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 Sue - Os Yuri + Dom/Billy - G

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Gred
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Date de naissance : 16/08/1981
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MessageSujet: Sue - Os Yuri + Dom/Billy - G   Dim 3 Déc - 21:29

Honte à moi, Sue n'était pas sur la lanterne! C'est chose fait maintenant.
_____________________________________________________________
Sue

La sueur coulait le long de son dos. Elle souffla à plusieurs reprises avant d’inspirer puis de recommencer. Ses foulées se faisaient de plus en plus rapide. Au son du dernier album de Madonna, elle courait en fixant un point devant elle. En fait, elle contemplait le mouvement de sa frange sur son front, ainsi que les muscles qui jouaient pendant qu’elle faisait des efforts. Elle savait aussi que la plupart des regards masculins de la salle était tournée vers elle. Elle adorait venir dans un club et savoir qu’elle plaisait. Elle sourit à son reflet.

Quelques minutes plus tard, elle éteignit le tapis roulant où elle courait et tout en faisant quelques mouvements de bras et de jambes, elle reprit son souffle. Elle mourait d’envie de filer sous la douche. Elle se redressa finalement et attrapant une serviette, se dirigea vers les vestiaires.

En passant près du bar, elle se cogna contre une personne. Elle s’excusa en se tournant vers une jeune femme rousse. Dès que leurs regards se croisèrent, elle eut le souffle coupé. Devant elle se tenait une femme avec de magnifiques yeux verts. Les siens n’avaient rien de comparable à ceux de l’inconnue qui semblait complètement l’ensorceler par ses prunelles jades. Elle eut la sensation, durant quelques secondes, qu’un feu s’y consumait, la menaçant de la brûler. L’enchantement fut rompu par la rouquine qui, lui envoyant un sourire mutin et aguicheur, se détourna délicatement d’elle. Elle ne put que la suivre du regard, sans pour autant pouvoir détailler son corps, encore trop chamboulée par les sentiments que cette femme avait fait émerger. Elle mit quelques minutes à sortir de son état d’hébétude. Elle regarda tout autour d’elle, craignant de s’être donnée en spectacle, elle qui avait horreur de laisser une situation prendre le contrôle de ses sentiments… Mais elle remarqua qu’elle n’était pas la seule avec le même regard hagard. Cette fille était un drôle de phénomène.

Elle se le répétait encore quand elle fut installée confortablement dans une cabine du sauna. Elle n’arrêtait pas de penser aux déhanchements de la femme, à sa bouche qui semblait si coquine, à son sourire endiablé. Elle essayait d’arrêter de ne penser qu’à elle, tentant de faire remonter de ses souvenirs le visage et les caresses de son amant, mais elle devait s’avouer que, pour l’instant, ce n’était pas grâce à lui qu’elle avait chaud (quoiqu’elle se trouvait dans un sauna et que ça aidait bien … ). Elle n’avait pourtant jamais été attirée par une femme auparavant.

Elle ferma les yeux, moyen peu efficace pour oublier, quand elle sentit la porte s’ouvrir. Et là, devant sa mine ébahie, elle vit entrer son fantasme vivant. Celle-ci lui sourit, espiègle et s’assit en face d’elle, la dévorant du regard. Elle se sentit rougir, ce qui eut pour effet d’augmenter le sourire de la rousse. Elle aurait voulu aller se cacher dans un trou de souris. Elle qui, d’habitude, réclamait le regard des hommes sur son corps, se sentait plus que gênée sous celui de cette fille. Elle avait l’impression de se retrouver à l’âge de ses premiers émois, avant de perdre sa virginité… cela remontait pourtant à si loin !

« Tu es Evangeline Lilly, n’est-ce pas ? »

La brune sursauta en entendant le timbre chaud de la voix de l’inconnue. De nouveau, elle fut captivée par ses prunelles et ne put répondre que par un hochement de tête et par un borborygme étouffé. Elle ne savait pas quoi lui dire, elle se sentait stupide et fade comparée à cette … beauté. Car Evangeline ne pouvait convenir que d’une chose, cette nana était belle à en faire damner le plus saint homme. Elle était tout en jambes, longues et fines. Sa taille élancée était cachée par une serviette. Sa peau lui semblait soyeuse, elle avait envie d’y passer ses doigts pour y éprouver sa douceur. Et jamais un décolleté ne lui avait fait autant d’effet. Un rire cristallin s’éleva dans la pièce. Elle se sentit frissonner. Elle aurait tout donné pour l’entendre à nouveau.

« Je ne pensais pas que je pourrais attirer une femme comme toi… Un homme mais… toi, la belle Evangeline. Ça me plaît. »

Elle parlait d’une voix basse, qui fit à nouveau rougir l’actrice. Elle voulait arrêter tout, s’enfuir, quitter cette compagne si dérangeante mais la simple idée de laisser cette créature de rêves lui donnait des envies suicidaires… Elle ne pensait pas que le sourire de la belle pouvait encore s’élargir pourtant il le fit. Elle contemplait ses lèvres et se demandait quel goût avait sa bouche.

« Tu veux le savoir ? Alors, viens… viens la goûter. »

Evangeline avait-elle parlé à voix haute ? Elle ne s’en souvenait pas pourtant. Elle se glaça à l’idée de réaliser son fantasme subit. Elle aurait voulu lutter contre cette attirance contre nature. Elle n’était pas lesbienne, elle ne voulait pas d’une femme. Elle aimait les hommes, les vrais, aussi beaux et virils que Dominic Monaghan ! Voilà ce qui la faisait fantasmer le soir dans son lit, pas une… une…

La femme rit. Ce bruit emplit la cabine et se faufila dans le corps de la brune, s’entrechoquant avec chacune de ses terminaisons nerveuses. Elle était pétrifiée, n’osant plus bouger ou faire un geste. Les prunelles émeraudes la contemplaient avec envie, gourmandise, comme un prédateur qui se délecte déjà de sa proie pourtant encore vivante. Elle sut qu’elle était perdue. Elle avait pourtant une dernière chance de se ressaisir ; c’était maintenant ou jamais : se lever, sortir de la petite pièce, s’habiller et téléphoner à Dom pour qu’il vienne la chercher et ils feraient l’amour chez lui, devant le coucher de soleil…

Mais, alors qu’elle s’était levée, la jeune femme en fit de même. Evangeline ne put qu’assister à son approche, elle avait été capturée, par cette bouche, ses iris, ce déhanchement… La rousse leva les mains et les tendit vers le corps de l’actrice qu’elle fit mine de caresser. Des frissons parcoururent l’Australienne. Elle se mit à trembler de plaisir et d’anticipation.

« Embrasse-moi. » Ordonna la séductrice.

Et Evangeline obéit. Elle se pencha vers la bouche taquine et pressa ses lèvres contre les siennes. Elle ouvrit immédiatement les yeux, quand elle sentit le contact. C’était si chaud et si doux. Enivrant… Elle fut happée dans une étreinte possessive. La langue de la rousse envahit sa bouche et bientôt son univers se limita à leurs deux langues jouant ensemble, cherchant à se chevaucher. Elle perdit toute notion de temps et d’espace, se souciant peu de savoir si on pouvait la voir et la surprendre, elle, la nouvelle star de la série à la mode, roulant une pelle à une diablesse rousse. Les mains de la femme étaient agrippées à sa serviette mais elle ne faisait pas mine de la lui enlever. Elle en fut bizarrement peinée… mais elle se morigéna. Elle n’allait quand même pas coucher avec une parfaite inconnue dans un sauna. D’ailleurs, il lui faudrait penser à lui demander son nom. Quand le baiser prit fin, Evangeline ne voulait qu’une chose : recommencer. Et même si ça l’effrayait, elle le voulait maintenant. Mais comme elle s’approchait pour renouveler l’expérience, la rouquine la repoussa. L’actrice, peinée, l’interrogea silencieusement.

« Je préfèrerais que l’on continue dans un endroit plus… privé. Pas que ça me dérange de faire ça ici, mais je ne pense pas que tu apprécierais si on nous surprenait. »

Elle rit. Evangeline blêmit, en pensant à la mauvaise publicité si cela venait à se savoir.

« Au fait, si ça t’intéresse, je m’appelle Sue. »

La brune hocha bêtement la tête. Elle avait adoré la façon qu’elle avait eu de faire rouler son prénom dans sa bouche, elle aurait voulu l’embrasser à ce moment. Sue sourit à nouveau, puis elle se détacha complètement de la brune, laissant la femme se sentir comme nue sans elle. Evangeline eut froid. Elle voulait se rapprocher mais la rousse l’en empêcha.

« Je vais aller m’habiller. On se retrouve près de ta voiture dans vingt minutes. Ça te suffira pour te changer ? »

Evangeline hocha stupidement de la tête mais la jeune fille ne lui laissa pas le temps de répondre et quitta rapidement la cabine. La brune eut comme une sensation immédiate de perte. Elle aurait voulu rattraper la femme mais quand elle sortit, elle ne la vit pas. Elle avait peur, elle ne lui avait pas dit quelle était sa voiture, comment saurait-elle la retrouver ? Elle s’imaginait déjà ne plus toucher la rousse, ne plus vivre à ses côtés et d’un coup la vie lui sembla si dure… Elle soupira à s’en fendre l’âme. Elle s’habilla rapidement, essayant de calmer les battements de son cœur.

Alors qu’elle savait parfaitement que sa nouvelle amie ne pouvait se trouver là, elle se dirigea hâtivement vers son véhicule garé sur le parking. La place était éloignée de l’entrée. Elle marchait la tête basse, se demandant quelles stratégies elle pourrait employer pour récupérer son ange roux. Mais quand elle releva la tête, elle s’arrêta net. Sue l’attendait sagement assise sur son capot. Elle l’admira de tout son saoul. Elle la trouva encore plus touchante et désirable habillée, que presque nue. Elle portait un débardeur bleu sur une mini-jupe en jean délavé, le tout agrémenté de petites mules blanches au pied, d’un collier de grosses perles en bois et de lunettes noires. Elle était habillée simplement mais ça lui donnait une classe folle. Elle contempla, subjuguée, les jambes jusqu’à la jupe. Elle crut apercevoir un tatouage dépassé de l’intérieur de la cuisse droite. Si Evangeline avait été dans son état normal, elle se serait demandé comment Sue avait pu trouver sa voiture dans ce parking presque complet, comment elle avait su que c’était précisément sa voiture, et surtout, elle se serait méfiée, se disant que ça ne pouvait être qu’une fan perverse, une des ces obsédées qui poursuivaient les stars innocentes pour leur voler un peu de leur vertu. Mais, voilà, la Canadienne était trop occupée à penser qu’elle avait vraiment été bête de ne jamais avoir regardé une fille avant et d’avoir cru que l’être le plus sexy pouvait être cette larve d’Anglais, pour rester sur ses gardes.

« Laisse-moi conduire mon chou. » Lui dit Sue.

Et, toujours sans se poser de questions, Evangeline lui confia les clés de son plus précieux bien après sa garde-robe. Si on peut s’étonner que la rousse connaisse l’adresse de l’actrice, cette dernière ne semblait pas choquée. Elle était sur un petit nuage, rien ne comptait plus que la présence de son ange et sa main sur sa cuisse. Elle souriait bêtement au paysage qui défilait, ne souhaitant qu’arriver au plus vite, le cœur battant. Le chemin se fit en silence, ce qui convenait à la brune, qui se sentait tellement nerveuse qu’elle aurait dit plus de conneries que d’habitude.

Quand elles arrivèrent, Sue se tourna vers elle, enjôleuse.

« Nous sommes arrivées, ma belle. » Elle se pencha et caressa de ses lèvres, sa joue puis sa bouche. Evangeline aurait voulu approfondir le baiser mais l’autre jeune femme était déjà sortie de la voiture. Elle la rejoignit dehors. Sue la poussa vers la porte d’entrée de la maison. Elle avait l’air impatiente d’entrer.

La brune se dépêcha d’ouvrir la porte et de se faufiler dans sa maison. Elle était heureuse de faire visiter sa belle demeure. Elle l’avait meublée avec goût et tenait à chaque objet comme à la prunelle de ses yeux. Même Dominic n’avait pas le droit d’y toucher ! Surtout que c’était un maladroit de première…

Elle se retournait pour commencer la visite guidée mais elle ne put dire un mot. Sue la plaqua contre le mur le plus proche, rapprochant son corps de celui de la Canadienne. Elle lui ravit la bouche, la forçant à l’embrasser profondément. Evangeline paniqua un moment au vu de la violence utilisée mais elle se laissa vite griser. La rousse laissa ses mains parcourir les courbes de la jeune femme. Elle s’attarda sur le ventre d’Evangeline. Elle sourit d’un air coquin, en l’entendant gémir.

« Je pense que l’on devrait trouver une chambre… » susurra-t-elle.

L’autre ne put que hocher la tête. Sue, la tenant toujours dans ses bras, la détacha du mur. Tout en marchant, elles se dévoraient de baisers plus avides les uns que les autres, ce qui provoquait quelques légers accidents. Evangeline n’en faisait pas cas même quand son superbe vase, posé en évidence sur un guéridon dans le couloir, se brisa sans grâce sur le sol.

Elles arrivèrent indemnes dans une grande pièce, baignée de soleil. Le lit attendait, trônant au milieu de la chambre. Elles y tombèrent lourdement, Sue chevauchant l’actrice. La rousse sourit, amusée de la situation. Sous elle, Evangeline avait du mal à aligner deux pensées cohérentes. Elle ne pouvait que se laisser porter par ses sensations. Jamais elle n’avait ainsi perdu le contrôle d’une situation. Elle se sentait un peu effrayée mais quand les doigts de Sue commencèrent à parcourir sa peau et que sa bouche s’attaqua à son cou, elle éloigna toute idée de crainte. Elle gémit lorsque des dents mordillèrent son épaule, la marquant. Elle vibrait sous les caresses expertes de la femme, qui la dénudait, petit à petit. Elle s’enhardit, osant elle aussi toucher plus intimement la créature qui la faisait ainsi frémir. La peau douce courait sous sa paume. Elle n’aurait jamais pensé qu’elle trouverait l’épiderme d’une autre femme si sensuel.

La langue de Sue se perdait sur sa poitrine, léchant et mordillant un téton. Elle sursauta quand elle sentit une main caresser l’intérieur de sa cuisse. Elle voulut répliquer, jouer elle aussi avec le corps de sa merveilleuse partenaire mais la rouquine ne la laissait pas faire. Elle s’ingéniait à lui faire perdre la tête, multipliant les assauts sensuels. Evangeline ferma les yeux, tout en se mordant les lèvres, essayant de retenir les gémissements qui sortaient de sa gorge. Jamais elle n’avait connu telle luxure… elle se sentait s’envoler. Elle ouvrit la bouche, incapable de se taire et gémit bruyamment. Entrouvrant ses paupières, elle quémanda d’un petit geignement un baiser à sa compagne qui ne se fit pas prier.

Tout à son plaisir, elle n’entendait aucun des bruits qui amusait grandement Sue. Une porte s’ouvrant puis se fermant doucement, des pas se rapprochant. La rousse lécha l’oreille de l’actrice, qui couina de plus belle. La jeune femme sentait la Canadienne au bord de l’extase. Elle sourit, sadique.

« Que le spectacle commence… » Susurra-t-elle à Lilly.
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MessageSujet: Re: Sue - Os Yuri + Dom/Billy - G   Dim 3 Déc - 21:30

Cette dernière lui lança un regard voilé interrogateur. Elle n’eut pas le temps de formuler une question, la porte de la chambre fut ouverte et une tête blonde apparut. L’homme fit trois pas dans la pièce avant de s'immobiliser, figé. Evangeline, la tête basculée en arrière, émergeant lentement de son paradis sexuel, ne savait comment réagir. En fait, son esprit était vidé de toute pensée, un grand blanc le remplaçant. Ses bras, qui étaient encore accrochés au cou de Sue, tombèrent mollement sur le matelas. La rousse contemplait le nouvel arrivé d’un œil gourmand, laissant ses charmes dévoilés, sans pudeur.

Dominic contemplait la scène sans parler, ses grands yeux bleus cachés derrière des verres noirs. Evangeline savait qu’elle venait de le blesser, qu’elle n’arriverait pas tout de suite à se faire pardonner. Mais elle connaissait son Dominou d’amour, il ne restait pas longtemps fâché contre elle. Forte de cette idée, elle se releva, aussi dignement que possible, toute son attention focalisée sur son petit-ami et elle lâcha une phrase longuement préparée :

« Ce n’est pas ce que tu crois… »

Son effet fut coupé par un long éclat de rire, qui la glaça. Sue riait à s’en démettre une côte, alors que Dom blêmissait toujours sous ses verres noirs. Puis d’un coup, il devint rouge.

« - Ce n’est pas ce que je crois ? » Rugit-il. « Je te surprends à moitié à poil dans ton lit, en train de te faire… de te faire… par cette … par…
- Sue. » Lança la rousse , cabotine. « Heureuse de te rencontrer. » Elle se releva, s’agenouillant sur le lit, à moitié nue. « Tu veux te joindre à nous ? »

Evangeline ouvrit les yeux, paniquée. Ce n’était pas comme ça que ça devait se passer. Elle ne savait pas trop ce qui aurait dû se passer d’ailleurs… Cela s’était mieux déroulé quand Murray l’avait surprise avec Dom. Enfin, le pauvre joueur de hockey était un peu con et il avait cru à sa répétition pour une scène un peu osée. Mais, là, c’était pire que tout… Si Sue continuait, Dominic pourrait…

« J’aurais dû m’en douter ! Après tout, tu ne peux pas t’en empêcher ! Tu as bien trompé ton ex avec moi ! J’aurais dû savoir que tu me ferais le même coup. »

La brune était incapable de parler. L’excitation qui l’avait parcourue avait complètement disparu, il ne restait plus qu’un goût de cendre et le sentiment qu’elle était en train de perdre quelque chose d’important. En entendant la voix sanglotante de son ami, elle prit peur.

« Mais ne t’inquiète pas, je suis plus futé que l’était ton mari. Je me casse ! Je te laisse avec ta… »
« Sue » répondit la diablesse.
« C’est ça ! Je te laisse avec Sue. Je vous souhaite bien du plaisir. N’essaie pas de me joindre, je retourne chez mes parents. »

Evangeline resta bouche bée.

« Mais c’est en Angleterre !?! » Dit-elle précipitamment. Toute intelligence l’avait désertée et elle assistait impuissante à sa rupture.

« Tant mieux, je suis sûr de ne pas te voir avant un long moment. »

Sur ces mots, Dom sortit la tête fière mais les larmes aux yeux. Evangeline contempla la porte une longue demi-heure, incrédule. Pendant ce temps, Sue s’était accoudée au montant du lit, avait sorti une cigarette et fumait en attendant que la brune reprenne ses esprits. Voyant que celle-ci était toujours sous le choc et l’excitation retombée, elle se leva et commença à s’habiller. Ce ne fut qu’à ce moment-là que l’actrice se réveilla.

« - Mais qu’est-ce que tu fais ?
- Je m’habille.
- Mais… pourquoi ?
- Je n’ai pas envie d’être arrêté pour exhibitionnisme.
- Hein ? »

Sue leva les yeux au ciel.

« - Je rentre chez moi, mon chou vert.
- Mais non, je veux pas moi !
- Tu es adorable » Se moqua la coquine. « Tu vois, c’était sympa entre nous mais je dois y aller.
- Est-ce qu’on va se revoir ?
- Non.
- … »

Voyant le regard blessé d’Evangeline, la belle s’assit sur le lit, finit de mettre ses mules et se tournant vers l’autre, sourit gentiment.

« - Mon canard, on s’est bien amusé mais tu ne pensais pas vraiment qu’on vivrait ensemble. Je suis sûre que tu peux comprendre que je ne peux me permettre de risquer une relation avec toi. Tu as l’air d’avoir une vie amoureuse assez compliquée et je ne veux pas être un coup de plus dans ton tableau de chasse. Qui est-ce qui me dit que d’ici quelques mois, je ne serai pas à la place de ce mec, rentrant d’une journée harassante à gagner mon pain pendant que tu seras en train de t’envoyer en l’air avec je ne sais quel mec ou quelle nana que tu auras rencontré dans un sauna… Allez, on se quitte amies. »

Sue se leva, guillerette et se dirigeant vers la sortie, lança :

« On se téléphone ! »

Lilly restait les yeux dans le vide un long moment, ne comprenant pas ce qui lui était arrivé. Elle se maudissait d’avoir répondu aux avances de cette garce, elle maudissait sa chance de l’avoir fait croiser ces yeux verts. Et surtout, elle se demandait comment Sue pourrait la contacter, vu qu’elle ne lui avait pas donné son numéro…

Elle adorait ce type de bar, l’ambiance virile et macho qui s’y dégageait, l’épaisse fumée qui s’élevait vers le plafond, le son de la télé crachant les derniers résultats des matchs de foot, les rires gras, les insultes écossaises qui fusaient et le son de la pression de bière. Elle sourit. Elle adorait encore plus quand déguisée en frêle et jeune adolescente, rougissante et tout juste sortie de l’enfance, elle détonait dans cet atmosphère, s’attirant regards et quelques quolibets, encore discrets. Elle aimait jouer de ses différents charmes. Elle sourit à un coup d’œil plus prononcé, elle avait faim et se demandait si le jeune boutonneux qui la dévorait du regard ferait un casse-croûte convenable. Son sourire s’élargit et des flammes scintillèrent brièvement dans ses yeux mordorés.

Mais pour l’instant, elle devait aller le rejoindre. Il était assis au fond du bar, tournant le dos à la salle, un cuir encore sur le dos, le nez plongé dans un journal, une bière devant lui. Elle savait qu’elle serait félicitée pour son travail. Elle en était heureuse d’avance.

Elle s’installa rapidement et silencieusement dans le box, s’asseyant devant lui. Ses yeux la contemplèrent un moment et il lui sourit.

« Merci. » Lui dit-il simplement, de son accent qu’elle retrouvait authentique.

Elle haussa les épaules.

« Ce n’est pas grand chose. La patronne me l’a demandé comme une faveur. Elle vous a toujours adorés toi et ton mec… Il est devenu ton mec, n’est-ce pas ? »

Il fit un petit geste de la tête, presque affirmatif. Ses yeux clairs scintillaient.

« On n’en est pas loin. Je ne vous en remercierai jamais assez. Sans vous, il ne me serait jamais revenu. J’en étais malade de ne plus l’avoir à moi, pour moi, ne pensant qu’à moi, pas à ses stupides projets ou à sa pseudo copine. Ces dernières semaines m’ont rendu encore plus heureux. Cela faisait un moment que je ne m’étais pas senti aussi vivant. » Il rit « Tu aurais dû être là. Dès nos retrouvailles, nous avons reconnectés. Il y a eu la grande scène des larmes, consolé, dorloté. Faire fuir Ali. Ça n’a pas été trop difficile. Elle n’a jamais apprécié notre relation. A nouveau scène de larmes (pas les mêmes), de cris et elle est partie cela fait trois jours. Elle fait le point chez ses parents. » Il soupira, dissimulant un petit rire. « Grossière erreur de sa part. Si elle croit que ça le fera réfléchir, qu’il s’en sentira coupable pour autant. Je le sens soulagé depuis qu’elle n’est pas là. Je pense que dès ce soir, je pourrai lui sauter dessus. Tu comprends il faut que je le console et puis qu’il me console aussi ! Après tout, ça a été traumatisant de voir sa copine prendre du bon temps avec une autre femme ! »

Sue éclata de rire.

« Si tu avais vu ta tête en entrant dans la chambre, si je n’avais pas été au courant… et surtout si j’avais été à la place d’une femelle, j’aurais juré que tu étais réellement blessé. Et puis, complètement pathétique en plus. »

Dom hocha la tête. Il admira les traits juvéniles devant lui. Elle n’avait plus rien de la Sue qu’il avait rencontré dans cette chambre à Hawaï. De longs cheveux bruns, un petit nez mutin, des yeux châtains et dorés… et cet éclat ! Peut-être la seule chose qui lui rappelait l’enchanteresse qui l’avait débarrassé de la sangsue. Il savait que grâce à elle et à sa chef, il pouvait enfin reprendre sa vie là où il l’avait arrêtée. Quelle connerie il avait fait en quittant Billy ! Il s’en mordait tellement les doigts qu’il avait voulu oublier dans les bras des sirènes qu’étaient Hawaï et Lilly.

Il se saoulait de boulot, de sexe et de peopleries pour ne plus avoir mal, ne pas se rendre compte qu’il gâchait sa vie. Il avait failli la perdre d’ailleurs quand Sue, délicieuse tigresse, l’avait séduit dans un club réputé pour ses soirées assez chaudes, et qu’il s’était retrouvé dans une chambre d’hôtel de luxe, chevauché par une superbe blonde. Là, au lieu de le déshabiller et de prendre son plaisir, elle lui avait parlé. Elle lui avait raconté sa vie à lui, sa rencontre avec Bill, le début de leur histoire, leur première fois, sa joie de l’avoir dans sa vie, sa peur quand il s’était rendu compte à quel point il avait besoin de lui… sa fuite. Il avait regardé, horrifié, cette diablesse lui narrer sa stupide existence depuis et sa pauvre relation avec une actrice à l’égo surdimensionné. Elle avait sourit, sadiquement. Lui qui n’était pas une femmelette, qui ne se laissait pas impressionner facilement, avait frissonné de terreur. Elle lui avait alors révélé qui elle était… ce qu’elle était.

Il avait d’abord ri. Mais bien vite, son rire s’était étranglé dans sa gorge. Il ne s’était pas mis à hurler car il essayait de se retenir de se pisser dessus. Il avait toujours cru que c’étaient des légendes, des fables de chrétiens pour effrayer les païens et les pécheurs qui n’allaient pas à la messe le dimanche et qui préféraient s’acoquiner avec d’autres pécheurs du même sexe, plutôt que de se marier et d’avoir une flopée de marmots.

Elle lui avait proposé un marché : elle l’aidait à récupérer ce qu’il avait stupidement perdu et à enfin sortir de cette vie qui l’asphyxiait ou elle le tuait là, dans une chambre d’hôtel anonyme. Vu sous cet angle, il n’avait pas beaucoup de choix mais il avait alors contemplé ses yeux et il s’y était perdu. Là, il y avait la promesse, celle de retrouver celui qu’il voulait, qu’il aimait à tel point qu’il se détestait de l’avoir blessé. Et il n’avait pu que lui demander timidement pourquoi. Pourquoi voudrait-elle l’aider ? Elle s’était contenté de rire, d’un rire chaud et authentique (il n’aurait jamais pensé qu’il pourrait entendre un son si réconfortant venant d’une créature comme elle) et elle avait haussé les épaules. « Elle vous aime bien. » S’était-elle contentée de répondre.

Bien sûr, il avait accepté. Récupérer Billy… plutôt deux fois qu’une. Et puis, on ne peut rien lui refuser… C’est une chose qu’on apprend vite avec un succube.

Revenant à la réalité, il la contempla encore un long moment. Il ne l’avait jamais vue sans ce sourire, qu’il soit mutin, moqueur, cruel ou … apaisé. Il aimait la voir avec ce visage d’ange.

« Merci. » Répéta-t-il pour la troisième fois.

Elle secoua la tête. Puis elle se décida à partir, elle ne voulait pas laisser s’échapper son repas.

« Ne le perds pas. Je ne pourrai plus rien pour toi. Et, n’aies pas de doute, je me délecterai de ton corps, si tu m’en donnes l’occasion. » Elle se leva. Dom avait légèrement blêmi. Elle se pencha vers lui et lui murmura. « Et je savourerai chaque hurlement de douleur. »

Le blond hocha la tête. Il se promit de ne jamais plus jouer au con avec son Écossais.

Elle lui tapota la tête.

« Ne t’inquiète pas, Lilith vous protège. »

Elle tourna les talons et se dirigea vers la sortie. Son joli mignon s’apprêtait justement à quitter le bar. Elle croisa son regard et rougit. Le jeune homme sourit, bombant le torse virilement. Il lui tint la porte, galamment, tout en lançant un coup d’œil goguenard à ses camarades. Dom le vit disparaître derrière la jeune femme. Il frissonna, évitant de penser au sort qu’elle lui réservait. Il se leva à son tour et alla payer sa bière.

Sortant à l’air frais, il regarda sa montre. Billy devait en avoir bientôt fini avec ses divers engagements, il aurait juste le temps de rentrer chez lui et de lui préparer une petite surprise. Il se rappelait que le brun aimait beaucoup la glace macadamia. Il avait le temps d’en acheter tout un pot avant de rentrer.

Il sourit. A nous deux, Billy Boyd…
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