allons-y.

Note : Les mots en italique son en français.

« Et qu'est ce que ce... machin, déjà ?
- Un Gâteau des Rois mon bon ami.
- Grmpf. »
Sur ce grognement, l'homme mit fin à la discussion, mais pas à ses regard suspicieux sur le gâteau coloré qui trônait sur la table du petit café dans lequel le cajun l'avait trainé.
Le glaçage jaune, vert et violet piquait les yeux, et ne faisait rien pour améliorer l'humeur de Logan, déjà légèrement grincheux de nature, et surtout passablement énervé par le bruyant et chatoyant carnaval dans la rue.
Ceci étant dit, son estomac protestant énergiquement pour être rempli n'aidait pas vraiment non plus. Quant au sourire de ce salaud de cajun, à la foi sur de lui, amusé, légèrement séducteur (cet individu ne semblait pas n'être pas, au moins un minimum, séducteur) et... enthousiaste, le canadien avait envie de le faire disparaître à coup de griffes.
Au lieu de cela, (il était vraiment trop las pour une bagarre générale et une fuite dans les rues bondées de la ville), c'est dans la monstruosité culinaire qu'il plongea ses armes en adamantium, avant de l'achever d'un grand coup de dents.
Il le mastiquât avec un long et menaçant grondement sauvage devant l'air extatique et fier de lui de Rémy, qui n'en sembla que plus heureux encore.
C'est donc avec l'intention déclarée de lui arracher ses tripes et de les lui faire bouffer qu'il arrachât son vis-à-vis de son siège et le conduisit dans les toilettes pour l'étriper en paix et hors de vue.

Le patron du café soupira derrière son comptoir. Dire que sa femme de ménage était en congé, s'amusant dans la rue avec les autres, déguisée en chèvre.

Le client d'à coté en profita pour finir le gâteau à peine entamé.

Wolverine se retrouva repu à la fin de la soirée.

Gambit poussa bien des gémissements, mais ne se départi pas de son sourire si fier de lui.
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Latitefraisedesbois
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 22:56

Epiphanie. Quand j’étais gosse, je comprenais toujours épi-fanny. Ma mère m’expliquait tout très soigneusement : on mange la galette des rois le 6 janvier dans le but de célébrer la visite de Jésus par les mages. Il faut couper la galette en autant de parts qu’il y a de convives, plus une, pour si jamais un pauvre vient mendier à la porte. Evidemment, aucun pauvre ne passait jamais, mais c’était symbolique.
Symbolique : ça veut dire qu’on transforme une idée en objet concret. Là, c’était l’idée de la Charité qui était transformé en part de gâteau. Ma mère m’expliquait ça aussi. Si je ne protestais pas du haut de mes six ans, aujourd’hui, je le vois comme un gaspillage.

Ma mère expliquait toujours tout. Elle avait lu Françoise Dolto peut-être autant que la Bible. Mais elle ne m’a jamais expliqué le mot épiphanie. Alors j’imaginais des épis de blé dans les cheveux de Fanny... Fanny ma sœur.
Elle est morte. En fait, elle n’est jamais venue au monde. Mais pour les chrétiens, un fœtus, ça compte. Ma mère avait déjà tout : le prénom, les layettes, la table à langer, la chambre peinte en jaune pâle, les nounours. Elle aurait pu les réutiliser pour moi, du coup, mais elle n’ a pas voulu. D’après Françoise Dolto, ça aurait pu me perturber.

Ma mère disait souvent à mon père : « d’après Françoise Dolto... » Comme si Françoise et elle étaient potes. Elle parlait aussi souvent de Jésus. Si je disais un vilain mot ou si j’étais pas sage, elle me disait, d’un air très doux : « tu fais de la peine à Jésus, qui a tout sacrifié pour toi ». Moi, j’étais triste pour lui, après. Il avait déjà pas l’air dans son assiette, tout seul et tout sanglant sur sa croix.
Le soir, je m’excusais. J’avais la croix au-dessus de mon lit, et je priais Jésus de ne plus être triste. Parfois, je pleurais de contrition.
En fait, Jésus était mon seul ami. Jésus et puis Fanny.

A force d’entendre parler de Françoise Dolto, mon père a eu envie de faire un truc vraiment anti-pédagogique. Alors il s’est tiré. Abandonner son enfant, c’est très perturbateur. Après, il a une mauvaise image de lui et il se culpabilise à fond : si mon père ne voulait pas de moi, personne ne voudra jamais de moi, c’est ma faute si maman est toute seule, je dois remplacer mon père auprès d’elle, etc, etc... Abandonner son enfant, c’est en faire un assassin ou pire : un homosexuel.
Ma mère était très inquiète pour moi, pour l’image que j’aurais de la paternité, tout ça. Elle me disait tous les soirs que je n’y étais pour rien, que c’était Dieu qui nous envoyait une épreuve parce qu’Il nous aimait. Je pleurais, c’était injuste, c’est con de faire du mal à quelqu’un si on l’aime. Je hurlais : « Dieu est un con ! »
C’est peu après que j’ai perdu la foi. J’avais neuf ans, je crois.

Je me suis mis à cracher les hosties à la messe, à crier pour couvrir la voix du curé, à casser les cierges. Je me rendais dans les Eglises et je criais : « sales bigots, sales bigots de merde, Dieu est un con ! »
Ma mère, ça lui plaisait pas. Elle comprenait pas ce qu’elle avait fait de travers ; elle m’avait toujours tout dit. Il n’y avait aucun non-dits, j’avais le droit de m’exprimer à la maison, j’étais pas battu ou rabroué. Elle pensait que c’était la faute à mon père, alors elle l’a attaqué en justice pour qu’il soit obligé d’assumer ma garde. Un week-end sur deux.

Moi je pensais à Fanny. J’avais décroché le Jésus au-dessus de mon lit ; puisque je ne croyais plus, je pouvais plus lui parler. Il ne me restait que Fanny.
Tendre Fanny comprenait. Elle ricannait quand je fracassais des cierges, quand j’arrachais les pages de la Bible de maman. Petite anarchiste, petite iconoclaste de Fanny.

En grandissant, j’ai refusé de continuer à fêter l’épiphanie. J’étais vexé que ce ne soit pas l’épi-fanny. Mais ma mère continuait à acheter une petite galette, dans l’espoir que j’en mange une tranche. La part du pauvre devenait d’années en années plus large.
Elle ne se remariait pas. L’Eglise ne voulait pas, de toutes façons. Un mari pour l’éternité, comme c’est écrit. Tant que papa était en vie, maman ne se remettrait pas en ménage. Pourtant, même le curé l’encourageait à rencontrer des hommes ; il disait que Dieu voulait le bonheur de ses agneaux, et qu’elle pouvait vivre avec un type même sans l’épouser. C’était pas un con, le curé.
Elle m’expliquait toujours tout, mais j’avais cessé d’écouter.

Chez mon père : tristes dimanches enfermé dans ma chambre, refusant de lui parler. Soupirs de sa part, il avait des naseaux de cheval. Sa gonzesse trop bien roulée pour être honnête qui m’offrait des bonbons. Ma haine pour ses mains, sa haine pour mes yeux. Ma mère entre nous comme une herse piquée d’épine.

J’avais pas mal, à l’époque. J’étais pas triste. J’avais Fanny.

Avec le temps, ma mère a abandonné. Elle a jeté les livres de Françoise Dolto et elle s’est rendue à l’évidence : il n’y aurait plus jamais de dialogue entre elle et moi.
Elle s’est donnée toute entière à Dieu, son amant invisible. Elle n’était jamais là ; elle faisait le tour des hospices, des prisons, des asiles, elle distribuait de la nourriture aux SDF, elle allait à la messe ou à confesse, elle discutait avec le curé... Elle n’existait plus en temps que mère, ni en tant que femme : elle était une âme, toute entière dévouée à son prochain.

Les années qui ont suivies sont grises dans ma mémoire : quelques fêtes trop arrosées, quelques mauvaises notes, quelques filles pas toujours si jolies, des petits boulots et toujours une haine tenace pour Dieu et pour mon père. Fanny m’avait quitté depuis longtemps ; quand on grandit, on ne parle plus aux morts.

J’ai fait mon chemin, j’ai été journaliste éditeur photographe figurant dans des téléfilms ; j’ai été tour à tour pauvre riche triste gai amoureux trompé amoureux trompeur, j’ai été un salaud et parfois un ange.

Puis, un jour, ma mère est morte. Un six janvier. J’ai acheté une galette des rois, je l’ai coupée en quatre : moi, ma mère, Fanny et le pauvre. C’est le pauvre qui a eu la fève.
J’ai prié pour la première fois depuis si longtemps. J’ai prié Jésus et Françoise Dolto de nous pardonner à nous, pauvres pécheurs, pauvres traumatisés de l’amour.
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Gred
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 22:59

La porte restait désespérément fermée. Plus il essayait et plus il s’épuisait en vain. Il n’arrivait pas à trouver le bon code, à forcer le sésame. Il en avait pourtant besoin pour continuer. Cela lui était tellement essentiel qu’il savait qu’il mourrait s’il devait abandonner, s’il n’obtenait pas les réponses qu’il cherchait.
Couvert de sueur et désespéré, il multipliait les tentatives pitoyables, perdant du temps sur des détails sans aucune signification. Il en aurait pleuré de rage. Il savait qu’il était près du but, il suffisait de si peu pour qu’il ait terminé, pour qu’il soit sauf… Allez, courage, tu vas y arriver, se répétait-il en mantra, comme pour se convaincre.
Rien n’y faisait, la porte restait inactive. Il n’obtenait aucune révélation de ses essais vains. Il se mordit les lèvres, extrêmement concentré. Il eut un petit sourire de satisfaction quand il crut y être arrivé, connaître enfin ce qui était caché… Tout devint noir puis du sang coula le long de l’écran. No Epiphany, lut-il.
Dick poussa un cri, furieux. Il venait tout simplement de se faire couper en deux. Le blond jeta sa manette par terre.
Y’avait bien que cette idiote de Mac pour concevoir un jeu nécessitant autant de connaissances !
À ses côtés, Logan ricanait. Pas qu’il avait fait mieux que son meilleur ami, cependant il était content d’avoir pu rabattre le caquet à Casablancas. Le jeune homme avait pourtant juré pouvoir terminer ce jeu, en perdant moins de trois vies. Après sa cinquième résurrection, il avait juste réussi à dépasser Echolls d’un niveau. Ce dernier sourit et alla chercha la manette malmenée.
« Si ça peut te consoler, Veronica a dû s’y reprendre une bonne dizaine de fois pour réussir à terminer le jeu, à ce que m’a confié Mac. »
Dick grogna, peu intéressé par les prouesses de Mars. Il cala sa tête sur les genoux de son meilleur ami pendant que celui-ci reprenait la partie là où le personnage avait été mortellement blessé.
Aucun des deux ne doutaient que le prochain jeu à la mode serait "Epiphany" créé par une certaine Cindy Mackenzie.

_________________


Dernière édition par Gred le Sam 13 Juin - 19:04, édité 2 fois
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Pinec
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:01

SFU.

Il y avait une fête, en réalité, qu’on n’avait osé aborder depuis la mort de papa. On avait des noël si tristes, des thanksgiving comme des enterrements… Seuls les enterrements étaient des noël, et on avait peur de gâcher celle-ci… Et Claire savait maintenant que sa mère n’avait pas peur des fêtes organisées dans son dos, et celle-ci serait spectaculaire, quoi qu’on en dise. Nate était convié de force, Brenda ne pouvait pas venir. David avait sourit immensément à l’annonce de la surprise, et avait supplié silencieusement sa petite sœur de reprendre les vieilles habitudes. On allait, comme autrefois, tirer les fèves. Elle avait toujours laissé David se glisser sous la table à sa place. Il avait, disons, une forme étrange de fierté à ce sujet. Comme s’il se permettait sa propre épiphanie, qui que ce soit qui ai la fève (c’était toujours papa), comme s’il offrait son propre miracle en se glissant sous la nappe immaculée de la fête.
Si seulement elle avait su, quelle fève il tirait sous la table…


####



(Je m’excuse de mon retard*, et j’avoue que mon inspiration vient de Fabrice, un flambant homosexuel qui se dandine à côté de moi… Ah, le vieux Lille.

* Oui, je devais avoir internet ce soir mais on m’a fait un faux plan, je me retrouve donc à squatter un ordi dans une petite fête, pas super top comme organisation ^^’… )
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Ruika
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:02

Criminal Minds, Gen, PG13
Prend place juste après 3x14 Damaged

Hotch sortit immédiatement de son bureau en entendant rires et sifflements. Il savait que ses collègues pouvaient se comporter comme des enfants, qu'ils en avaient besoin même pour résister à ce qu'ils voyaient chaque jour. Mais ce soir, il ne pouvait le supporter. Pas après la journée qu'il avait eu, pas après avoir merdé comme ça, mettant sa vie et surtout celle de Reid en danger. S'ils étaient incapables de travailler et de se tenir, ils n'auraient qu'à rentrer chez eux ou aller se saouler dans le bar le plus proche. Peu importait du moment qu'il obtenait son sacro-saint silence !
En bas, la petite équipe était rassemblée autour des bureaux de Prentiss et Reid. Sauf que ce dernier n'était pas sur sa chaise, mais plutôt par terre... A première vue, les sifflements étaient venus de Morgan qui devrait plus souvent se rappeler qu'il était profiler et pas supporter d'une équipe de foot. Prentiss pouffait telle une adolescente, se cachant la bouche de la main et même Rossi était de la partie. Après tout, si Rossi aussi s'y mettait, Hotch commençait à se demander s'il ne ferait pas mieux de rentrer chez lui. Une migraine naissait rapidement entre ses deux yeux. Il se frotta le front et, sans prendre la peine de descendre, interpella Rossi. Il essaya de garder toutes remontrances hors de son ton, cependant, vu l'air faussement scandalisé de Dave, il n'avait pas vraiment réussi. Il soupira avant de s'adresser à son équipe.

- Qu'est-ce que Reid fait par terre ?

A l'entente de son nom, Reid sauta sur ses pieds, rajusta sa cravate et lissa sa chemise de ses mains.

- Désolé Hotch, je... je retourne à mes rapports.

Comme à son habitude, Reid essaya de se concentrer rapidement et, réussit plutôt bien, excepté pour le froncement de sourcils qui prouvait qu'une partie de son esprit était encore tournée vers la scène qui venait de se dérouler. Morgan, plus calme, en apparence au moins, tenta tout de même de répondre à la question. Après un sourire en coin à Emily et Dave, il lâcha :

- Reid a comme qui dirait... eu une épiphanie...
- Il connaît ce mot ! lâcha Reid, sarcastique.
- Il a découvert que les amoureux restaient assis dans les arbres pour vivre leur passion, renchérit Emily pour se moquer gentiment, un sourire presque maternel aux lèvres.
- Emily ! Tu viens de prouver clairement que cette expression n'avait aucun sens ! Comment aurais-je pu comprendre ? Tu le vois bien, ça ne veut rien dire ! C'est aberrant, les amoureux n'ont aucun rapport avec les arbres, simplement nous devrions plutôt dire...

A ce début d'explication, tout le monde retourna en vitesse à sa place, soudainement complètement absorbés dans leurs dossiers respectifs. Reid, un peu perdu, regarda Hotch d'un air quasi-désespéré. Hotch soupira de nouveau, pour ce qui semblait être la centième fois de la journée et, copia, sans le savoir, les mots qu'Emily avaient prononcés un peu plus tôt dans la soirée :

- Laissez tomber...
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Ruika
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:03

Il est 22h !
Grand temps de passer au deuxième thème !
Pour une heure, voici le thème : Don d'ubiquité !
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:04

Pardonnez-moi, le thème ne m'a rien inspiré d'autre... ^^'''''


Thème: Épiphanie
Pairing : Kyle/Cartman


Ce matin-là, Cartman les rejoignit à l’arrêt de bus en animant avec plus d’entrain que de coutume les strates de bourrelets qui tremblotaient visiblement même sous son anorak rouge. Il n’était pas encore arrivé à leur hauteur qu’il braillait de sa voix tonitruante et fort désagréable :
- Eh ! Les côpains ! Ma maman elle m’a dit que pour l’Epiphanie demain, elle allait faire plein de galettes pour le goûter, et que j’avais le droit d’inviter des côpains !
- « L’Et-pis-Fanny » ? demanda Stanley. C’est quoi ça au juste, Cartman ? Une commémoration pour la p’tite fille cancéreuse des chaînes de mails ?
Kyle, Kenny et lui-même ricanèrent aussitôt après d’un rire bref et aigrelet.
- Mais non ! T’es trop con ou quoi ? L’Epiphanie c’est quand tu bouffes la galette des rois, et même que dedans y a une fève et que si c’est toi qui l’as t’as l’droit d’embrasser une fille.
- Vraiment ?
- Ouais ! Elle peut rien dire : c’est la tradition.
Kenny poussa de petits couinements interrogateurs étouffés sous sa combinaison.
- Ben ouais, j’pense que c’est pour ça qu’le plus jeune va sous la table, répondit Cartman après un instant de réflexion.
- Et tu vas inviter des filles ? demanda Stan.
- Ouais… Bebe et Wendy.
Le visage de Stan fut éclairé par un radieux sourire, qui ne tarda pas à éclater en vomissures qui tachèrent la neige scintillante.
- Et pis vous, les gars, évidemment…
Un cri de jubilation s’en suivit, tandis que les garçons se regardaient avec de grands yeux réjouis et gourmands.
- … sauf toi, KAÏÏÏLE ! précisa-t-il avec un triomphe vicieux.
- Eh ! Pourquoi pas moi ?
- Parce que les feujs célèbrent pas l’Epiphanie, banane !
- T’es vraiment qu’un enculé, Cartman ! Les fêtes religieuses c’est fait avant tout pour se r’trouver tous ensemble, et partager un bon moment avec ses amis, quelles que soient leurs confessions ! râla Kyle avec véhémence.
- Bon alors si tu préfères disons simplement qu’tu n’es pas mon ami, voilà, rectifia Cartman avec un sourire angélique qui creusa de fossettes ses joues grasses.
- JE TE HAIS !
- Dépêchez-vous, on est très en r’tard !!! piaula comme à l’accoutumée la chauffeuse de l’autobus scolaire.
- On est en r’tard tous les matins, connasse ! lança le petit juif en courant se réfugier au fond du bus, dépité.

Le lendemain, alors que Cartman était déjà royalement installé en bout de sa petite table de jardin, entouré de ses quatre convives, sa mère passa la porte fenêtre avec à la main une délicieuse frangipane odorante… et au bout du bras un petit Kyle bien mis et toujours coiffé de son chapeau à oreillettes. A cette vue, l’enfant gâté crut avoir une attaque prématurée.
- MÔMAN ! QU’EST-CE QUI FOUT LA ? J’T’AVAIS DIT QU’JE VOULAIS PAS D’FEUJ A MA TABLE POUR CELEBRER L’EPIPHANIE !
- Oui, je sais Eric, répondit Madame Cartman d’une voix extrêmement douce. Mais Madame Brovlovsky vient de me passer un coup de fil et… je lui ai promis que Kyle serait le bienvenu. Après tout, il s’agit juste de partager un moment entre amis, n’est-ce pas mon poussin ?
Tenant toujours la main de la mère, Kyle défia Cartman d’un sourire triomphant.
- Ouais, et mon cul c’est du poulet, peut-être ?! râla-t-il.
Pour le calmer, Madame Cartman lui coupa une part de galette. Cela l’apaisa un peu. Il en engouffra un premier morceau et grognonna :
- Allez c’est ça, amène-toi. Et si j’ai la fève, tu devras m’sucer les couilles, sale feuj !
- Tenu ! Et tu f’rais mieux de garder ta salive pour quand tu me verras la trouver à ta place ! répliqua Kyle.
La mère d’Eric déposa un tendre baiser sur son front et s’en retourna en cuisine. Aussitôt, Cartman s’empressa de dévorer le plus de galette possible afin d’accroître ses chances, laissant à ses invités la responsabilités de sauver quelques morceaux pour eux. Il sécurisa la pâtisserie avec la vélocité d’un rat d’égout, à tel point qu’il ne resta plus qu’un tout petit bout de galette pour Kyle, coupé sur la part d’un Stan charitable qui ne supportait pas de voir son meilleur ami privé de dessert au milieu de tous les autres. Le fragment de galette ne constituait guère qu’une bouchée, mais le petit juif garda la foi tout en la mettant dans sa bouche. En-face, le jeune fasciste grassouillet s’énervait tout seul et marmottait furieusement de ne se casser la dent sur aucun petit morceau de porcelaine quand on lui lança :
- Eh, Cartman, tu aimes les circoncis ?
De l’autre côté de la table, Kyle lui tirait une langue sur laquelle on devinait une petite figurine ivoirine.

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Latitefraisedesbois
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:06

Anathema, j'adore ton texte, il est très drôle, et vachement bien écrit!!!
difficile comme thème, hein? Mr. Green
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Ruika
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:06

Oh, Anathema ne va pas se plaindre... c'était son thème *balance*
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Anathema
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:19

Merci Titefraise Embarassed Le tien m'a presque fait pleuré je dois dire.
Non, je peux pas me plaindre... Ou que de moi même. (Je voulais fair eun truc sur les apparitions tout ça... Tssk.)
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Latitefraisedesbois
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:21

Comme j'arrive pas à m'y mettre, j'ai lu le texte de la Half...
Oh, vous vous êtes liguées pour me faire rire, ce soir, c'est parfait!!! Quel ton southparkien! J'ai entendu Cartman, c'est formidable, j'avais vraiment l'impression de mater un épisode de la série... C'est léger mais vraiment très chouette, bravo ma chère
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:33

^______________________^

(J'avoue que je sèche moi-même complètement sur le don d'ubiquité. A l'heure qu'il est, mon dernier espoir est de pondre un drabble crackfic... hem, on verra.)

De fait, ça m'a fait super plaisir de me consoler en lisant ta gentille review, Tite Fraise ! ;D Je suis ra-vie si tu as entendu Cartman ! J'avoue que j'avais fait mon possible pour essayer de le retransmettre fidèlement, et ça me réjouit donc que tu aies été satisfaite de la tentative. Wink

De mon côté, je prendrai mon temps pour lire ton texte, car je crois qu'à vue de nez il est d'une classe qui mérite qu'on s'y penche tranquillement.

_________________
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Pinec
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:35

PB.


Michael Burrows s’était toujours taxé d’être quelqu’un de formidablement pragmatique, avec un talent tout à fait explicable, et expliqué, par un sens de l’attention très développé, autrement nommé ‘god is in the details’. Il pouvait donc grâce à cela expliquer à tous comment il avait trouvé quelle vis de quel banc il devait utiliser, et même comment il avait pu lire son numéro de série : un ensemble d’attention et de déductions, associé à une très grande mémoire recensant une quantité phénoménale de numéros de série de vis – ce qui n’expliquait par contre la nécessité de certains détails de son tatouage (le nom des rues par exemple, qu’il avait retenus dans les méandres de ses neurones mnésiques) par rien sinon par la vanité seule.
Mais cette fois il se trouvait face au vide. Comment expliquer rationnellement ce qu’il venait de voir ? Il savait qu’il avait laissé Theodore loin de là, amputé d’une main et saignant abondamment, ce pour quoi il ressentait évidemment un pincement de culpabilité, lié au sens de la justice qui le guidait toujours. Et pourtant… Pourtant le criminel était face à lui, ses deux mains intactes, son regard fourbe et son sensuel, pardon, cruel sourire toujours étiré sur ses fines lèvres animales, les cordes de son cou tendues avec passion, et il avançait, faisant fi des obstacles, droit devant, droit sur lui, l’animosité de son regard virant à un certain enthousiasme qu’il n’avait jamais croisé dans le regard d’aucun autre, qu’il n’avait jamais attendu ailleurs que chez T-Bag. Son cerveau gauche fonctionnant à toute vitesse, il tentait de trouver la raison. Une comédie musicale qu’il avait croisée à New-York, Amour, lui sembla même un instant une raison correcte. Mais non ! Il dû se rendre à l’évidence, et admettre que T-Bag était Dieu. C’était la certitude à laquelle il devait soudainement faire face, la logique même, et en le réalisant, il tomba à genoux, ce qui étira le sourire du meurtrier. T-Bag était Dieu, et il était, tel Dieu, omnipotent, omniscient, et doué du don d’ubiquité.
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Anathema
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:38

« Commissaire, comment fait-il ? »
A cette question, entendue maintes fois au fil des ans, le vieil homme soupira et essuya ses lunettes avec la manche de son imper.
Il était amusant de constater qu'il était devenu, pour les gens de la ville, une sorte de référence en matière d'homme chauve-souris. Comme si les années de travail, parfois à ses cotés, parfois contre lui, souvent les deux à la foi, avait fait du héros un intime.
Il l'était bien sur, en quelque sorte. Se devant la vie l'un à l'autre, plusieurs fois (bien qu'il devait admettre que ce fut de façon très inégale), ayant vu des choses inimaginables, ensemble, partageant des liens forts, des personnes chères (Barbara... Dieu que sa petite fille lui manquait) et des pertes insoutenables. Le policier connaissait même, en son fort intérieur, bien qu'il ait toujours tout fait pour ne pas le savoir, l'identité secrète du justicier masqué.
Mais comment cela se faisait-il que ce lien soit si évidant pour les autres ?
Le Bat signal ne pouvait être tenu pour responsable, symbole qu'il était de la relation que la ville, et non le commissaire, entretenait avec Batman.
Grattant le coin de sa moustache blanche, il lança un regard en coin à la jeune enquêtrice qui se tenait à ses cotés sur le toit du commissariat central, et qui ajouta, prenant le silence de son supérieur comme une invitation à préciser son propos.
« Pour être partout à la foi, je veux dire. Il n'est qu'un homme pourtant, non ? »
L'hésitation dans la voix de la jeune femme, concernant cette dernière affirmation, aurait encore amusé Jim il n'y a pas si longtemps. Plus maintenant. Plus depuis qu'il avait eu la confirmation de la nature mortel de son... ami.
Depuis, les alliés, et même des ennemis, du Chevalier Noir se battaient tout les jours pour continuer la Mission de l'homme, et pour empêcher la ville de sombrer définitivement dans la démence en apprenant sa mort.
Il avait toujours... lui même n'avait jamais pu s'empêcher de douter un petit peu de la nature strictement humaine du héros.
Et maintenant qu'il était mort, maintenant que son humanité était éclatante, ils devaient se mettre à plusieurs pour maintenir l'illusion que la légende était toujours là.
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Anathema
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:48

Et un deuxième pour la route, vu que je fais dans le très court.

P3X-713 était vraiment l'une des planètes les plus étranges qu'il avait été donné de voir à Jack depuis qu'il conduisait SG1. Ce qui bien sur, n'était pas peu dire.
Il croisa donc les bras pour se donner un minimum de contenance, et continua à fixer son double, tout sourires devant lui.
Puis, son regard glissa sur les deux Daniels qui discutaient avec animation, et de grands gestes qui avaient déjà envoyé au sol plusieurs paires de lunettes.
Sam, quant à elle, faisait des calculs de probabilités, deux foi plus vite que d'ordinaire, et Tealc' se battait avec lui même, apparemment heureux d'avoir enfin un adversaire à sa mesure.
La situation était des plus surprenante, et il fut mal à l'aise pendant la semaine où l'équipe stationna sur P3X-713.
Ce n'est, finalement, que quant il envisagea la situation sous l'angle du « deux Daniels au lieu d'un » qu'il eu son premier vrai sourire depuis son arrivée.
Oh oui, un Daniel au don d'ubiquité pouvait s'avérer un stimulant très efficace pour l'imagination.
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Latitefraisedesbois
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:51

Souvent, on m’a accusé d’avoir le don d’ubiquité. Je faisais tant de choses ! Les cours de théâtre et de violoncelle, la natation, les devoirs pour l’école et les sorties entre amis, je menais tout cela de front, et avec brio.
L’année où j’ai interprété le personnage d’Antigone dans la pièce éponyme, j’ai joué les préludes de Bach au violoncelle, j’ai eu la médaille d’or à une compétition de natation, j’étais première de classe et je sortais avec Antonain Brochet.
L’année où j’étais Martirio dans La maison de Bernarda Alba, j’ai joué un concerto de Mendelsohn, j’ai eu une médaille d’argent à une compétition nationale de natation, j’étais toujours première de classe et je sortais avec David Godart.

Je pense que j’étais très heureuse. Je dormais quatre heures par nuit, mais tout le monde m’aimait et m’admirait.
Mes parents pour commencer, qui pleurait d’émotion à mes représentations de théâtre, à mes concerts, à mes compèt’. Mon père avait toujours sa caméra pour filmer mes prouesses.
Mes amis, pour qui je trouvais toujours un peu de temps, de qui j’étais la confidente, le modèle, la grande sœur.
Mes professeurs, d’art ou d’école.

Ils auraient pu être jaloux, m’accuser d’être prétentieuse. Mais je savais m’entourer de gens de valeur, d’êtres non-mesquins, qui m’aimaient sincèrement.

J’étais si jolie que je faisais du mannequinat pour gagner un peu d’argent et me payer des vacances. ça marchait si bien que je partais chaque année, seule ou avec des copines ou un amoureux.

ça paraît trop merveilleux pour être vrai comme jeunesse et pourtant...



En fait, vous avez raison. C’est pas vrai.
Je n’ai jamais eu de don d’ubiquité et pour cause : je n’ai jamais rien fait, à part fumer en cachette de ma mère. J’étais déjà débordée en naissant, déjà mal organisée, mal fichue, foireuse. Jamais eu beaucoup d’amis, jamais eu de bons amis.
Et devant ce putain de C.V, cette putain de lettre de motivation. Que dire ? A passé son bac de justesse. Ne sait pas conduire. N’a jamais eu de petits boulots. N’a pas fait d’études supérieures. Ne fait pas de sport, ne fait pas d’art, ne fait rien mais connaît le programme de TF1 et de France2 par cœur. C’est un atout, ça ?

Que dire ? Embauchez-moi, je suis dans la merde. Embauchez-moi, ma mère de vire de son toit, elle en a marre de payer pour une glandeuse, mon père est déjà au chômage. Embauchez-moi, je vous lécherai les pieds, je vous lècherai le cul et les couilles s’il le faut, je suis rien je suis nulle part et j’ai besoin de fric, j’ai besoin de reconnaissance, j’ai besoin de m’occuper l’esprit et les doigts, parce que je vais devenir folle à force d’être personne.

Alors oui, j’ai menti. Bien sûr. J’ai dit n’importe quoi. Vous avez flairé l’arnaque, parce que vous êtes pas con.
Vous raconter ma vie en une page, la vérité, vous m’avez demandé la vérité pour m’embaucher.
J’ai essayé de mentir encore. C’était plutôt sympa de m’imaginer si géniale et puis... Vous êtes pas con. Je vous aime bien, je crois, votre barbiche, vos yeux tristes, votre bedaine.
Pourquoi me donner encore une chance, après que j’ai essayé de vous entuber ? A qui je vous fait penser, une sœur une femme une fille ?

Je vais être sincère, si vous voulez, mais c’est pas joli la vérité. Vous devez le savoir, vous avez une tête de vérité, une tête toute simple et douce, une tête triste.

Alors voilà la vérité : je sais rien je vaux rien. Je suis prête à tout, même à vous aimer.


______-

p.s : arf, j'ai eu trooop du mal à démarrer...^^;;;
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Ruika
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:53

Logan/Dick
Veronica Mars, R ?
Spoilers de rien du tout du tout à part que Veronica est chiante ! Mais ça, c'est une surprise pour personne !


Logan ronronna avant de donner un dernier coup de langue sur le ventre de son amant. Celui-ci laissa échapper un mi-bâillement mi-gémissement avant de s'étirer. Logan, vidé, eut la flemme de remonter jusqu'à son petit blond et se contenta de laisser sa tête échouée contre le petit ventre blanc. Casablancas, repu, lui offrit son approbation en passant une main dans les cheveux plus foncés de son compagnon de toujours. Il ferma les yeux, parfaitement détendu. Logan laissa traîner ses mains quelques temps, tout aussi satisfait, avant de lâcher d'un ton badin :
- Veronica sait que nous baisons !
- Quoi ? NON ! Non, non, non, non, LOGAN !

Dick ne s'était pas relevé, trop épuisé, mais il se tortillait maintenant à mesure qu'il râlait, essayant de dégager son amant de son ventre.

- Oh, ne fais pas ta délicate Dick, tu savais qu'elle finirait par le savoir, depuis quand tu as honte de quoi que ce soit d'ailleurs ? Je suis pas le premier mec avec lequel tu couches et c'est pas la première fois que d'autres l'apprennent. Ta réputation n'est plus à faire.
- LOGAN ! Je me fous de ma réputation bordel ! Tu as foutu mon orgasme en l'air ! Gâché, souillé, par le nom de Mars ! Putain ! C'est dingue ! Comment tu peux prononcer son nom après ce qu'on vient de faire ! Je ne serai plus jamais pur ! conclut-il d'un air tragique.

Logan explosa de rire, essayant quand même cependant de ne pas donner un coup dans ces parties sensibles dont ils avaient tant besoin.

- Tu n'as jamais été pur Casablancas, tu ne trompes personne.
- Ce n'est pas une raison pour m'infliger un tel traumatisme. Et puis, comment elle sait qu'on couche ensemble la Mars ? Tu as laissé traîner un préservatif avec nos ADNs dans sa poubelle de bureau ou sur le pare-brise de sa voiture ?
- Va savoir, tu sais comment elle est, elle doit avoir un don d'ubiquité ou quelque chose dans ce style ?
- Don d'ubiquité ? demanda Dick, les sourcils froncés.
- Bah oui, tu sais, elle peut se rendre invisible quoi.
- Mec ! Arrête les mots avec plus de deux syllabes, le don d'ubiquité, c'est celui d'être à plusieurs endroits en même temps, rien avoir avec l'invisibilité !
- Quoi ? Bien sûr que non... et puis, d'abord, comment tu l'sais ? Tu es un putain de bourg' Casablancas !
- Impur... stupide... tu es sûr de vouloir profiter à nouveau de mon petit cul un jour ?
- Oh, ne fais pas le malin, y'a pas moyen que tu connaisses ce mot plus que moi, rien prouve que tu as raison !
- Si ! Bien sûr que si ! C'est l'équivalent de la projection astrale, c'est le don de Prue.
- Prue... putain Casablancas, tu as encore regardé Buffy ou ch'ais pas quoi avec ta mère en faisant un masque à l'argile ! Tu es une tapette pas possible !
- Buffy ? Mais tu n'as aucune culture Echolls, c'est pas dans Buffy ! Tu as jamais regardé Charmed ?

Logan ne sachant plus s'il devait rire ou pleurer, rabattit le drap sur sa tête. Dick conclut d'un ton fier :
- Et puis, je ne fais jamais de masque à l'argile, ma peau préfère le concombre.
Logan grogna un "ça, ça tuerait ta réputation Casablancas" étouffé avant partir à la recherche de son boxer.
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:55

Aïe ! J'arrive seulement. Il faut dire que je suis rentrée et je me suis endormie comme une masse... et je ne me suis éveillée qu'il y a peu.
Le thème de 22h ne m'inspirant pas plus que cela, et puis, au vu de l'heure, j'attends le suivant !
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:57

Gred, premier texte : ahah, je connais pas bien veronica mars mais la manière dont tu as traité le thème est très sympa... au début, on se croit vraiment dans un truc SF trop bizarre (je me creusais la tête pour trouver le pairing), et puis ce retour dans notre monde "normal" est surprenant et confortable à la fois... Bref, tu as su raconter le quotidien avec joliesse et drôlerie.

Pinec premier texte : Six feeeeeet! je suis en plein dedans, en plus, je rerereregarde avec Mickey ^^. Très joli petit texte, à la fois décalé - à l'image de la série - et sombre... en fait, très six feetunderien.
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:58

Oh Anathema... ce sont des idées sexuelles que tu as là ? *faussement choquée*

Titef, j'comprends que le thème ait pu te laisser perplexe -même si je te rappelle que c'était le tien ^^' - mais sincèrement, j'ai bien aimé le côté brute et honnête que tu as donné au résultat. Et puis, dans cette jeune adulte qui ne fait rien, y'a un petit bout de chaque jeune adulte qu'on ait, d'une situation qu'on a pu connaître... ça me rappelle que j'ai encore plein de choses à faire si j'veux finir par faire quelque chose de ma vie ^^' J'vais essayer d'oublier un peu pour finir la soirée ^^'


Dernière édition par Ruika le Ven 15 Mai - 23:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:59

Ses pas claquaient dans le couloir déserté à cette heure de la nuit. Le début du couvre-feu approchait et elle se dépêchait de retourner dans sa salle commune pour pouvoir déposer ses affaires avant de commencer sa ronde. Sa journée ne serait pas finie avant une heure encore. Ensuite, elle pourrait enfin se reposer pour tout le week-end… Enfin, se reposer…
Elle donna le mot de passe à la Grosse Dame et entra dans la salle. Là, quelques élèves continuaient à discuter, profitant qu’on soit vendredi soir pour s’accorder une soirée plus longue entre amis. Harry et Ron ne levèrent même pas les yeux de leur plateau de jeu. De ce que Hermione pouvait voir, le rouquin gagnait. Pourquoi Harry s’entêtait-il ? Jamais il ne gagnerait contre ce Weasley… enfin, elle savait que Potter avait quelques techniques bien à lui pour déconcentrer leur meilleur ami mais Hermione doutait qu’il les utilise avec tant de monde autour de lui. La gryffondor jeta un coup d’œil à sa montre et se dépêcha. Elle laissa ses affaires dans le coin habituel. Dobby veillerait à les déposer, ensuite, dans sa chambre, privilège de la Préfète en Chef.
Le Professeur McGonagall l’accompagnait pour la première partie de la ronde. Son collègue était coincé dans l’infirmerie, bêtement victime d’une grippe. Hermione était toujours amusée de se rendre compte que les sorciers n’étaient pas si différents des moldus. Ils étaient eux aussi assez démunis contre des infections virales. Quand la Directrice de sa maison la quitta pour poursuivre son inspection dans une autre aile de l’école, Hermione put à loisir penser au programme des deux jours qui suivaient.
Le lendemain matin, match de Quidditch. Les Gryffy ne jouaient pas mais le match était décisif. La tactique de l’équipe rouge et or changerait selon qui gagnait le lendemain, des Serpentards ou de Serdaigle. Pas que Hermione voulait particulièrement assister au match alors qu’elle avait tant à faire, en cette année d’ASPIC ! Cependant, Harry et Ron ne la laisseraient pas aller à la Bibliothèque en cette matinée décisive pour leur maison. Pourtant, songea-t-elle amère, cela aurait été la matinée idéale pour réviser… Avec ce match, il n’y aurait personne dans son antre préféré. La brune soupira. De toute manière, elle ne le faisait pas pour ses meilleurs amis, si Hermione n’y allait pas, elle savait qu’elle le remarquerait. Pas qu’elle lui en voudrait mais cela l’attristerait…
Un bruit de fracas la fit sursauter. Elle s’approcha du bout d’une intersection entre deux couloirs et remarqua Peeves. L’esprit frappeur avait fait tombé une armure qui gisait près de Miss Teigne dont le poil était plus que hérissé. La jeune fille recula prudemment, ne voulant pas être repéré d’aucun des deux protagonistes de la dispute. Qu’ils s’entretuaient, cela leur ferait des vacances…
De nouveau, son esprit fut occupé par son programme de révisions… Elle avait encore tant de choses à apprendre et si peu de temps. De plus, elle n’était pas aidée ! Depuis la fin de la guerre, Ron et Harry pensaient à bien autre chose qu’à réussir leurs examens… Ce qui n’empêchait pas le benjamin des garçons Weasley de se rappeler de sa meilleure amie quand il avait besoin d’une explication ou carrément de copier tout un essai ! Parfois, Ron était si énervant qu’elle avait envie de lui jeter un sort… Elle était sûre que Ginny connaîtrait un ou deux sortilèges causant l’impuissance. La jeune fille était connue pour ses vengeances spectaculaires… Certains de ses ex s’en plaignaient encore !
Hermione soupira encore. Parfois, elle regrettait le Retourneur de Temps. Avec, elle était capable d’abattre bien plus de boulot… Il était vrai que le système l’avait totalement épuisé physiquement et nerveusement mais, là, en terminant son tour de garde, fatiguée et ne rêvant qu’à son lit, elle donnerait tout pour posséder le don d’ubiquité !
Quand il fut enfin l’heure, elle se sentit plus légère. Enfin, le week-end commençait pour elle ! Pas de révision jusqu’au lendemain après-midi. Bizarrement plus elle se rapprochait de sa chambre et plus elle se sentait alerte… excitée même. Elle murmura son mot de passe à une gracieuse jeune femme qui passait le plus clair de son temps à lire.
La pièce était éclairée quand elle en passa le seuil. Hermione sourit.
Couchée sur le lit, Luna lisait la nouvelle édition du Chicaneur. La Serdaigle portait déjà son pyjama, une longue chemise de nuit qui la rendait encore plus touchante que d’habitude. Quand elle entendit la porte s’ouvrir, elle baissa son magazine et sourit en voyant Hermione.
« Pas trop fatiguée ? » s’enquit-elle de sa voix douce.
La brunette secoua la tête, satisfaite de se rendre compte qu’elle était totalement réveillée maintenant. Elle pouvait maintenant se changer, tranquillement, pour se glisser dans le lit, près de l’autre jeune fille. Elles discuteraient longtemps, rattrapant toutes les heures perdues en cours et en révision, mais pas seulement… Les baisers de Luna étaient ce qui donnait envie à Hermione de pouvoir être partout à la fois. Ainsi, si elle le pouvait, elle enverrait son double jouer son rôle d’élève modèle et de meilleure amie attentionnée, alors qu’elle profiterait de la présence de son amoureuse. Oh oui, elle regrettait le Retourneur de Temps ! Cependant, elle n’avait jamais été demandée au Professeur McGonagall de lui en trouver un autre… Chaque fois qu’elle levait les yeux de ses bouquins, avec le besoin de faire une pause, il lui suffisait de repenser au goût des baisers de Luna, à la délicatesse de sa peau… Parfaites. Ses nuits avec la blonde étaient parfaites, encore plus quand elle passait toute la journée à y penser, à avoir envie de jeter ses chers livres par la fenêtre pour rejoindre celle qu’elle aimait. Alors quand, comme maintenant, c’était possible, il n’y avait plus que Luna qui comptait, l’univers du rat de bibliothèque qu’elle était se limitait à cette chambre, à ce lit…
Quand Hermione eut fini de se changer, Luna lui ouvrit ses bras et lui chuchota :
« Viens, viens te reposer… »
Hermione se laissa aller dans son étreinte. Rien ne valait le premier toucher, le premier baiser après une journée de séparation.
Car Hermione Granger préférait abandonner toute volonté de don pour cette découverte constante.
Elle se laissa aller dans le baiser.
Parfait.

Fin bateau, j'essaierai d'améliorer plus tard ^^'.

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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Ven 15 Mai - 23:59

AAAAAAAAAAAAH !!!!!!!!!!

(Non, je n'ai définitivement pas trouvé l'inspiration, mais j'attends 23h de pied ferme.)

AAAAAAAAAAAAH !!!!!!!!!!

*court dans les bras de Pinec*

C'est ça ! C'est exactement ça !

D'emblée, ça commençait très bien, avec l'originalité du patronyme et l'expression du concept, qui m'a tout à fait séduite.

Citation :
Pourtant le criminel était face à lui, ses deux mains intactes, son regard fourbe et son sensuel, pardon, cruel sourire toujours étiré sur ses fines lèvres animales, les cordes de son cou tendues avec passion, et il avançait, faisant fi des obstacles, droit devant, droit sur lui, l’animosité de son regard virant à un certain enthousiasme qu’il n’avait jamais croisé dans le regard d’aucun autre, qu’il n’avait jamais attendu ailleurs que chez T-Bag.

Oh. God. I just... died.

Ce qui suit est si merveilleusement absurde, un pur bonheur de confusion. Et la conclusion de tout ça est... parfaite.

Juste parfait.

*ramasse son esprit à la petite cuillère en vue de se remettre en selle pour le prochain round*

OMG.

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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Sam 16 Mai - 0:00

Ah, j'oubliais (oui, forcément, ça a oblitéré tout le reste de mon existence...) : j'ai beaucoup beaucoup aimé ton mini-drabble. Je le commente plus tard ! Wink

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MessageSujet: Re: Atelier 20 : Nuit de l'atelier !   Sam 16 Mai - 0:05

Tadam ! Pour Mailine et pour les autres, voici le thème de 23h !
Pour une heure nous devrons nous battre avec : Le Poil.
Attention à la majuscule mes amies, la jeune fille semblait y tenir Razz
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