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 Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses

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Pinec
Lilitu à la lanterne
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Mer 10 Déc - 21:34

La Halfeline a écrit:
Oooooh Pinec, ça m'a rendue follement niaise de joie de voir que tu avais laissé un commentaire à cette petite saga! Mr.Red Mr.Red Mr.Red
C'est gentil d'avoir pensé à moi. *fait un petit bond pour hugger joyeusement le Pinec*
Et toi à moi ! *adoooore l'introduction au dernier ajout* *se dit que le mâle va vraiment râler* *glousse*

Citation :
Il n'est pas meilleure entrée en matière pour me faire d'emblée glousser d'auto-satisfaction extatique.
Je t'avoue que je m'en doutais... Mais ça n'en était pas moins sincère et spontané !

Citation :

Oh! Tu peux parler, je t'ai bien vu demander à bénéficier des joies du voyeurisme de Jack/Ianto! bounce
Zut. Je sentais que j'allais me faire griller sur ce coup là... *vive Torchwood*

Citation :
Oh, et pour ce qui est des détails... en effet. Disons qu'au départ cette fic est plutôt destinée au mâle, puisque c'est avec lui que nous avons commencé le trip d'Abruzzi, Teddy et leurs canetons. Aussi estime-je que de féroces ruades entre pédophile et mafioso n'est peut-être pas ce qui l'intéresserait le plus.
Rôh ! Quelle injustice ! Ce n'est pas parce qu'on écrit pour une personne que, si on fait partager à tous, on ne se met pas alors à écrire pour tous ! Non mais ! (Il faut avouer que c'était un peu frustrant, après, tu sais que les organes génitaux masculins étallés partout, ce n'est pas non plus l'extase personnelle, mais un peu plus de croustillant, quoi ! ^^ ^^)

Oui, je sais, pour Froggy... *soupire* (Dommage que TOUT le monde ne le sache pas, c'est vrai, on va faire des campagnes d'affichage !) Mais malheureusement je passe déjà du temps sur internet, un temps peut-être un peu trop étendu, alors je préfère me concentrer sur mes auteurs que j'aime vraiment sans aller me perdre dans les dédales de liens (bien que sans aucun doute savoureux) parce que j'y passerai toutes mes nuits... Comme autrefois.

Citation :

Lol, pour le coup ce serait plus au t-bagisme... ^^' En tout cas contente que ça t'ait plu.
Je n'ai pas pu m'empêcher de voir Beecher, je sais, ce n'est pas correct ^^.

Citation :

Aw, alors comme ça tu aimes bien le p'tit dernier?
Ne serait-ce qu'à cause du 'cocktail' et de ses suites... ! Mr.Red

Citation :

Hm, tu es fin. J'avoue: John Abruzzi, c'était moi. Rolling Eyes
Ah !
... Tu as fait des trous dans ta balance, aussi ? ^^'

Mais de rien pour cette review, et merci pour ces merveilleux petits moments de bonheur...

D'ailleurs...
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Pinec
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Mer 10 Déc - 22:04

La Halfeline a écrit:
En attendant de plus amples facéties d'une halfeline heureuse... Voilà pour toi, quignon de mon coeur!
C'était trop kiki il fallait que je quote !


Citation :
Les garnements venaient collecter en une sage file indienne leurs pyjamas respectifs,
Là j'avoue c'est du hors sujet mais c'est toi que j'imaginais, PetiteHalf collectant son pijama rouge ^___^.
Bon, j'essaie d'éviter de tout quoter juste pour pousser des cris de mignottement ou d'extase (Guantanamo ! Hourra !)...

Citation :
– à moins que T-bag n’accepte de maîtriser lui-même la chair de sa chair une fois de plus, en l’étouffant sous une peluche de crocodile géante jusqu’à ce qu’elle se calme, ou tout du moins n’ait plus la force suffisante pour hurler et donner des coups de pieds.
Ah, la façon paternelle et tendre qu'on les meurtriers violeurs récidivistes de s'occuper de l'éducation de leurs enfants... ^______^ (Et comme Papa Mafioso laisse bien faire... Mr. Green )

Citation :
Jimmy lui adressa le plus beau sourire qui soit sur le visage d’un enfant
The eyes of a child?
...
xD
Non, sérieusement, un visage d'enfant peut être beau et expressif même sans sens sexuel ?

Citation :
Il évalua d’un coup d’œil discret la distance de décalage qu’il pouvait se permettre, déglutissant un peu à la vue du mollet nu qui oscillait gentiment sur le bord du canapé, sous la chemise de nuit Pierre Lapin.
C'est une manière fort charmante d'aborder le désir sexuel enfantin, en bon italien Dino rougit à la vue d'une cheville...

Pour Teddy et ses sous-vêtements, avoue que c'est toi qui voudrais l'avoir comme ça dans ta chambre !?

Citation :
Dino sentit le monde s’écrouler autour de lui, ainsi qu’une haine absolument définitive à l’égard de son ignoble papa bouillonner quelque part dans la région de l’estomac.
Quoi, il est jaloux ? ... Il voudrait se faire violer aussi ?

Et puis sinon, thumbs up pour avoir casé de la propagande sur Disney et la Saint Valentin dans ta soi-disant innocente vignette ^^.

Citation :
A cela T-bag ne sut trop que répondre. Un sourire ironique ne suffit pas à masquer sa perte momentanée de contenance. En un instant, une fillette de huit ans avait fait mieux que tout un gang d’aryens endurcis en l’espace de plusieurs années… Quelle tristesse. Le pédophile se racla la gorge.
Ca c'était une vraiment jolie image de T!
(Oui, la faiblesse d'un homme, c'est chouette, je suis un stéréotype, et alors ?)

Citation :
- Oublie ça, ma puce.
Là j'ai plus tiqué, je sais pas si c'est le mot lui-même (ou le fait que je m'attende forcément à de l'anglais)... ^^'

Citation :
- Ca se peut pas ! rétorqua-t-elle avec un chantonnement de défi.
- Tu crois ça ? Touche, tu verras par toi-même…
*ronronne*

Citation :
Il avait suffit d’un Tim Burton et d’un pot de confiture de lait pour qu’il finisse dans le giron de Bagwell à lui sucer les doigts toute la soirée.
(Oui évidemment c'est sur les passages purement pédophiles que je m'arrête le plus...) Je sais pas, c'est encore toi avec tes petits détails à la hobbit, mais le coup de la confiture de lait est tellement précis et donc d'autant plus sexy sur les genoux de Teddy...

(Et le bon sens du Disney raciste, selon Theodore ! ^________^)

Citation :
Le débat avait visiblement dégénéré si l’on en jugeait par les coups de patte hilares que lui donnait la fillette, tandis que le sociopathe la tenait en respect en chatouillant simplement son ventre d’une seule main.
Tu nous (m')écrit un Vrai One Shot pédophile avec T-Bag ? *yeux pleins d'étoiles*

Je quote moins encore parce que je m'étale et que c'est dans un autre post, mais... J'adore le T-Bag qui est tellement naturel qu'il ne comprend pas pourquoi il se fait vilement traîner dehors par la peau de l'oreille...

Et la petite alternance niaiserie Disney/scène haute tension dans la voiture... Mr.Red Qui, tu vois cette fois, en laisse plus savoir que dans la fameuse salle de classe ! ^^ (Ah ah, c'est qui Rose ?)

Et le pragmatisme pornographile in-character de Teddy me fait doucement saliver...

Citation :

- … Theodore ?
- Mh ?
- Tu es venu sur la banquette en cuir toute neuve ?
- … Non… ?
drunken

Citation :
post-orgastique
Ca se dit ? Je croyais que c'était orgasmique. ?

Citation :
- John, si je dois jouir encore une fois ce soir, je vais probablement passer l'arme à gauche, rétorqua T-bag en le considérant, l'air désabusé.
Au final le plus impressionnant dans cette série (tes vignettes, pas PB évidemment) c'est que tu arrives à les garder tellement in-character même dans cette situation hallucinante de PapaPD. ^^
Congrats ! En attendant la suite......
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Jeu 11 Déc - 15:37

Citation :
Ce n'est pas parce qu'on écrit pour une personne que, si on fait partager à tous, on ne se met pas alors à écrire pour tous !
Hm, tu as raison mon cher. Ecoute, j'en prends bien note.

Citation :
mais un peu plus de croustillant, quoi ! ^^
Damn. Une fille sur ff.net m'a fait la même remarque, en disant qu'on avait pas vraiment l'impression qu'ils étaient "ensemble". En même temps, je ne vais pas les faire gazouiller et bécoter comme deux béjaunes géniteurs du MDS. Plus de grivois, donc, y a pas le choix. Hmm... je ne garantis pas l'opulence, parce que ce n'est pas trop le but de l'opération, mais je garde à l'esprit.

Citation :
Je n'ai pas pu m'empêcher de voir Beecher, je sais, ce n'est pas correct ^^.
En même temps, je ne suis pas sûre que T-bag soit très correct non-plus lorsqu'il s'adonne à sa spécialité... Rolling Eyes

Citation :
Ne serait-ce qu'à cause du 'cocktail' et de ses suites... !
Pauv bidou, n'empêche. Ca doit pas être facile d'être ainsi l'objet perpétuel du doute... A moins qu'au contraire, cela lui offre plus de champ d'action parce qu'il n'a pas de compte à rendre à l'une des figures paternelles en particulier? Grande question... faudra que j'étudie ça dans une vignette à venir.

Citation :
... Tu as fait des trous dans ta balance, aussi ? ^^'
Non, hélas. La seule différence entre Abruzzi et moi, c'est que je n'avais pas de beretta... Hem

Citation :
c'est toi que j'imaginais, PetiteHalf collectant son pijama rouge ^___^
Aw, c'est mimi Pinec. ^^ Peut-être que si je me mettais sur les genoux à la fin de la file indienne Brubruzz ne ferait pas attention?

Citation :
Ah, la façon paternelle et tendre qu'on les meurtriers violeurs récidivistes de s'occuper de l'éducation de leurs enfants...
Ouais ben n'empêche que si tous les parents étaient comme T-bag, les moutards feraient moins chier dans les trains.

Citation :
(Et comme Papa Mafioso laisse bien faire... Mr. Green )
Lol! Papa Mafioso a été élevé à la dure lui aussi, donc ça ne lui paraît pas such a big deal. Après tout les enfants doivent se taire quand leurs parents le leur disent. ^^'

Citation :
Non, sérieusement, un visage d'enfant peut être beau et expressif même sans sens sexuel ?
Seulement ceux des enfants de Bagwell et Abruzzi.
Pour les autres, non.

Citation :
en bon italien Dino rougit à la vue d'une cheville...
Ouiii...! ^___________^

Citation :
Pour Teddy et ses sous-vêtements, avoue que c'est toi qui voudrais l'avoir comme ça dans ta chambre !?
Nah-ahn! *triture son pyjama à rats* Je... En fait au départ j'avais mentionné le pyjama à nounours de Dino, et je l'ai ramené au tout début pour montrer un petit mecton déjà très fiérot-macho, qui ne se montre pas devant une fillette ainsi infantilement vêtu. Puis j'ai pensé qu'il pourrait être follement drôle que T-bag le devance en se pavanant avec des sous-vêtements à ours en peluche, non seulement sexy mais aussi diablement attrayants pour une gamine dont l'amour des nounours n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Et... voilà. C'est venu comme ça. Et je me suis éclatée à jouer l'entrée en scène en travelling de bas en haut - il ne manquait plus que Mailine pour nous jouer un petit accord de saxo en fond. Mais voilà, c'est très réfléchi comme démarche!! Rien à voir avec les débordements de ma libido infantile!

Citation :
Quoi, il est jaloux ? ... Il voudrait se faire violer aussi ?
*s'explose de rire*
Pauvre Dino! Naaan, comme je le disais à Litany, il faut bien qu'il y ait tout de même une forme d'évolution dans ce qui reste de la famille Bagwell. J'espère que ça ne perturbe pas trop les mômes que papa Teddy ne les désire pas (lol, c'est exactement ce qui se passe dans un South Park: Mr Garrison va visiter sa famille en pleine cambrousse sudiste, et se confronte enfin à son père... lui demandant des comptes concernant le fait qu'il ne l'ait jamais violé étant petit et le terrible dégoût de lui-même que cela a engendré dans sa vie).

Citation :
thumbs up pour avoir casé de la propagande sur Disney et la Saint Valentin
Mr.Red
(Through the eyes of a pedophile... The world seems rational...)

Citation :
Là j'ai plus tiqué, je sais pas si c'est le mot lui-même
Ah, pourtant le T-bag français l'utilise (d'ailleurs une fois pour Tweener, si je me souviens bien... Laughing ). J'avoue qu'au contraire de mon côté, je trouve qu'il sonne assez bien dans sa bouche, car il offre la possibilité de susurrements... *petits yeux fermés par le délice*

Citation :
*ronronne*
Ah ah! J'étais sûre que tu allais quoter ce passage Mr. Green .

Citation :
le coup de la confiture de lait est tellement précis et donc d'autant plus sexy sur les genoux de Teddy...
Oooh quelle merveilleuse assonance!
Effectivement, je me disais bien que ce passage de plairait aussi. Note, je l'ai bien enjoyé aussi. ^^' Il faut dire que l'image est relativement yummi, et surtout on imagine Teddy si heureux! Mr.Red

Citation :
Tu nous (m')écrit un Vrai One Shot pédophile avec T-Bag ? *yeux pleins d'étoiles*
Lol! Je pense effectivement que je te l'écrirai avec plaisir, mais que j'aurai le bon goût de ne pas le publier. J'ai déjà été éberluée par des gens qui n'avaient aucune capacité d'appréhension du second degré et faisaient chier tout leur monde pour moins que ça... Rolling Eyes
Ce serait pédophile jusqu'à quel point? ^^'

Citation :
Qui, tu vois cette fois, en laisse plus savoir que dans la fameuse salle de classe !
*à son tour de ronronner tandis que Pinec lui gratte la tête*

Citation :
Ca se dit ? Je croyais que c'était orgasmique. ?
On peut dire les deux, et comme je suis très snob, j'emploie le plus improbable.

Citation :
tu arrives à les garder tellement in-character même dans cette situation hallucinante de PapaPD. ^^
Oh merci merci, ça me fait tellement plaisir! *hug Pinec et s'en va s'habiller pour aller à l'école*

...
Je réitère quand même: cette longue review était vraiment fort sympathique. On s'en lèche les doigts avant de lire et on glousse, on ricane, on sourit aux corneilles... que du bonheur, n'est-ce pas petit Maytag-poupée? MERCI!

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Pinec
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Jeu 11 Déc - 16:23

Citation :

Damn. Une fille sur ff.net m'a fait la même remarque, en disant qu'on avait pas vraiment l'impression qu'ils étaient "ensemble". En même temps, je ne vais pas les faire gazouiller et bécoter comme deux béjaunes géniteurs du MDS. Plus de grivois, donc, y a pas le choix. Hmm... je ne garantis pas l'opulence, parce que ce n'est pas trop le but de l'opération, mais je garde à l'esprit.
Je n'irais pas jusque là - je n'attends certainement pas l'exactitude clinique, - mais comme tu l'as vu tes sous entendus étaient plus appréciés quand étayés. Smile

Citation :
Pauv bidou, n'empêche. Ca doit pas être facile d'être ainsi l'objet perpétuel du doute... A moins qu'au contraire, cela lui offre plus de champ d'action parce qu'il n'a pas de compte à rendre à l'une des figures paternelles en particulier? Grande question... faudra que j'étudie ça dans une vignette à venir.
J'allais répondre, mais je préfère attendre la vignette, je ne voudrais pas t'influencer ! ^^

Citation :

Non, hélas. La seule différence entre Abruzzi et moi, c'est que je n'avais pas de beretta... Hem
*imagine la petite Half avec un grand flingue à la ceinture, le brandissant que le mâle lui suggère des Baron Harkonen/Pippin, et tirant dans les posters de Pretty et de Sam*

Citation :

Aw, c'est mimi Pinec. ^^ Peut-être que si je me mettais sur les genoux à la fin de la file indienne Brubruzz ne ferait pas attention?
Je suis sûre que tu pourrais dicrètement te faire porter et amener dans la chambre commune... Mr.Red

Citation :

Ouais ben n'empêche que si tous les parents étaient comme T-bag, les moutards feraient moins chier dans les trains.
Mais c'était un compliment !

Citation :

Seulement ceux des enfants de Bagwell et Abruzzi.
Pour les autres, non.
Ta réponse me ravit...

Pour le pijama et les nounours, oui, j'avais perçu le filigranne des oursons et des pijamas, n'empêche que cette scène était perçue par des yeux Halfelins...

Garrison tu me l'avais déjà raconté Wink

Citation :

Mr.Red
(Through the eyes of a pedophile... The world seems rational...)
Tu as la chanson entière ? *yeux pleins d'étoile*

Citation :

Ah, pourtant le T-bag français l'utilise (d'ailleurs une fois pour Tweener, si je me souviens bien... Laughing ). J'avoue qu'au contraire de mon côté, je trouve qu'il sonne assez bien dans sa bouche, car il offre la possibilité de susurrements... *petits yeux fermés par le délice*
Il faudrait que je le voie sur son visage, je suppose... ^^ (A bas la VF !)

Citation :

Lol! Je pense effectivement que je te l'écrirai avec plaisir, mais que j'aurai le bon goût de ne pas le publier. J'ai déjà été éberluée par des gens qui n'avaient aucune capacité d'appréhension du second degré et faisaient chier tout leur monde pour moins que ça... Rolling Eyes
Ce serait pédophile jusqu'à quel point? ^^'
... Autant que possible... ?
(Je comprends ta discrétion, il ne faudrait pas que tu perdes ta réputation de tellement adôrable LOTReuse ^^ ... Joking.)

Citation :

*à son tour de ronronner tandis que Pinec lui gratte la tête*
*s'incline*

Citation :

On peut dire les deux, et comme je suis très snob, j'emploie le plus improbable.
Je suis ravi d'apprendre, ô grande Halfeline !

Citation :

...
Je réitère quand même: cette longue review était vraiment fort sympathique.
^^ Mais ton texte de même !
Et puis je sais que tu apprécie les reviews, alors quand je peux t'en donner... ^^
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Jeu 11 Déc - 19:18

Citation :
imagine la petite Half avec un grand flingue à la ceinture
Comme sur la fameuse photo de moi en terroriste israélienne, un peu? ^^

Citation :
le brandissant quand le mâle lui suggère des Baron Harkonen/Pippin
Oh mon Dieu qu'est-ce que je m'étais sentie mal... -_-' Heureusement que l'intéressé l'a bien pris. De toute façon c'est simple, je n'aurais pas pu. (... dit la fille qui promet d'écrire des one shots pédophiles...)

Citation :
Je suis sûre que tu pourrais dicrètement te faire porter et amener dans la chambre commune...
Ouiiii... Je me mettrai dans le vieux lit à barreaux de Caligula, et je ferai semblant de dormir en suçant mon pouce... héhéhééééé....

Citation :
Mais c'était un compliment !
Oh j'imagine bien! Ma harrangue était destinée à la face du monde.

Citation :
Garrison tu me l'avais déjà raconté
Ah mince je ne m'en souvenais pas du tout! Bah, vous devez commencer à avoir l'habitude... Il est très fréquent que je ne sache plus à qui j'ai raconté quoi. Maudit

Citation :
Tu as la chanson entière ? *yeux pleins d'étoile*
Lol! Je crois qu'en définitive, il n'y a pas grand chose à changer, tu sais...

The eyes of a pedophile... so comforting and sure...
A pedophile's heart is full of songs...
Take kids' tiny hands, and lead them to the lane...
As adults we see pain in his touch
And it sometimes... don't seem faaair...

(*agite les bras avec une lente emphase*)
'Cause through the eyes of a pedophiiile...
The world seems rational...
There's a sparkle in their eyes
As soon as they catch sight
Of short pants or white sooocks...
The beauty of their smile...
(images successives de Teddy heureux dans une lumière éblouissante)
Adventurous and wild...
He's sometimes kinda gay
But it doesn't seem that way
Through the eyes of a pedophile...

So don't give up... even when the lane seems looong...
Just find that child inside of which
Yeah the climax you'll reach!
Spread your wings and fly
To the closest school
If you want I can even give you a lift to the paddling pool
For like twelve kisses

'Cause through the eyes of a pedophiiile...
The world seems rational...
There's a sparkle in their eyes
As soon as they catch sight
Of short pants or white sooocks...
The beauty of their smiiiile...
Adventurous and wild...
He's sometimes kinda gay
But it doesn't seem that way
Through the eyes of a pedophile...

Got a lolly in my hand...
I've got a lolly'n my hand...
I've got a lolly'n my hand! But still I can't catch you...
Lolly'n my hand! Where are you goin' kid?
Lolly'n my hand! I'm sneaking up behind you...
Lolly'n my hand! Don't turn around now!
Cause I'm right there, I'm sneaking up behind you.

...

THROUGH THE EEEEYES OF A PEDOPHIIILE!!!
The WOOORLD seems raaational!!
There's a sparkle in their eeeyes
As soon as they catch sight
Of pigtails or school neckties...
The BEAUUUTY OF THEIR SMIIILE!!!
Adventurous and wild...
He's sometimes kinda gay
But it doesn't seem that way
Through the eyes of a pedophile...

He's sometimes kinda gay
But it doesn't seem that way
Through the eyes of a pedophiiiile...




...
Honte

Citation :
... Autant que possible... ?
Quoi tu veux que T-bag se glisse dans une maternité et se masturbe avec des bébés?

...
Oh mon Dieu.

*s'enfuit en courant*

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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Jeu 11 Déc - 21:27

Citation :
Comme sur la fameuse photo de moi en terroriste israélienne, un peu? ^^
Plus en une sorte de Pippin fraîchement adoubé meet Juno meet Hard Candy meet Sacha (Pokémon) ... Clear enough?

Citation :
Oh mon Dieu qu'est-ce que je m'étais sentie mal... -_-' Heureusement que l'intéressé l'a bien pris. De toute façon c'est simple, je n'aurais pas pu. (... dit la fille qui promet d'écrire des one shots pédophiles...)
Mais ! Tu compares quelque part dans cette phrase T-Bag avec le Baron Harkonen !
(Et puis c'est vachement mieux, les pédophile... On pourrait faire un Billy-violeur-de-Pippin-gosse ? ... dehors )

Citation :

Ouiiii... Je me mettrai dans le vieux lit à barreaux de Caligula, et je ferai semblant de dormir en suçant mon pouce... héhéhééééé....
Rolling Eyes Pourquoi était-il nécessaire que dans cette phrase tu suce ton pouce ?
Non mais je vous jure.

Citation :

Ah mince je ne m'en souvenais pas du tout! Bah, vous devez commencer à avoir l'habitude... Il est très fréquent que je ne sache plus à qui j'ai raconté quoi. Maudit
Et personne ne t'en veux, en plus comme tu sais moi j'en oublie beaucoup, alors ça m'arrange ^^.

Citation :

Lol! Je crois qu'en définitive, il n'y a pas grand chose à changer, tu sais...
Formidable ! Je vais l'apprendre par coeur et la chanter sur la musique ! ^^
Citation :

Quoi tu veux que T-bag se glisse dans une maternité et se masturbe avec des bébés?

...
Oh mon Dieu.

*s'enfuit en courant*
Mais dis donc tu te dévergondes ! Espèce de petite coquine !
(Ben... Les bébés c'est quand même moches et pas traumatisables visiblement... )
(Proposition suivante ?)
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Jeu 11 Déc - 22:05

Citation :
Plus en une sorte de Pippin fraîchement adoubé meet Juno meet Hard Candy meet Sacha
... Wouah!
Ca me plait. ^^

Citation :
On pourrait faire un Billy-violeur-de-Pippin-gosse ?
OMG sick! >_<

Citation :
Pourquoi était-il nécessaire que dans cette phrase tu suce ton pouce ?
De deux choses l'une:
1: Pour faire plus crédible en tant qu'enfant endormie
2: Parce que j'aime sucer mon pouce

Citation :
Je vais l'apprendre par coeur et la chanter sur la musique ! ^^
Oh, comme c'est mignon à imaginer! *bat des mains* Si je m'étais doutée que je te ferais chanter avec mes facéties!

Citation :
(Ben... Les bébés c'est quand même moches et pas traumatisables visiblement... )
Tout à fait... surtout très moche. *frissonne* Gross...

Citation :
(Proposition suivante ?)
Ben tout dépend justement du "pédophile à quel point".
Je peux te proposer un développement des aventures de Tomy et la confiture de lait. Ou alors il se trouve que j'ai en tête depuis un petit moment un concept, pour l'heure conservé en arrière-plan vu les nombreux projets plus urgents qui vont s'embouteiller au moment des fêtes et de janvier. Il s'agissait d'une interaction entre Theodore et un garçon de 14 ans levé à la sortie d'un collège. Pour le coup le format s'annonçait un peu plus long qu'un one shot, cela dit. A toi de me dire quel genre tu préfères... sachant que l'un annoncerait volontiers de l'érotisme introspectif dans la plus pure tradition du smut psychologique à propos duquel le mâle aime à me taquiner, quand j'aurais du mal à ne pas faire partir un truc avec petit mioche en sucette (... Maudit j'ai pas fait exprès).

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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Ven 12 Déc - 13:11

La Halfeline a écrit:
OMG sick! >_<
Mais ! ^^'

Citation :

De deux choses l'une:
1: Pour faire plus crédible en tant qu'enfant endormie
2: Parce que j'aime sucer mon pouce
N'empêche que vu les sens freudien de cet acte, le fait que tu le fasses en regardant un mafioso et un pédophile se papouiller...

Citation :

Oh, comme c'est mignon à imaginer! *bat des mains* Si je m'étais doutée que je te ferais chanter avec mes facéties!
Non mais c'est vrai qu'elle est bien cette version... On a un hymne du forum ? ^^

Citation :

Ben tout dépend justement du "pédophile à quel point".
(...) sachant que l'un annoncerait volontiers de l'érotisme introspectif dans la plus pure tradition du smut psychologique à propos duquel le mâle aime à me taquiner, quand j'aurais du mal à ne pas faire partir un truc avec petit mioche en sucette (... Maudit j'ai pas fait exprès).
Alors... 14 ans, c'est quand même vieux... Et pour ce qui est de Tomy, en fait... J'aimerais bien, mais ça pourrait être mieux si c'était complètement sorti des aventures des PDpapas... (Enfin, je dis ça parce que tu me demande, hein, tout sera le bienvenu ^^). Pour moi un T-Bag pédophile serait avec un enfant random tant que traumatisable (mais un petit garçon de préférence)... De disons... Un âge comportant un seul chiffre. Et le petit garçon devrait être réellement traumatisé, c'est à dire que ça ne peut pas être subtil, du moins ça doit dépasser un certain point.
... Mais si tu écris plus long qu'un one-shot avec un traumatisme de petit ado, c'est merveilleux ! (Tu veux pas lui enlever 2-3 ans ? ^^')
...
Honte
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Ven 12 Déc - 19:23

Citation :
N'empêche que vu les sens freudien de cet acte, le fait que tu le fasses en regardant un mafioso et un pédophile se papouiller...
Damned, je suis démasquée!

Citation :
On a un hymne du forum ? ^^
Hem ^^', pour la lutte contre l'assimilation des pédés aux pédos, on repassera par contre...

Citation :
Et le petit garçon devrait être réellement traumatisé, c'est à dire que ça ne peut pas être subtil, du moins ça doit dépasser un certain point.
Voilà le problème. Ce n'est pas du tout une question de principe spécifique, mais disons que l'écriture de viol pur et dur n'est pas ma tasse de thé... Confused Autant la notion de rapt m'intéresse, autant détailler une scène de contrainte bête et méchante me gross out pas mal (sauf sur le ton du délire le plus décalé à la "Manège qui déménage"). Or s'il s'agit d'un petit nenfant à traumatiser, je ne vois guère comment faire autrement que par la brutalisation directe et... tout à fait généralement parlant, je n'aime pas trop. En revanche, je veux bien baisser l'âge du personnage que j'avais en tête jusqu'à 12 maxi. (Pour tout dire, c'est un perso que je vais reprendre d'un one shot de la chère Froggy, et dedans il est décrit comme ayant l'air d'un gamin de 12 ans, bien qu'il s'avère par la suite en avoir 14. Donc la négociation ne serait pas tout à fait malhonnête.) Je ne m'accroche pas aux rideaux par pédophilophobie, mais encore une fois parce que je tiens à ce que le principe soit celui de la séduction incorrecte agressive et non celui du "je t'attrape dans un sac et je te ramène chez moi pour pénétrer tous les orifices de ton corps, woopee!!". Or, pour que la chose soit crédible, il faut tout de même que la proie soit un minimum dans les premières affres de la sexualisation de sa personne.
...
*se rend compte qu'elle a pratiquement fait tout une conférence de la question*
Maudit Well, je pense que je tiens à ce que tu comprennes mon point de vue. J'espère que c'est le cas?
nieux de Sméagol

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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Sam 13 Déc - 0:52

Comme si tout le monde ne savait pas tes penchants pervers... On devrait te faire enfermer ! *balaye tout le forum du regard* *soupire* *tousse*

Citation :

Hem ^^', pour la lutte contre l'assimilation des pédés aux pédos, on repassera par contre...
Rolling Eyes C'est pas comme si on brassait du membre, hein ^^. (Non mais évidemment c'est pas bien, on le pense même pas... )

Citation :

Voilà le problème. Ce n'est pas du tout une question de principe spécifique, mais disons que l'écriture de viol pur et dur n'est pas ma tasse de thé... Confused
Pur et dur ? Je ne sais pas si même dans ma demande j'allais jusque là... Le moindre contact peut suffire à engendrer un traumatisme, même s'il est faussement banalisé lors de l'acte. *se souvient d'une scène de Law and Order SVU où le prof de piano aide son élève à se concentrer et lui passe la main dans le pantalon en même temps en lui disant juste de continuer à bien s'appliquer sur les touches (le gamin est vraiment petit, au début ^____^)*

Citation :
En revanche, je veux bien baisser l'âge du personnage que j'avais en tête jusqu'à 12 maxi.
Parce qu'avant douze ans, on est pas encore dans les affres de la sexualisation, 'de sa personne', en plus ? ^^ La sexualisation des autres, je ne dis pas...
(Ceci dit 12 ans c'est déjà bien ^^ ^^... C'est juste que je voulais que T-Bag puisse enfin passer la sixième...)

Mais oui je comprends, je ne t'accuse pas de pédophilophobie (Lilith, cette phrase en traumatiserait plus d'un !), et puis tu n'as pas besoin de faire tes yeux de sméagol pour me séduire, voyons... thumright
(Et c'est bien les conférences !)
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Lun 15 Déc - 14:40

Citation :
*balaye tout le forum du regard* *soupire* *tousse*
Certes... Laughing

Citation :
Le moindre contact peut suffire à engendrer un traumatisme, même s'il est faussement banalisé lors de l'acte.
Oui mais... Autant sur le ton du délire, quand tu veux, autant sur un ton sérieux ça me... "eeeww"ed un peu. ^^' Désolée. Je suis plus inhibée que toi... Rolling Eyes Tout ce qui est abus ne relevant pas d'une stratégie pour faire plier la volonté, j'ai du mal (la volonté impliquant forcément la conscience de la chose...). J'en serais capable, contrairement au Harkonen/Pippin, mais disons que "j'aurais pô d'plésir" comme dirait Brenda.

Citation :
*se souvient d'une scène de Law and Order SVU où le prof de piano
Oh, je parie que ce n'était même pas Keller.

Citation :
Parce qu'avant douze ans, on est pas encore dans les affres de la sexualisation, 'de sa personne', en plus ? ^^ La sexualisation des autres, je ne dis pas...

Très juste, je ne me suis pas exprimée de manière adéquate. J'aurais dû préciser "sexualisation consciente". Disons qu'il faut que le jeune biquet que j'ai en tête (et qui apparaîtra également dans Ne réponds pas à ton père, d'ailleurs ^^, mais forcément sous un autre aspect...) soit un minimum attiré par, mon dieu, "la chose", pour que ça fonctionne.

Citation :
C'est juste que je voulais que T-Bag puisse enfin passer la sixième...)
Coquin! Utiliser mes propres arguments...

Citation :
Mais oui je comprends, je ne t'accuse pas de pédophilophobie (Lilith, cette phrase en traumatiserait plus d'un !)
... Probablement. ^^' Mais après tout, je suis sûre qu'encore aujourd'hui, nombre de Français moyens oseraient déclarer "Sans vouloir faire de la pédophilophobie primaire, je ne donnerais pas ma fille à un homme arrêté pour kidnapping et attouchements sur mineurs."

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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Lun 15 Déc - 19:17

Citation :
J'en serais capable, contrairement au Harkonen/Pippin, mais disons que "j'aurais pô d'plésir" comme dirait Brenda.
J'argumentais pour l'argument... Mais je comprends, et tu sais, je prône mais je n'ai pas écrit ^^'. Alors qui sait ? N'empêche que si tu n'en as pas de plaisir, ce n'est bien évidemment point la peine. Smile

Citation :

Oh, je parie que ce n'était même pas Keller.
Il est tellement bon père de famille dans cette série ça me traumatise >< !

Citation :
Très juste, je ne me suis pas exprimée de manière adéquate. J'aurais dû préciser "sexualisation consciente". Disons qu'il faut que le jeune biquet que j'ai en tête (et qui apparaîtra également dans Ne réponds pas à ton père, d'ailleurs ^^, mais forcément sous un autre aspect...) soit un minimum attiré par, mon dieu, "la chose", pour que ça fonctionne.
Je saisis et j'apprécie la rectification. Wink

Citation :

Coquin! Utiliser mes propres arguments...
Ah ah ! Telle est prise qui croyait prendre...

Citation :
... Probablement. ^^' Mais après tout, je suis sûre qu'encore aujourd'hui, nombre de Français moyens oseraient déclarer "Sans vouloir faire de la pédophilophobie primaire, je ne donnerais pas ma fille à un homme arrêté pour kidnapping et attouchements sur mineurs."
Ca sent le vécu ?
Parce que moi j'ai bien plus souvent entendu 'de toute façon il faudrait tous leur couper les couilles'... Kill
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Lun 15 Déc - 19:54

Citation :
Il est tellement bon père de famille dans cette série ça me traumatise >< !
*ne peut tout simplement pas imaginer... mais carrément pas du tout*

Citation :
Ah ah ! Telle est prise qui croyait prendre...
...
Pourquoi cette expression me donne-t-elle des images mentales bizarres?

Citation :
Ca sent le vécu ?
Ca sent le Desproges, surtout Mr. Green . Cf "Ne sombrons pas dans l'anti-nazisme primaire"

(J'aime ce type... mais heureusement que je ne l'ai pas connu, parce que voilà bien quelqu'un à qui j'aurais été parfaitement incapable d'aller parler, par crainte de lamentable insipidité.)

Citation :
j'ai bien plus souvent entendu 'de toute façon il faudrait tous leur couper les couilles'...
Oh mais les couilles il faudrait les couper à tous les violeurs de tous poils! ^^. Hem, enfin... disons que la "castration chimique" qui n'a de castration que le nom serait un minimum syndical.


Sauf pour T-bag, évidemment.

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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Jeu 25 Déc - 3:05

La Halfeline a écrit:

*ne peut tout simplement pas imaginer... mais carrément pas du tout*
... Malheureusement ils ne nous laissent pas le choix.

Citation :

...
Pourquoi cette expression me donne-t-elle des images mentales bizarres?
... Raconte.

Citation :
(J'aime ce type... mais heureusement que je ne l'ai pas connu, parce que voilà bien quelqu'un à qui j'aurais été parfaitement incapable d'aller parler, par crainte de lamentable insipidité.)
Je suis pas persuadé que tu puisses te sentir con, avec ce type...

Citation :
Oh mais les couilles il faudrait les couper à tous les violeurs de tous poils! ^^. Hem, enfin... disons que la "castration chimique" qui n'a de castration que le nom serait un minimum syndical.

Sauf pour T-bag, évidemment.
.......
... .
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Mer 31 Déc - 0:01

C'est ça, dis carrément que je suis de mauvaise foi!

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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Mer 31 Déc - 1:54

Je n'oserai pas, on est pas sur le bon forum ^^.
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Mer 4 Mar - 12:42

Première partie d'une vignette en deux morceaux. Very Happy (Mais non mais non, elles ne deviennent pas exponentiellement plus longues, c'est dans votre tête.)



A l’origine


- Je ne te le répèterai pas deux fois : signe… l’assurance.
John considérait son « client » de toute l’aigue-marine glaciale de ses yeux écarquillés, un peu par en-dessous, la main serrant son épaule d’une manière qui dérivait progressivement de la cordialité compatissante à l’intimidation impitoyable.
- Allez tous vous faire foutre, vous m’aurez pas comme ça ! se rebiffa l’homme en se dégageant sèchement de l’emprise pour se diriger vers la porte par laquelle on l’avait fait entrer, et qui affichait le panonceau « privé » au reste de la compagnie d’assurance. Celui qu’il avait pris pour un agent d’entretien patibulaire lui barra le chemin de son manche à balais, flegmatique.
- Allons, Rocco, je sais que ça doit te coûter, mais c’est toujours la meilleure solution ! Que ferait ta tendre épouse si tu venais à disparaître, Dieu t’en préserve ? émit Abruzzi, majestueux dans son beau costume de chez Valentino.
- Vous croyez qu’j’ai pas compris c’que vous magouillez ? Ecoute-moi bien, espèce de pourri, vous pourrez m’crever tant qu’vous voudrez, mais cette garce n’aura pas un centime, tu m’entends ?
John soupira, passa ses deux mains sur ses cheveux, puis adressa un petit geste las au concierge qui se saisit sans ménagement de la clientèle récalcitrante.
- Mais enfin, lâchez-moi !
Il fut assis de force sur une table basse miteuse abandonnée là, et l’affolement du pauvre bougre ne fut que renforcé à la vue de John Abruzzi sortant d’un recoin une grosse paire de pinces coupantes.
- AU SECOU… brailla-t-il avant d’être bâillonné par ce qui était, définitivement, un homme de main.
Le parrain se rapprocha, d’autant plus imposant à présent que pendait au bout de son bras un objet massif et tranchant. Il considérait l’homme avec gravité, quand son téléphone portable sonna les Noces de Figaro. Il s’interrompit en soupirant à nouveau.
- Oui ? répondit-il sur un ton un peu cassant.
- Bonjour, c’est l’agence de babysitting « Bouille à bisous » à l’appareil. Je vous appelle car il y a un contretemps en ce qui concerne la garde de vos fils, ce soir.
Abruzzi se massa le bas du front. Toujours des problèmes…
- Comment ça se fait ?
- La dernière demoiselle susceptible de s’en charger aujourd’hui s’est récusée. Vous savez, les maux de gorge circulent vite… suggéra la voix désagréable de l’employée.
- Et vous ne pouvez pas dégoter quelqu’un d’autre à mettre sur le coup ? C’est votre boulot, quand même. Si on ne peut même plus compter sur vos services…
- Eh bien sachant que votre… « ami » nous a spécifié qu’il ne voulait pas d’une afro-américaine pour garder ses enfants…
- Encore heureux, grogna le mafioso en s’affaissant sur la table basse à-côté de son pigeon, toujours tenu en respect.
- … vous comprendrez que ça ne nous facilite pas la tâche, en dehors du fait que c’est illégal et que nous vous faisons une faveur d’habitués en y cédant.
- Mademoiselle, vous savez très bien comment ça s’est passé la dernière fois que vous avez envoyé une jeune fille noire. Ca ne peut pas marcher, c’est tout. Nous vous en informons pour le bien de votre main-d’œuvre.
Lorsque T-bag était allé ouvrir la porte, le sourire déjà prêt au cas où la petite baby-sitter s’avère consommable, son visage s’était teinté d’effroi tandis qu’il avait passé en revue la couleur de chaque parcelle de peau visible. Caligula était venu s’accrocher à sa jambe et s’était exclamé, tout excité : « Oh, mon papa ! Tu nous as ramené une esclave ? ». Theodore avait été chiffonné mais, sur un regard de sa part enjoignant de laisser couler, il avait fini par balancer : « C’est ça, papa vous a ramené une esclave, faites-en ce que vous voulez » avant de franchir le seuil.
- Si vous le dites. En ce cas, nous sommes navrés mais nous serons dans l’impossibilité de vous fournir un service ce soir et… l’honnêteté me pousse à ajouter que cette occurrence sera probablement de plus en plus fréquente à mesure que vous faites le tour des différents membres du personnel.
Abruzzi raccrocha, et saisit le pied de son client pour retirer sa chaussure.
- Maintenant mon gars, si tu refuses de signer le contrat, ça risque vraiment de pas faire du joli… récita-t-il machinalement.
- Laissez-moi ! s’écria-t-il, étouffé par une grosse paluche. C’est moi qui me suis tapé tout le boulot et maintenant vous voudriez qu’je donne tout à cette conne ? Vous êtes dégueulasses !
- Ce qui est dégueulasse c’est de battre sa femme, stronzo, aboya vaguement le père de famille pour le faire taire, afin qu’il puisse se concentrer sur la résolution du problème.
On ne pouvait jamais compter sur les gens et leurs jérémiades…


- JE VAIS LE DIRE A MON PERE ! glapit Lincoln Junior en faisant irruption hors du bureau de Theodore.
Il rajustait l’un des boutons rouges de son sweat blanc qui, en fait d’être alignés en fermeture, ouvraient ça et là des échancrures et marquaient censément tous un point vital du corps humain.
- C’EST CA, ET PENDANT QU’T’Y ES ENVOIE-MOI AUSSI TON BEL ONCLE, QU’IL PUISSE ME L…
T-bag qui était sorti en trombe à sa suite, envoyant voltiger son joli chapeau à la The Mask, trébucha sur un trépied d’appareil photo et atterrit directement sur le lino du studio. Jeremy et Octavian, qui sortaient prendre leur déjeuner « en civils », sac au dos ou en bandoulière, le ramassèrent aimablement. « VA T’FAIRE FOUTRE ! » retentit la voix de LJ depuis les vestiaires.
- MOI MA CARRIERE EST FAITE, PETIT ! TOI EN REVANCHE TU COMMENCES A TE FAIRE VIEUX POUR CE METIER, ET TU RISQUES DE DEVOIR TE RECONVERTIR PLUS VITE QUE TU NE LE PENSES SI TU PERSEVERES DANS CETTE MAUVAISE VOLONTE ! vociféra-t-il tout en se redressant.
Le grand couturier envoya valdinguer ce qu’il appelait le « parapluie à lumière » avant de s’en retourner à ses quartiers d’un pas furibond. Un bon sandwich au rosbif et des arachides caramélisées le calmeraient sans l’ombre d’un doute… un peu. Hélas, alors qu’il rentrait dans son bureau, il entendit sur le seuil un ton qu’il connaissait bien et qui n’augurait jamais que d’interminables argumentations :
- Teddyy… ?
- Pas maintenant, Morten, grinça-t-il sans se retourner.
- Il faut absolument que je te parle.
Celui qui avait émit cette déclaration si docte et autoritaire n’était autre que son benjamin, qui sortait tout juste de sa douzième année et qui savait déjà mieux mener sa barque que certains aînés, semblait-il. La pauvre petite chose était orpheline, et avait donc acquis un art consommé de la débrouillardise par la force des choses. Theodore avait été séduit par cette note dramatique dans le Curriculum Vitae du garçon, toujours friand d’histoires sordides. Il s’affala dans son fauteuil a roulettes et soupira avec un petit geste agacé qu’Abruzzi aurait sans doute qualifié d’efféminé :
- C’est pas le moment. Je vous jure, je n’en peux plus vous entendre geindre à tout propos : vous les jeunes vous n’êtes jamais contents de ce qu’on vous donne. Moi à votre âge je gagnais ma croûte comme garçon-boucher, et je peux vous dire que c’était un sale boulot, et que ce n’était pas payé la même chose !
Morten, un sourire complaisant aux lèvres, le laissa radoter sur le temps où il devait patauger dans le sang en tablier dans d’horribles chambres froides, et porter des carcasses de veaux qui faisaient deux fois son chétif poids d’enfant malnutri. Il leva au ciel des yeux noisettes cernés de noir et secoua discrètement l’ébouriffage étudié de ses cheveux teints en brun-roux sombre.
- A chaque métier ses règles du jeu, hein ? conclut le frivole enfant. Moi je dois prendre garde à ne pas te laisser rater les bonnes occasions, c’est une sacrée responsabilité pour mon jeune âge !
Goguenard, Bagwell répondit :
- Si c’est à propos de New York…
- Pourquoi tu ne m’emmènes pas ?! le coupa Morten en tapant du plat de la main sur le bureau pour appuyer sa demande.
Ses deux bagouzes de gothique manqué donnèrent un poids supplémentaire à l’éclat recherché. Trop de breloques sur ce môme… Son oreille gauche elle-même semblait une manifestation de la crise du logement, le lobule percé d’une petite toile d’araignée, et le haut du lobe mordu par deux fins anneaux d’acier. Son poignet droit, lui, était cerclé de cuir noir où deux boucles argentées retenaient des sangles par un trou supplémentaire percé au ciseau, témoignant de l’inadéquation du porteur. Theodore lui faisait parfois enlever toute cette quincaillerie lorsqu’il était au boulot mais, de temps en temps, elle lui inspirait des tenues dans la ligne de ce look hybride et artificiel. En l’occurrence, une interminable fermeture-éclair noire s’enroulait autour de son tee-shirt gris perle sans manche pour finir au-bas de son dos.
- Aux dernières nouvelles, je n’ai pas de compte à te rendre à ce sujet il me semble. Maintenant déguerpis. Ce n’est pas parce que je ne suis pas syndiqué que je n’ai pas droit à ma pause comme tout honnête travailleur, déclara T-bag avant de se pencher sur son sac, ignorant volontairement un Morten contrarié, pour y farfouiller à la recherche de son casse-croûte.

Il entendit le bruit d’un coup et, lorsqu’il sorti le nez de ses affaires, il ne put que constater que le garnement avait grimpé à genoux sur son bureau et lui tournait le dos, le considérant par-dessus son épaule en fronçant le nez, résolu.
- Foutre-Dieu Morten, tout ce que je veux c’est bouffer mon déjeuner tranquille ! protesta un Bagwell véhément.
- Tu veux que je te l’ouvre ? proposa le garçon en abaissant légèrement la fermeture métallique qui prenait le relais à l’arrière de son futal noir.
T-bag poussa un lourd soupir résigné et jeta son sandwich sur un coin de table, avant de croiser les bras en plissant des yeux vaincus.
- Je veux en être pour New York, reprit Morten en amorçant un gentil petit roulement du bassin machinal.
- Impossible. Je ne peux en prendre que deux pour cet événement-là, ce n’est pas moi qui l’organise.
- Mais pourquoi Samuel et LJ ? râla le gosse.
- Tu le sais très bien, petit. Ils sont majeurs, voilà pourquoi.
- Foutaises, y a pas besoin d’avoir dix-huit ans pour participer à un défilé.
- Non, mais il faut treize printemps révolus, en revanche, et ces petites festivités vont être du genre grand format et grand public, ce qui signifie grandement réglementées. Ca ferait déjà mauvais effet d’amener des mineurs, mais un morveux qui vient tout juste d’être régularisé alors qu’on a vu sa photo sur des abris-bus il y a plusieurs mois serait définitivement la dernière personne à laquelle je penserais, railla Theodore sans quitter des yeux les mouvements du petit derrière.
- Ca n’est que ça ? Tout ça parce que je suis un pauvre tendron qui n’a pas… définitivement pas l’âge légal ? interrogea Morten en abaissant un peu plus la fermeture-éclair, révélant un fragment de shorty noir sur lequel T-bag reconnut le « k » blanc de « Slipknot », encore qu’il ignorât tout de ce sombre groupe qui excitait la jeunesse actuelle.
Il décroisa les bras et se renfonça un peu dans son siège avant d’objecter, très concentré :
- Ecoute, mon bonhomme, je suis le premier à réprouver l’hypocrisie d’une société qui s’acharne à vous infantiliser en dépit du bon sens, mais hélas ce n’est pas moi qui dicte les lois de ce pays, entendu ?
- Mais tu y as déjà fait une petite entorse. Alors que là tu ne ferais rien de mal en me prenant avec toi.
La fermeture avait atteint le coude que formait la glissière en partant sur la cuisse, avant de s’enrouler lâchement autour de la jambe. Le pédophile resta stoïque, absorbant petit à petit sa lèvre inférieure dans sa bouche.
- J’ai dit non.
- Siteuplait, Teddy… ?

Alors que la sueur commençait à perler à la tempe de T-bag, le menton dramatiquement appuyé sur son pouce, les lèvres pressées contre son majeur replié, une petite sonnerie simpliste et stridente retentit de sa poche intérieure. Il eut un soubresaut suivi d’un mouvement paniqué pour décrocher et plaquer dans le même temps son autre main sur celle de Morten pour stopper la progression fatale du petit morceau de ferraille.
- Oui ? répondit-il en tentant de ne pas paraître trop aux abois.
- Theodore ? On a un problème, l’informa la voix de son cher partenaire de crime.
- Quoi, qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-il, au comble de la tension nerveuse.
- Cette garce de baby-sitter s’est décommandée. On est dans la mouise. Il fallait vraiment qu’on voie Sylvio et Bevilaqua ce soir, cette histoire commence à traîner un peu trop à mon goût.
- Ah, répondit le sociopathe, soulagé d’apprendre que les fédéraux n’étaient pas déjà en train d’assiéger l’école primaire de leur quartier. Attends, laisse-moi réfléchir…
Après quelques instants, il couvrit de ses doigts le bas du téléphone et leva les yeux vers Morten, qui le considérait sagement depuis le début. Bagwell lui adressa un petit coup de tête.
- Ca te dirait d’te faire de l’argent facile ?
- J’ose à peine demander comment.
- Tu as vraiment l’esprit mal tourné mon garçon, affirma T-bag qui, depuis quelques instants, avait la main pressée contre l’une de ses fesses. Ce serait seulement pour garder mes gosses ce soir.
- Oh, tu sors avec ton macho italien ? sourit le préado en levant un sourcil.
- Ta gueule, oui ou non ?
Morten hocha la tête, tout sourire.
- C’est bon, Johnny-boy, j’ai trouvé un remplacement, annonça fièrement Theodore.
- Ah bon, déjà ? s’étonna le parrain à l’autre bout du fil, le téléphone coincé dans l’épaule, et la pince coupante autour du gros orteil de son contrat. Eh ben, t’es vraiment un chef !
- Hmm, j’aime te l’entendre dire… ronronna le sudiste.
- T’y habitues pas trop.
Un hurlement retentit dans le fond, à tel point que même le mannequin en culottes courtes le perçut et fronça les sourcils.
- Tout va bien, John ?
Après une brève confusion, Abruzzi répondit :
- Oui oui, un secrétaire a renversé le café brûlant sur les genoux de Calzone. C’est vraiment un bras-cassé celui-là… Bon, je te dis à ce soir, alors ? Merci d’avoir arrangé le coup !
Sur ce, il raccrocha.
- Ca veut dire que je vais à New York ? demanda Morten.
- Non, ça veut dire que tu vas te faire 50 dollars en une soirée. Pour le reste je ne suis pas tout à fait convaincu… rectifia T-bag en relâchant doucement la main du garçonnet avec une petite caresse.
Ce dernier lâcha un soupir à la fois résigné et optimiste, et se remit à faire ronronner lentement la fermeture-éclair.

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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Mer 4 Mar - 12:43

Caligula se mit à hurler de tout son cœur ; un cri de détresse absolue éclata d’abord dans les aigus puis résonna dans toute la maison. Une porte s’ouvrit à la volée et des pas excédés accompagnés de jurons grommelés se dirigèrent vivement vers la chambre des enfants.
- QU’EST-CE QUE C’EST QU’CE TOHU-BOHU, LES MÔMES ? tonna Theodore, en train de refaire le nœud de sa cravate rouge, un costume à fines rayures sur le dos.
Le benjamin serrait dans ses bras une malheureuse peluche de cheval en deux morceaux.
- Y zont décapitulé Incitatus ! sanglota désespérément Caligula, le visage baigné de larmes.
Bagwell soupira.
- JIMMY ! DINO ! appela-t-il dans le couloir.
Les deux aînés finirent par se montrer, l’air déjà penauds.
- Bon, lequel d’entre vous a occis le canasson du petit frère ?
- Ils l’ont fait tous les deeeeux, affirma l’intéressé, toujours secoué par les pleurs. Y m’embêtent tout le temps depuis trois jours je sais même pas pourquoa…
Là-dessus, il se replia misérablement sur sa peluche défunte pour continuer à pleurer. Les deux aînés ne disaient rien, les mains derrière le dos, la mine renfrognée et récalcitrante. T-bag les calotta durement l’un après l’autre, d’un bon coup dans l’occipital.
- Dino, je comprends que tu aies pu déduire que mettre la tête d’un cheval dans le lit d’un homme soit le meilleur moyen de se venger de lui, mais pas quand il s’agit d’un membre de la famille, d’accord ? Quant à toi triple-idiot si tu veux aller charcuter des poneys, y en a plein au parc où je vous emmène le mercredi. Qu’est-ce que c’est que cette idée de t’en prendre aux jouets de ton frangin ?
Jimmy Junior le défia du regard.
- Ah tu le prends comme ça ? Comme vous voudrez !
L’Alabamien s’avança alors dans la chambre et s’empara du cochon-tirelire de Dino, ainsi que du chiffon informe avec lequel James dormait depuis qu’il était né. Les deux bambins se mirent alors à protester, stupéfaits et anéantis.
- P’pa ! J’devais m’acheter une voiture télécommandée !
- Eh ben comme ça vous comprendrez un peu ce que ça fait.
- C’est pas pareil. Incitatus est mort ! Qui va payer pour lui ? se lamenta Gugul, étreignant toujours son cheval.
- Oh toi la ferme, hein, répliqua Bagwell. Ca va t’endurcir un peu, ça ne peut te faire que du bien.
Sur ce, il consigna les deux objets tout en haut d’un placard, et s’en retourna dans sa chambre pour se coiffer d’un feutre gris qui lui allait ma foi fort bien. John secoua un peu la tête en bouclant sa montre en or. Il savait que Theodore se vêtait en mafioso de la vieille école chaque fois qu’ils devaient rencontrer ses amis par pure provocation, mais lui prétendait évidemment que ce n’était qu’un amusement bon-enfant.

On sonna à la porte et ils allèrent ouvrir au jeunot. Celui-ci était chargé comme un baudet, un sac sur le dos, un étui de guitare en bandoulière, et à la main ce qui ressemblait à un grand sac à surgelés.
- Salut ! lança-t-il en utilisant sa main libre pour serrer celle de John Abruzzi. Enchanté de vous connaître !
- De même, … ?
- Oh, suis-je bête, Teddy n’a pas pris la peine de me présenter. Morten Bjørksen, mais je ne vous demanderai pas de le prononcer à la norvégienne.
Le parrain mafieux sembla demeurer un peu perplexe, mais déjà le garçon déposait tout son barda dans l’entrée. Les deux aînés se pointèrent pour jauger la nouvelle baby-sitter et eurent la bonne surprise de constater que l’individu semblait partager avec eux le sexe fort, ou du moins quelque chose d’approchant. Ils se promirent pourtant tacitement de ne pas se laisser amadouer pour si peu.
- Ah, voilà à quoi ressemble ta progéniture ? demanda le jouvenceau.
- Oui, Jimmy Junior et Dino. Ils sont grognons ce soir alors je te préviens, tu risques de pas rigoler. Les garçons, voici Morten, ce sera votre garde-chiourme ce soir. Il travaille avec papa alors soyez très gentil avec lui, sinon il aura les traits tirés et les nerfs à fleur de peau demain, et papa ne pourra rien en faire, indiqua Bagwell en s’emparant des clés de voiture.
Il ajouta ensuite à l’adresse du petit mannequin :
- S’ils font la foire tu les colles au pieu. Et tu leur fais c’que tu veux à grailler, y a ce qui faut dans le frigo.
- Et pas de télé toute la soirée, précisa Abruzzi.
- Compris, acquiesça Morten en faisant un salut militaire de sa main pleine de bagouzes en ferraille.

Les deux meurtriers quittèrent la maison, et l’italien ne put s’empêcher de remarquer au bout de quelques instants :
- Il a l’air un peu chochotte, ton gamin…
- Tu dis ça parce qu’il a un petit cul plus beau que le tien, c’est tout.
T-bag se fit méchamment coller la tête contre la vitre du conducteur, son chapeau de gangster voltigeant par terre. Il se releva en se massant le front et suivit d’un regard torve le parrain, qui faisait le tour du véhicule pour s’installer dignement à la place du passager.

Morten se retrouva face aux deux petits caïds aux mines volontairement renfermées et hostiles. Il prit l’un de ses sacs et se dirigea dans le couloir sans leur prêter plus ample attention, lançant simplement au passage :
- Vous en faites une tête ! Une fille vous a tiré les cheveux cet après-midi ?
- Nan ! s’empressa de répondre Jimmy. Papa y nous a pris nos affaires.
- Vous pouvez me montrer la cuisine, les gars ? demanda le préado avant de poursuivre la conversation. Quel papa ?
- Papa Teddy, l’informa le cadet tandis que Dino, prenant tout de même au sérieux son rôle de chef de la maison, ouvrait le chemin.
- Et qu’est-ce qu’il vous a confisqué ?
- Ma tirelire et le doudou de Jimmy, râla l’aîné.
- C’est pas un doudou, siffla l’intéressé.
- Vraiment ? Il les a mis où ? interrogea Morten en sortant une grande boîte plate et carrée de son sac pour la mettre dans le congélateur.
- En haut du placard, on peut pas les attraper…
- Faites voir.
Les deux mioches échangèrent un regard un peu étonné, puis allèrent indiquer l’endroit au baby-sitter. Ce dernier, après avoir constaté la chose, se mit à sauter plusieurs fois de suite pour attraper les deux objets. Lorsqu’il les eut dans les mains, il parut satisfait et déclara :
- Tu parles.
Là-dessus, il retourna à la cuisine et ouvrir les placards sous l’évier à la recherche de chiffons. Après avoir fouillé un peu, il finit par trouver son bonheur, et noua le morceau de tissu défraîchi de la même manière que le doudou-qui-n’en-était-pas-un. Il revint ensuite et jeta l’original dans les mains de James.
- J’imagine qu’il n’y a que toi qui fait la différence entre cette nippe et une autre, pas vrai ?
Il ouvrit ensuite le cochon de porcelaine et le vida de son contenu, ne laissant que trois piécettes pour tromper l’ennemi.
- Tiens, et tâche de bien les cacher jusqu’à ce qui te la rende, conseilla-t-il à Dino en lui faisant passer ses économies.
- Heu… je suis pas sûr que tu puisses faire ça… émit l’enfant.
Les deux bambins étaient en effet légèrement glacés par la désinvolture avec laquelle ce soudain allié sapait l’autorité de leur paternel. La restitution de leurs biens les en rendaient presque mi-figue mi-raisin.
- Oh, vous en faites pas… les rassura Morten en remettant tout en place en haut du placard. Votre papou joue les gros psychopathes, mais je sais comment le prendre.
Jimmy et Dino échangèrent une nouvelle œillade. De toute évidence, le baby-sitter ne croyait absolument pas si bien dire…

Abruzzi et Bagwell arrivèrent enfin dans un petit resto à l’ambiance jazzy, où ils rejoignirent deux individus bien mis mais aux allures finalement peu recommandables. Tous deux saluèrent John par une bonne accolade des deux côtés, et Theodore par un hochement de tête. Tous prirent place à une table ronde réservée à l’écart, sous une grande photo en noir et blanc d’Orson Wells, et commencèrent par les palabres d’usage qui consistaient principalement à s’enquérir de la santé de tout le monde.

- Qu’est-ce que tu vas faire à manger ? demanda Dino.
- Ah ça, mon ami, moi je vais pas vous faire de purée au jambon ou des conneries comme ça. Je m’en suis assez tapé dans mes familles d’accueil pour savoir qu’on en a vite marre. Je vais vous faire goûter au plat national norvégien !
- Eeew, je veux pas manger de la baleine ou des trucs comme ça…
- Mais non, rien à voir. Le plat national norvégien c’est la pizza Grandiosa ! annonça-t-il fièrement en ouvrant le tiroir à couverts.
Les deux garçons restèrent circonspects.
- Mais n’importe quoi, la pizza ça vient d’Italie, proclama Dino.
- Oui, bon, à la base, peut-être… mais cette variété-là, mon gars, elle n’existe que là d’où je viens !
- C’est cool, c’est bon la pizza ! approuva Jimmy en montant sur sa chaise.
- Ouaip’, admit l’aîné en disposant les assiettes et les ustensiles que Morten lui faisait passer. Papa nous en fait des fois, le week-end.
- L’autre, j’imagine ?
- Oui.
- Elle sera sûrement pas aussi bonne que les siennes, c’est sûr… Vous la voulez quand même où vous préférez autre chose ?
- Nan, c’est bon la pizza ! réitéra Junior. Y a tellement de pauv’ filles qui ont tenu à nous faire des légumes verts avec de la viande…
- Y manque un couvert, signala Dino.
- Ah bon ? Comment ça ?
- Ben y en faut un pour Gugul aussi, on lui donne plus la cuillère depuis quatre ans déjà. Tant mieux, d’ailleurs, parce qu’il était drôlement chiant. Ca finissait par les rendre fous, tous les deux.
La plupart du temps, John déployait des trésors d’inventivité pour élaborer des scénarios assez évolués pour convaincre le mini-Caligula que, oui, il était de toute première instance que la cuillère lui arrive dans le bec. Theodore, de son côté, répétait en général obstinément l’injonction « ouvre la bouche » sur tous les tons possibles et imaginables, et finissait une fois sur deux par craquer et éclater le petit pot contre un mur en déroulant toute une série de jurons du Sud profond, et en hurlant que même les jeunes bagnards qu’il fallait remettre à leur place faisaient moins leurs mijaurées que cette damnée petite peste.
- Ah mais parce que y en a un troisième ? s’exclama le baby-sitter.
- Ben oui, mais y boude dans la chambre, là, comme d’habitude…
- Ouais, c’est un gros bébé, celui-là… ajouta Jimmy en commençant à jouer avec son couteau.
- ‘Tain mais c’est qu’il a été productif, ce con ! déclara Morten en se pressant dans le couloir avec un sourire jusqu’aux oreilles.

- Alors, et pour ce qui est des gamins ? interrogea Abruzzi par-dessus de savoureux cannellonis à la viande et au fromage.
- J’y viens, répondit le chef de leurs deux comparses qui parlait avec une voix très étouffée. A ce qu’on en sait… le Bureau a d’autres chats à fouetter en ce moment, avec Al Caida et… tous ces bougnoules qui en veulent au pays. Donc, apparemment, vous avez pas trop de souci à vous faire dans l’immédiat, du moment, bien sûr, que vous vous faites… discrets.
Le courtier en assurance acquiesça.
- Le problème, c’est qu’ça va peut-être pas durer éternellement… reprit l’homme aux cheveux gominés avec une moue d’incertitude. Il faut dans tous les cas envisager… une petite mise au vert hors du pays, à terme.
T-bag grimaça un peu à cette idée.
- Tony veut que tu saches… qu’il a contacté la Famille à Avellino, pour que tu sois accueilli comme il se doit s’il s’avérait que… tu décides de retrouver tes racines.
- C’est gentil, Sylvio, et dis-lui bien que je le remercie de tout mon cœur. Chicago et le New Jersey ont toujours entretenu un bon commerce, et je le remercie d’honorer cette tradition. Il n’était pas tenu de le faire.
Son interlocuteur hocha la tête un moment, toujours avec cette moue qui lui semblait naturelle.
- Il le saura. Tu sais, il te citait souvent en exemple quand il avait ses… ses p’tits coups de gueule contre le système, tu vois ? Il disait que John Abruzzi était l’un des derniers mecs dignes du métier, qui ne parlait pas à tort et à travers et qui savait protéger les siens, en plus d’être assez rusé pour baiser la cabane.
- C’est gentil de sa part, sourit l’ancien détenu. Quant à sa proposition j’y réfléchirai… mais il va nous falloir un peu de temps. Ton mec de l’ambassade, qu’est-ce qu’il en dit ?
Ledit Sylvio dodelina de la tête.
- C’est compliqué… On peut vous faire disparaître en jet privé mais, même comme ça, y a des conneries de paperasses à régler même dans les petits aérodromes. En ce qui te concerne, on peut te fabriquer des faux papiers sans problème, mais pour tes enfants…
Bagwell eut un sourire aigre, son verre à la main. Cette façon dont le rital ignorait systématiquement son statut à l’égard de John l’amusait et lui mettait les nerfs en pelote tout en même temps. Peut-être aurait-il dû lui rouler un gros palot entre la poire et le fromage, juste pour voir leurs têtes ?
- … pour tes enfants, ce sera un peu plus coton. Il faudrait… il faudrait que leur mère fasse le voyage avec eux.
Abruzzi s’étouffa avec ses cannellonis et T-bag se redressa sur sa chaise au quart de tour, apparemment prêt à sauter à la gorge du mafioso.

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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Lun 23 Mar - 15:50

Morten ouvrit la porte de la chambre des enfants pour trouver un petit Caligula portant toujours le deuil de son cheval coupé en deux. Il entra et s’accroupit auprès du bambin.
- Ben alors, petit gars, qu’est-ce qui lui est arrivé ?
- C’est Dino et Jimmy qui l’ont tué, gémit le benjamin.
- C’est pas très sympa, ça, admit le préado. Ils savaient que ça allait te faire de la peine comme ça ?
- Bien sûr, c’est pour ça qu’ils l’ont fait, affirma-t-il sur le ton de l’évidence, avec force reniflements.
- Oh, pauv’tit bonhomme… Allez viens, c’est fini.
Là-dessus, le garçon éloigna la dépouille de l’équidé et fit un gros câlin à Caligula avant de lui dire :
- Tiens, pour ce soir, ce sera moi ton cheval.
Il installa alors le gosse sur ses épaules et se releva pour le ramener à la cuisine avec les autres, sans voir que Gugul avait cessé de pleurer et avait à présent les yeux remplis de félicité adoratrice.

- Ahn-ahn. Hors-de-question, décréta T-bag alors qu’ils venaient tous deux de rentrer dans la voiture.
- Sylvio dit que c’est le seul moyen fiable de les faire sortir tranquillement, Theodore.
- Eh bien dans ce cas on leur fera une sortie fracassante. Plutôt prendre en otage deux pauv’ douaniers d’un aérodrome paumé que de l’approcher des mômes !
- Ca ne me réjouis pas non-plus… mais soyons réalistes : si on veut se casser d’ce pays un jour, il faudra l’emmener.
- Mais comment tu veux qu’on s’y prenne : on peut quand même pas dire aux mioches qu’ils ont une mère !
- … Ils finiront bien par le comprendre un jour tous seuls, émit sombrement Abruzzi.
- Foutaises, ça ne leur a jamais effleuré l’esprit jusqu’à présent, pourquoi ça devrait arriver ?
- Au hasard, les cours d’éducation sexuelle qu’on leur donnera au collège ?
Bagwell maugréa :
- Au moins chez moi on ne dénaturait pas cette étape aux pauvres gamins. Un petit tour dans les champs avec une cousine et c’était torché, on en faisait pas toute une histoire.
- Oui, ou avec un cousin pour certains…
- … C’est vrai, reconnut Theodore avec un sourire bête et nostalgique au souvenir de Jimmy Sr et lui fretin-fretaillant désespérément dans les graminées après une bagarre qui leur avait appris combien il était agréable d’être l’un contre l’autre quand le hasard faisait bien les choses. En tout cas, ce que je veux dire, c’est que c’est pas de savoir par cœur le cycle menstruel qui leur donnera une idée de ce qu’est un bon orgasme tout neuf.
- Probablement, mais je doute que cet argument-massue suffise à convaincre les ministères concernés de supprimer ça des programmes scolaires.
T-bag resta muet, l’air malheureux.
- Je sais que ce sera pas évident, reprit Abruzzi. Les gosses vont poser des tas d’questions, ils vont vouloir en savoir plus sur la nana qui les a hébergés pendant neuf mois, et toutes ces conneries d’enfants adoptés. Mais je crains que nous ne puissions pas faire autrement.
- Ca se limitera pas à ça, soupira le pédophile. On va avoir droit à une jolie petite crise identitaire générale. Ils vont nous remettre en question en tant que modèles, découvrir qu’ils ont soudain besoin de la démagogie sirupeuse d’une paire de mamelles, considérer qu’ils ne sont plus frères que par le lien maternel… ça va pas être une partie de plaisir, crois-moi, Johnny-boy.
- Je sais… c’est ce que j’aurais voulu éviter aussi.
Les deux meurtriers restèrent désemparés un moment, malheureux comme les pierres. Bagwell lança un regard en coin à John, et l’air soucieux qu’il tentait d’atténuer le décida :
- On leur dit rien.
- Mais, Theodore, si un jour…
- On l’emmènera avec nous. Mais ils ne sauront pas qui elle est, point final. Les bouts d’chou n’ont pas besoin d’être perturbés comme ça. J’ai grandi sans identité maternelle valable, et aujourd’hui regarde-moi.
Abruzzi jeta un œil à T-bag tandis que celui-ci mettait le contact d’un geste déterminé… mais il ne dit rien.

- Alors, c’est bon ? demanda le petit norvégien aux trois bouilles pleines.
- Délequetable, asserta James Junior en mordant dans l’extrémité large de sa part.
- Ah ouais ! Pas tout à fait autant que celle de P’pa mais bien meilleur que celles que je mange chez les copains, apprécia Dino.
Caligula n’osa rien dire, se contentant de garder ses grands yeux sur Morten tandis qu’il enfournait précautionneusement une grande fourchetée de pizza – il était encore à l’âge où l’on était trop fier de savoir se servir de couverts pour manger avec les doigts quand on en avait la possibilité.
- Ah vous voyez ? dit fièrement le baby-sitter en mangeant lui aussi à belles dents. Au fait, je suis curieux : vos papas y se sont rencontrés comment ?
Junior ouvrit la bouche pour répondre :
- En pri…
L’aîné le fit cependant taire aussitôt, lui faisant les gros yeux :
- Shh ! Jimmy !
S’adressant ensuite à Morten, il affecta un ton ouvertement dégagé pour dire :
- Ils se sont connus en faisant du striptise ensemble.
Ce fut au tour du petit mannequin de s’étouffer avec sa nourriture. Pendant qu’il se débattait pour faire revenir un morceau de sa pizza Grandiosa dans le droit chemin, Jimmy Jr glissa à son frère :
- T’es sûr qu’on est censés la donner à des étrangers, cette version-là ?
- Papa T a dit : « si la maîtresse vous demande d’écrire une rédaction là-dessus, dites ça, et arrangez-vous pour la lire devant la classe ».
Seul Gugul semblait se soucier de la toux viscérale de leur baby-sitter, qui finit pourtant par passer, lui permettant de demander en toute hâte :
- Tu rigoles ? T’es sûr que tu sais bien ce que c’est, au juste ?
Dino haussa les épaules.
- Oui, c’est quand t’enlèves tes habits et que les gens te donnent plein de fric. D’ailleurs, franchement, je me demande bien pourquoi. Tout le monde peut le faire, déclara-t-il d’un air blasé tout aussi exagéré que le précédent.
Morten fronça les sourcils, bouche bée, un sourire incrédule aux coins des lèvres.
- Papa Teddy dit qu’il a dû chasser Papa Johnny pendant « un sacré bout de temps » comme il dit. Mais il dit que personne ne peut lui résister éternellement, même en étant comme il dit « un latin attardé englué dans le catholisme », et en général quand il dit ça Papa Johnny l’attrape par la nuque et serre jusqu’à ce qu’il retire.
- C’est pas vrai… lâcha lentement le jeunot, n’en revenant toujours pas.
- Enfin bon… un jour : tadaaaam ! Et puis ils ont récupéré plein d’argent et sont restés ensemble.
- Et puis y a eu nous, conclut Jimmy, tout sourire.
- Justement, je me demandais aussi un truc : comment ils se sont débrouillés pour vous avoir.
James lui pouffa allègrement au nez, envoyant quelques miettes de pizza sur la table.
- Quoi, tu sais même pas comment on fait les bébés ?
- Heu ben… balbutia Morten, ne sachant pas lequel du chou ou de la cigogne avait été élu par les paternels, et ne souhaitant pas faire de gaffe.
- Ben faut qu’le pénis aille dans le vagin, tiens !
Il y eut un silence.
- Mais… enfin a priori… aucun de vos papas n’a de vagin.
Les frangins se regardèrent un moment.
- Hé mais c’est vrai, ça ! s’exclama finalement Caligula avec un air de profonde perplexité.
Morten eut soudain envie de fondre sur sa chaise. Il devait définitivement apprendre à tourner sept fois sa langue…

Bagwell frappa vigoureusement à la porte d’une jolie maison devant laquelle lui et son partenaire de crime s’étaient garés aux côtés d’une lanborghini métallisée rutilante et d’une ford plus commune. Devant l’absence de réponse, John suggéra :
- Elle est peut-être sortie…
Le sociopathe inclina son chapeau et colla son oreille contre la porte.
- Non, conclut-il, ça s’enguirlande là-dedans.
Il se remit à frapper avec insistance, avant d’émettre un bref sifflement strident pour se faire reconnaître.
- Ouvre, ma belle, sinon je vais souffler et souffler jusqu’à ce que ta maison s’effondre ! railla-t-il.
Quelques instants après, la porte s’ouvrait sur une beauté italienne à l’air contrarié. Elle les considéra l’un et l’autre par en-dessous, très digne, la lèvre inférieure légèrement gonflée par une moue dérangée, son nez pointu les accusant à lui seul de leur présence sur son pallier.
- Qu’est-ce que vous faites ici ? lança-t-elle finalement.
- On vient rendre visite à notre chatte préférée, répondit T-bag en passant le seuil.
Il n’alla pas bien loin, fauché en plein élan par une gifle comme il n’en avait pas reçue depuis sa dernière collégienne coincée dans une ruelle un peu avant la sortie de l’école primaire.
- Non mais pour qui tu te prends ? Je suis chez moi, ici ! Et c’est avec plaisir que je vous inviterais à prendre une eau au miel à l’occasion, mais pour l’heure je suis occupée !
L’Alabamien refoulé, elle s’apprêta à refermer la porte mais Abruzzi la coinça avec son pied.
- N’oublie pas qui a payé ce chez-toi, cara mia, rappela-t-il sur un ton poli, mais menaçant.
- Et il fut durement gagné, répliqua la maîtresse des lieux. John, je sais qu’il était convenu que je me tienne à votre disposition, mais bon sang ne pouvez-vous pas prendre la peine de téléphoner au moins, avant de débarquer comme la paire de truands que vous êtes ?
- Un petit imprévu s’est présenté, expliqua le mafioso avec un sourire d’excuse crispé.
Elle le défia un moment du regard perçant de ses grands yeux absinthe puis, comprenant qu’elle n’avait pas d’autre option, lâcha la porte et tourna les talons dans un geste dramatique, faisant voleter les longues manches de sa robe.
- Eh bien entrez ! Mais ne marchez pas partout, Ernesto vient juste de récurer cet après-midi. MON CHERI ! appela-t-elle sur un ton autoritaire.
On entendit des pas dans l’escalier et un homme les rejoignit bientôt dans l’entrée.
- Qu’est-ce que c’est qu’ce bazar ?
- Des amis sont venus me rendre une visite surprise, expliqua-t-elle avec un sourire rayonnant en venant lui prendre les mains. Sois mignon, reviens quand tu seras libre et nous nous expliquerons à ce moment-là.
- Quoi ?! Non mais tu crois que tu vas t’en sortir comme ça ?
- On n’en a pas pour très longtemps, s’il veut attendre dans sa voiture… glissa John, avec toute la superbe généreuse du parrain en costume.
- Non non non, dehors, dehors… décréta leur hôtesse en le congédiant d’une main, la lassitude peinte sur son visage.
- Mais va te faire voir ! Je ne bougerai pas d’ici avant…
- Allez arrête de pleurnicher, elle te baisera une autre fois, trancha T-bag en saisissant l’homme le col de sa veste pour le reconduire vers la sortie manu militari.
Une fois la porte claquée derrière l’importun, le pédophile s’y appuya avec sa nonchalance habituelle et s’assura que les pas rageurs s’éloignaient dans le gravier de l’allée. Sous le bord de son feutre, il offrit un sourire lascif à la femme qui se tenait en face d’eux. Aucun doute, ils l’avaient bien choisie…
- On est venu te voir à propos des gosses, annonça Abruzzi.

Morten, assis en tailleur sur le couvercle des toilettes, ouvrit le clapet de son portable. Il avait envoyé les trois garnements bien repus se laver les dents et sorti leurs pyjamas. Profitant de ce bref instant de pause, il chercha le numéro de Jeremy dans le répertoire.
- Allô ? finit par lui répondre une voix légèrement essoufflée.
- Salut mec. T’es assis ?
- Pas exactement. A vrai dire je suis la tête en bas, actuellement.
- Ben qu’est-ce tu fous ? sourit le préado.
- J’ai ambitionné de retenir les dates d’Histoire tout en faisant des abdos, et je peux te dire que ça a un côté spartiate tout à fait sympathique.
Morten se mit à rire.
- Y a que toi pour imaginer des trucs comme ça.
- Tu devrais essayer, on se prend au jeu.
- Pourquoi pas. Bon enfin, je te suggère de descendre de ton perchoir, parce que j’en ai des vertes et des pas mûres à te raconter.
A l’autre bout du fil, Jeremy se redressa pour s’accrocher à sa barre d’exercice de sa main libre, et atterrit finalement sur le sol après une petite galipette.
- Okay, je t’écoute.
- Par le passé Teddy s’est produit dans un bar à stripteases.
- Quoi ?! s’exclama l’ado en s’affalant dans son fauteuil à roulettes et en interrogeant du regard la photo de Himmler sur son livre d’Histoire.
- Comme j’te l’dis. Faut croire qu’il a fait aut’chose que découper des carcasses de veau, durant sa vie.
- Comment tu sais ça ?
- Je garde ses mômes ce soir. Y sont géniaux, ces petits mecs, mais ils l’ouvrent un peu trop pour le bien de leur père…
- Salaud, tu cuisines des gamins ? demanda son interlocuteur avec un sourire dans la voix.
- Non ! J’t’assure ! Je voulais juste apprendre à connaître un peu toute la petite famille, j’étais curieux ! Si je m’étais attendu à ça…
- Mon-Dieu, je dois faire face aux images mentales dans la dignité.
- … Ou alors lui en faire part à l’occasion, et lui demander si tu peux les partager autour de toi ?
- Salaud ! répéta Jeremy en riant. T’es vraiment un pote…
- Je t’en devais une depuis le coup du fétiche des baskets à scratchs sur socquettes blanches.
- Merci, mec. On verra bien qui fera trotter l’autre sur ses genoux dans des habits de cowboy, la prochaine fois !
- Tâche de t’en servir au bon moment !
- Ouais, et toi amuse-toi bien avec la descendance.
Morten raccrocha en souriant encore, puis sortit du petit coin. Il alla ensuite extraire sa guitare électrique de son étui pour la brancher dans la chambre des gamins, où Caligula était déjà prêt et essayait de ne pas regarder Incitatus dont les morceaux gisaient toujours dans un coin. La vue du bel instrument bleu électrique détourna son attention.
- Wouah, cool ! s’écria-t-il en la regardant avec envie.
- Tu veux essayer ? proposa le baby-sitter.
Gugul le considéra d’abord avec une légère suspicion, habitué à ce que ses aînés, parents y compris, se moquent de lui en lui offrant de participer à une activité de grand. Morten s’installa dans un petit fauteuil bas et large et lui tendit la main pour l’inviter à venir. N’osant encore pas y croire, il s’approcha de quelques pas hésitants, puis fut soulevé et installé sur les genoux du jeunot, qui lui mit aussitôt la guitare en mains malgré la disproportion de l’instrument. C’est à cet instant que les deux plus âgés débarquèrent, et s’enthousiasmèrent tout autant pour le bel objet cornu et flashy, se ruant dessus pour le voir de plus près.
- Du calme, les gars, laissez Caligula en jouer un peu, et après ce sera votre tour.
Le droit d’ainesse avait toujours été une valeur non-négligeable au sein de la famille, aussi le benjamin se trouva-t-il aux anges, ainsi en position de priorité face à ses deux frères éconduits par Morten et forcés d’attendre en le regardant faire. Ce dernier, stabilisant l’instrument pour lui, l’aida à placer ses petits doigts sur les cordes, et Caligula fut fasciné par toutes ses bagues aux formes agressives et cabalistiques. Plus tard il deviendrait comme lui, songea-t-il avant d’avoir, pour une fois, le plaisir d’égorger le chat en premier.

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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Lun 23 Mar - 16:11

- Eh bien, que se passe-t-il avec eux ? demanda la belle italienne .
- Comme tu le sais notre situation dans ce pays est un petit peu… précaire, d’un point de vue juridique, commença le mafieux. Enfin bref, il se pourrait… ce n’est pas certain mais il se pourrait que nous soyons amenés à quitter le pays dans quelques temps.
- Mon cœur saigne.
- J’en suis sûr. Toujours est-il qu’évidemment, il faudra qu’on emmène les petits avec nous.
- Oh ! s’exclama leur hôtesse en abaissant vivement la main pour écarter d’avance toute difficulté. Vous en faites bien ce que vous en voulez, ce sont les vôtres.
- On le sait, ça, mon cœur, précisa T-bag avec une certaine crispation.
- Le problème, expliqua John, c’est que pour la justice ces gamins sont tes fils. Et, techniquement, pour qu’ils sortent du territoire, il faut qu’ils le fassent avec toi.
Il y eut un instant de silence, durant lequel la maîtresse des lieux les jaugea l’un et l’autre.
- Il est hors de question que j’émigre au Mexique ! C’est rempli de pauvres ! En plus c’est tellement pollué que la dysenterie et les cancers de la peau déciment les trois quarts de la sur-population. Non-non-non…
- Qui a parlé du Mexique ? s’empressa de corriger Abruzzi. Nooon, ma chérie, on parle de la terre de nos ancêtres, là ! L’Italie ! Le soleil, l’odeur des olives à l’heure de la sieste, les ruines des grandes civilisations !
Theodore leva les yeux au ciel. Il en passait décidément trop à John. Il comprenait qu’en cas de repli, la patrie des siciliens s’avérait de loin le choix de l’évidence pragmatique, avec toutes les connections que l’ex-parrain y trouverait. Mais tout de même… il avait été bien bon en acceptant cette mère biologique moitié ricaine moitié ritale. Dans l’idéal, il aurait fallu une vraie fille de la country pour qu’il puisse mixer ses gènes en y perdant le moins possible de pureté WASP, mais force avait été d’admettre que la majorité des drôlesses 100% terroir était un ramassis de sottes, chose qu’il avait déjà dû constater dès son plus jeune âge, et jamais il n’aurait souhaité à la chair de sa chair d’être engendrée par ce genre d’oies analphabètes dont la vocation existentielle s’arrêtait à peu près à la bénédiction du révérend du coin. Et puis, de toute façon, elle les avait toutes balayées, c’était un fait.
- Vous n’êtes pas sérieux ? Je vous signale que j’ai une vie ici, moi. Je ne peux pas être déracinée et replantée à l’infini comme une plante en pot ! Et puis, comment comptez-vous nous faire voyager ? Il est hors de question que ces mômes s’accrochent à mes jupes. Il ne manquerait plus que ça ! Non, je regrette, tout cela est un vaste manquement à notre contrat.
- Là-dessus nous sommes d’accord, dit Bagwell. Les gamins ne s’approcheront pas de toi. Tu seras la femme d’un sombre ami de John en visite à son grand-oncle grabataire, l’hôtesse de l’air privée, ou mieux : la porteuse de bagages ! Tu te contentes d’embarquer avec nous et basta.
- Mais j’ai une maison, une voiture ! Vous croyez que je vais tout abandonner pour vos beaux yeux ?
La maison représentaient l’équivalent de Dino et Jimmy ; la lanborghini, c’était Caligula qui avait suivi après coup.
- On les vendra et on t’en paiera des autres, encore plus belles Là-bas il y a la vraie vie, bellissima ! Si tu ne te soucie donc que des plaisirs matériels pense au vin, à la pizza, aux authentiques garçons italiens ! Tu sais qu’ils sont les meilleurs amants au monde, n’est-ce pas ? lui demanda-t-il en la prenant par les épaules, près du cou, comme s’il s’agissait là d’une information capitale.
T-bag pouffa de rire dans sa gorge, comme il savait si bien le faire pour agacer les gens.
- Tu as quelque chose à redire, Teddy ? demanda le mafioso sur le ton de l’avertissement.
- Toi tu l’es, ça ne veut certainement pas dire que les autres ritals le sont.
- Oh, comme il est mignon, déclara John en prenant à témoin leur associée – qu’il n’avait toujours pas lâchée – avec un grand sourire à pleines dents niaisement suffisant. Cela dit, même si ça me va droit au cœur, je doute que tu parles d’expérience.
- J’me suis fait quelques mini-machos qui se la racontaient un peu trop, en taule, se vanta-t-il.
- … Theodore, ce n’étaient pas des amants, c’étaient des victimes de viol.
- Quand bien même… Rigolos une fois à quatre pattes mais… certainement pas aussi doués que les garçons américains quand il s’agit d’y mettre du sien. Et puis parfois leur grain de peau est un peu trop brun, le sang tranche moins bien dessus. Jolis cheveux, cela dit…
- Et dire que je ne peux même pas t’apporter la preuve de tes conneries…
- C’est vrai que je n’ai jamais été que ton unique homme… oh, quand j’y pense, je trouve ça tout simplement a-do-rable, déclara Theodore en venant s’accrocher tendrement à lui par derrière, un sourire salace par-dessus son épaule à l’adresse de la mère de leurs enfants, à qui Abruzzi était lui-même toujours accroché et qui les considérait avec un sourire snob et connivent à la fois.
Bagwell avança une main charmeuse pour entortiller l’une de ses interminables boucles brunes autour de son long doigt.
- Qu’est-ce que t’en dis, mon cœur, tu veux nous départager ?
- Je n’ai pas subi trois inséminations pour finir avec vos verges respectives au fond de ma délicate intimité, merci bien ! répliqua la maîtresse de maison avec une crudité suffisante pour renvoyer la balle au pédophile sans sombrer dans la vulgarité. Et je suis navrée mais c’est non pour la grande migration à venir.
- Ce serait provisoire ! argua John. Juste le temps que les bambini soient majeurs, et après tu seras libre de rentrer – même si de toute façon tu n’auras plus aucune envie de le faire.
- Ah ! « Le temps qu’ils soient majeurs » ? Je ne sais pas dans combien d’années vous comptez plier bagages, mais vos lardons ne doivent pas être bien hauts si mes calculs sont corrects.
- Ce n’est pas pour tout de suite. … S’il te plaît, cara mia. Je te promets qu’on te confectionnera des faux-papiers si tu as trop le mal du pays… pays qui n’est pas celui qui coule dans tes veines, d’ailleurs, mais passons.
La brune fit quelques pas dans sa salle à manger… se servit de l’eau dans un gobelet en verre bleu… les jaugea à nouveau de ses yeux perçants avec une légère moue… but une gorgée… reprit sa promenade autour du mobilier… puis revint vers eux.
- Je veux une villa, déclara-t-elle.
- Quoi ? demanda T-bag.
- Vous revendez la maison… mais je veux une villa en Italie.

- Super, Jimmy. Tiens, maintenant, essaie ça…
Morten avait réussi à faire sortir leurs premiers accords aux garçons – souvent avec un peu d’aide… - et leur faisait quelques démonstrations. Voyant Dino battre distraitement la mesure de son bref morceau sur un coffre à jouets, il s’enthousiasma aussitôt :
- Oh, super idée ! Vous avez pas un tam-tam quelque part ou que’que chose dans l’genre ?
Les bambins lui renvoyèrent un air quelque peu choqué.
- C’est un instrument de musique de hérisson, ça !
- …
- Mais regarde : ça va aussi bien sur notre baril à dinosaures, l’informa l’aîné en tapotant sur le couvercle pour illustrer son propos.
- Eh, moi j’ai un zyglophone, aussi, annonça Caligula en disparaissant presque en entier dans le coffre à jouets.
- Oh c’est trop génial, venez, installez-vous !
Morten laissa James descendre de ses genoux et reprit sa guitare bien en mains, pendant que Gugul émergeait à nouveau avec un xylophone aux notes arc-en-ciel. Il passa l’une des petites baguettes éboulées à Jimmy, qui s’employa à la tester sur différents objets qui lui tombaient sous la main – et se décidant pour un ballon-sauteur.
- Okay, alors quand j’vous ferai signe ce sera à vous. Et vous répéterez après moi.

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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Lun 23 Mar - 16:11

Theodore ricanait encore en sortant de la voiture.
- Cette garce sait rondement mener son affaire !
- Oui… Si ça continue il lui faudra un palais ! Heureusement qu’on aura probablement pas à se soucier de notre propre logement, si jamais on décanille là-bas.
- T’inquiète pas, mes petits chapons s’activent assez dru pour qu’on puisse entretenir not’poule sans souci… poule qui a l’originalité d’être pondeuse, comme c’est plaisamment singulier ! remarqua T-bag, tout sourire.
Abruzzi s’autorisa un rire à sa suite.
- C’est ça. En attendant voyons si les terreurs n’ont pas mis en pièces celui-là.
Ils ouvrirent la porte et furent accueillis pas une cacophonie de sons et de voix aigües qui s’égosillaient en chœur dans la chambre des enfants.
“HE’S MY TOOOYBOY!
TOYBOY!
I’M OUT WITH MY TOOOYBOY,
TOYBOY…”

D’abord un peu glacés par la surprise, ils se hâtèrent vers la pièce pour découvrir les gosses se défoulant çà et là sur des instruments de fortune – voire un oreiller pour Jimmy, qui avait expérimenté entre temps plusieurs percussions sourdes différentes – autour de Morten, à fond sur sa guitare, entraînant le tout comme jamais les moniteurs de colos n’arrivent à le faire avec leurs comptines.
MONDAY-TUESDAY-WEDNESDAY-THURSDAY-FRIDAY-SATURDAY-SUNDAY NIIIGHT!
Les deux meurtriers ouvrirent des yeux un peu effarés devant le tableau, bientôt accueillis par le grand sourire peut-être un brin tendu du baby-sitter, mais eurent la délicatesse – ou le désarroi – de ne pas les interrompre jusqu’à ce que tout le monde ait fini de brailler la chanson à forte tendance disco. En entendant les paroles, Bagwell finit par esquisser un rictus des plus amusé.
- Papas ! s’exclama le premier Dino lorsqu’ils les remarquèrent.
- Salut les mômes, lança le sociopathe, jovial.
- ‘Soir ! salua à son tour le mafieux, un peu plus circonspect mais toujours tendre, en ébouriffant la tête de Jimmy Junior. Vous en faites, un beau charivari !
- Ouais, Morten y nous a appris à jouer d’la guitare électrique ! On pourra en avoir une, nous aussi ? s’enthousiasma aussitôt Caligula.
Bjørksen leur offrit cette fois un sourire franchement gêné, auquel T-bag répondit en crispant son rictus vers un sarcasme un peu plus crocodilien.
- On verra… peut-être à l’anniversaire de la mort d’Oncle Jimmy, mais il faudra vous mettre d’accord tous les trois : ce serait votre seul cadeau, négocia d’office l’Alabamien.
Abruzzi n’émit pas de commentaire. Cela le mettait toujours mal à l’aise que Theodore ait érigé en commémoration festive la mort de son cousin. « C’est ce qu’il aurait voulu s’il avait su que je serais amené à avoir des lardons. » prétendait-il, mais il était tout de même allé jusqu’à avoir le tact de ne pas informer les enfants du fait que c’était leur père qui avait commandité le meurtre de leur défunt « Oncle Jimmy » comme ils l’appelaient lorsqu’ils l’évoquaient, incorrection qui n’avait finalement que peu de pertinence dans la famille Bagwell. John faisait profil bas ce jour-là et ne pouvait pas s’empêcher, bon an mal an, de céder à tous les caprices du sociopathe. Et il se chargeait de pourrir les gosses à Noël.
- Trop bien, merci mon papa ! bondit Caligula en venant faire un câlin à sa jambe, suivi par les deux autres.
- Bien… Je vois que vous avez bien fait la bombe, mais il va falloir laisser Morten rentrer à l’orphelinat, maintenant ! annonça allègrement T-bag.
- « L’orphelinat » ? demanda James, un peu catastrophé.
- Qu’est-ce que c’est ? interrogea alors Gugul, inquiet.
Le baby-sitter secoua la tête pour les rassurer tout en débranchant sa guitare.
- Y dit ça parce qu’il aime le côté vieille école et mauvais traitements. En fait c’est juste un foyer pour ceux qui doivent se débrouiller sans leurs parents.
Dino, stupéfait, n’était pas sûr de comprendre.
- T’as pas de maman ?
- Eh, toi non-plus, gros malin ! répliqua Morten en lui faisant un clin d’œil goguenard, qui ne masquait pas tout à fait l’air un peu sombre que l’incompréhension des enfants avait fait tomber sur son visage.
- C’est vrai, ça ! Papas, comment vous avez fait pour nous avoir ?

Abruzzi se glaça, les yeux grands ouverts, et Theodore, qui s’était coulé contre le chambranle avec sa nonchalance moqueuse habituelle, se crispa instantanément. Le jeunot, lui, en était au stade où il n’affrontait même plus leurs regards et s’affairait avec l’étui pour ranger son instrument. Le sociopathe se reprit le premier, gagnant du temps avec ses grivoiseries habituelles qui amusaient toujours les enfants… les rares fois où ils les comprenaient.
- Oh c’est pas bien compliqué. Si Morten veut bien se donner la peine, je vais tout de suite vous montrer l’idée dans les grandes lignes…
Il avait grincé un peu sur la fin de la phrase, pour signaler au préado qu’il allait lui payer ce coup-là. Les enfants, au lieu de glousser, le relancèrent :
- Oui mais pour devenir tout gros et faire pousser un bébé dans son bide, faut être une femme, non ?
L’italien demeurant muet, Bagwell poursuivit avec son culot au mensonge monumental :
- Faux, mon garçon !
- Ah bon ?
- N’importe quelle femelle fait bien l’affaire. Vous vous rappelez de la portée de la chienne des Porte-à-côté ?
- Celle qu’ils nous ont invités à venir voir et qu’après Jimmy il en a étouffé un et qu’il l’a reposé sous la chienne pour faire croire que c’était un accident ?
Le petit mannequin fronça de grands yeux un peu traumatisés mais continua à remonter péniblement la fermeture-éclair de l’étui à guitare sans mot dire.
- Celle-là même, répondit leur père avec un sourire connivent.
Ils acquiescèrent, perplexes.
- Eh bien c’est tout simple : Papa Teddy et Papa Johnny ont pris leurs petites graines et les ont injectées dans le ventre d’une femelle chacal. Et neuf mois plus tard : ta-daaam ! Elle nous lâchait d’abord un p’tit Dino, puis plus tard un p’tit Jimmy, puis enfin un p’tit Gugul ! expliqua-t-il, tout sourire, en hissant le premier sur ses épaules, puis en soulevant les deux autres dans ses bras.
- Wouaaah coool ! C’est vrai ?
- Evidemment, que c’est vrai. Vous douteriez de la parole de votre père ?
- C’est génial, on pourra aller la voir ? demanda James, tout excité.
- Voir qui ?
- Ben la femelle chacal, au zoo.
- Aaaahn…
T-bag glissa un regard à John, hélas les yeux enfouis dans une main.
- … Yep, on ira voir ça mercredi prochain, acquiesça-t-il.
Les frangins éclatèrent de joie et Bagwell dut retenir le flot d’hilarité qui l’assaillait à la pensée de ses gosses jetant de la viande de bison séchée à une bande de coyotes à travers un grillage en criant « Maman ! Maman, viens voir, on t’a apporté des bonnes choses ! ».

Morten le sauva du faux pas en déclarant, sa guitare en bandoulière :
- Bon ben je vais y aller…
- Je te ramène, mon trésor, dit Theodore en reposant ses mômes un à un.
- Oh non ! Moi j’veux pas qu’y retourne tout seul à l’orphelinat, décréta Caligula. Y peut pas rester dormir, papa, dis ?
Ce dernier consulta le jeune garçon du regard, qui se contenta de lui sourire en haussant légèrement les épaules.
- S’il en a envie, c’est d’accord…
- Super ! s’exclama le benjamin en courant lui chercher une peluche.
Bagwell fit signe au baby-sitter de les suivre dans le corridor et l’ex-parrain le gratifia de deux petites tapes amicales assorties d’un « Bon boulot, personne n’avait réussi avant toi, gamin ». Il sortit 60 dollars de son portefeuille et les lui colla dans la pogne tout en lui donnant une poignée de main.
- On avait dit 50… précisa Morten, un peu gêné.
Abruzzi ne lui lâcha pas la main, continuant de la serrer chaleureusement, et lui dicta avec un sourire de requin affectueux :
- Quand t’auras ta propre famille, mon p’tit gars… c’est toi qui donnera des coups de pouce aux gens qui en ont besoin autour de toi.
Sur ce, il le relâcha et, après une dernière salutation de la tête, se retira dans leurs appartements. Le garçon sentit plus que jamais son côté emo prendre le pas sur tout le reste face à cet encouragement et cette promesse qui, à n’en pas douter, n’avaient pas été formulés au hasard. Il songea que ce John était quelqu’un de très élégant avant de tourner les talons pour rejoindre la chambre des enfants.

Comme il aurait dû le prévoir, il se cogna dans son cher employeur, resté en plein milieu du couloir.
- Alors comme ça tu restes faire dodo avec nous, ce soir ?
Morten releva la tête vers Theodore avec un sourire patient.
- On dirait.
- Mmh, sage décision, déclara-t-il, les prunelles brunes charmeuses sous son feutre gris. Pauvre, pauvre petit chaton abandonné dans un panier, Gugul avait raison : on ne va pas te renvoyer tout seul à la froideur d’un étroit lit de pension.
- Tu ferais mieux d’arrêter tout de suite les petits échafaudages sous ton chapeau, parce que je ne suis pas sûr que ça plairait à ton macho italien, lança le préado pour lui mettre à nouveau les nerfs en pelote.
Le sudiste ne se laissa pourtant pas démonter, se rapprochant encore un peu plus pour lui susurrer à voix basse.
- Pourquoi ça ? Ce serait encore plus douillet. On te tiendrait bien chaud, à deux… ses mains sur ton ventre et mes mains sur ces belles petites fesses que tu m'as montrées ce matin... Deux hommes d’expérience pour toi tout s…
- Allez viens Morten, on va se coucher ! claironna soudain Caligula qui s’était faufilé dans les jambes de Bagwell pour venir saisir fermement la main de son baby-sitter, un nounours dans l'autre.
Le jouvenceau, dont les oreilles avaient commencé à prendre une température anormalement élevée malgré son sang-froid habituel, se laissa entraîner de bonne grâce vers la chambre des enfants, tournant la tête pour lui adresser un radieux sourire d’excuse. T-bag était vert. … Il finit néanmoins par secouer la tête, amusé, et rentra à son tour au bercail, où il se fit violer contre le mur le plus proche, parce que c’est ce qui arrive quand on s’habille en gangster des années 30 et qu’Abruzzi se sent d’humeur « massacre de la Saint-Valentin ».

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Gred
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Dim 26 Avr - 0:43

Reviews à :

La nouvelle voiture

Oui, oui, je sais, je suis à la bourre ^^' *s'en veut**ira se pendre dès qu'elle aura terminé ses petites reviews*

Ah la scène familiale de la recherche de la voiture d'occasion avec les petits souvenirs de jeunesse de T-Bag en prime, c'est jouissif.
J'ai adoré le petit tique nerveux de Théodore quand il voit John se faire gravement bisouiller (j'ai jamais compris comment des machos se voulant furieusement hétéros revendiquaient le fait qu'ils puissent s'embrasser comme ça, sans arrière pensée Rolling Eyes Laughing ).
Et puis, la fin avec la vieille chanson sudiste (je me rappelle que tu m'en avais parlé) et T-Bag qui foncent se faire amocher par quatre chicanos... *explose de rire*. D'ailleurs, je ne sais pas ce qui me fait le plus rire : qu'il provoque ainsi les chicanos et qu'il aille se battre avec eux ou la désinvolture de John, qui va sauver sa "princesse" en détresse puis que la jette sans ménagement sur la banquette arrière...
Bravo ! ^^

Dino est amoureux

J'avais déjà lu un bout mais pas pu laisser de reviews. Oh Lilith, c'est bizarre de voir son nom dans une fic. ^^' C'est en fait, très perturbant (d'ailleurs, pourrais-tu juste mettre Melle H parce que j'essaie un max de séparer real life et vie sur le net. ^^')
Heureusement, je n'ai pas de Dino dans ma classe... Un môme comme ça aurait été vite signalé à l'assistance sociale ^^'.
Bizarrement, ce n'est pas trop T-Bag et John qui m'auraient donné envie de fermer les yeux sur les méchancetés d'un élève... *imagine plutôt Morgan et Spencer ou encore Gil ou Nick**grand sourire rêveur*
En tout cas, ça m'a bien fait pouffé de rire, avec T-Bag qui profite des basses perversions de l'instit'. Et puis les enfants sont réellement très drôles. Smile

Une soirée en famille

Pauvre petite Becky, elle ne sait pas ce qui l'attend... Espérons que ce cher Dino se montrera "chevaleresque" et qu'il la sauvera des griffes de Teddy le pervers.
Mention très spéciale à la scène de la balance qui m'a faite rire et couiner ! En particulier la dernière phrase de John : "Dans la famille, on ne fait pas de quartier aux balances…" *insérer l'image d'une Gred sautillante sur sa chaise d'ordi qui bat des mains frénétiquement*

(Si jamais, tu prends l'option, Melle H, pourrais-tu, changer aussi ici, please ^^ ? )

Puuuuuuuuuuuuucca ! Laughing

*se jette sur la suite pour connaître le destin (tragique ?) de la petite Becky*

Père indigne

Oh Lilith, j'ai bien cru que Becky allait y passer... Quoique vu le sourire salace de Jimmy, pas sûre qu'elle y réchappe.
J'ai eu bien pitié de Dino, qui m'a semblé adorable quand il est allé chercher Papa John. D'ailleurs la scène de John qui va jeter T-Bag dans la voiture m'a bien faite glousser.
Le reste est bien hot aussi. ^^
Je tiens aussi à saluer toutes les réflexions autour du Roi Lion, bravo ! ^^

J'ai encore une bonne partie de ces vignettes à lire mais vu l'heure, je ne suis plus à même de te laisser des reviews un tant soit peu constructive et j'ai très envie de continuer à découvrir et à t'écrire des petites reviews ensuite.

Je tiens à te dire que, comme d'hab, tu sais mener les personnages avec brio. On ne peut qu'y croire à ces deux-là en papas pervers et complètement dénaturés. C'est tout à fait délectable et ton écriture rend le texte encore plus jouissif ! ^^

Bravo !

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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Mar 28 Avr - 18:00

^_______________________________^

YAY !! J'ai été drôlement surprise et ébaudie de trouver cette jolie série de reviews de ta part Gredou, c'est vraiment adorable d'avoir pris le temps de le faire alors que ces ficlets datent d'un moment. Merci !!

Citation :
*ira se pendre dès qu'elle aura terminé ses petites reviews*
Oh non! Je ne veux pas que tu ailles te pendre, moi, Gredou ! *immobilise Gred sous un Spencer*

Citation :
T-Bag qui foncent se faire amocher par quatre chicanos... *explose de rire*
Hé oui, la taule a eu tendance à faire oublier à ce pauvre T-bag qu'il ne faisait qu' 1m75 et 60 kg tout mouillé. ^^' Il se croit encore avec tripotée de gros-bras intégrée...

Citation :
qui va sauver sa "princesse" en détresse puis que la jette sans ménagement sur la banquette arrière...
Lol, je crois qu'il ne pouvait en être autrement...

Citation :
(d'ailleurs, pourrais-tu juste mettre Melle H parce que j'essaie un max de séparer real life et vie sur le net. ^^')
Ok ok, je comprends très bien, surtout vu la situation ^^. C'est chose faite ! thumright

Citation :
ce n'est pas trop T-Bag et John qui m'auraient donné envie de fermer les yeux sur les méchancetés d'un élève...
Là encore, s'il m'est difficile de comprendre, je conçois. ^^'' Il faut aimé le malfrat mal léché et taillé au couteau, c'est sûr... *soupir indulgent*

Citation :
*insérer l'image d'une Gred sautillante sur sa chaise d'ordi qui bat des mains frénétiquement*
LOL ! Je te voyais parfaitement, et ça m'a moi-même occasionné une grosse banane en travers de la figure.

Citation :
J'ai eu bien pitié de Dino
Oui, pauvre Dino ! Comment veux-tu gérer un père pareil ? A part avec un Brubruzz, heureusement...

Citation :
Je tiens aussi à saluer toutes les réflexions autour du Roi Lion, bravo ! ^^
Lol, merchi. C'est un peu venu tout seul et je me suis dit "pourquoi se priver ?" Mr. Green

Citation :
et j'ai très envie de continuer à découvrir et à t'écrire des petites reviews ensuite.
Aucun souci, Gred. Eh puis comme ça je savourerai encore plus la prochaine fois. ;D

Un immense merci à toi pour ces grands sourires inattendus que tu m'as apportés avec ce largage de reviews. ;D

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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Mar 4 Aoû - 20:20

Foyer, doux foyer

Partie 1


John était venu les chercher à la sortie de l’école. Il avait ramené tout le petit monde à la baraque et, après leur South Park, avait cloîtré comme d’habitude James et Dino pour qu’ils fassent leurs devoirs. Caligula, lui, était retourné au trou qu’il s’était mis en tête de creuser dans le jardin. Ce n’était pour l’instant pas très profond, et le gosse se lasserait probablement avant d’avoir atteint le vieux Calderoni qui reposait en paix sous les herbes appropriées. Son papa, cependant, le surveillait de temps à autres par la fenêtre, étonné de cette soudaine envie de creuser qui avait saisi le petit dernier. « Eh ben, si on t’avait eu en cabane, on n’aurait certainement pas eu besoin du Bleu », avait-il déclaré dernièrement en voyant le trou atteindre un pied de profondeur. Quand les aînés eurent terminé leur besogne, ils s’attelèrent tous ensemble à confectionner de délicieux gnocchis au parmesan, sous la tendre mais tatillonne férule de John, qui se résolut cependant à laisser les commandes de la nouvelle balance à Dino. A présent, les petits avaient la panse bien tendue et une délicieuse tiédeur paisible les avaient envahis. Abruzzi les avaient collés au bain et observait, les bras croisés sur le rebord de la baignoire, le drame qui était en train de se jouer sous ses yeux entre les jouets rondouillards et colorés.
- Ah, vous ne voulez pas parler, l’otarie ? lança férocement l’aîné en sortant de l’eau la tête d’un mammifère marin turquoise aux yeux hébétés.
- Pourtant GI Joe, votre complice, a avoué : nous savons que vous êtes responsab du coulage de notre bateau à voiles, ajouta Caligula en agitant un hippocampe rouge sous le nez de l’otarie.
- Puisque c’est ainsi, vous irez le rejoindre au fond des mers ! déclara solennellement Jimmy Junior en lui accrochant une petite bourse de billes au cou.
L’infortuné jouet de bain piqua du nez sous les quatre paires d’yeux… avant de refaire brusquement surface avec effronterie, le déséquilibre l’ayant libéré de son collier lesté. Ce fut un grand « Ooooooh. » de déception qui s’éleva à l’unisson. Gugul, l’extrémité bouclée de ses mèches collée sur son front, semblait catastrophé.
- Tiens, enroule ça autour de sa queue en même temps, ça devrait faire l’affaire, intervint John en donnant à Jimmy la chaîne de son crucifix.
On refit une tentative, et l’otarie traîtresse sombra cette fois corps et biens. Les enfants triomphèrent et Abruzzi s’autorisa un rire sardonique et infantile dans sa cruauté.
- Et maintenant, si on déshonorait GI Joe ? lança joyeusement Dino.
- Oh ouiii ! approuva Junior.
John leva un sourcil circonspect.
- Qu’est-ce que ça signifie exactement, pour vous, « déshonorer GI Joe » ?
- Ben… le faire piétiner par les autres, répondit naïvement le cadet.
- J’imagine que c’est Theodore qui vous a encore appris ce genre de chose… présuma le mafioso d’un ton réprobateur.
- Oui. Pourquoi, c’est embêtant ? demanda l’aîné.
Lui, ça l’avait beaucoup amusé lorsque son papa avait fait couiné un canard en plastique comme un klaxon de tricycle en l’appuyant sur le pauvre militaire miniature étalé à plat ventre sur le coin de la baignoire, le tout en lançant : « Allez, les mômes, chacun son coin-coin, et on déshonore ce félon de GI Joe ! ».
- Oui, parce qu’il est l’heure de sortir du bain, maintenant, répondit simplement Abruzzi en saisissant Dino sous les aisselles pour le tirer de l’eau et le faire égoutter quelques instants avant de le reposer sur la terre ferme.
Le garçon attrapa sa serviette et s’en enveloppa pour rejoindre leur chambre afin de se mettre en pyjama. Jimmy fit de même, non sans s’être préalablement essuyé consciencieusement entre les orteils. John finit par sortir le benjamin sans effort et, tandis qu’il le laissait dégoutter au-dessus du bain le considéra un instant d’un œil perplexe, essayant de détecter une marque physique quelconque qui aurait pu rallier le bambin à sa paternité. Hélas, le gosse n’avait ni ses beaux yeux bleu-vert glacé ni son long nez viril et volontaire. Il réprima un soupir, et se consola en songeant qu’il ne ressemblait en rien à T-bag non-plus. Ses yeux étaient bien marrons eux aussi, comme le sociopathe s’était empressé de l’exulter lorsqu’ils s’étaient poussés comme des malpropres pour voir le lardon à peine expulsé des entrailles de leur mère, qu’ils avaient encouragée comme les experts en accouchement qu’ils étaient en lui tenant chacun une main, et en se faisant agonir d’injures en retour par l’Italienne qui endurait mille morts. Néanmoins, ça ne prouvait absolument rien : sa grand-mère, la mère Abruzzi, avait les mêmes iris et aussi ces cheveux qui avaient tendance à frisotter aux extrémités, d’ailleurs. Sans compter qu’on ne retrouvait chez cet enfant aucun des traits singuliers de Theodore. Le parrain se résigna.
- Allez, on va te sécher et on va tous aller se coller devant une vidéo. Mais juste une demi-heure, et après au pieu ! dit-il en emmitouflant Caligula dans son linge.
Le môme sourit et entoura son cou de ses petits bras pour lui faire un câlin. Cela consola le pauvre mafioso et l’échec de sa quête généalogique. … Après tout, ça avait bien le temps de devenir plus clair avec l’âge.


Alors que les gamins venaient de décider qu’ils voulaient revoir des cassettes « de quand ils étaient petits » après avoir fouillé dans les enregistrements familiaux, le téléphone portable d’Abruzzi sonna, et il sortit dans le couloir d’à-côté pour décrocher.
- Bonsoir Mister Mafia ! lança jovialement un accent du sud à l’autre bout du fil.
- Ah, Teddy. Enfin à New York ? Ca va, ça ne te terrorise pas trop tous ces gratte-ciels et ces grandes avenues ?
- C’est d’une rare laideur mais tu sais, en dépit de mes origines assez exiguës à tous points de vue, je suis quelqu’un de très adaptable.
- Oui, remercions Dieu pour ça. Comment s’est passé le voyage ?
- Bieeen, très bien. Jeremy a vomi tripes et boyaux sur le bas-côté quand on a traversé les Appalaches avec la camionnette mais à part ça, tout s’est déroulé pour le mieux.
- Tiens donc, tu avais prévu d’emmener celui-là ?
- … Pas exactement, mais c’est une longue histoire. Comment vont mes chenapans ?
- Ca va, répondit John en leur jetant un coup d’œil. Francesca viendra les garder samedi.
- Encore ? Elle est de plus en plus souvent fourrée chez nous, celle-là. Et elle bourre le crâne des gamins de bondieuseries. Tiens, avant-hier encore Gugul a partagé sa brique de lait avec un avorton qui se l’était fait piquer.
- C’est ce qu’on appelle la Famille, Theodore. La solidarité veut que les mères au foyer désœuvrées après le départ de leur progéniture puissent venir passer leurs pulsions poussinières auprès des gamins de l’entourage…
A l’autre bout du fil, T-bag ricana.
- Donc en définitive c’est toi qui lui fait une fleur, c’est ça ?
- Exactement, sourit Abruzzi. Dieu sait que ça va être difficile d’aller barboter dans l’eau chaude et me faire masser toute la journée avec les copains.
- … Garce.
- Oh-hô ! Dit le péquenot qui se paye une virée à New York City et qui, à l’heure qu’il est, est sûrement vautré sur le plumard d’un grand hôtel avec deux éphèbes à peine décents.
- Oh j’aimerais beaucoup, crois-moi Johnny-boy, mais ces petites oies préfèrent rester comme deux ilotes devant leur film. Et puis, quoi qu’il en soit, ces jouvenceaux sont vierges et il faut impérativement qu’ils marchent droit sur le podium demain.
John renâcla brièvement, railleur. Il entendit un discret grincement de porte puis Theodore qui lançait : « VOUS ÊTES BIEN VIERGES, LES GARCONS ? ». « DANS TES RÊVES ! » répondit une voix dans le fond. « NON, JE VEUX DIRE… » s’apprêta-t-il à préciser. « C’EST CE QUE J’AI DIT : DANS TES RÊVES ! ». Il y eut un instant de silence interloqué, puis Bagwell reprit la parole dans le combiné :
- Bon ben t’as raison, je pourrai peut-être me faire le petit Jeremy.
- J’ai bien peur que la réponse ne soit la même, mon pauvre Theodore.
- Qui ne tente rien…

A ce moment, Abruzzi sentit quelqu’un tirer sur sa jambe de pantalon. Il baissa les yeux pour découvrir Caligula, qui lui demanda :
- C’est Papa ?
- C’est lui, gamin. Pourquoi, tu veux lui dire quelque chose ?
Le petit hocha la tête et John lui tendit le récepteur.
- Allô ? demanda-t-il, tenant le téléphone à deux mains.
- Salut, terreur ! Comme c’est mignon de faire coucou à Papa, lança un T-bag attendri.
- Yep. T’es avec Morten, là, hein ?
- … En effet, répondit-il, un peu étonné.
- Tu pourrais le ramener pour samedi ? Pasque sinon on aura encore Francesca et elle est pas du tout aussi fantatisque que lui.
- Ca tu l’as dit, bonhomme. Malheureusement nous ne serons rentrés que dimanche matin. Il faudra vous coltiner la tantine et ne pas lui dire qu’elle est une rombière, elle le prendrait mal.
- Ah… répondit Caligula, tristounet.
- Tu sais quoi ? Je vais te le passer en attendant, puisque manifestement ce n’est pas à moi que tu voulais rendre tes hommages vespéraux, déclara Theodore.
- NAN ATTENDS ! s’étrangla le garçonnet.
Abruzzi fronça un sourcil. A l’autre bout du fil, Bagwell s’approchait d’un grand lit sur lequel Morten et Jeremy étaient étalés, les yeux rivés sur la grande télévision de la chambre.
- Tu crois qu’elle a tué cette Diane Selwin ? demandait le premier.
- J’en sais rien. En tout cas ce qu’il en restait n’était pas très joli, grimaça le second.
- Mon gamin s’ennuie de toi, intervint le couturier en tendant son téléphone portable au cadet. C’est un comble…
Morten attrapa allègrement l’appareil et se leva pour répondre. T-bag prit sa place.
- Allô ?
- … Bonsoir, finit par répondre une petite voix dans le combiné.
- Caligula ? Comment tu vas, bonhomme ? demanda Borksen, amusé.
De son côté, le bambin avait un sourire timide et la main plongée dans son short de pyjama, essayant de surmonter sa réserve pour tenir une conversation téléphonique cohérente.
- Bien. … Quand est-ce tu reviens nous garder ?
Son père leva au ciel des yeux complaisants.
- Dès qu’on rentre et que tes papas ont envie de se faire la valise pour un moment. Si ça prend trop de temps, essayez d’être insupportables et ça devrait marcher sans tarder, lui conseilla Morten en s’asseyant sur un rebord de fenêtre – Theodore exagérait : New-York n’était pas si abominable la nuit.
- D’accord, acquiesça sérieusement le petit sans cesser ses investigations inconscientes dans son bas de pyjama. Bon alors bonne chance demain.
- Merci beaucoup, petit gars ! Allez… je vais repasser le téléphone à ton papa. Passe une bonne nuit.
- Bonne nuit, répondit Caligula avant de rendre le combiné à John et de s’enfuir.

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Dernière édition par La Halfeline le Dim 4 Oct - 18:35, édité 1 fois
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Ne réponds pas à ton père, et autres vignettes honteuses   Mar 4 Aoû - 20:20

De son côté, le pré-ado tendit l’appareil à T-bag, qui leva une main comme pour l’arrêter.
- Attends, laisse-moi juste finir la scène, je suis bien dedans, là…
Morten tourna la tête vers le téléviseur avant de considérer à nouveau Bagwell, sarcastique.
- Tu as déserté en décrétant que tu ne comprenais rien à l’histoire et dès qu’il y a des lesbiennes qui se tripotent, ça t’intéresse à nouveau ?
- C’est ce qu’on appelle avoir un sens nuancé de la critique, répliqua le sociopathe avec un sourire gourmand, mais sans détourner les yeux.
Le garçon lui balança le téléphone portable sur la poitrine.
- Ton John doit avoir autre chose à faire, figure-toi.
- Jeezo, avec toi il pourrait se passer de ces avocats hors de prix qu’il entretient.
Theodore saisit néanmoins nonchalamment le téléphone et Morten entreprit de regagner toute sa place en le poussant au bas du lit.
- Allô Johnny-boy ? reprit-il en se levant. Dis, quelque chose me turlupine : tu ne pourras pas avoir ton colt sur toi après-demain, si tu vas déambuler à poil dans ces lieux de perdition.
- C’est à ça que servent ceux qu’on appelle les porte-flingues, Teddy, expliqua posément le mafioso.
- Et on les laisse vraiment rester près de vous ?
- Tu es bien naïf, sourit-il. Ces types avec lesquels je serai, ne t’en déplaise, on leur laisse faire beaucoup de choses… surtout dans des établissements qu’ils contrôlent. Les seuls incidents qui s’y produisent, ce sont des assassinats prémédités. Et aux dernières nouvelles je ne suis pas sur la liste.
- Hm-hm.
- Si je ne te connaissais pas mieux je dirais que tu t’en fais.
- Non, j’me bile pas. Mais une descente d’argousins est si vite arrivée dans vos petites réunions de plaisance… et je ne pense pas que j’arriverai à convaincre la Beauté de se refaire enfermer pour te sortir de taule, surtout après le coup de fil enflammé auquel j’ai eu droit l’autre jour au sujet de son idiot de neveu dont j’abuserais prétendument…
- Tu t’amollis, Theodore, l’avertit Abruzzi. Enfin, cela dit, ça aurait presque quelque chose de touchant.
- Hé, va au diable, je dis ça dans ton propre intérêt ! Si ça peut m’éviter d’être enfermé chaque fois qu’un môme ramène une copine ou de me faire piquer les couvertures, c’est tout bénèf ‘ pour moi, grommela le pédophile.
- C’est ça. Et qui d’autre te ferait gueuler sous lesdites couvertures, hein ? Cite-moi une seule personne.
- … … La Beauté pourrait, mais pas de la même façon, finit-il par répondre avec mauvaise foi.
- Ah ! Tu te voiles la face, T-bag, affirma fièrement John en employant consciemment son surnom carcéral. Si le petit génie n’était pas dégoûté, je le mettrais au défi pour voir.
- Arrête de m’infliger toutes ces images, je vais sauter sur les petits.
- Hé hé… bonne nuit, Theodore.
- Oui, et moi je te conseille de ne dormir que d’un œil dimanche matin.
- C’est une menace ? demanda sérieusement Abruzzi.
- Une mise en garde, corrigea le sudiste. Fais de beaux rêves.

Sur ce, il raccrocha. Puis il s’alloua quelques secondes pour disperser toutes les évagations où ses deux compagnons de cabane s’employaient à le transporter aux plus hauts sommets de la volupté. Ce fut relativement peu efficace. Il ressortit de sa salle de bain et rejoignit les deux garçons, qui ouvraient sur leur film de grands yeux interloqués. Se ménageant une place entre les deux, il lorgna les gambettes qui dépassaient de l’immense tee-shirt de base-ball informe de Jeremy et tenta :
- Personne n’a envie de faire autre chose ?
- Nan, répondirent-ils en chœur sans quitter l’écran du regard.
T-bag soupira, penaud.
- Ne fais pas l’enfant, Teddy : c’est moi qui ai quinze ans, ici… rappela Jeremy en l’ignorant toujours.
- Le problème, c’est que je n’ai jamais pu avoir quinze ans, moi. Aucune nana ne voulait de moi, à l’époque. Du coup, je suis condamné à rattraper le temps perdu.
- Tu sais, je ne suis pas encore un expert mais je pense que le fait d’estropier les petits chiens, comme tu l’as raconté, n’incite pas beaucoup la gent féminine à confier son petit corps fragile à tes bons soins, émit Morten.
- Oh, tu vas chercher trop loin pour ces petites écervelées, mon garçon. J’avais juste la peau labourée comme un champ de taupinières à l’époque, et personne ne voulait d’un petit corniaud galeux comme moi.
- Oh, pauvre Teddy. Tu sais, on peut pas savoir ce que ça fait, nous, dit le plus jeune comme pour s’excuser, sans pour autant lui accorder un coup d’œil, mais en se serrant un peu contre lui par solidarité.
- C’est très dur, affirma le sociopathe en passant un bras autour des épaules du pré-ado, toujours très absorbé par ce qui se déroulait à l’écran.
Bagwell suivit son regard et consentit à s’intéresser à nouveau au film pour un moment. Au bout de quelques instants, il éleva à nouveau la voix pour demander :
- Mais… elle s’appelait pas Rita, cette fille ?


John, de son côté, rejoignit la fratrie qui s’était déjà installée devant les indispensables enregistrements post-natals familiaux. Les deux meurtriers avaient pris soin d’immortaliser les moments mémorables de la croissance de leur descendance et ladite descendance tirait une certaine satisfaction de les visionner de temps en temps, comme confortée dans le fait qu’elle grandissait petit à petit.
- Oh, un de mes passages préférés, déclara l’italien avec un sourire sardonique en s’asseyant à-côté du canapé.
Sur l’écran, les chiffres de l’enregistrement indiquaient 06h54 et le plan se rapprochait prudemment d’un fauteuil tandis que la voix étouffée d’Abruzzi déclarait :
« Visez-moi un peu ce merveilleux tableau d’amour paternel… »
T-bag, torse nu, affaissé en travers du fauteuil, la tête et les jambes renversées sur les accoudoirs, ronflait avec un bruissement sourd en tenant vaguement contre lui un mini-Dino et un biberon vide dont tout le contenu n’avait manifestement pas atteint l’orifice buccal du mioche…
« Pauvre vieux T-bag, va… continuait le malfrat à voix basse. Si on t’avait dit à Fox River que tu finirais comme ça. »
La caméra zooma avec complaisance sur le filet de bave qui s’échappait de la bouche de l’Alabamien, tandis qu’on percevait les hoquets de rire de John hilares mais étouffés au mieux.
- Papa t’en a voulu pour ça ? demanda Jimmy, assis sur le dossier.
- Oh ça oui, j’ai payé. Le pauvre était sur les genoux et un petit peu à cran après quelques semaines à s’occuper de ton frangin. Au bout d’un moment, je devais le pousser du plumard à coups de pied au cul quand c’était son tour, et parfois il finissait ses nuits dans le salon, avec des résultats plus ou moins gracieux, comme tu le constates. Enfin… ça ne l’a pas empêché de trépigner pour qu’on t’ait tout de suite après. En fait, je crois qu’il attendait surtout de s’occuper d’une petite réplique de lui-même, répondit-il en pinçant affectueusement le gros orteil du cadet près de son épaule.
Le plan suivant montrait également Theodore mais avec l’air plus réveillé, et tenant entre ses mains un nourrisson encore plus petit, posé sur une table, fixant l’objectif de ses grands yeux marrons avec une grimace méfiante. Les ex-taulards s’étaient épargnés pour de nombreuses raisons l’épopée à la clinique pour la mise bas du second, la perte des eaux étant survenue lors du visionnage de Rosemary’s baby avec l’heureuse génitrice, ce que T-bag avait évidemment trouvé d’une classe extrême.
« Alors ce petit lardon que vous voyez-là, c’est ce qui va permettre à la lignée Bagwell de se perpétuer, ce en dépit de tous les efforts passés de Mister Mafia ici présent. »
Un grognement réprobateur lui répondit.
« Ca n’a l’air de rien, pour l’instant, je suis bien d’accord, mais ça constitue déjà une bonne raison d’aller se faire foutre pour toutes les mauvaises gens qui condamnaient d’avance le sang corrompu de ma chère famille. »
Il offrit à la caméra un sourire rayonnant jusqu’à l’insupportable, la lueur suffisante de ses yeux bordée de ridules jubilatoires.
« Et petit lardon deviendra grand. Jimmy Junior sera choyé et chéri jusqu’à ce qu’un jour il puisse baiser vos fils et vos filles par paniers entiers, vous le croyez, ça ? » lança-t-il en tournant légèrement le marmot pour le regarder en haussant les sourcils, le sourire toujours aux lèvres.
« … Enfin sauf les tiens Bellick, évidemment, puisque tu ne dégoteras jamais quelqu’un qui voudra en faire avec toi. » ajouta-t-il en adressant à la caméra une moue faussement apitoyée. Les ricanements pleins de méchanceté d’Abruzzi se firent à nouveau entendre en fond.

Les enfants riochèrent eux aussi, ayant depuis longtemps assimilé le capitaine des matons comme la figure du méchant tartuffe dont leurs pères devaient se jouer lors des rocambolesques aventures carcérales qu’ils leurs relataient le soir en les prenant sur leurs genoux. Le mafieux, pour sa part, esquissait encore un sourire de requin attendri en revoyant cela. Finalement, il était le seul à être tordu assez fermement pour aménager un nouveau foyer à ce cher Theodore, qui avait tenté toute sa vie de s’en bâtir des succédanés à la force du poignet. Après son accession au titre de parrain et son évasion de Fox River, c’était en quelque sorte le dernier tour de force que John Abruzzi avait sorti de son chapeau pour le jeter à la face de la réalité.

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