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 Atelier 1: Juillet 2007

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Gred
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MessageSujet: Atelier 1: Juillet 2007   Mar 2 Oct - 23:11

Le premier atelier s'est déroulé pendant nos vacances. Les participantes étaient La Halfeline, Titef, KatS et moi. Mailine y a aussi participé quand elle était avec Fraisouille et moi. Elle a déjà posté ses merveilles dans une autre section.

Les filles pourront, si elles veulent, poster les fics écrites à cette occasion dans ce sujet.

Pour ma part, j'ai commencé à taper les petits trucs que j'ai écrit mais j'en suis loin d'avoir fini. Je poste quand même la première.

Il faudra écrire le pairing et le thème imposé au début ou à la fin de chaque fic.

Gred


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Gred
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Mar 2 Oct - 23:28

Je ne me rappelle plus si c'était le premier que j'ai écrit mais voilà l'un de mes ... trucs! What the fuck ?!?

Thème: Radiateur
Pairing: Dominic Monaghan/Billy Boyd



« Bill… Billy !!! » S’égosillait Dominic dans sa loge.
Où était ce bon dieu d’Écossais ? Il soupira, tout en haussant les yeux au ciel… enfin, plutôt au plafond. Il se balança d’un pied sur l’autre puis sautilla sur place ou, tout du moins, essaya. Exaspéré, il cria :
« Boyd, rapplique tes petites fesses blanches d’Ecossais, ici ! »
Il ferma les yeux quelques secondes et les ouvrit d’un seul coup, en entendant un petit rire bref.
« Voyons, voyons, qui avons-nous là ? Un petit hobbit attaché à un radiateur… Quel charmant spectacle ! On en croquerait. »
Bien sûr ! C’était sûrement écrit quelque part… À chaque fois qu’il lui arrivait une merde, Mortensen devait se trouver dans le secteur. À chaque fois… Il soupira à nouveau, la tête basse, attendant une nouvelle réplique de Viggo.
Celui-ci tourna autour de son ami, le détaillant, puis il s’assit, en face de lui, comme prêt à écouter une longue histoire.
« Que s’est-il passé ? »
Dom lui lança un regard furieux et exaspéré. Cependant il savait qu’il n’échapperait pas à un interrogatoire.
« Une des maquilleuses m’a parlé d’un sex-shop qu’elle connaît bien en ville. Elle achète toutes sortes de sex-toys pour son copain et elle. J’y suis allé faire un tour ce week-end et j’y ai trouvé… » Il désigna d’un geste las, la menotte qui entourait son poignet et sa paire accrochée au radiateur… « Je viens de la montrer à Bill, en lui disant à quel point cela pourrait améliorer notre vie sexuelle… enfin, je pense que … bien… j’ai dû un peu exagéré… après m’avoir chauffé et attaché là, il est parti, furieux… »
Dom déglutit, soudain très paniqué à cette idée mais surtout…
Surtout, il avait une envie très très très pressante…
« Si je ne suis pas vite délivré, je sens que je vais me pisser dessus ! »
Viggo le considéra un long moment. Puis, lentement, il sortit une clé de sa poche que Monaghan reconnut, sans peine, comme celle des menottes. Il se leva et délivra le blond, sans un mot. Ce dernier se précipita dans la salle de bain exigüe. Quand il en sortit, il remercia d’abord le Danois puis l’interrogea. Celui-ci haussa les épaules, en grimaçant.
« Tu ferais mieux d’aller lui causer. »
Dom hocha la tête et partit à la recherche de son amant.
Billy était tout simplement avec John et Ian, à discuter de théâtre. Quand il vit son compagnon, son visage devint sérieux. Il le suivit, sans discuter.
Ils marchèrent l’un près de l’autre, sans but, cheminant dans le dédale de caravanes.
« Heureusement que Viggo est arrivé (*), il était moins une. J’ai failli laisser une belle mare sur le sol de ta caravane. »
Bily sourit, se déridant. Le silence se réinstalla.
« Ce n’était pas drôle, Dom !
- Je sais, je m’excuse…
- Je t’avais pourtant déjà dit que je n’étais pas fan de ce genre de pratique…
- C’était pour rire, Billy-Boy. Je t’assure. Rien ne se serait passé sans ton consentement. »
Le jeune homme évita le regard bleu.
« Mouais… Je ne sais jamais si tu es sérieux ou non, c’est assez exaspérant.
- Je ne l’étais pas.
- Pourtant, tu me semblais bien disposé à m’attacher à mon lit pour me fesser ! »
Dominic ne put s’empêcher de sourire. Billy lui donna un léger coup de coude en représailles. « Tu t’es bien vengé, non ? »
Le sourire de l’Écossais s’agrandit. Il aurait tout donné pour voir la tête de Dominic après l’avoir laissé planté, excité et attaché… et quand Viggo est arrivé ! Il savait qu’il pourrait compter sur un compte-rendu fidèle de son cher Aragorn.
« Fais attention à toi, Monaghan. Maintenant que j’ai ces menottes, je risque de les utiliser à chacune de tes conneries !
- Hé, hé, Boyd, j’ai gardé une clé avec moi.
- Tu en es sûr ? »
Dom fixa son amant, un sourcil froncé. Qu’avait-il fait de la clé après avoir été délivré ? Il fouilla ses poches puis sa mémoire… Viggo ! Il l’avait gardée.
Revenant à la réalité, il chercha l’Écossais des yeux. Il était parti.
« Bill ! Biiiilly !!! » S’époumona-t-il, en vain.

(*) se met à chantonner : Viggo est arrivéééé, sans se presser-er ! Le grand Viggo, le grand Viggo ! Avec son cheval et son grand chapeau…
Repart en chantonnant ! ^^


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Latitefraisedesbois
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Ven 5 Oct - 18:52

Héhéhé, c'était un de mes préférés, il me fait beaucoup rire!!! ^_____^
(quand même, c'était n'importe quoi nos thèmes... Je nous aime! :D)

Aaaah, je suis bien contente que tu t'occupes de ça! :D Pour ma part, j'ai tout tapé, mais c'est sur mon autre ordinateur, donc je posterai plus tard.. ^^
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Ven 5 Oct - 22:42

Mouarf!! Dieu que j'avais aimé cette chose... ^_____^ Je n'en attendais pas moins venant de toi, avec un tel thème et un tel pairing.
"Billy! Ramène tes petites fesses blanches d'Ecossais!!" Mrrr, c'est mignon! Mr. Green

Nota: A l'occasion, répare la salle de bain exigüe...

Encore merci pour la bonne rigolade que ça m'avait donné! Razz

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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Ven 5 Oct - 23:19

Vous l'aurez voulu... *va s'enterrer sous mille cartons* Honte


Thème : Les œufs en chocolat
Pairing : Sam/Gollum
(Fraise, je te déteste!!)

Lorsque les trois voyageurs s’arrêtèrent pour la nuit, au beau milieu de la forêt d’Ithilien, le guide et le porteur semblaient bien las. Frodon s’effondra contre un arbre, le souffle un peu court, la mine pâle. Gollum, comme à son habitude, alla s’établir quelques pas plus loin ; il grommelait pour lui-même en se massant les épaules. Sam, lui, posa son sac avec le sourire discret de celui qui s’apprête à faire une bonne surprise. Il tira de son sac un œuf en chocolat, enrubanné de rose pâle, et se racla timidement la gorge :
-Toutes ces péripéties vous l’ont peut-êt’ fait oublier mais… si j’ai pas perdu la notion du temps, c’est Pâques aujourd’hui-même.
Il s’approcha de Frodon et lui tendit l’œuf.
- Oh, Sam… soupira-t-il de sa délicieuse voix éthérée. Mon cher Sam, comment diable as-tu pu prévoir jusqu’à des douceurs pour les jours de fête ?
Sam se rengorgea, fier. Son sourire satisfait se fana lorsqu’il entendit Gollum maugréer dans son coin. Il entendit vaguement : « Et jamais personne ne pense au pauvre Sméagol. Jamais personne ne l’a aimé, non… ». Il soupira. Retournant à son sac à dos, il considéra le deuxième œuf qu’il avait confectionné à Fondcombe avant le départ, avec l’aide des plus grands maîtres chocolatiers elfiques. Il écouta les gargouillements de son ventre, puis ceux de la gorge de Gollum. Sans réfléchir plus avant, il s’exclama :
- Mais j’vous ai pas oublié, gros bêta !
Il vint doucement s’accroupir aux côtés de la créature, qui avait tourné vers lui un air méfiant.
- Tenez, c’est pour vous. Et vous n’avez pas intérêt à m’le r’cracher.
En voyant le joli chocolat lisse et ovoïde, surmonté d’un beau ruban bleu, les grands yeux de Gollum, d’un bleu plus pur encore, semblèrent s’allumer d’une lueur incrédule et subjuguée, qui jeta un éclat d’innocence cristalline sur ce regard d’ordinaire aigre et fuyant.
- Vous… offrez cela au pauvre Sméagol ? demanda-t-il, encore dubitatif dans son émerveillement.
- Pour sûr que j’vous l’offre. Un jour comme aujourd’hui, tout l’monde mérite une friandise, pas vrai M’sieur Frodon ?
Il se retourna vers son maître, qui s’était endormi, la tête renversée, la bouche entrouverte, la gorge offerte… et l’œuf intact entre ses petits doigts. Sam eut à peine le temps d’esquisser un petit sourire mi-peiné mi-bienveillant qu’une main osseuse ramenait son visage en face d’une petite mine un peu tirée, un peu vilaine… mais éclairée par un ravissement éperdu. Ce n’était plus Gollum, mais le Hobbit Sméagol qui plongeait ces yeux si brillants au fond de ceux de Sam. Une main sur la joue potelée, l’autre tenant l’œuf en chocolat plus délicatement et à la fois d’une manière plus possessive encore qu’il l’eût fait pour le précieux lui-même, Sméagol déclara :
- Nous vous aimons beaucoup.

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Latitefraisedesbois
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Sam 6 Oct - 1:21

Et moi je m'aime! Very Happy

Aaaah, que cette fic est mignonne! Sérieusement, il n'y a que toi pour faire une chose aussi mignonne et bien écrite avec un pairing totalement... heu, contre-nature? ^^;;;
Je ne le dirai jamais assez : vive le Sam/Gollum!!! ^^ *essaie de rattrapper Half qui est partie s'enterrer dans un trou quelconque Razz*
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Sam 6 Oct - 12:52

Lilith, je ne sais pas si je dois te remercier ou te maudir pour ce commentaire, ma chère. Mr. Green Mr. Green

Suivant!


Thème : Parallèle
Pairing : Gimli/Legolas


Ce n’est qu’il soit rustaud, mais Gimli n’a jamais réussi à résister à la bonne chair et la bonne bière. Il a été élevé dans l’opulence sans fioriture du royaume des nains. Pour lui, une bombance est la condition d’une franche amitié, et un rot placé bien à propos est un compliment.

Ce n’est pas qu’il soit précieux, mais Legolas n’a jamais véritablement saisi le goût de la crevaille. Chez lui, on ne mange pas tout ce qui passe à portée de bouche, question de bon sens. Les elfes ont derrière eux des millénaires de raffinements, et savent que ce n’est pas la vinasse qui leur donnera ce teint nacré qu’on chante dans les poèmes des hommes.

Ce n’est pas qu’il soit bourru, mais Gimli considère que les chichis ne sont pas de mise lorsque les émotions sont honnêtes. C’est pourquoi il se précipite à Aragorn lorsqu’il le voit franchir la porte du Gouffre de Helm, les hardes déchirées. L’accolade est entière et parfaitement spontanée : il vient de retrouver un ami cher qu’il avait perdu.

Ce n’est pas qu’il soit distant, mais Legolas ne recherche pas le contact. Même dans le déchirement qui suivit la perte de Gandalf, il n’alla pas chercher de chaleur humaine – ou autre. Aussi, lorsqu’il voit le rôdeur de retour parmi eux, il le laisse venir à lui, à tel point que sa présence le surprend lorsqu’il en prend conscience. L’elfe laisse l’éclat de ses yeux, et le ravissement si rare de son discret sourire, parler pour son cœur gonflé.

Gimli n’est ni rustaud ni bourru. Quand il se trouve au pied du mur, pour ce qui s’annonce la dernière fois, et quand l’émotion est aussi bouleversante qu’elle est honnête, il n’a même pas l’audace de regarder Legolas pour lui dire : « Si j’avais su que je devrais mourir aux côtés d’un elfe… ».

Legolas n’est ni précieux ni distant. Quand il réalise que même le nain est intimidé, c’est lui qui baisse les yeux sur lui et ose lui demander, par un non-dit qui déclare tout : « Et que pensez-vous de mourir aux côtés d’un ami ? ».

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Gred
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Lun 8 Oct - 0:45

*se met à courit partout*

C'est merveilleux!!!!!

*a cette heure-ci, part complètement en sucette et se met à bondir partout jusqu'à se prendre... un mur* Comme d'hab, quoi!

Ah, ce cher Sam/Gollum que tu nous a écrit... Le must étant de t'entendre le lire! *sourire complètement débile*

Ah, ah, aaaaaaaaaaaaaaaaaah!!! Le LegoGimli!!!! Il était SUPERBE!!! Si, si, si! A vous faire raccrocher définitivement les stylos, traitement de texte et autres instruments pour écrire... C'est souvent l'effet que vous me faites, Titefraise et toi... Rolling Eyes

Ces deux textes ont une place bien particulière dans mon petit coeur, tellement je les trouve super!

J'ai hâte aussi que notre Titef se décide à mettre ces textes aussi! ^__^

_____________________________________________________________
Thème: La chaussette manquante
Pairing: JackLocke


« C’est votre destin, Jack !
- Non, John. Arrêtez de délirer !
- Mais vous devez m’aider, Jack. C’est une question primordiale… Si vous le faites pas, rien ne sera plus comme avant. »
Le médecin s’arrêta et leva les yeux au ciel, impuissant.
« Mais pourquoi, oui, pourquoi, a-t-il fallu que je survive ? »
Jack reprit sa marche, en essayant de ne plus faire attention à Locke toujours accroché à ses basques.
« Jack. »
Aucune réponse de l’intéressé.
« Jaaaaaaack. »
Silence radio.
« Jack. Jack. Jack. Jack. Jack. Jack.
- La ferme, Locke!»
Le dit Jack (1) se retourna et défia le plus vieux de son regard sombre et coléreux.
« Que comptez-vous faire, Jaaack ? » dit Locke, en appuyant sur chaque syllabe.
Leurs yeux ne se quittaient pas. Une certaine tension montait entre eux. Même la fumée noire n’aurait osé s’approcher d’eux tant il y avait de l’électricité dans l’air. Locke sourit d’un air tranquille et serein. Il savait qu’il aurait gain de cause. L’île ne permettrait pas une si grande injustice.
Jack, crispé, ferma les yeux, inspira, compta jusqu’à 37 et expira :
« Je – ne – compte – pas, commença-t-il en détachant, lui, chaque syllabe, me – ner – u –ne – ex – pé – di – tion – con - tre – des – pu – tains – de – ouis – ti – tis – par – ce – qu – ils – vous – ont - vo- lé – u – ne – sa – lo – pe – rie – de – chaus – set – te !!! Me suis-je bien fait comprendre ou est-ce que je dois répéter encore plus doucement ???? »
Locke ouvrit la bouche, les larmes au bord des yeux, complètement abattu. L’île l’avait abandonné. Il ne manquait plus que retrouver ce con de Charlie et lui reprendre toute sa came biblique et la sniffer pour crever rapidement.
Jack, notant son désarroi, lui serra l’épaule pour le réconforter. L’aîné en profita pour se glisser entre ses bras virils et goûter au joie des câlins que Kate vantait. Le plus jeune se laissa faire, gêné, puis se dépêtra de l’étreinte. Pour faire bonne mesure, il tapota son dos et lui donna un bonbon.
« Allez John, oubliez votre chaussette manquante et retournez à vos occupation, je suis sûr que quelque part un sanglier pris dans un de vos pièges vous attend ! »
Locke sourit bravement et hocha la tête. Il fit mine de partir mais revint sur ses pas et planta un baiser sonore sur la bouche de Jack avant de détaler rapidement.
Jack resta tout seul, comme un con, se demandant encore pourquoi il n’était pas mort mais surtout, pourquoi il était du goût de Locke ! Après plusieurs minutes de réflexions amères, il s’en retourna vaquer à ses occupations, bien heureux d’avoir réussi à négocier avec Sawyer le dernier rouleau de papier toilette. Les feuilles de palmier irritaient vraiment trop ses petites fesses potelées… au dire de Sawyer lui-même !

(1)au cas où quelqu’un aurait un doute sur son prénom et vu que personne n’a été capable de me donner son nom de famille… et que je suis trop flemmarde pour aller le chercher sur le net !
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Gred
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Lun 8 Oct - 1:08

Thème: Bal du village (le thème a été un peu transformé...^^")
Pairing: Nymphadora Tonks/Molly Weasley (avec obligation d’un baiser)


Tonks pleurait à chaudes larmes dans sa chambre. Encore une fois, ce couillon de loup-garou la laissait en plan un soir important, pour essayer de trouver un énième sort pour libérer Sirius de l’Arche. Comme si cela pouvait servir à quelque chose ! Ce clébard était crevé, elle se tuait à le lui répéter mais il ne l’écoutait pas !! Elle se remit à sangloter plus fortement quant elle se rappela des paroles blessantes qu’il avait eu à son encontre quand elle avait osé insulter son cher cousin.
Elle entendit deux petits coups frappés à la porte. Elle renifla. La personne de l’autre côté de la porte dut prendre cela pour un assentiment car elle entra.
Tonks vit apparaître Molly Weasley. La femme la regarda tristement. Quel gâchis ! Elle était pourtant si belle dans cette robe… les hommes peuvent être si aveugles ! Elle soupira. La preuve, son Arthur préférait faire mumuse avec ses jouets moldus que de lui tenir compagnie (c’était d’ailleurs très insultant…).
« Nymphadora… » Chuchota-t-elle.
La jeune femme pleura plus fortement en entendant son prénom maudit. C’était le pompon ! Molly lui tendit un mouchoir que la métamorphage ne voyait pas. Alors, gentiment, elle lui moucha le nez puis essuya ses yeux et ses joues. Elles se fixèrent. Molly tapotait le dos de la jeune fille.
« Allons, allons, Nymphadora, pas besoin de te mettre dans tous tes états…
- Mais enfin…. C’est-c’est… » Elle renifla. Molly la remoucha, elle se laissait faire. « C’est le Grand-Bal-Pour-Célebrer-La-Mort-De-Vous-Savez-Quoi-tué-Par-Celui-Qui-A-Survécu-Plein-De-Fois ! C’est le plus grand évènement du monde Sorcier depuis la perte de virginité de Sirius… évènement auquel je n’ai pas pu participer parce que je n’étais pas née…. Ce qui montre à quel point je rate tout ! Et pour en rajouter, mon-mon-MON petit ami me laisse tomber pour sauver un copain… accessoirement, son meilleur ami… et mon cousin… qui, je le rappelle, est MORT depuis des SIECLES ! Et moi, je suis là comme une conne… » Sa voix mourut, un nouveau sanglot la secoua. Elle baissa les bras de désespoir.
« Surtout que tu es très belle dans ta robe, nota Madame Weasley. Elle met en valeur ta poitrine.
- Merci, renifla Tonks.
- … Moi qui avait toujours pensé que tu étais plus plate qu’Hermione à 11 ans…
- Molly !
- Mais enfin, Nymphadora, tu peux y aller au bal, si tu veux ! Tu n’as besoin d’aucun homme !
- Toute… toute seule ? Non, je serai la risée de tous ! En particulier de Ginny qui, depuis qu’elle s’est faite larguée par Harry pour Ron, par Hermione pour Zabini et par Neville pour Luna…
- … et n’oublie pas, par Dean pour Seamus, compléta la mère de la dite larguée.
- Oui. Elle est persuadée que je finirai comme elle, une vielle fille aigrie et mal embouchée ! »
Molly l’observa un long moment. Les grands yeux pleurnichards de Tonks se remplissaient d’eau. Elle la trouva touchante mais aussi diablement sexy dans cette petite robe décolletée. Elle laissait peu de liberté à l’imagination. Cela faisait longtemps que la sorcière ne s’était pas accordée un écart extraconjugal.
Elle se leva, décidée.
« Tu n’iras pas seule, foi de Molly Weasley. Ce mollusque d’Arthur ne veut pas y aller non plus. Il préfère ses bidules moldus. Moi qui lui avait acheté un beau costume… J’ai une idée. Je vais enfiler ce costume. En l’ajustant magiquement, il devrait m’aller. Ainsi je pourrai être ton cavalier et tu seras ma poule ! »
Tonks la fixa, en silence.
« Oh, Molly, vous feriez ça pour moi ?
- Bien sûr, ma belle. Rien que pour toi ! »
Tonks la regardait, admirative. Molly, rengorgée, entoura les épaules de la jeune fille d’un bras et l’embrassa fougueusement. Elle se détacha rapidement et sortit de la pièce pour aller se changer.
Tonks sourit. Ses problèmes étaient finis. On verra, Ginny, qui sera la dernière à rire.

Elle en oublia Lupin, qui avait pourtant réussi à trouver la bonne formule (au bout de la centième !) et se débattait avec un Sirius sérieusement affamé mais, surtout, en manque sexuellement. Il n’avait pas eu le temps de lui tendre le panier qu’il avait préparé que Black lui avait sauté dessus.
Pour son plus grand bonheur !
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Lun 8 Oct - 1:14

Thème: Boîte de mouchoirs vide
Pairing: Hermione/Luna


Quand elle avait acheté cette boîte de mouchoirs, elle avait imaginé qu’elle lui servirait surtout pendant ces longues soirées d’hiver où elle aimait se pelotonner sous ses couvertures, au fond de son lit, ou se nicher dans un fauteuil de la salle commune, face à un bon feu, un livre romantique dans les mains. Et bien sûr lorsqu’elle était enrhumée… Elle n’aurait pas eu alors à se lever pour chercher un hypothétique mouchoir dans son sac ou dans le dortoir.
Mais voilà, à l’époque, elle ne savait pas qu’elle serait nommée préfète et qu’elle deviendrait presque systématiquement la confidente de ses camarades. Tous venaient la voir dès qu’ils avaient un souci, un bleu à l’âme, un véritable petit bobo, quand leurs affreux copain oubliaient de fêter leur dixième semaine consécutive, qu’ils n’avaient pas su détecter les nouvelles boucles d’oreille ou quand ils les avaient plaqués pour leur camarade (masculin) de dortoir.
Elle les écoutait, compatissante et un peu gauche, ou distraite et un peu pressée, mais de toute manière, elle ne les laissait pas repartir sans leur mouchoir ! Car, comme le pensait son institutrice de deuxième année en primaire, un mouchoir magique guérit toutes les blessures et fait disparaître les larmes.
Hélas, cette boîte n’avait rien de magique (puisque achetée dans le côté moldu de Londres) et, alors qu’il faisait froid et que son nez coulait, elle était désespérément vide. Et, bien sûr, il ne fallait pas compter sur un de ses camarades vu qu’elle était leur principal fournisseur.
Hermione soupira puis renifla longuement. Elle devrait se résoudre à aller voir Madame Pomfresh et a supporté la vapeur sortant de ses oreilles…
Sur le chemin de l’infirmerie, elle croisa sa silhouette sautillante. Elle sourit. Cette vision lui fit oublier ses petits malheurs. Conversant toutes deux, elles s’installèrent sur un banc dans un coin de couloir.
Mais le rhume se rappela vite à elle. Nez qui coule, voix rauque et toux. Sous le regard aérien et lointain de son amie, elle lui expliqua ses soucis.
Luna sourit. Elle fouilla dans son petit sac bleu, qui ne la quittait pas, et lui tendit un petit paquet de mouchoirs.
Hermione le regarda, surprise. Elle avança une main reconnaissante. Elle se demandait comment une jeune fille hors du temps comme Luna pouvait avoir une chose si pratique qu’un paquet de mouchoirs !
Il lui semblait que c’était un trésor. Elle avait presque envie de le ranger dans la poche de sa cape et de le laisser là, pour pouvoir y perdre sa main et le sentir près d’elle, à elle.
Elle releva les yeux vers son amie. Cette dernière souriait dans le vide. Son regard ne voyait rien devant elle. Il se concentrait sur un monde qui n’existait que pour Luna, qui n’était là que pour la rendre heureuse.
Hermione, le cœur serré et nerveuse, se pencha et, lentement, avec précaution, déposa sa bouche sur la joue de la Serdaigle. L’instant fut court mais cela lui sembla durer de très longues minutes.
Le sourire de Luna était toujours là mais ses joues avaient rougi et son regard était brouillé. Elle était revenue dans leur monde.
Hermione lui sourit, elle aussi. Elles se quittèrent quelques minutes plus tard. Le couvre-feu allait bientôt commencer, elle ne voulait pas que la Serdaigle soit punie.
Hermione se dirigea plus guillerette dans l’antre de leur infirmière, les mains dans les poches.
Comme quoi il pouvait y avoir du bon quand une boîte de mouchoirs est vide…


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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Lun 8 Oct - 1:24

Thème: Baiser papillon
Pairing: Viktor Krum/Ronald Weasley


Ron commençait à s’y connaître en baiser. Avec Lavande, il avait tout essayé : avec la langue, sans la langue, avec un peu de langue, avec beaucoup de langue, les baisers qui vous laissent échevelés et pantelants, les sages pour se dire au revoir/à bientôt/bonne nuit, les troublants qui vous font présager ce qu’il pourrait y avoir de plus, les pressés et les sans sentiments quand c’est la seule manière de faire taire sa chieuse de copine.

Avec Hermione, il n’avait connu que quelques baisers chastes que l’on se fait rapidement, en rougissant de gêne…. mais de plaisir, aussi. Il y avait eu également ses baisers sur la joue, comme lorsqu’elle s’était hissée sur la pointe des pieds pour l’encourager avant son match de Quidditch décisif…

Il connaissait aussi les baisers de sa maman. Ceux qu’elle avait l’habitude de lui prodiguer au coucher ou au réveil. Des baisers sonores qui claquaient sur sa peau, son nez, son cou, son ventre et qui chatouillaient. Des baisers rassurants…

Alors, quand Krum, après un entraînement, lui avait demandé s’il connaissait les baisers papillon, il l’avait fixé bêtement. Il s’était contenté de secouer la tête, négativement, déçu de montrer son inexpérience en la matière. Mais quand le Bulgare s’est approché lentement, le cerveau du rouquin s'est mis à bouillonner. Que lui voulait Krum ?
Viktor pencha la tête vers lui puis ramena son visage face à Ron, qui recula instinctivement.

« Les cils, lui dit Krum, de sa voix chargée d’accent, nous nous embrrrassons par les cils. »

En entendant le verbe, Weasley s’immobilisa à nouveau. Le Bulgare recommença l’opération et le jeune Anglais sentit le léger effleurement de leurs cils. Cela suffit à faire battre son cœur plus rapidement.

« Et le baiser d’esquimau ? »

À nouveau, Ron secoua la tête. Très vite, il vit son Capitaine s’incliner sur lui pour frotter leurs nez l’un contre l’autre. Il ne comprenait pas vraiment ce qui arrivait à Krum, qui n’avait pas paru lui trouver beaucoup d’intérêt jusque là, mais il ne se plaignait pas. Il espérait même que cela dure plus longtemps. Un évènement digne de consigner dans son journal intime ne se refusait pas, comme le lui dirait Harry.

« Le baiser à la russe ? »

Viktor ne lui laissa pas le temps d’esquisser une réponse qu’il lui prit le visage entre ses deux mains et déposa un baiser rapide sur la bouche. Quand ils se séparèrent, Ron le regardait d’un air surpris et choqué. Krum s’assombrit. Il lâcha le visage du roux et allait se détourner quand le plus jeune lui sauta au cou.

« Le baiser à la Weasley, tu sais ce que c’est ? »

Krum, étonné, ne put que faire non de la tête. Ron se hissa alors vers lui et l’embrassa d’abord avec douceur puis passionnément. Viktor y répondait avec ardeur. Il n’avait rien à dire ; le jeune Weasley savait embrasser ! Il n’avait jamais douté de ses capacités au vu de la fougue qu’il déployait. Il espérait seulement qu’il accepterait de continuer son apprentissage sur une plus longue durée.
Ron n’aurait jamais cru pouvoir un jour embrasser son idole. Maintenant, il savait à quoi ressemblait ses baisers : ils étaient bizarrement sucré, chaud et intoxicant. Des baisers qu’on avait envie de recommencer. Et sans jamais s’arrêter !


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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Ven 12 Oct - 22:49

Citation :
Ah, ce cher Sam/Gollum que tu nous a écrit... Le must étant de t'entendre le lire! *sourire complètement débile*
MAIHEUUU!!!! Honte Honte Honte Honte ^^'

Citation :
Le LegoGimli!!!! Il était SUPERBE!!! Si, si, si! A vous faire raccrocher définitivement les stylos, traitement de texte et autres instruments pour écrire... C'est souvent l'effet que vous me faites, Titefraise et toi...
Roooh ben merci, c'est trop gentil! Embarassed
Je suis très heureuse que ce modeste petit texte te plaise tant Smile. J'ai été très émue de voir que ces deux one shot avait une place spéciale dans ton coeur slasheur en fleur! flower Merci! ^^


Quant à toi, Lilith, je me suis encore fendue la poire sur ton Jack/John!!! Arffff, mon Dieu mon Dieu comme tes dialogues les font entendre, c'est magnifique!

Citation :
« Je – ne – compte – pas, commença-t-il en détachant, lui, chaque syllabe, me – ner – u –ne – ex – pé – di – tion – con - tre – des – pu – tains – de – ouis – ti – tis – par – ce – qu – ils – vous – ont - vo- lé – u – ne – sa – lo – pe – rie – de – chaus – set – te !!!
MDRRR, le bon Jack sérieux et concerné que l'on aime... Mr. Green Mr. Green Mr. Green

Et certaines répliques n'ont tout simplement pas de prix:

Citation :
L’île l’avait abandonné. Il ne manquait plus que retrouver ce con de Charlie et lui reprendre toute sa came biblique et la sniffer pour crever rapidement.
*se pisse dessus* Ca sonne tellement bien!!!

Citation :
Jack resta tout seul, comme un con, se demandant encore pourquoi il n’était pas mort mais surtout, pourquoi il était du goût de Locke ! Après plusieurs minutes de réflexions amères, il s’en retourna vaquer à ses occupations, bien heureux d’avoir réussi à négocier avec Sawyer le dernier rouleau de papier toilette.
*défaille* T'étais définitivement inspirée sur le coup ma Gred, franchement, le texte est sublime!!!


Et encore plein de compliments mignoteux sur ton adorable boîte de mouchoir vide, ce one shot était vraiment tout mignon, je l'ai adoré! Et là aussi tu as été très inspirée, parce que tout sonne juste comme il faut pour mettre parfaitement en valeur le thème. ^___^

*hâte d'être à la prochaine séance*

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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Sam 13 Oct - 19:09

Ah, pareil que Half, je me suis bien éclatée sur le John/Jack! ^^
(ahah, la fin... Laughing)

J'ai bien aimé ton Molly/Tonks, franchement, chapeau pour avoir mis en scène ce couple, heu... Pour le moins étrange? d'ailleurs il me semble que je te dois toujours un Snape/Rusard...*court

Et la boîte de mouchoir est adorable!!! *________* J'aime beaucoup ton Hermione ^^

Baiser de papillon est peut-être mon préféré, très mignon lui aussi... j'aime comment tu décris les différentes sortes de baisers! ^^

Bref, vivement notre prochaine soirée écriture histoire qu'on ait d'autres merveilles à lire! Smile
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Sam 13 Oct - 21:59

La Halfeline a écrit:
Quant à toi, Lilith, je me suis encore fendue la poire sur ton Jack/John!!! Arffff, mon Dieu mon Dieu comme tes dialogues les font entendre, c'est magnifique!

Bah, j'suis contente qu'i' te plaise! ^^

Je savais que la partie de Charlie te ferait marrer! C'est pensé pour toi!

Citation :
Quant à toi, Lilith, je me suis encore fendue la poire sur ton Jack/John!!! Arffff, mon Dieu mon Dieu comme tes dialogues les font entendre, c'est magnifique!

Sublime, je n'irai pas jusque là...
En tout cas, merci à celle(s?) qui m'a(ont) fait découvrir les vrais dialogues de Lost. Je ne suis pas allée chercher mon inspi très loin... Rolling Eyes

Citation :
Et là aussi tu as été très inspirée, parce que tout sonne juste comme il faut pour mettre parfaitement en valeur le thème. ^___^

Rooo merci!
Mais je ne désespère pas de réutiliser ce thème pour une fic pas piquée des hannetons sur une nouvelle boîte de mouchoirs vide elle aussi dans un moment plus que tragique... *rire sadique*

La Titef a écrit:
Ah, pareil que Half, je me suis bien éclatée sur le John/Jack! ^^
(ahah, la fin... )

*se sent contente*

Citation :
J'ai bien aimé ton Molly/Tonks, franchement, chapeau pour avoir mis en scène ce couple, heu... Pour le moins étrange? d'ailleurs il me semble que je te dois toujours un Snape/Rusard...*court

Je n'oublie pas non plus que c'est toi qui m'a fait écrire sur Tonks!!!! *a encore du mal à s'en remettre* Voilà pourquoi il y a une superbe scène SiryMoony à la fin de la fic! ^__^
*note pour le 19 de prévoir le couple Snape/Rusard pour l'atelier* Mr.Red

Citation :
Baiser de papillon est peut-être mon préféré, très mignon lui aussi... j'aime comment tu décris les différentes sortes de baisers! ^^

Merci! Ca me fait plaisir que ça te plaise. Je dois avouer que moi-même j'ai une petite faiblesse pour ce tit texte. J'adore décrire un adorable Ronnie-chou un peu dépassé par les évènements mais qui finalement arrive à s'en sortir...

Vivement vendredi!!!!

Dis Titef, oublie pas de nous poster des textes. J'ai en tête d'adorables textes de toi qui méritent d'être lus et relus sans modération!

Poutoux.
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Dim 14 Oct - 19:10

Mon premier et unique Spirou/Fantasio!!! :D


Bloqués dans l’ascenseur

Fantasio était, de l’avis de tous, un garçon très courageux. Téméraire à ses heures, même, aurait ajouté Spip. Le danger? Il s’en moquait... Surtout s’il y avait un bon reportage à la clé! Il avait plus d’une fois empoigné à l’improviste sa valise pour poursuivre des grands méchants. Si Spirou était en danger, il se jetait dans la geule du loup sans hésiter, au prix parfois de quelques fractures.
Cependant... Il y avait une chose qui le terrorisait. Rien qu’en y pensant son corps se couvrait de chair de poule. Les espaces clos! Les placards, les cabines de bâteau, les toilettes fermées à clé et les ascenseurs : Fantasio était claustrophobe.
Il avait, avec l’âge, réussit à plus ou moins contrôler sa panique. Il tenait maintenant trois minutes sous les couvertures de son lit, par exemple, alors que dans son enfance, il avait des spasmes rien que lorsque la couette lui arrivait au menton.
Spirou avait souvent tenté de le guérir de sa phobie. Il restait derrière la porte des toilettes et chronométrait le temps que Fantasio metttait, toutes fenêtres fermées, à disjoncter. Ils étaient arrivés à 5 minutes 20 secondes, ce qui était déjà pas mal. Mais le travail était lent et Fantasio ne faisait plus aucun progrès depuis longtemps.
Spirou se décida alors à utiliser les grands moyens. Il était temps de se montrer à la hauteur de son costume...
Il mit son plan à exécution lors d’un voyage qu’ils firent à Amsterdam. Pour une fois, il s’agissait de simples vacances, et non pas d’une énième course-poursuite dont ils avaient l’habitude.
Il se savait cruel, mais se déculpabilisait en se disant qu’après tout, il agissait pour le bien de son ami.
Leur chambre d’hôtel était au cinquième étage. Fantasio évitait le plus possible les ascenseurs, mais cinq étages à pied, il ne s’y résignait tout de même pas. Et puis Spirou était là durant tout le temps de l’ascension.... Il lui tapotait le dos en lui murmurant des phrases réconfortantes, et tout de suite Fantasio allait mieux.
Mais! Le dernier jour de leur voyage Spirou le trahit, et de la manière la plus terrible qui soit. Ils arrivaient au quatrième étage et Fantasio, les yeux rivés sur les chiffres rouges, voyait arriver avec soulagement la fin de son supplice lorsque Spirou bloqua l’ascenseur en appuyant sur le bouton “stop”...
Pâleur de Fantasio. Il avala sa salive, plusieurs fois.
Spirou parlait. Il prononça les mots “thérapie de choc” et “tu me remercieras plus tard”. Mais Fantasio ne comprenait pas. Il fixa, désespéremment, le quatre rouge figé. Ses mains se tordaient et la sueur qui s’amassait dans ses sourcils commençait à goutter, lui brûlant les yeux.
Spirou, le voyant si mal, commença à se demander si son idée était réellement bonne... Si seulement il trouvait un moyen de fixer la pensée de Fantasio sur autre chose que sur les quatres murs les entourant!...
Spirou était, de l’avis de tous, un garçon très impulsif, ce qui lui avait réussit en de nombreuses situations - notamment pour arrêter les grands méchants. Il éxecuta donc la première inspiration qui lui vint : il planta un baiser sonore sur la bouche de Fantasio. Celui-ci, stupéfait, en oublia de trembler. Et, tout calme, eut la présence d’esprit de rappuyer sur le bouton rouge pour faire redémarrer l’ascenseur.
Depuis ce jour, Fantasio n’est plus claustrophobe. Et même, il a commencé à apprécier les espaces fermés. Surtout ceux où il peut s’encanailler avec Spirou...
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Dim 14 Oct - 19:11

Trempés par la pluie

C’était un soir d’orage. Les éclairs violets zébraient le ciel noir à espace régulier. Zap, zap. Les éclairs avaient toujours fait “zap” pour Neville Longbottom. Zap, zap, donc.
Neville s’ennuyait. Il avait collé sa joue contre une vitre; il aimait le contraste entre le verre glacé et la chaleur de la salle commune.
On était samedi.
Il entendait Ron, Seamus et Dean plaisanter derrière. Harry avait mystérieusement disparu, ce qui lui arrivait régulièrement depuis qu’il sortait avec Ginny.
Il se rappellait très bien leur premier baiser. C’était fougeux, spontané, beau. Gryffondoresque. Avec en plus à l’arrière-plan un amant éconduit - Dean - et un frère possessif - Ron. ça aurait pu avoir été écrit par un mauvais écrivain.
Neville soupira contre sa vitre. Ce n’était pas lui qui pourrait embrasser une fille comme ça, paf. Faut être un homme pour ce genre de truc, viril et tout. Neville n’avait toujours pas la moindre trace de pilosité faciale alors que Harry venait de s’acheter un rasoir. Et quant à la masse musculaire qui augmente avec la puberté, il tenait cela pour une pure et simple légende. Harry s’était pourtant joliment élargi... Avec en plus ses yeux verts, et sa cicatrice, sûr que c’était dans la poche.
Ce n’était pas ses propres yeux bruns qui interesseraient quiconque. Parce qu’ils étaient juste brun, même pas noisette ou brun pailletté ou brun ténébreux. Brun moche, point.
Ginny avait des yeux bruns lumineux. Lumineux surtout quand elle voyait Harry. Des petites rides de plaisir se creusaient alors au coin et elle tripotait ses cheveux d’un air absent. ça arrivait souvent à table, par exemple quand elle parlait à Neville. Harry s’approchait et ça ne manquait jamais : illumine, tripote, petites rides, et parfois la main qui tremble sur le couteau ou la fourchette. Elle perdait immanquablement le fil de la conversation.
Mais Neville comprenait. Et même, il appréciait. Ginny était encore plus jolie quand Harry était dans les environs.
Il aurait bien voulu être plus beau quand il était près de Ginny. Se redresser, bomber le torse, se mettre des arc-en-ciel dans les yeux. Le contraire se produisait plus souvent : il était maladroit et lourd.
Tiens, ils étaient là. Ginny et Harry, tout petit en bas, sur le chemin qui menait au château. Neville pouvait les apercevoir par la fenêtre. Ils s’embrassaient sous la pluie avec le “zap” des éclairs en toile de fond. Atrocement romantique, genre : “notre amour se moque du mauvais temps!”.
Ils devaient être trempés et frissonnants. C’était sans doute pour ça qu’ils se serraient si furieusement l’un contre l’autre.
Si un jour il avait une petite amie - pas une de la classe de Ginny, bien sûr, mais bon, une fille sympa - il ne l’embrasserait qu’en intérieur. La crainte d’attraper un rhume l’emporterait sur le romantisme. C’était sans doute son problème : il était trop timoré.
De toute façon il embrasserait sûrement très mal, alors il valait mieux pour la fille qu’elle puisse au moins s’appuyer sur des cousins. Elle s’emmerderait, soit, mais elle serait confortable et au chaud. Alors, il aurait peut-être une chance qu’elle ne le quitte pas trop vite.
Harry avait lâché Ginny. Ils marchaient maintenant tous les deux vers le château, main dans la main.
Les éclairs faisaient zap zap et Neville voyait en grand le visage de Ginny au sortir d’un baiser, les boucles rousses collées au visage par la pluie, les yeux à peine ouverts, les lèvres rouges parsemées de gouttelette d’eau...
L’image même du bonheur enrhumé.


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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Dim 14 Oct - 19:13

Uniforme

Certaines personnes ne seront jamais comme tout le monde. Même habillée avec le même uniforme, utilisant la même langue et pratiquant les mêmes activités, ils se démarqueront de la foule par leur regard ou leur démarche.
Tiens, par exemple. Elle. Oui, la fille assisse sur ce banc, les yeux dans le vague, l’air un peu paumé. Elle fait partie de la troupe des marginaux, des bizarres, de ceux qui détonnent où qu’ils aillent.
Elle est toute menue, toute blonde, avec des énormes yeux bleus. Le physique type de la jolie poupée. Pourtant elle dérange, elle repousse, elle inquiète. On s’en moque pour ne pas en avoir peur.
Elle s’assied souvent sur ce banc. Parfois elle croque une pomme, ou alors elle joue à bouger ses orteils dans ses chaussures. Elle est presque toujours toute seule. Elle en est un peu triste, bien sûr, mais elle a l’habitude. Parfois, pourtant, elle aimerait que quelqu’un enfile son regard et voie comme elle voit.
Quand on l’appelle Loufoca, elle ne comprend pas bien. Chacun est unique, avec son unique vision du monde. Les gens la trouvent pourtant plus unique... Comme c’est drôle, la vie. Porter un collier en bouchon de biérraubeurre lui paraît plus raisonnable que de s’habiller en copiant un quelconque idole. Dire ce qu’elle pense quand elle le pense lui a toujours paru important, et tant pis si c’est parfois absurde, les instants passent si vite... Et si elle croit en ce qui est improbable, c’est qu’elle aime les belles histoires.
Au fond, elle même se trouve terriblement normale. Cependant, elle est toujours seule sur son banc.
Mais depuis peu, il y a une fille qui vient s’asseoir à côté d’elle. La première fois elle pleurait, et Luna l’a réconfortée, à sa manière bien à elle. Ensuite elle est revenue, comme ça, juste pour parler ou même se taire ensemble.
Elles portent les même vêtements, l’uniforme réglementaire de Poudlard. Cela n’empêche : elles semblent venir de deux planètes différentes.
La blonde a toujours énervé la brune, avec son allure de nymphe éthérée et sa manière de bousiller tous ses schémas mentaux. Elle aime les choses nettes, propres, prouvées. L’incertitude l’angoisse, alors qu’elle nourrit l’autre.
Luna lui apprend à douter, à se laisser flotter dans son doute. Elle lui apprend à écouter et à comprendre différemment qu’avec le cerveau. Personne ne sait mieux qu’elle que le langage de l’intelligence est loin d’être le seul utilisé.
Il y a aussi le langage de l’instinct et de la rêverie, le langage des pieds nus sur la Terre et des bras qui s’échappent pour danser.
Petit à petit, Hermione se laisse guider. Ses épaules se décrispent et elle laisse parfois un sourire flotter sur ses lèvres sans raisons valables. Elle a oublié comment mais elle s’est mise à apprécier Luna. Mot par mot, geste par geste, elle a accepté d’entrer dans sa vision du monde et elle a teinté un de ses yeux du ciel contenu dans ceux de Luna.




****


Voilà, c'est tout pour l'instant... Est-ce que ça vous interesse d'avoir mon Crabbe/Goyle/Draco, sachant qu'il est inachevé? (mais j'aime bien le début ^^ peut-être un jour, quand j'aurai le temps...)...et j'ai encore mes originaux, que j'avais fait avec Mailine et Gred, mais ils ne sont pas excellent, m'enfin, si qqun est interessé, qu'il fasse signe! ^^


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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Lun 15 Oct - 20:16

*lève les deux mains bien hauts* Moi, moi, moi!! A veux!!! cherry

Merveilleux... *se dit vraiment qu'elle va avoir de grands complexes à cause de ces deux louloutes*

Le Spirou/Fantasio est super cute! J'aime beaucoup la fin surtout avec le revirement de Fantasio, ça m'a fait bien sourire.

Et le texte de Neville... J'étais toute triste pour lui. *va serrer son tit Neville dans ses bras* Et puis, il y a tellement de sentiments dans ce tout petit texte, ça me fascine tout ce que tu arrives à nous passer. On y voit bien toutes les images et on comprend les sentiments de Longbottom, avec une sérieuse envie de lui botter les fesses ou de le serrer dans les bras pour qu'il arrête de dire de grosses grosses bêtises. En tout cas, j'adore!
Par contre, ya quelques petites fautes d'orthographe (dire que je ne vois même pas les miennes...)

Citation :
C’était fougeux, spontanné, beau.

spontané

Citation :
Et quant à la masse musculaire qui augmente avec la puberte

puberté

Citation :
Neville pouvait les appercevoir par la fenêtre.

apercevoir

Citation :
La crainte d’attrapper un rhume l’emporterait sur le romantisme.

attraper

Tiens, en passant, j'ai adoré le Neville du tome 7 (même s'il n'apparaît qu'à la fin...)

Et puis, le dernier texte est superbe!!! Il est adorable! Je suis complètement fan. J'aime l'idée qu'Hermione lâche prise peu à peu sur son esprit cartésien (un comble pour une sorcière!) grâce à Luna. Et bien sûr, tout le passage sur les sentiments de Luna au départ, sur le fait qu'elle ne se sente pas différente juste seule. Très juste. Merveilleux.
Encore une ou deux fautes...

Citation :
l’air un peu paumée

Je dirai "paumé" puisque c'est l'air... non?

Citation :
Et si elle croit en ce qui est imbrobable

improbable, non?

Merci Titef d'avoir posté mais ils t'en manquent... Mr. Green

Poutoux
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Mar 16 Oct - 18:20

merci pour les fautes, je corrige illico... ;)
Merci pour le commentaire, aussi! Very Happy (mais rassure toi, pas besoin de te sentir complexée... loin de là! ^^)

Bon, je vais poster les originaux, alors... mais plus tard (encore ce problème de double ordi Rolling Eyes)
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Ven 19 Oct - 22:13

*défaille* Aaaah le texte de Neville... J'aime, définitivement. C'est tellement rare pour moi d'être émue par une histoire het HP... en fait je crois que ça n'étais jamais arrivé avant ça. Laughing Au moins, le fait que je sois si touchée par ce petit brin de texte montre que c'est le récit lui-même qui est empreint de talent, car là je ne peux pas être traîtreusement amenée à rougnougner sur des persos de prédilections et des images mentales à faire de doux rêves. Triple-bravo donc, pour ce petit bonbon humide et amer que j'ai pris tant de plaisir à relire, en me rappelant de ta petite voix lançant les zap zap. ^^

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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Dim 4 Nov - 15:40

Thème: Une chaussette trouée
Pairing: Renaud/Billy



Billy était assis sur le petit fauteuil de la chambre. Tout frais lavé, il avait enfilé sa longue chemise blanche et son joli kilt en tartan rouge. Quoique résidant à présent en Angleterre, du moins durant toute la période scolaire, il tenait à faire honneur à la fête nationale écossaise en portant son ensemble traditionnel. Ce dernier sortait également de l’armoire en d’autres occasions, mais Billy tenait à en faire un usage parcimonieux, pour ne pas le banaliser… Mais cette fois, une grave fausse note venait perturber l’habillage. Boyd ouvrit des yeux ronds catastrophés puis, irrité, fit le tour de la cloison en lançant :
- Hey, french boy !
Sur l’un des lits, une silhouette efflanquée était étalée de tout son long, la tête recouverte par un journal entièrement déplié, sur la première page duquel on pouvait lire « Charlie Hebdo ».
- What, sweet pea ? lui répondit une voix pâteuse et à fort accent français.
- Look at my sock.
Une main écarta le journal, et apparut une tête endormie, aux longs cheveux raides un peu en désordre, aux yeux chassieux et délavés. Les paupières papillonnèrent précipitamment pour s’ouvrir complètement, lorsque l’autre jeune homme vit devant lui le petit Billy en chemise d’apparat et kilt écossais… et le gros orteil gauche émergeant méchamment de hautes chaussettes blanches.
- Damn sexy, répondit simplement le Français.
- No, it’s not sexy, it sucks ! corrigea Billy, agacé, en repoussant les jambes de son camarade pour se laisser tomber lourdement sur le lit.
Renaud se redressa, saisissant le pied lésé d’un air concerné, et fourra tout de go l’orteil impudique dans sa bouche.
- Whad’ you mean “it sucks” ? demanda-t-il la bouche pleine, le considérant avec le dernier naturel.
- Stop it, dirty snail eater! Se récria Boyd d’un ton indigné.
Sa jambe ne fit pourtant pas un mouvement pour retirer le doigt de pied de la chaleur humide et enveloppante où il était logé. Elle demeura levée et repliée, la cheville maintenue dans cette position un peu baroque par les mains de Renaud. Ce dernier lorgnait, l’air de ne pas y toucher, l’intérieur de cuisse nue qu’il avait ainsi dégagé du couvert du kilt. Billy se décida finalement, pour le bien de sa dignité, à récupérer son gros orteil. L’attention l’avait rendu tout chose, un peu comme lorsqu’il avait découvert ce qu’était le véritable baiser français de provenance certifiée. Mais il n’oubliait pas qu’il était venu avant tout réclamer des comptes.
- How can you explain this bloody hole in my beautiful sock?
Les yeux toujours baissés sur les replis du kilt, Renaud haussa les épaules.
- I’m sure your fucking rat ate the tip, reprit Billy.
Précautionneusement, le marlou retira la chaussette trouée du mollet de Billy ; il la déplia ensuite sur son avant-bras, laissant sortir son pouce à l’extrémité. Il se mit ensuite à l’agiter vainement sous le nez de l’Ecossais en affirmant :
- Poor Renaud, it’s not his fault if the college is infested with mice!
Boyd donna une violente tape sur le doigt effronté qui se faisait l’avocat du diable. Renaud laissa sa main gantée de chaussette retomber précisément sur le genou de Billy ; il la considéra, comme un peu surpris, et haussa brièvement des sourcils égrillards avant de laisser son pouce caresser la peau à jour.
- And it’s not his fault if he feeds the said mice with fuckin’ peanuts everywhere he goes… répliqua Boyd, à la fois sarcastique et résigné face à la légèreté de son acolyte.
Le Français, lui, remontait lentement la jambe de son ami du bout du doigt, se glissant allègrement sous le kilt. Billy, tendu comme la corde d’un arc, faisait son possible pour garder sa sévérité intacte. Mais lorsque le pouce dénudé atteignit la douceur du haut de la cuisse, et caressa lentement l’intérieur délicat, une inspiration trop profonde et trop soudaine lui échappa, et il se maudit un instant de pousser le chauvinisme jusqu’à porter sa tenue traditionnelle.
- I’m like a mouse myself, déclara Renaud pour sa défense, sans cesser d’explorer éhontément ce qu’il y avait sous le tartan rouge, juste du bout du doigt. I sort of enjoy the little holes, even in a sock.

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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Dim 25 Nov - 23:01

Aaaah, j'adore toujours autant ce petit texte! ^^ (qui me fait terriblement penser à Six feet under, d'ailleurs... ;))
Il est hilarant et assez sensuel. Le thème est traité de manière proprement brillante! ^^ (pourtant, il fallait le faire, avec quelque chose d'aussi tordu Razz)
Vive Renaud! (... oui, bon Billy aussi. Razz)
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MessageSujet: Re: Atelier 1: Juillet 2007   Dim 25 Nov - 23:05

Mes petits textes originaux, que j'ai écrit avec les thèmes de Mailine et Gred... ^^

__________________________________

Etang, crapaud et corbeau

L’étang est gelé. Cric, crac fait la glace. Quand elle se fend. Là, elle se fend. Net, en plein milieu. Je suis dessus, seule et lourde, très lourde. Crac. La fissure atteint le bord. L’étang est cassé en deux et moi au milieu, toujours plus lourde, un pied chaussé de botte en caoutchouc de chaque côté de la fissure.
La glace se morcelle et je n’ai même pas peur. Je coule, pourtant. Je coule, l’eau est très froide - normal. J’ai les yeux grands ouverts. La glace était cassée et maintenant elle est compacte, au dessus de moi. La fissure s’est refermée.
L’eau est noire comme le plumage d’un corbeau. Croa fait le corbeau et crac fait la glace. L’eau est noire, je disais, et la lumière du jour s’éloigne lentement. J’ai trop chaud d’avoir froid.
Le fond n’arrive pas. Le fond n’existe pas, peut-être. Quelqu’un a-t-il un jour vérifié? Personne ne plonge au fond des étangs.
J’ai perdu une de mes bottes en caoutchouc. Elle était rouge, rouge sang. Je ne la vois plus, même mes mains je ne les vois plus, l’obscurité est trop dense.
Je n’ai toujours pas peur.
Pas de trace de poisson. Ils dorment, sans doute, dans leur lit de poisson... Pour peu que les poissons aient un lit.
Mes os sont morts givrés. Ma peau peine à respirer. Mon cerveau doit me couler par les oreilles, cependant je pense. Jamais je n’arrêterai de penser, c’est ma malédiction, une vieille fée acariâtre penchée sur mon berceau un jour a dit : “petite, toujours tu réfléchiras”.
Même noyée au fond d’un lac.
Je pense à l’histoire du crapaud et du corbeau au plumage noir comme l’étang vu de l’intérieur. Le crapaud c’est moi, gros gris discret et qui se noie. Le corbeau c’est l’étang et il pleure, parce qu’il me tue... Les eaux de l’étang deviennent salés et tristes.
Au fond, moi, je me transforme en pierre.


Les coins


Dans un coin par terre il y a toi, petite boule duveteuse, petite pelote de laine blanche et douce.Il y a toi les yeux à peine ouverts, bleu à m’en faire mal au coeur. Il y a toi, langue rose qui pointe oreilles à l’affût.
Plus misérable et plus innocent qu’un flocon de neige en juillet.
Moi, je t’aime comme je n’ai jamais aimé, je te prends sur mes genoux, je m’assied par terre, dans le coin. Tu te glisses sous mon pul et ton coeur bat très vite, trop vite. Je t’aime comme je n’ai jamais aimé.
Je te cache, d’abord dans mon tiroir à culotte, mais tu dévastes tout...
Je te cache ailleurs, mieux, avec un coin pour faire tes besoins et une petite soucoupe d’eau.
Je ne sais pas ton nom, il doit être très beau et très précieux.
Puis un jour, dans pas longtemps, tu miaules au mauvais moment. Alors on veut te donner, te vendre à quelqu’un d’autre, qui ne t’aimera pas autant que moi je t’aime...
Personne ici ne veut de toi, petite indésirable. Tu es en trop et tu le sens alors tes poils se hérissent et tu griffes ma mère au sang, ma mère qui hurle et je la hais.
On va te donner, ma précieuse, mon unique. On va te donner et je ne te verrai plus, jamais, c’est cruel. L’absence sournoise de ton corps chaud sur ma poitrine me fera oublier jusqu’à ton existence. Toi que j’aime tant, à m’en faire imploser la poitrine.
Je ne veux pas t’oublier.
Alors je te mets dans une casserole pleine d’eau et tu meurs. Tu prends du temps pour mourir, tu griffes tu grattes et tu espères. Je pleure. Je pleure encore. Je pleurerai toujours. Je ne t’oublierai jamais, toi que j’aime que je n’ai jamais aimé...


Pince à linge


On m’en a parlé comme d’un spectacle extraordinaire, magnifique, splendide. A ne rater sous au-cun pré-texte!, avait encore insisté Louis, pas plus tard qu’hier.
J’y pense une pince à linge entre les dents. J’accroche les petites culottes de ma femme sur la corde. Bleues ciel, bleues petite fille. Ma femme a des sous-vêtements très sages, ce qui en étonnerait plus d’un.
Extraordinaire, donc. Pour une fois ce serait bien, un spectacle avec des idées neuves qui remuent le cerveau. J’irai voir, je me promets. Un soir que les enfants sont chez leur père et elle chez son amie Claudia (ce qui veut dire en vrai chez son amant Léonard qui est peut-être très laid mais bien un demi-million de fois plus intelligent que moi.)
Ma femme n’aime pas le théâtre, ni le cinéma d’ailleurs. Elle aime les livres, les enfants, et les hommes. Elle en a cinq, d’enfants, des mômes adorables, boucles blondes et yeux rieurs. Sauf le dernier. Il est brun, de peau et de cheveux, faut dire qu’elle l’a eu avec un autre gars.
Ma femme m’aime follement, comme d’ailleurs elle aime follement tous ceux qui l’aiment. Son amant et ses ex et d’autres, encore, que je ne connais pas, inconnus croisés au hasard d’une rue, son coiffeur, qui sait, son boucher? Beaucoup d’hommes l’aiment, doivent l’aimer.
Un jour elle me quittera, parce que je ne veux pas d’enfant. Parfois je me dis que ce sera tant mieux, et puis parfois pas.
J’ai fini d’accrocher ses petites culottes. C’est joli, dans le jardin, le tissu bleu agité par le vent sur la corde à linge.... Il reste trois pinces, oranges. A rapporter à la maison, dans le tiroir prévu à cet effet. Je suis un homme ordonné.
.Demain, demain, j’irai à ce spectacle. Je me le promets.
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Atelier 1: Juillet 2007
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