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 Prequel "Et La Vie Va", partie 1/2, DM/BB

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Alors, ça vous plaît de remonter à la source? ^^''
Aaah, Lilith soit louée!! ^^
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Bof, j'aurais préféré imaginer moi-même...
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Heu... c'est quoi cette fic déjà? ^^'
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AuteurMessage
Lostie
Succube enluminée
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Nombre de messages : 529
Date de naissance : 26/05/1986
Age : 31
Localisation : la Champagne crayeuse ^^'

MessageSujet: Prequel "Et La Vie Va", partie 1/2, DM/BB   Lun 26 Nov - 23:43

Hello les gentes! ^^

Dites, c'est fou, mais je viens de me rendre compte que je n'avais ja-mais... posté ceci... ^^''' Mr.Red

Brrref, certaines d'entre vous savent déjà de quoi il s'agit je pense... Rolling Eyes

***

Nous étions installés depuis près d’une heure. Dans le fond de la salle, nous étions sûrs de ne pas être importunés. Et puis, comme nous en avions pris depuis longtemps l’habitude, nous avions choisi un bar relativement boudé par quiconque pouvant être susceptible d’être qualifié de « célèbre ». Au moins, durant cette soirée, nous redevenions des anonymes au milieu d’autres anonymes. Un moyen de prendre un peu de recul avant le grand étalage pompeux du lendemain soir…

Tout en portant le goulot de ma bouteille de bière à mes lèvres, je regardai mon vis-à-vis. Son sourire coutumier, satisfait et apaisé, éclairait son visage. Son regard se perdait dans la foule, elle-même plongée dans l’ambiance chaude et tamisée du lieu. Finalement, il reporta son attention de mon côté.
_ Tu as raison de profiter de ta bière… On ne risque pas d’en trouver beaucoup demain… me lança-t-il, un peu narquois.
_ Que veux-tu, répliquai-je sur le même ton, le champagne a un côté plus « classe »…
Il sourit. Je le fixai encore quelque secondes avant de détourner le regard. Depuis le début de la soirée, je me sentais un peu… embrumé. Il eût été poussif de mettre cela sur le compte de la boisson, vu la quantité d’alcool que j’avais avalée… Et puis, je n’étais pas non plus dans un état second. Plutôt comme égaré, ou plus exactement lancé sur une route inconnue, dont je n’étais pas bien sûr de vouloir connaître la destination. Tournant un peu plus la tête, j’avisai une fenêtre à quelques mètres de là. Je m’égarai quelques secondes au dehors, où tout était déjà noir. Après tout, nous n’étions qu’en février…
_ Tu rêvasses ? entendis-je soudain, alors que je soupirais légèrement.
Je me tournai brusquement vers celui qui me faisait face. Il me dévisageait d’un air mi-inquisiteur, mi-amusé.
_ Non… répondis-je laconiquement.
Cette réplique évasive ne fit que renforcer son expression son expression goguenarde. Il bût à son tour puis, semblant retrouver un peu de sérieux, relança la conversation :
_ Ça fait bizarre, quand même… il soupira légèrement. Je veux dire, je n’avais pas vingt-deux ans quand j’ai passé la première audition, et j’en ai vingt-sept aujourd’hui. Quand je pense à tout ce qui s’est passé pendant cette période…
Il laissa sa phrase en suspend et baissa les yeux. Je le contemplai un instant. Il avait parlé d’une façon assez innocente, presque naïve, mais je le connaissais assez pour avoir pu déceler une espèce d’inquiétude nostalgique dans sa voix. J’étais sûr que son petit discours était bien loin d’une fascination sans regret. Mais, il m’arracha de nouveau à mes réflexions en soutenant mon regard. Je fus un peu gêné de n’avoir aucun commentaire à faire, d’autant que je sentais que c’était ce qu’il attendait. Comme s’il avait perçu mon malaise, il réendossa sa panoplie d’éternel désinvolte et se désaltéra une nouvelle fois. Pour ma part, je me rappelai que nous étions sortis pour des raisons plutôt festives, et décidai ainsi de faire en sorte que l’ambiance reste frivole.
_ Tout de même, Elijah est un petit joueur… Il aurait pu venir avec nous !
_ Que veux-tu, me répondit-il, il se voyait déjà assurer ses interviews du matin avec la gueule de bois !
Nous pouffâmes en chœur à cet instant.
_ Les Américains sont moins résistants…
Il sourit de mon amusement, du moins était-ce l’impression qu’il me fit. Non pas qu’il y ait eu la moindre connotation méprisante, au contraire… Je fus certain que ma bonne humeur l’avait contenté… peut-être même rassuré, me dis-je en l’entendant soupirer doucement. Je me risquai à essayer de mieux le comprendre. Après tout, nous n’avions pour ainsi dire aucun secret l’un pour l’autre…
_ Dom…
Il me considéra d’un regard en coin où perçait une pointe d’appréhension curieuse.
_ Est-ce que tout va bien ?
Je n’avais rien trouvé de plus original. Le silence gêné qu’il m’offrit en guise de réponse renforça chez moi un sentiment de ridicule. Il finit par lâcher d’un ton monocorde et hésitant :
_ Ca va, vieux… Juste un peu de nostalgie, enfin, si l’on peut dire… Ca va passer, tu me connais…
Je n’en étais pas franchement convaincu. Nous échangeâmes un regard et je fus pris d’une profonde tendresse en regardant ce visage, son visage. Il paraissait saisi d’une crainte enfantine, que sa fierté d’adulte rejetait avec plus ou moins d’habileté. Je ne fus jamais plus conscient qu’en cet instant de ce qui allait nous arriver. Le lendemain soir, peu importerait que l’équipe sorte victorieuse de la cérémonie ou non. Ce qui se passerait, et je réalisai alors à quel point je le redoutais, c’était que tout serait fini. Il me faudrait renouer avec mon ancienne vie. Et Dominic ? Il me fixait avec une résignation solennelle. Ravalant ma salive, j’en vins à réaliser que je ne pouvais pas faire ça. J’étais trop reconnaissant d’avoir vécu tout cela, trop reconnaissant de l’avoir connu… Je ne pourrais pas continuer avec l’idée qu’il ne ferait plus partie de ma vie. A ce stade, je ne raisonnais plus vraiment comme je l’aurais fait dans n’importe quelle autre situation. Le fond sonore provoqué par les autres clients, l’endroit où nous nous trouvions… Tout cela devenait totalement accessoire. Mon vis-à-vis avait baissé la tête et contemplait la petite table à laquelle nous étions installés. Mû par une audace que je n’aurais jamais soupçonnée chez ma propre personne, j’appuyai soudain mes coudes sur la surface lisse et me redressai, puis me penchai jusqu’à ce que mes lèvres se posent sur les siennes. Je voulais lui témoigner l’attachement qui me liait à lui, lui faire comprendre qu’il n’était pas question de le laisser derrière moi sous prétexte que l’aventure dans laquelle nous nous étions lancés quelques années plus tôt allait prendre fin. Cette ébauche de baiser dura à peine trois secondes, le temps pour mon cerveau de se remettre à fonctionner normalement. Puis, je réalisai brusquement ce que j’étais en train de faire. Un sentiment de honte m’envahit alors. J’embrassais mon meilleur ami, j’embrassais un homme… pour la première fois de ma vie. Et je n’avais pas choisi n’importe qui. J’avais provoqué un baiser entre moi et Dominic Monaghan. Il n’allait plus vouloir me parler, et moi je n’oserais plus le regarder en face… Penaud et hésitant, les yeux toujours clos, je commençais à reculer doucement quand, sans que je ne m’y attende le moins du monde, je fus fermement retenu par le col de mon blouson. J’ouvris les yeux et vit que Dom gardait les siens fermés… et pressait sa bouche contre la mienne. J’abaissai les paupières en sentant une chair tendre et tiède glisser entre mes lèvres, allant caresser ma propre langue. Cette fois, je ne contrôlais plus rien. Dominic me maintenait au-dessus de la table et m’embrassait fiévreusement. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, je fis abstraction de la position inconfortable dans laquelle je me trouvais et commençai à répondre timidement à cette invitation sensuelle que j’avais par ailleurs initiée. J’y éprouvai bientôt un certain plaisir, et sentis même un délicieux frisson parcourir mon bas-ventre. Néanmoins, je commençais à avoir besoin de reprendre mon souffle, et en entendant Dom inspirer profondément, je compris que c’était également son cas. Nous nous séparâmes, et, dans un ultime sursaut de bravoure, je le regardai dans les yeux. Il ne dit rien, et le silence qui s’installait m’eut l’air très vite pesant. Je balbutiai alors :
_ Qu’est-ce que… qu’est-ce qu’on vient de faire ?
_ Ce qu’on aurait dû faire depuis bien longtemps.
Je ne m’attendais pas à une réponse si immédiate, ni à un ton si sérieux. Mais il continua sur sa lancée :
_ Bill… Je, enfin… Je ne veux pas te perdre… ça me fait peur. Tout… Le Seigneur des Anneaux… ce sera fini demain soir, et…
Il me fixa d’un œil inquiet. Qu’il eût été capable de s’ouvrir ainsi, si simplement, m’émût. Il m’apparut comme évident que je devais lui rendre la pareille.
_ Je… J’ai peur aussi, Dom. Et je ne veux pas te perdre moi non plus. C’est ce qui m’a poussé à… à t’embrasser.
Je ne pus en dire d’avantage. Sans que je ne m’en sois rendu compte, nos mains s’étaient rejointes. Le regard de Dom restait accroché au mien et je commençai à me sentir à l’étroit. Semblant le comprendre, il se leva et je le suivis rapidement en direction de la sortie.

***
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