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 C'est un p'tit pardon, perdu tout au fond...

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Pinec
Lilitu à la lanterne
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Date de naissance : 27/01/1988
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MessageSujet: C'est un p'tit pardon, perdu tout au fond...   Lun 15 Déc - 16:28

Warning, ce n'est pas une fic joyeuse... Comme vous me connaissez (je suppose ^^) je ne révèle pas mon pairing... Bonne lecture !

?????????

Le costume rouge tomba au sol avec un froissement de tissu fatigué. La porte claqua derrière lui et Fredo se retourna.
-Eh m... Tu pourrais au moins frapper, tu sais ?
Il se tourna à nouveau vers son miroir et observa le wriggles derrière lui. Il avait l'air tellement triste et désolé, tellement empli de la nostalgie de ces dernières tournées à cinq. Il avait envie de poser un baiser sur sa joue mal rasée, mais il ne pouvait s'y résoudre. Tout en enfilant son costume de civil, la chemise grande ouverte et le pantalon sur les chevilles, il fit néanmoins mine de rien et laissa le regard de son collègue de travail - parce que c'était malheureusement ce qu'ils étaient - courir sur son corps.
Ce n'était pas un regard langoureux, ni même des excuses, qu'il voulait. C'était un complet retour en arrière, que rien de ces derniers mois n'arrive, peut-être rien de ces dernières années, car il n'était plus tout à fait capable de dater le commencement du bordel, et qu'il puisse le bercer contre lui, sans fin.
Mais la scission était consommée, la page était quasiment tournée, ils savaient déjà ce qu'ils allaient faire, qu'à trois ce serait tout de même les Wriggles, même sans la folie de l'imbuvable Francky, et même sans Tonio. Même sans Tonio.
Il savait ce que lui devrait faire, il savait que s'il se retournait, maintenant, et le pardonnait, complètement, alors il y aurait encore une chance pour eux, une chance pour le groupe. Mais il ne s'en savait pas capable. Fredo croyait très profondément qu'il ne savait pas pardonner une telle trahison, un tel mensonge. Les chansons étaient bien belles, c'était Francky qui avait raison, c'était l'ego d'abord, et le reste après. Malheureusement dans son cas quelle que soit l'option son ego, son moi tombait en miettes, un véritable crumble de lui-même répandu sur la scène.
Le jean était attaché, il n'osait pas fermer sa chemise et jouait avec le maquillage étalé devant lui. Il jouait à s'observer attentivement dans l'écran de verre poli, quand celui-ci était réellement ce qu'il était : un écran, entre lui et l'autre, entre lui et lui-même. Il craignait plus que tout que ce moment soit le dernier, que s'il achevait là sa sortie de scène, sa sortie de costume, alors ils n'aient plus d'excuses pour rester là à attendre et à s'observer sans l'admettre.
Son esprit déroula les options possibles, les unes après les autres. Il se vit fermer sa chemise et sans un regard pour l'autre, passer la porte la tête baissé. Rejoindre les fans, les autres, la foule et sourire dans le plaisir de la reconnaissance mutuelle et du travail bien fait - comme si. Comme si des adieux pouvaient être bien fait. Mais il ne se voulait pas vaincu, il n'était pas coupable, bordel ! Il se vit se retourner et lui faire face, à peine, suffisamment pour qu'il soit admis qu'il y avait là du désir, du désir chaud prêt à être consommé, sur le champs, sur le lit, dans cette loge exiguë et sans ce jean mal taillé. Il se vit l'embrasser en se frottant à ses joues mal rasée de tristesse, s'enfoncer dans la tendresse de ce regard suppliant, lui faire enlever cette tenue de scène qu'il n'avait pas quittée encore. Mais tout en déroulant la scène il la sentait fausse et il savait que même son corps ressentirait alors en le touchant ce qu'il lui avait fait, qu'il ne pouvait pas se donner comme ça, comme si de rien.
Et les rouages de son esprit tournaient trop lentement, il aurait voulu une solution exacte là, tout de suite, et la seule à disposition lui était impossible.
Il abandonna les boutons de sa chemise qu'il manipulait avec maladresse, et se retourna une nouvelle fois, bien droit, inspira une grande goulée de l'air enfumé de la loge :
-Si tu penses, que je voudrais qu'on recommence... Oui, j'en chie.
Tonio laissa échapper un sourire malgré son regard de chien battu qui ne le quittait pas.
-Ecoute. Je comprends ton attitude, et je me suis déjà excusé, alors... Je tenais juste à ce que tu saches que si je pars en même temps que Franck, je ne pars pas avec lui. Que notre histoire aura plus compté pour moi que toute l'aventure de ce groupe, et que les erreurs que j'ai commises n'y changent rien.
Il semblait crisper son visage, les yeux écarquillés en disant ça comme s'il se retenait de crier, ou de pleurer.
Fredo tendit la main vers lui, sans l'effleurer, la remit dans sa poche comme un jouet dont on ne sait que faire, et soupira. Non, il ne savait pas l'excuser.
Tonio avança la tête vers lui, l'embrassa à l'angle des lèvres, et il sentit le piquant de sa barbe sur sa lèvre supérieure, puis les lèvres partirent, et la porte tourna doucement sur ses gonds en se refermant.


...
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: C'est un p'tit pardon, perdu tout au fond...   Lun 15 Déc - 17:15

...

Eh bien, encore une jolie petite perle que tu nous auras crachée là sous les chaos du train.

C'est tout de même incroyable, cette capacité que tu as à filtrer ton écriture dans le fandom que tu traites. Tu écris wriggles. Pas parce que tu écris comme les paroles de leurs chansons, je veux dire. Tu écris leurs costumes, leurs tronches, leurs membres disparates, mal assortis, clownesques. Ca mérite vraiment d'être admiré. Une image en particulier m'a définitivement plu:
Citation :
la remit dans sa poche comme un jouet dont on ne sait que faire
C'est exactement ça, ce que j'appelle "écrire wriggles".

Le crumble aussi était une image frappante, qui, oserai-je dire au risque de passer pour une cuistre, les intronise en personnages plus qu'en personnes. Ils ne sont finalement que ça, pour nous, et c'est en partie pourquoi les vêtements civils sont si inadéquats sur eux... Bon, je ne suis pas certaine que tu pensais à la même chose en l'écrivant, mais c'est en tout cas ce que ça m'évoque, de mon côté. Tout ce qui en fait des personnes en fait, dans ce petit fragment, est problématique.

J'avoue ne pas avoir complètement adoré le discours de Tonio (Pitié, mon petit Pinec, ne te mets pas en miettes toi aussi!! Je m'en voudrais que l'évocation d'un détail te mène à la flagellation et à l'hésitation!). Je l'ai trouvé un peu standardisé... je ne voyais pas Tonio s'en sortir avec des expressions aussi conventionnelles. Mais encore une fois, peut-être est-ce un effet voulu pour reprendre l'aspect civil-personne-ego-inadéquat, en réponse à la réplique de Fredo, elle totalement ancrée dans le ton décalé de leurs "personnages"? Si tel est le cas je m'incline, parce que ça peut tout à fait fonctionner dans cette perspective.

En tout cas merci. Moi-même qui aime beaucoup le Tonio/Fredo, je trouve qu'on en manque cruellement. Et chapeau pour ce petit texte qui leur va... comme un gant.

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Pinec
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MessageSujet: Re: C'est un p'tit pardon, perdu tout au fond...   Lun 15 Déc - 19:26

La Halfeline a écrit:
...

Eh bien, encore une jolie petite perle que tu nous auras crachée là sous les chaos du train.
Tu confirmes donc que les trains sont des lieux merveilleux ? ^_____________^

J'apprécie le compliment énorme que tu me ponds là, en commentant la justesse de mon écriture, parce que je crois que c'est vraiment un but majeur pour moi... (Peut-être même à mon niveau littéraire et dans le cas précis de la fanfiction, le but.)

Alors pour le coup, tu m'impressionnes (ou bien est-ce moi qui ?)... Le crumble, et d'ailleurs le texte général, je l'ai effectivement complètement écrit sous la forme de Wriggles-personnages et non de Wriggles-personnes, ce qui me paraissait à la fois impossible et incorrect les connaissant plus ou moins.

Tonio, moi non plus, je ne l'ai pas apprécié fortement, j'ai pirouetté quelque part parce que je ne lui trouvais pas de mots parfaitement justes, et (merci pour le crumble-Pinec ^^) sur l'idée que c'était vraiment un résumé de discussions précédentes, réelles ou imaginaires, un espèce de plat parce qu'il n'était pas d'autre possibilité en vue, et qu'il repartait sur la pensée précédente de Fredo, je suppose... mais non, ce n'était sûrement pas aussi bien pensé que tu l'as imaginé, je ne suis pas réellement capable de réflexion quand j'écris, je dirais que ça tient plus du ressenti liquide de l'écriture, et donc... ça passe ou ça casse ^^'.

Citation :
En tout cas merci. Moi-même qui aime beaucoup le Tonio/Fredo, je trouve qu'on en manque cruellement. Et chapeau pour ce petit texte qui leur va... comme un gant.
(Tu ne trouves pas ça étonnant de ma part ce pairing ? Je me suis personnellement complètement pris de court, cette fois en écoutant 'ne rencontres pas les artistes' de Tachan...)
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: C'est un p'tit pardon, perdu tout au fond...   Mer 31 Déc - 10:25

Citation :
Tu confirmes donc que les trains sont des lieux merveilleux ? ^_____________^
Tout à fait. Et ils le seraient encore plus si on parquait les familles avec des enfants en bas âge dans un wagon spécial.

Citation :
Tu ne trouves pas ça étonnant de ma part ce pairing ?
Que si, j'ai été choquée. Mais je me suis dit que la fluffiness du Fredo t'avait gagné malgré toi. ^^ En tout cas, je trouve ça très bien.

Je suis contente que tu aies apprécié ma review, dans laquelle j'ai essayé d'être aussi précise que possible dans mon ressenti. Et bien évidemment je t'encourage à continuer sur cette formidable lancée littéraire! thumright

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