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 Et la vie va...

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Lostie
Succube enluminée
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Nombre de messages : 529
Date de naissance : 26/05/1986
Age : 31
Localisation : la Champagne crayeuse ^^'

MessageSujet: Et la vie va...   Jeu 5 Oct - 18:35

Hello!
Bon ben voilà je commence le transfert... ^^ ou plutôt, un simple copier-coller ^^'
Ca se passe de présentation, vous savez déjà de quoi il s'agit... ^^

***

Bip bip bip…

_Grmbl…
D’un revers de bras, il arrêta brutalement son radio-réveil et retomba lourdement sur son oreiller. Encore une nouvelle journée… Nouvelle ? Non. La même depuis des mois, depuis des années. Soupirant, il s’extirpa des couvertures, se leva et se dirigea vers la salle de bain.
Une bonne douche chaude, son éternel café, voilà les seules choses qui lui permettront d’affronter une fois encore le monde extérieur. Une fois passées ces formalités routinières, il s’emmitoufla dans son blouson et sortit de son appartement.
Rien ne changeait ici. Cette ville qui l’avait vu naître semblait immuable, pourtant elle lui paraissait chaque jour un peu plus grise, plus morose, plus terne. Levant les yeux au ciel, il repensa un court instant à des horizons lointains, à une époque révolue, avant de se rabrouer. Il grimpa rapidement dans sa voiture et mit le contact.
Les studios étaient à trente minutes de route. Cela lui laissait le temps de se mettre dans la peau de son personnage. De ses personnages. Celui du film, et celui qu’il interprétait en permanence, hors plateaux, parce qu’il avait perdu depuis trop longtemps ce qui faisait qu’il était lui, ce qui le faisait se sentir vivant. Maintenant tout ce qu’il avait à offrir c’était une attitude policée et calculée, des sourires aimables, et des rires dénués de leur sens étant donné qu’ils étaient vides de toute spontanéité ou de joie de vivre et seulement là pour sauver les apparences.

***

Hiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!! Un autographe, please !!!

Offrant un sourire radieux et attendri à la jeune fille hystérique, il s’approcha d’elle pour signer le bout de papier tendu, l’enlaça, puis repris sa route sur le tapis rouge. Electrisé par les flashs et les cris des fans, il rejoignit deux de ses collègues masculins pour poser auprès d’eux. Comme à leur habitude, ils jouaient avec les photographes, multipliant les poses grotesques et faisant les pitres, pour le plus grand plaisir des journalistes et du public amassé derrière des barrières. Quelle sensation exquise de se sentir au centre des attentions ! Il scruta la foule de cet air que tout le monde lui connaissait, si énigmatique et satisfait à la fois, avec, peut-être, une pointe d’arrogance. Tant de gens rassemblés dans le seul espoir de toucher, d’interpeller, d’apercevoir leurs acteurs favoris. Il y était habitué, depuis le temps. Il se nourrissait de cette folie ambiante, s’en imprégnait pour offrir toujours plus de spectacle aux personnes qui l’entouraient.
Reprenant sa route, il aperçu sa complice. Il la contempla un moment : ses longues boucles brunes, ses yeux verts rieurs, sa robe noire mettant ses formes en valeur… Il la trouvait belle. Il sourit. La presse semblait soupçonner qu’il y avait plus que de l’amitié entre eux depuis quelques semaines, mais tout n’était que rumeur de tabloïd pour le moment. Alors qu’il continuait sa marche, une journaliste l’interpela. Toujours souriant, il se dirigea vers elle, prêt à jouer le jeu des éternelles questions/réponses.

***
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Lostie
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Ven 6 Oct - 15:09

Very Happy

Comme toujours, il offrit à la caméra un rictus dont lui seul avait le secret, avant de reporter son attention sur celle qui allait l’interviewer. Cette dernière faisait preuve d’un enthousiasme professionnel certain.
_ Dominic Monaghan, une des stars de la fantastique série LOST !
_ Bonsoir !
_ Comment allez-vous ce soir ? Nerveux ?
_ Non, pas trop. C’est vraiment super d’être ici, c’est avant tout l’occasion de faire la fête, de se retrouver tous ensemble.
_ Oui. LOST remporte un succès phénoménal, et va peut-être gagner le trophée de la meilleure série dramatique ce soir ! Quel effet cela vous fait-il ?
_ Je ne sais pas, c’est assez incroyable… Je suis vraiment très content que les gens aiment la série et s’identifient aux personnages. C’est fou de voir à quel point les fans se creusent les méninges pour percer les mystères de l’île…
_ En effet, tout le monde ne parle que de ça. C’est ahurissant. Est-ce que vous êtes conscient de l’ampleur du phénomène ?
_ Plus ou moins. Vous savez, nous tournons à Hawaii, alors nous sommes loin de la folie d’Hollywood. C’est au cours de moments comme ce soir qu’on réalise que tant de gens apprécient le travail de l’équipe.
_ Vous avez effectivement la chance de tourner à Hawaii, un endroit magnifique. De plus, j’ai cru comprendre que tous les acteurs s’entendaient à merveille…
_ Oui, nous sommes tous devenus très bons amis. Ce qui est super, car on se soutient constamment les uns les autres. J’imagine que le fait de tourner loin de chez nous a contribué à nous rapprocher.
_ C’est amusant que vous disiez cela, parce c’est un peu ce que vous avez vécu pendant le tournage du «Seigneur des Anneaux » !
Le visage de Dom se rembrunit une infime fraction de seconde.
_ Oui, en effet…
_ A l’époque vous étiez sur une île loin de chez vous, en Nouvelle-Zélande, avec toute cette troupe d’acteurs avec qui, je crois, vous avez lié des liens très étroits… C’est un peu ce qui vous arrive avec LOST aujourd’hui !
L’Anglais ravala sa salive et prit un air amusé.
_ Oui, c’est drôle ! A croire que je suis abonné aux mêmes types de tournage !
La journaliste laissa échapper un petit rire et reprit :
_ A ce propos, vous êtes toujours en contact avec vos collègues du « Seigneur… » ? Vous sembliez tous si proches…
_ Vous savez, chacun doit poursuivre sa carrière de son côté, mais on se tient tous au courant. On sera toujours amis, c’est certain.
_ Oui, je suppose que ça ne doit pas être facile de concilier vos emplois du temps pour vous retrouver.
L’interprète de Charlie fixait le sol tandis que la journaliste finissait sa phrase. Comprimant un lourd soupir, il lui répondit :
_ Non, en effet, cela fait longtemps que nous n’avons pas eu l’occasion de nous retrouver tous ensemble. Depuis les Oscars, en 2004, pour tout vous dire. Mais ça ne veut pas dire que nous nous aimons plus !
Il sourit d’un air innocent, tandis que son interlocutrice enchaînait avec des questions sur la série et le personnage de Charlie.

***
Installé dans sa loge, il relisait tranquillement son script. Encore une fois, il n’y avait aucun changement à l’ordre du jour. Il se rappela un temps où il arrivait aux aurores pour découvrir que le texte apprit la veille n’avait plus aucun sens. A l’époque ça le rendait fou, mais aujourd’hui il regrettait ces moments d’imprévu. Il fut sorti de ses réflexions par des coups frappés à la porte.
_ M. Boyd ! On vous attend sur le plateau !
_J’arrive tout de suite…
Soupirant, il se leva et sortit.

C’était un film de petite envergure, une comédie tout ce qu’il y a de plus classique, sans prétention. Cela lui suffisait. Peu lui importait que ce soit distribué uniquement en Grande-Bretagne, il n’avait pas besoin d’un succès mondial pour se dire qu’il faisait bien son travail. Il avait passé l’âge d’être toujours en quête de reconnaissance.
_ Bonjour Billy, comment vas-tu ?
L’Ecossais sourit. Michael, le réalisateur, était un type bien, « un pro... » comme on disait.
_ Bonjour Mike. Je vais bien, sauf qu’il fait vraiment froid ce matin !
Les mains dans les poches, il sautilla sur place pour se réchauffer, provoquant des rires de la part du metteur en scène et d’autres membres de l’équipe.
_ Bon, allez Boyd, au boulot maintenant ! dit Mike sur un ton faussement sévère.
_ A vos ordres, monseigneur ! répondit solennellement Billy, générant une fois encore l’hilarité autour de lui.

La journée de tournage se passa bien. Billy, tout comme le reste du casting, trouvait rapidement la façon de dire ses répliques qui convenait au réalisateur. Après être passé rapidement dans sa loge pour se changer, il se dirigea vers le parking. Alors qu’il était presque arrivé à sa voiture, une voix derrière lui l’interpella.
_ Billy ! Attends-moi !
Il se retourna. Il avait trouvé étonnant que ne lui parle pas plus tôt aujourd’hui.
_ Que veux-tu, Shelly ?
_ Je me disais qu’on pourrait aller boire un verre. Je veux dire, entre les prises tu as tendance à rester seul, c’est dommage… On ne se connaît pas vraiment…
Il ne put s’empêcher de sourire face à l’air presque implorant de la jeune femme. Puis, prenant un air navré, il lui dit :
_ Ecoutes, je suis désolé, mais je suis crevé. Et puis ces temps-ci j’apprécie d’avoir un peu de temps pour moi. Tu comprends ?
_ Oui, bien sûr… répondit-elle d’une voix où transparaissait la déception. Bon, alors, à demain…
_ C’est ça, à demain. Bonne soirée.
Shelly tourna rapidement les talons, laissant Billy rejoindre enfin son véhicule.

En arrivant chez lui il jeta négligemment son trousseau de clefs sur la table basse du salon, enleva son blouson, puis s’affala sur le canapé. Il n’y avait probablement rien d’intéressant à la télé, comme d’habitude, mais il saisit tout de même la télécommande. En zappant, il tomba sur ce qui semblait être une cérémonie de récompenses. Et c’était bien cela : la veille avaient eu lieu les Golden Globes, à Los Angeles. On proposait une rétrospective de l’évènement. Billy soupira. Il n’avait pas mis les pieds aux Etats-Unis depuis de longs mois. Tout ça lui paraissait bien loin à présent. Alors qu’il s’apprêtait à changer de chaîne, il se figea. Ce visage, il l’aurait reconnu entre mille. Toujours à lancer des regards provocateurs au public… Sur ce point là il ne changeait pas. A présent il ne regardait plus ses fans, son attention semblait concentrée sur autre chose, sur quelqu’un d’autre… Billy sentit son estomac se nouer. Puis voyant que son ancien compagnon de tournage répondait aux questions d’une journaliste, il monta le son. Il se rendit compte que l’évocation de la Nouvelle-Zélande avait déstabilisé l’Anglais. Il se demanda s’il pensait réellement ce qu’il disait, à propos de cette amitié qui les unissait tous. Puis, las de se torturer l’esprit avec toutes ces histoires, il éteignit la télé et décida d’aller dans la cuisine se préparer un encas.

***
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Lostie
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Ven 6 Oct - 15:15

Et les catastrophes commencent... Rolling Eyes


_ Ouch !! Cogne pas si fort !
_ Désolé, vieux, je maîtrise pas ma force…
_ Coupez ! Josh, vas-y plus doucement !
Dom, qui se tenait toujours la mâchoire, se tourna vers le réalisateur.
_ Il faut l’excuser, attendre le signal, et en plus faire semblant de me frapper, c’est trop d’informations à emmagasiner pour son petit cerveau de sudiste…
Josh prit un air vexé.
_ Rassurez-vous, si ce crétin à chapeau melon y arrive, c’est à la portée de tout le monde…
Dom dévisagea son collègue d’un air hargneux.
_ Si ce quoi y arrive ??
_ J’ai dit si ce…
L’interprète de Sawyer n’eut pas le loisir de finir sa phrase, Dominic l’ayant presque plaqué au sol. Les deux hommes commencèrent à se chamailler, comme cela se produisait souvent sur le set. Le réalisateur leva les yeux au ciel.
_ Désespérants… Vous êtes tous désespérants… Pires que des gosses !
Evidemment les gamineries des deux acteurs amusaient le metteur en scène et le reste des gens présents plus qu’elles ne les exaspéraient. Mais l’équipe avait un planning à respecter et l’épisode qu’ils tournaient devait à tout prix être entièrement bouclé aujourd’hui, devant être diffusé le lendemain soir.
_ Bon, allez, ça suffit ! Josh, tu peux aller te reposer, on va d’abord faire la petite scène entre Kate et Charlie, dans la jungle.
Dom redevint soudain plus sérieux. Pour la scène précédente, l’actrice était restée en retrait, ayant peu de choses à dire ou à faire au cours de l’altercation entre Sawyer et Charlie. Mais à présent, ils allaient être seuls pour se donner la réplique dans une scène bien plus intimiste. Il passa devant elle en baissant les yeux. Ils ne s’étaient pas parlé depuis l’avant-veille, depuis cette soirée. Il s’attendait à ce qu’elle l’arrête, mais elle aussi détourna le regard. Soupirant, Dom s’installa dans le coin de flore où devait se tourner la scène. Il fut bientôt rejoint par le réalisateur qui souhaitait lui donner quelques instructions avant de commencer.
_ Bon, j’imagine que je n’ai pas besoin de te rappeler que ton personnage a connu des jours meilleurs…
_ Bien sûr que non, Mark.
_ Pour cette scène, je veux qu’on sente à quel point Charlie se sent perdu sans Claire. Il avait l’impression d’être quelqu’un avec elle, il se sentait utile.
L’Anglais acquiesça silencieusement.
_ Et, continua Mark, maintenant qu’elle n’est plus là, il ne sait plus trop quelle est sa place, il commence à perdre les repères qu’il avait retrouvés à ses côtés.
L’acteur hocha la tête, l’air grave.
_ C’est bon, je n’aurais aucun mal à faire passer ce genre d’émotion…
_ J’en suis convaincu. Bon, on y va ?
Dom se leva et alla se mettre en place aux côtés de l’interprète de Kate. Au signal du metteur en scène, ils commencèrent à jouer. Le premier un Charlie déboussolé et la seconde une Kate qui est là en tant qu’amie, que confidente. Dominic semblait totalement immergé dans son rôle, c’en était presque troublant. Sa gorge se noua au moment de dire cette réplique :
_ Et maintenant qu’elle a disparu, j’ai l’impression de partir en miettes…
Toute l’équipe s’accorda pour dire que Dom avait été plus que bon dans cette scène. Il était incroyablement convaincant. Une fois cette séquence terminée, Mark le libéra, le reste des scènes prévues ce jour là ne voyant pas apparaître Charlie. Il retourna donc à sa caravane, histoire de se relaxer un moment. A peine s’était-il installé sur son petit sofa qu’on frappa à la porte.
_ C’est ouvert !
Il se figea un instant en découvrant l’identité de son invité. Puis, il se leva.
_ Je… Je te dérange ? demanda-t-elle d’un ton embarrassé.
_ Heu, non… pas du tout. Qu’est-ce que…
Elle prit soudain un air plus déterminé.
_ Ecoute, il faut qu’on parle de ce qui s’est passé l’autre soir, après la cérémonie…
_ Oui, tu as raison.
Tout en se tortillant les doigts, elle traversa la pièce, n’osant faire face à l’acteur.
_ Heu, Dominic… Je ne sais pas trop où tu en es de ton côté mais… Je veux dire, il faut qu’on mette les choses à plat…
L’Anglais prit une profonde inspiration. Il n’avait jamais vu la jeune femme dans cet état. Elle semblait toujours si sûre d’elle… Où est-ce qu’il en était ? Il n’en savait strictement rien. A la fête organisée après les Golden Globes, il avait sûrement abusé du champagne qui avait coulé à flot… Mais il était resté sobre malgré tout. Il ne pouvait pas mettre ce qui s’était passé sur le compte de l’alcool. Et d’abord que s’était-il passé ? Quelques baisers, quelques caresses… Après la soirée chacun était rentré chez soi, ils n’étaient pas allés plus loin. Est-ce qu’il en avait envie ? Peut-être. Après tout, la première fois qu’il l'a vu, il l'a tout de suite trouvée très attirante. Mais ils se connaissaient depuis plusieurs mois maintenant, alors pourquoi avoir franchi cette barrière il y a seulement deux jours ? Il ne savait vraiment pas quoi lui répondre, mais il ne voulait pas la laisser se tourmenter pour rien.
_ Ecoute, j’avoue que je suis un peu perdu… je ne sais pas si ce que je vais te dire va te plaire, mais j’aimerais que pendant les prochains jours, on laisse les choses couler…
_ Tu veux continuer comme avant ?
_ Ce que je veux dire, c’est qu’on devrait peut-être voir comment tout ça va évoluer, si on va finalement rester de simples amis ou si…
Elle se pinça la lèvre inférieure, semblant perdue dans ses pensées.
_ Oui, tu as peut-être raison. La situation évoluera par elle-même… ou pas. Tout ça est assez récent, on verra ce qu’il en est vraiment d’ici quelques jours…
Dom lui adressa un sourire bienveillant, qu’elle lui rendit. Il la prit dans ses bras, comme pour la rassurer, passant sa main dans ses longs cheveux. Elle soupira, la joue appuyée contre l’épaule de son ami. Dominic fut le premier à se reprendre. Il s’écarta doucement, obligeant la jeune femme à relever la tête. Après avoir échangé un dernier sourire complice, ils sortirent de la caravane, puis chacun prit une direction différente, la Canadienne ayant encore une petite séquence à tourner avec Josh Holloway et Dom ne souhaitant plus qu’une chose : rentrer chez lui.

***

Billy ne devait tourner que l’après-midi ce jour là. Il profita de sa matinée de libre pour mettre un peu d’ordre dans de vieilles affaires. Il ouvrit un placard rempli d’antiquités poussiéreuses. Pourquoi gardait-il toujours tout ? Soupirant, il attrapa un énorme carton perché sur la plus haute étagère. Mais, il avait surestimé son poids puisque l’objet bascula bientôt dans le vide, sans que l’Ecossais ne puisse le retenir. Pratiquement tout le contenu de la boîte se répandit sur le sol, face à un Billy consterné. Il s’agenouilla pour commencer à tout ramasser. Le carton contenait beaucoup de photographies. Il saisit un album et vit qu’il avait noté « tournage LOTR » dessus. Les mains de Billy se crispèrent sur le livre et, d’un air mélancolique, il se décida à l’ouvrir. Certains clichés lui redonnèrent le sourire : Viggo avec un joli œil au beurre noir lisant un magazine de surf, le même Vig exhibant fièrement sa dent cassée, Sean et Elijah en pleine bataille de pouces… Billy fut bientôt envahi d’une sensation de bien-être à la vue de ces photos, mais son état changea du tout au tout au moment où il tourna une nouvelle page de l’album. Cette fois ci c’était lui qui apparaissait sur les images, mais il n’était pas seul. En vérité il était à ses côtés sur presque toutes les photos. Cela n’avait rien d’étonnant, puisqu’à l’époque du tournage ils étaient devenus aussi inséparables que les personnages qu’ils interprétaient. Billy fixa longuement les photographies où ils apparaissaient tous deux, semblant si proches, quasiment en osmose… La vision de l’ancien interprète de Pippin se troubla, une goutte, puis deux, tombèrent sur les clichés. Il referma brutalement l’album et essuya son visage d’une main rageuse.
Pourquoi est-ce que je me mets dans des états pareils pour Dom ? Après tout, il a l’air d’avoir laissé tout ça derrière lui… Aujourd’hui sa vie hollywoodienne lui convient à merveille, il va de l’avant… Je devrais être capable d’adopter la même attitude, merde !
Il laissa tout en désordre, n’ayant pas le courage de remuer d’autres souvenirs. Après avoir tourné comme un lion en cage pendant quelques minutes dans son salon, il décida de sortir un moment, histoire de se changer les idées. Mais au moment précis où il allait franchir le seuil de sa porte, une sonnerie retentit dans l’appartement. Billy ne put retenir un grognement d’agacement, mais malgré tout il alla décrocher le téléphone.
_ Allô ?
_ Billy ?
L’intéressé fut surpris d’entendre cette voix étant donné qu’il n’avait pas eu de nouvelles de son propriétaire depuis longtemps.
_ Elijah ? Qu’est-ce qui t’arrives ?
_ Billy, il… Il y a eu… un accident…
Le ton de l’acteur américain ne laissait rien présager de bon.
_ Mais enfin dis-moi ce qui se passe !
_ C’est Viggo… Il… Il est à l’hôpital, il… Il est dans le coma…
L’Ecossais devint blanc comme un linge. Chancelant, il parvint à attraper une chaise non loin de loin et à s’asseoir.
_ Mais… Mais enfin qu’est-ce qui…
_ Un accident de voiture. Un type au volant d’un 4×4 conduisait en état d’ivresse et lui a refusé la priorité… Le choc a été incroyablement violent…
_ C… Comment as-tu… Je veux dire… Personnellement je n’avais plus de nouvelles depuis plusieurs mois… articula péniblement Billy.
_ Tout simplement parce qu’on a le même agent.
Elijah soupira avant de reprendre :
_ Pour l’instant seuls les membres de la famille peuvent lui rendre visite… Heu… Je n’ai pas osé déranger Henry, je te laisse imaginer dans quel état il est… Mais son ex-femme a pût le voir, je lui ai parlé. Les médecins refusent de se prononcer pour l’instant…
Billy resta silencieux. De toute manière, même s’il avait voulu parler, il n’aurait pas eu la force de le faire. Après d’interminables secondes de silence, il entendit :
_ Billy, tu es toujours là ? Billy ?
_ Je… Je n’arrive pas à y croire…
_ Je comprends. Moi-même j’ai eu du mal à réaliser… Ecoutes, je crois savoir que tu es en tournage en ce moment, mais si jamais tu voulais venir à Los Angeles, je serais ravi de t’héberger…
_ Heu… Je… je vais essayer de me libérer, oui. Merci, Lij.
_ De rien, c’est normal. Bon, je crois que je vais te laisser. N’hésite pas à me tenir au courant de ton arrivée, je viendrais te chercher à l’aéroport.
_ D’accord… Heu, Lij ? Est-ce que… Il y a d’autres personnes qu’il faudrait prévenir ou…
_ Non, ça va, je te remercie. D’ailleurs ça me fait penser que Dom ne m’a pas rappelé…
_ Tu n’as pas réussi à le joindre ?
_ Il devait être en train de tourner un épisode de LOST quand je l’ai appelé, hier. J’ai laissé un message.
_ Ah, OK… Bon, merci encore de m’avoir prévenu. Je te préviendrai dès que je saurai quand je pourrais venir.
_ Entendu. Prends soin de toi Billy.
_ Oui, toi aussi, au revoir !
_ Au revoir !
Billy reposa doucement le combiné. Il se leva et déambula dans l’appartement. En arrivant dans le couloir, son regard se posa sur l’amas de photos abandonnées quelques instants plus tôt. Son visage se déforma au fur et à mesure qu’il les détaillait puis, n’y tenant plus, il s’écroula sur le sol et éclata en sanglots.

***
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Sam 7 Oct - 13:56

Dominic était installé sur sa terrasse. Il avait bien fait de louer cette petite maison près de la plage. Allongé sur son transat, les yeux clos, il écoutait le bruit si relaxant des vagues. Il pensa un instant à aller surfer, avant de décider finalement d’aller prendre un bon bain. Il ne tournait pas demain, il aurait tout le temps de profiter des rouleaux…

Avant d’aller se délasser, il dîna un peu. Quelques restes de pizzas… Il s’inquiéta un court instant de son équilibre alimentaire, avant de se souvenir que le dîner du lendemain était chez Harold. Sa femme préparerait sûrement quelque chose de plus diététique… il posa négligemment sa vaisselle dans l’évier, se demanda pour la cinquantième fois pourquoi il n’avait toujours pas acheté de lave-vaisselle, puis alla dans la salle de bain.

Immergé dans l’eau chaude, l’Anglais se détendit complètement, il s’assoupit presque. Il ne pensait plus à tout ce qui lui était arrivé depuis deux jours, ou plus longtemps… Il resta de longues minutes étendu dans son bain, les paupières closes, la tête appuyée sur le rebord de la baignoire, laissant la vapeur émaner de sa peau humide. Puis, finalement, il ouvrit grand les yeux, comme revenu à la réalité, se leva, attrapa une serviette et sortit de l’eau.

Après avoir quitté la salle de bain, il passa dans la salle de séjour, toujours si paisible. Il jeta machinalement un œil au répondeur et vit que le voyant rouge clignotait. Il se demanda depuis quand il n’avait pas écouté ses messages… il appuya distraitement sur la touche « play » :
_ … Dom ? C’est Elijah… Tu es là ?... Bon, écoutes, heu… J’ai une nouvelle à t’annoncer… pas très bonne… Ça m’ennuie de te dire ça par répondeur interposé mais… Bon voilà : Viggo a eu un accident de voiture assez grave, il est à l’hôpital. Heu… Si tu pouvais me rappeler… Ou je réessayerai de te joindre plus tard. Salut !
Dom coupa la machine d’un geste d’automate. Il resta bêtement debout, le regard perdu dans le vide. Il n’était pas sûr d’avoir bien entendu. Non, en réalité il avait parfaitement compris le message d’Elijah. Mais il ne pouvait s’empêcher de penser que c’était une erreur, un malentendu, comme quand votre moitié vous annonce qu’elle vous quitte, que vous saisissez tout mais que vous ne pouvez tout simplement pas accepter l’inacceptable. Dom se passa la main sur le menton et la partie inférieure du visage. Il prit une profonde inspiration. Que faire ? Appeler Lij ? Il regarda l’horloge du magnétoscope : l’affichage à cristaux liquides indiquait vingt-trois heures sept. Mais combien de temps avait-il passé sur cette foutue terrasse et dans ce foutu bain ?? Il envoya les convenances au diable. Après tout, Wood n’était pas du genre à se coucher avec les poules… il feuilleta rapidement le petit calepin posé près du téléphone et composa le numéro de son ancien collègue de tournage. Au bout d’une sonnerie, il entendit un déclic.
_ Allô, Lij ! Je…
_ Votre correspondant est actuellement en ligne. Veuillez rappelez…
Dom raccrocha sans attendre la fin du chaleureux message. Fulminant, il se laissa tomber dans un fauteuil. Que faisait Elijah au téléphone à onze heures du soir? D’autant qu’à LA il était déjà une heure…
Il se leva, rageur. Il ne supportait pas de se sentir impuissant. Il se retrouva face à son ordinateur. Un très léger sourire éclaira son visage. Pour une fois son accès internet allait lui être vraiment utile… Il chercha rapidement les horaires de vol Oahu-Los Angeles. Il fut content de voir qu’un avion décollait à six heures et qu’il restait des places. Il réserva en ligne, tout en ne pouvant pas s’empêcher de se demander ce qu’il pourrait faire de plus une fois sur place…

***
En arrivant aux studios, Billy fonça directement vers la petite pièce qui servait de bureau à Mike. Mais alors qu’il arrivait devant la porte, il tomba sur sa collègue.
_ Bonjour Billy !
_ Bonjour, Shelly…
_ Ça ne va pas ?
_ Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
_ Tu me dis bonjour comme le présentateur du JT annoncerait le nombre de morts dans un attentat…
Billy adressa un sourire en coin à la jeune femme.
_ Je… J’ai appris une assez mauvaise nouvelle ce matin… C’est pour ça que je venais voir Mike, j’aurais besoin de quelques jours de congé…
_ Oh… Mais, rien de trop grave j’espère ? Tu veux en parler ?
_ Heu, non… je te remercie, je… Je crois que j’ai plutôt besoin d’être seul…
L’actrice acquiesça silencieusement, l’air triste.
_ D’accord… Bon, je vais y aller, j’ai du texte à revoir…
Billy la salua d’un petit hochement de tête, ne sachant pas quoi ajouter. Alors qu’elle s’éloignait, elle se retourna et lui lança :
_ Billy ? Si… si jamais tu voulais te confier, hem… je suis là tu sais…
L’Ecossais la regarda d’un air reconnaissant.
_ Merci Shelly, merci beaucoup.
Elle lui sourit doucement et partit. Billy frappa à la porte du bureau.

***

Elijah terminait tout juste son copieux déjeuner quand on sonna à la porte. Surpris, étant donné qu’il n’attendait personne, il alla ouvrir. Il resta bouche-bée face à celui qui se trouvait sur son palier.
_ Salut…
_ Dom ! s’exclama l’Américain. Mais…
_ J’ai eu ton message hier soir. Je… j’ai eu une place sur un vol matinal.
Lij fit un petit mouvement de tête en signe de compréhension.
_ Mais… Entre, je t’en prie ! dit-il en prenant les valises de Dom. Tu as mangé ?
_ J’ai acheté un sandwich en arrivant, à l’aéroport. Heu… Je ne veux pas m’imposer, tu sais… Je peux aller chez moi…
Elijah se figea.
_ Je… Ecoute… Toute cette histoire, à propos de Viggo… Ça m’a franchement retourné… Je n’ai pas très envie de me morfondre tout seul ici…
Dom sourit d’un air attendri.
_ Je comprends… Je vais rester là. Avoue que ça te manquait de plus m’avoir sur ton canapé !
Lij ne put retenir un éclat de rire. Dominic fut soulagé de voir qu’il lui avait un peu remonté le moral.
_ Mais dis-moi Lij ? Tu t’es chargé de prévenir tous les gens de… de l’époque Seigneur des Anneaux ?
_ Oui, enfin j’espère n’avoir oublié personne. Peter, Fran et Philippa sont en Nouvelle-Zélande, ils sont pas mal occupés. J’ai bien peur qu’ils ne puissent pas se libérer pour venir… Ian est en tournée en Grande-Bretagne, avec une troupe de théâtre. Il ne peut pas les lâcher comme ça et la tournée ne s’achève que dans trois semaines… J’ai prévenu Sean, lui et Christine dînent ici ce soir.
_ Et les filles ? demanda Dom.
_ Elles sont chez leurs grands-parents. Comme l’a dit Sean, ça vaut peut-être mieux…
_ Oui. Et… Et Orlando ? Comment a-t-il pris la chose ?
_ Pas très bien… Il est au Mexique en ce moment, il m’a dit qu’il allait tout faire pour être à Los Angeles dès la semaine prochaine.
_ Ah bon… Hem… Ça va faire bizarre de se revoir, tous… Depuis le temps…
_ Ouais…
Un silence pesant s’installa entre eux. Puis, Dom se décida à le rompre.
_ Au fait, hier soir quand j’ai eu ton message, j’ai voulu t’appeler mais c’était occupé… J’ai trouvé ça bizarre, vu l’heure qu’il était…
_ Ah, oui… Tu as appelé à une heure du mat’ ? Je téléphonais à Billy, comme c’était le matin chez lui…
L’expression de Dom devint plus grave à l’évocation de l’Ecossais. Elijah réalisa que quelque chose clochait. Son ami avait l’air soudain si triste, si amer… Ses yeux reflétaient tant de peine, alors qu’ils étaient toujours si pétillants… Mais il savait que ce n’était pas le moment de le questionner. Il leur fallait s’occuper de choses plus graves. Il proposa donc à l’Anglais de rendre visite à l’ex-femme de Viggo afin de prendre des nouvelles de ce dernier, puisqu’ils ne pouvaient malheureusement pas lui rendre visite. Dominic s’empressa d’accepter et ils quittèrent l’appartement de Lij.

***

Le dîner entre Dom, Lij, Sean et Christine se passa plus ou moins bien. D’abord parce que les nouvelles concernant Viggo n’étaient pas très encourageantes : les médecins avaient dit à son ex-femme que l’ancien interprète d’Aragorn était toujours dans un état critique et que les prochaines quarante-huit heures seraient déterminantes… L’autre raison de l’ambiance maussade au cours du repas était le fait que les trois Hobbits ne s’étaient pas revus depuis plusieurs mois. Eux qui criaient autrefois à qui voulait l’entendre que ce qu’ils avaient vécu en Nouvelle-Zélande fut une expérience unique et qu’ils avaient forgé une amitié sur laquelle ni le temps ni la distance n’aurait jamais prise… Il y avait de quoi sourire aujourd’hui. Ils étaient presque devenus des étrangers les uns pour les autres. Bientôt ils se croiseraient dans une de ces soirées pleines de paillettes, d’excentricité et de futilité et ils n’auraient plus que quelques banalités à se dire, avant de s’en retourner vers leurs amis respectifs…

Vers Minuit, Sean et sa femme prirent congé de leur hôte. Elijah promit de les tenir au courant dès qu’il aurait des nouvelles et les raccompagna à leur voiture. Resté seul, Dom commença à débarrasser la table. Il fut vite interrompu par la sonnerie du téléphone. Il hésita quelques secondes, puis prit finalement l’appel.
_ Allô ? Je…
_ Lij ! J’appelle pour…
La main de Dom serra le combiné.
_ Ah… Ah, mince, c’est toi… Je pensais…

***
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Lostie
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Ven 13 Oct - 15:52

*colle une baffe à Dents-de-Poney* Oui, juste comme ça... Mr. Green


Billy était sortit un peu apaisé du bureau de Michael. Ce dernier s’était montré extrêmement compréhensif et s’était arrangé pour modifier le planning du tournage afin de laisser une semaine de congés à l’Ecossais.
L’ex-Hobbit partit directement à l’aéroport pour réserver une place sur un vol en direction de Los Angeles. Il obtint un billet pour décoller le lendemain matin, à dix heures. Il se dit qu’il n’appellerait Elijah qu’avant de partir pour l’aéroport. On serait en fin de soirée à Los Angeles, l’Américain serait sûrement chez lui… Et en attendant Billy pouvait préparer son départ. Il rentra donc chez lui.

Il passa toute la fin de l’après-midi à enfin finir de mettre un peu d’ordre dans son appartement. Il se demanda un bref instant s’il devait ranger correctement toutes les photos du tournage, mais son moral ne l’encourageait pas à s’attarder sur ces clichés. Après un dîner frugal, il alla prendre une douche avant de préparer ses bagages et d’aller se coucher. Mais l’Ecossais eut du mal à trouver le sommeil. D’abord il s’inquiétait pour Viggo. Dans quel état se trouvait-il réellement ? Après tout, Elijah n’était pas rentré dans les détails. Et que pourrait-il faire, une fois là-bas ? Et si jamais…
Billy voulu penser à autre chose avant d’échafauder les pires scénarios. Le visage de Dom, tel qu’il l’avait vu à la télévision, lui revint alors à l’esprit. Pourquoi n’avait-il pas recontacté Lij ? Il avait peut-être mieux à faire, lui qui décrivait autrefois Viggo comme un exemple à suivre… Billy se morigéna. Dom n’avait peut-être pas encore eu le message, tout simplement. Il n’était pas du genre à vérifier son répondeur toutes les deux heures… Quand ils avaient partagé une maison en Nouvelle-Zélande, sur l’Ile du Sud, le temps d’une semaine, ils avaient failli manquer des rendez-vous importants avec des membres de l’équipe à cause de la négligence de l’Anglais… Billy ne put s’empêcher de sourire. Il avait beau essayer de ne pas y penser depuis des mois, tout cela lui manquait. Terriblement. Cependant il regarda la vérité en face : il ne restait plus rien de cette époque. La communauté était dissoute, et contrairement à celle de l’Anneau, aucune amitié ne la liait encore… ni aucun amour. Billy sentit sa gorge se nouer… Pourquoi avait-il agi de la sorte ? Pourquoi avait-il tout gâché ? Il réfléchit à toutes les choses qui le tracassaient depuis si longtemps pendant encore de longues minutes avant de sombrer dans les bras de Morphée.

Il se réveilla, ou plutôt son radio-réveil le réveilla, à sept heures. Heureusement l’aéroport n’était qu’à quinze minutes en voiture. Il avait le temps de prendre un bon petit déjeuner, qui se traduisait par un bol de porridge pour lui, avant de passer à la salle de bain. Puis, voyant qu’il était déjà huit heures et qu’il allait bientôt devoir partir, il se dépêcha d’aller téléphoner à Elijah pour le prévenir de son arrivée.
Il dut chercher son numéro dans son petit répertoire, étant donné qu’il ne l’avait pas composé depuis un moment. Il entendit une sonnerie, puis deux… Inquiet, il regarda sa montre. Il devait être Minuit à Los Angeles, Lij n’était quand même pas déjà au lit… ou peut-être était-il sorti ? Mais Billy fut interrompu par un déclic.
_ Allô ? Je…
_ Lij ! J’appelle pour…
Billy s’interrompit brusquement. Dans sa précipitation, il n’avait pas réalisé tout de suite que cette voix n’appartenait pas à Elijah… Déstabilisé, il bredouilla :
_ Ah… Ah, mince, c’est toi… Je pensais…
_ Que c’était Elijah. Il était sorti, mais le revoilà, je te le passe.
L’Ecossais pâlit. Le ton de Dominic était si froid, si sec… Il ne l’avait pas entendu parler de cette façon depuis… Il ravala péniblement sa salive avant d’entendre à l’autre bout du fil :
_ Billy ? Ça va ?
_ Ah, Elijah… Je… Je voulais juste te dire que j’arriverais à LA à dix-sept heures, heure locale.
_ Pas de problème, on viendra te chercher.
_ « on », c’est toi… et Dom ?
_ Oui. Il est arrivé tout à l’heure. Il reste chez moi, mais ne t’inquiète pas, il y a encore une chambre de libre pour toi.
Billy envisagea une seconde de dire à Lij qu’il irait finalement à l’hôtel, mais réalisa qu’il serait incapable de se justifier.
_ Ah bon… Heu, sinon, des nouvelles de Viggo ?
_ On a rendu visite à son ex-femme cet après-midi. Il est toujours dans un état grave, on en saura plus d’ici un jour ou deux…
_ Bon, croisons les doigts, soupira Billy qui ne savait pas trop quoi répondre. Hem, je te dois te laisser, il faut que je parte à l’aéroport.
_ D’accord. Bon voyage, et à cet après-midi.
_ A plus tard !
L’ancien interprète de Pippin raccrocha, le cœur lourd. Il n’avait pas prévu que Dom serait présent… Mais, en sortant de chez lui, il se dit que le plus important pour le moment, c’était la santé de Viggo… Il grimpa dans sa voiture, direction l’aéroport.

***

Alors que Sean allait monter en voiture, il glissa à Elijah :
_ Dis-moi, je… j’ai trouvé Dom un peu… hem, comment dire…
_ Oui, oui je vois, le coupa Lij. Je ne l’avais pas vu depuis un moment, alors je ne sais pas trop quoi penser… Pour tout te dire j’ai comme l’impression que Billy n’est pas étranger à tout ça…
_ Oui, c’est vrai que depuis les Oscars il y a presque un an, il y a eu quelque chose de changé… Je me demande ce qui a pu se passer…
_ Moi aussi, mais ce n’est vraiment pas le moment de s’occuper de ce genre de choses…
_ Tu as raison. Bon, on se tient au courant ?
_ Evidemment. Rentrez bien tous les deux, et bonne nuit !
Il fit un petit signe de la main alors que la voiture s’éloignait, puis rentra dans l’immeuble. Dans l’ascenseur, il repensa à la courte discussion qu’il avait eue avec Sean.
Comme quoi ce n’est pas mon imagination… Sean aussi a vu que quelque chose n’allait pas… Moi qui pensait que Dom allait mieux, que sa déprime était derrière lui… Mais quand je le vois à la télé, dans des soirées, j’ai de plus en plus l’impression qu’il joue un rôle, qu’il porte un masque… Si seulement on ne s’était pas tous éloignés les uns des autres…
Tout en ruminant ces sombres pensées, il arriva à son étage. En entrant dans son appartement, il vit que Dominic avait son téléphone en main. Il avait fallu que quelqu’un appelle au cours des cinq malheureuses minutes pendant lesquelles il s’était absenté… En s’approchant de l’Anglais, il vit qu’une expression pour le moins désagréable se peignait sur son visage. Il semblait être plein de rancune et de mépris… Lij détestait le voir ainsi. Il l’entendit dire d’un ton plus que détaché :
_ Que c’était Elijah. Il était sorti, mais le revoilà, je te le passe.
D’un geste trahissant une grande indifférence, Dom tendit le combiné à l’Américain, puis alla finir de débarrasser la table. Elijah porta l’écouteur à son oreille. Il n’entendit personne mais se doutait de l’identité de son interlocuteur.
_ Billy ? Ça va ?
Il vit que Dom avait légèrement tiqué à cet instant. Puis, en parlant avec Billy, ses soupçons furent plus que confirmés.
_ « on », c’est toi… et Dom ?
Pourquoi ? Pourquoi ça t’inquiète autant ? Il n’y a pas si longtemps il serait déjà aller te chercher pour que tu ne fasses pas le voyage seul…
_ Oui. Il est arrivé tout à l’heure. Il reste chez moi, mais ne t’inquiète pas, il y a encore une chambre de libre pour toi.
Et puis il faudra bien que vous vous supportiez quelques jours… ne serait-ce que par rapport à Viggo…
Après avoir raccroché, il alla trouver Dom dans la cuisine.
_ Billy arrive à LA cet après-midi. Tu viendras avec moi le récupérer à l’aéroport ?
_ Je ne pourrai pas.
_ Pourquoi ?
Lij avait parlé sur un ton plus agressif qu’il ne l’aurait voulu. Dom le dévisagea, l’air surpris.
_ Parce que je suis revenu ici un peu précipitamment. Je tourne, ce soir. Il y a un vol pour Hawaii à Midi il me semble…
_ Comme ça tombe bien…
_ Je te demande pardon ?
Lij soupira. Il savait bien qu’il devait se soucier de choses plus graves, mais il voulait comprendre ce qui arrivait à ses deux anciens compagnons de tournage.
_ Dom, je… Mais enfin qu’est-ce qui cloche chez toi ?
L’Anglais lui lança un regard haineux.
_ Qu’est-ce qui cloche chez moi ? Tu ne te trompes pas de personne, là ? Je peux savoir pourquoi tu me demandes ça ??
_ Deux mots : Billy Boyd.
Si les yeux de Dom avaient été des revolvers, Elijah serait mort à cet instant précis. Il vit l’Anglais fulminer, semblant contenir une rage qui ne demandait qu’à éclater… Depuis combien de temps la retenait-il ? Il s’approcha de son ami, qui recula vivement.
_ Qu’est-ce qu’il a à voir là-dedans, lui ? Et d’abord je ne sais même pas de quoi tu parles !
_ Arrête, je vois bien que ton comportement…
_ Quel comportement ?! Mon pauvre vieux, tu as décidé de te lancer dans la psychanalyse ou quoi…
Il éclata d’un rire plein de malaise qui sonnait plus faux que tout ce qu’Elijah n’avait jamais entendu.
_ Maintenant si vous le permettez, docteur Freud, je vais me coucher !
Si Lij ne s’était pas rapidement écarté pour lui laisser le passage, Dom n’aurait sans doute pas hésité à le bousculer. L’Américain ne l’avait jamais vu si en colère. Et cet air méprisant… Il se rappela du Dom si jovial, si avenant avec quiconque croisait sa route… Il se demanda encore une fois ce qui avait pu se passer entre lui et Billy… Mais d’un autre côté il ne pouvait pas croire l’Ecossais responsable de la « crise » de Dominic. Se sentant perdu, il se dit qu’une bonne nuit de sommeil l’aiderait peut-être à y voir plus clair.

***

En arrivant sur le plateau, Dom se dirigea vers la tente qui servait de cantine. Il espérait avoir le temps de dîner un peu avant de commencer à tourner. De plus, l’épisode étant centré sur son personnage, il aurait beaucoup à faire. Alors qu’il attaquait un plat de nouilles, un de ses collègues vint s’asseoir à côté de lui.
_ Salut, Dom.
_ Ah, Foxy… Ça va ?
_ Oui. Dis-moi, tu n’es pas venu hier soir, chez Harold… J’étais même passé chez toi dans l’après-midi pour m’assurer que tu venais mais tu n’y étais pas… Et personne n’a pu te joindre sur ton portable…
Dom sortit son téléphone de sa poche. Il avait plusieurs appels en absence et sa boîte vocale semblait avoir eu à faire.
_ Je suis désolé, je ne me suis pas trop soucié de mon portable ces dernières quarante-huit heures… En fait j’étais à Los Angeles…
_ Tu es rentré pour si peu de temps ?
_ Ouais… Ecoute, je n’ai pas très envie que ça s’ébruite, mais un vieil ami est à l’hôpital, dans le coma.
Matthew eut soudain l’air plus sérieux.
_ Mais, que… Enfin, si ce n’est pas indiscret, qu’est-ce qu’il lui est arrivé ?
_ Accident de voiture.
Mat hocha la tête.
_ Tu as bien fait de te rendre à son chevet. J’espère que ton ami se remettra rapidement.
_ Je l’espère aussi…
L’interprète de Jack sourit.
_ Bon, on va être en retard, et en plus nos repas sont froids maintenant !
Dom considéra ses pâtes et leur sauce figée. Il ne put s’empêcher de rire légèrement, tout comme Foxy. Après avoir terminé leur repas, ils se dirigèrent vers le plateau.

***

Dom était content que la soirée de tournage soit enfin terminée. Il avait eu du mal à se concentrer sur son personnage. Cependant, au cours d’une scène, JJ Abrams était venu le voir pour le féliciter.
_ Bravo, c’était merveilleusement convaincant. Le moment où Charlie fait feu sur Ethan, on ressentait vraiment toute cette colère, cette rage, rien qu’en regardant ton visage. Bien joué !
Il avait donné une grande tape dans le dos de l’Anglais, qui lui avait adressé un sourire timide.

Dominic passa rapidement dans sa loge pour se changer. Il n’arrêtait pas de penser à sa dispute avec Elijah, et au moment où il s’était retrouvé en ligne avec Billy… Billy, toujours Billy… Toute cette colère accumulée… Il aurait voulu hurler à en perdre la voix. Il se sentait prêt à exploser. Il sortit finalement de sa caravane et en claqua violemment la porte. C’est alors qu’il l’aperçut. Elle semblait se diriger vers le parking. Elle rentrait sûrement chez elle… Sans réfléchir à ce qu’il faisait, il pressa le pas et arriva à sa hauteur.
_ Hey !
_ Hey… Ça va ?
_ Oui, oui. Dis-moi, tu rentrais, là ?
_ Heu, oui…
_ Je peux te raccompagner si tu veux… Et puis vu tes talents de conductrice, ça vaut mieux pour tout le monde !
Elle prit un air faussement vexé.
_ Très drôle, Monaghan… Enfin, j’accepte que tu me serves de chauffeur… Disons que tu le feras pour te faire pardonner !
Un large sourire éclaira le visage de l’Anglais.
_ En voiture alors…

***

En arrivant devant chez la jeune femme, Dom lui proposa de l’escorter jusque devant sa porte.
_ Tu es bien galant, ce soir…
_ Toujours, avec toi…
Elle lui sourit puis lança d’un ton ironique :
_ Quel séducteur…
La voix de l’interprète de Charlie se fit plus sérieuse, plus posée.
_ Dis-moi, tu as repensé à tout… enfin…
La Canadienne retrouva elle aussi son sérieux.
_ Heu… J’avoue que… C’est encore un peu confus…
Ils se regardèrent dans les yeux un long moment, restant très près l’un de l’autre, sans qu’aucun des deux n’esquisse un mouvement. Finalement, l’actrice rompit le silence.
_ Bon, je crois que je vais rentrer…
_ Evangeline, attend…
La voix de Dom était douce et grave à la fois. Troublée, la jeune femme le laissa s’approcher, la prendre par la taille, se coller à elle et l’embrasser tendrement. Elle s’abandonna totalement dans ses bras, prolongeant même le baiser. Finalement, ils se séparèrent à bout de souffle et, après avoir échangé un dernier regard, ils entrèrent tous deux dans la maison.

***
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Mer 18 Oct - 21:38

Lostie, je suis contente de voir que tu prends possession du forum! Il faut vraiment qu'on s'y mette!

Je suis aussi contente de voir ta fic ici mais... tu avais à t'arrêter à ce chapitre??? :argh: Surtout avec la fin qu'elle a... *a envie de vomir rien qu'en lisant un certain prénom*

Bon, je finirai en te disant que je veux la suite et que j'espère que tu vas bien et que l'on te verra à nouveau ici! ^__^

Poutoux.
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Jeu 19 Oct - 16:50

Gred, je suis désolée mais bon c'est pas comme si on ne connaissait pas la suite!! ^^''

Sinon je vais bien... sur le plan moral parce que sinon j'ai une vilaine grippe -________-' (dire qu'aux infos ils ont encore dit hier qu'on n'en était pas à un stade d'épidémie... -_-')
Quand j'irai mieux et que j'aurais du temps je posterai plein de chapitres ainsi que mes autres fics! ^^

Bisous.
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Jeu 19 Oct - 22:02

Citation :
Gred, je suis désolée mais bon c'est pas comme si on ne connaissait pas la suite!! ^^''

Je sais, je suis chiante mais psychologiquement, c'est :argh: *n'arrive plus à s'exprimer* (vivement demain soir qu'on soit en we! -_-").

Citation :
Sinon je vais bien... sur le plan moral parce que sinon j'ai une vilaine grippe

Oh ma pauvre! :sorry:
Dis, tu veux que je t'envoie Dom en tenue d'infirmier! On a acheté la tenue mais on n'a pas encore eu l'occasion de l'essayer (et je précise qu'il est censé ne rien mettre sous sa tenue... ^__^ *bave*).

Citation :
Quand j'irai mieux et que j'aurais du temps je posterai plein de chapitres ainsi que mes autres fics! ^^

:cool:
*a décidé de s'exprimer en smiley* ^^'

Poutoux.
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Ven 20 Oct - 16:31

Citation :
Je sais, je suis chiante mais psychologiquement, c'est :argh:
^^' *tends Dents-de-Poney à Gred* Tu l'as pour deux heures. Défoule toi... Twisted Evil Twisted Evil

Citation :
Dis, tu veux que je t'envoie Dom en tenue d'infirmier! On a acheté la tenue mais on n'a pas encore eu l'occasion de l'essayer (et je précise qu'il est censé ne rien mettre sous sa tenue... ^__^ *bave*).
quoi *s'étouffe en une bruyante quinte de toux* ^^''
C'est pas le moment de me faire des émotions pareilles...
Heu, j'ai pas dit qu'j'en voulais pas, hein... Mr.Red
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Ven 20 Oct - 20:18

Citation :
*tends Dents-de-Poney à Gred* Tu l'as pour deux heures. Défoule toi...

Oh merci! La mienne est cassée! Twisted Evil
*sort son attirail* Par quoi, je vais commencer? *sourit en sortant une grosse pince* Dis, ça te dirait qu'on te débarasse de tes dents de poney... :rambo:

Citation :
s'étouffe en une bruyante quinte de toux* ^^''
C'est pas le moment de me faire des émotions pareilles...
Heu, j'ai pas dit qu'j'en voulais pas, hein...

*tapote le dos de Lostie*
Je te l'envoie avec sa belle tenue! Attention à ne pas l'abîmer, Billy me fera le gueule sinon... ^^'
*a une image mentale de Dom dans une boîte à la Ken (de Barbie) avec les accessoires qui vont avec*

Poutoux.
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Lun 23 Oct - 19:02

Elijah se tenait à quelques mètres de la porte par laquelle devaient arriver les passagers du vol en provenance de Londres. Quelques personnes commençaient à arriver. Tout en observant la foule, le jeune homme repensait à Dominic. Quand il s’était levé, il avait trouvé l’appartement désert. Seul un bout de papier sur la table de la cuisine témoignait de la récente visite de l’Anglais :
« J’ai appelé un taxi pour me rendre à l’aéroport. Merci de m’avoir hébergé. J’espère que Viggo ira mieux dans les prochains jours. Dom. »
Elijah avait serré la feuille dans sa main. Ce style si policé, si froid, ne ressemblait pas à Dom… pas à celui qu’il avait connu en Nouvelle-Zélande. Maintenant que Billy allait arriver, il ne savait pas trop quelle attitude adopter, mais se dit qu’après tout il valait mieux que Dom soit parti… Perdu dans ses pensées, il ne vit pas qu’on s’approchait de lui.
_ Salut, Elijah…
L’intéressé sursauta légèrement, sous le regard amusé de l’Ecossais.
_ Billy ! Tu… Ça va ?
_ Pas trop mal, vu la durée du vol… et toi ?
_ Ça va, oui… Bon, tu as des bagages à récupérer j’imagine…

Tout en attrapant sa valise, Billy demanda sur un ton un peu gêné :
_ Et… et Dom, il n’est pas là ? Je croyais qu’il restait chez toi, lui aussi…
_ Il est reparti à Hawaii ce midi. Il tourne ce soir, il n’avait qu’un jour de libre.
_ Ah…
Elijah fut persuadé de lire un profond soulagement sur le visage de Billy. Lui non plus il ne le reconnaissait pas, quoiqu’il semblait ne canaliser aucune colère, contrairement à Dom. Malgré tout, ses yeux reflétaient une certaine tristesse, ou peut-être de la mélancolie. Bien qu’Elijah ne s’étonna pas que Billy réagisse différemment de l’Anglais, il fut peiné de le voir lui aussi dans un tel état. Il décida qu’il devait absolument en savoir plus, il voulait comprendre ce qui leur était arrivé. Après tout, ils s’étaient juré de toujours s’entraider, de rester les meilleurs amis quoiqu’il arrive… Sur ces bonnes résolutions, il proposa à Billy de rejoindre sa voiture.

***

Billy finissait d’installer ses affaires dans une des deux chambres d’ami. Chacune était du même côté du couloir, et Billy avait choisi instinctivement celle qui était le plus au fond, sans prendre la peine d’aller « visiter » l’autre.
_ C’est celle où était Dom la nuit dernière. Lui aussi l’a choisie sans réfléchir.
Surpris, l’Ecossais se retourna pour faire face à Elijah.
_ Qu’est-ce que tu as dit ?
_ Tu le sais très bien. J’avoue que ça m’a toujours étonné, la façon dont vous étiez comme connectés… ce lien invisible entre vous deux… Pratiquement dès votre première rencontre… Je me souviens, Dom était le dernier des quatre Hobbits à arriver en Nouvelle-Zélande. Quand il est entré dans la pièce où on se trouvait tous, tu as été le premier à le remarquer… et le premier qu’il a remarqué.
Billy détourna le regard. Lij jura qu’il tentait de retenir les larmes qui lui montaient aux yeux. Il n’osait pas s’approcher de lui. Puis, l’Ecossais murmura :
_ Pourquoi… Pourquoi tu me parles de tout ça ?
_ Parce que je vois bien que rien ne va plus entre toi et Dom, et… ça me rend triste… En ce moment je risque de perdre un ami, je n’ai pas envie d’en perdre deux autres.
_ Mais… Tu ne me perdras pas, Lij. Et je suis sûr que Dom…
_ Dom a perdu tout ce qu’il était et qui faisait qu’il était mon… notre ami, celui qu’on a connu il y a des années. Ou plutôt il fait en sorte de le perdre, chaque jour un peu plus. Et toi tu… j’ai l’impression que tu n’es plus que l’ombre de toi-même…
_ Qu’est-ce que tu racontes ? demanda Billy, l’air mal à l’aise.
_ Encore une fois tu le sais bien, ce que je raconte. Mais ce que je voudrais savoir, c’est pourquoi ? Comment ? Comment en êtes-vous arrivés là ? Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que…
_ Arrête ! lui ordonna Billy d’une voix brisée par des sanglots qu’il ne pouvait contenir plus longtemps. Ça ne te regarde en rien !
Elijah tenta de parler d’une voix douce et posée, pour ne pas l’énerver d’avantage.
_ Tu m’as dis toi-même qu’on serait toujours amis… Si c’est le cas, je voudrais pouvoir t’aider, tout comme j’aimerais aider Dom…
Billy s’assit brusquement sur le bord du lit, se laissant tomber. Elijah sut qu’il avait marqué un point.
_ C’est loin, tout ça… soupira l’Ecossais.
_ Il y a presque un an, non ?
Billy le regarda d’un air surpris. Lij ne put s’empêcher de sourire.
_ Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que c’est depuis cette époque que quelque chose a changé, que vous vous êtes éloignés l’un de l’autre…
L’ancien interprète de Pippin soupira lourdement. Après tout, il gardait ça pour lui depuis si longtemps… Il savait bien qu’il pouvait faire confiance à Elijah. De plus, il était heureux de voir que le jeune homme n’avait pas changé, depuis tout ce temps. Ce dernier vint s’asseoir à côté de lui et lui lança un regard encourageant. Billy prit une profonde inspiration.
_ Tu te souviens, en février 2004…
_ Les Oscars…
_ Oui. La veille, Dom et moi on était sorti, tu te rappelles ? Toi tu voulais te coucher tôt parce que tu avais des rendez-vous le lendemain matin… et Sean était chez lui, avec sa famille.
_ Je me souviens. Vous êtes allés dans un bar.
Billy hocha la tête.
_ On avait un peu bu, tu connais Dom… Peut-être trop pour pouvoir rester sobres, mais pas assez pour êtres complètement ivres…
Il se tut, laissant les larmes humidifier son visage. Lij se rapprocha et posa une main réconfortante sur son épaule.
_ Et… Et qu’est-ce qu’il s’est passé ?
L’Ecossais soupira de nouveau.
_ Je l’ai embrassé…
Elijah resta quelques secondes bouche bée.
_ Tu… Tu quoi ?
_ Je l’ai embrassé, Lij. J’ai embrassé Dom.
Il dit cette dernière phrase en ponctuant chaque syllabe, comme pour se rendre compte qu’il la prononçait, qu’enfin, pour la première fois, il la prononçait.
_ Mais… Comment… Qu’est-ce qu’il…
_ Il ne m’a pas repoussé, au contraire… Quand j’ai réalisé ce que je faisais, j’ai voulu m’écarter, mais il m’a retenu. Au final c’est lui qui m’embrassait…
Il marqua une nouvelle pause avant de reprendre.
_ Quand on s’est séparé, je lui ai demandé ce qu’on venait de faire. Il a répondu « Ce qu’on aurait dû faire depuis bien longtemps. » … Et puis, il m’a dit qu’il avait peur de me perdre, parce que l’aventure Seigneur des Anneaux était bientôt terminée, qu’elle le serait le lendemain soir, après la cérémonie… Je lui ai dit que j’avais peur aussi, que c’est ce qui m’avait poussé à finalement l’embrasser…
Tout en écoutant son ami, Lij l’observait d’un air compatissant. Il ne l’avait jamais vu si vulnérable… Il se sentit stupide de ne pas avoir compris plus tôt. C’était tellement évident… Ce lien si fort qui unissait Dominic et Billy, ce sentiment si intense qu’ils partageaient, cela dépassait n’importe quelle amitié qu’aucun être humain n’aurait jamais la chance de connaître ou même d’envisager… C’était de l’amour, un amour pur, inconditionnel, indispensable à leur bien-être… La vie de chacun avait réellement commencée le jour de leur première rencontre, et s’ils étaient séparés, ils se mourraient chaque jour un peu plus.
_ Après ça, continua Billy, on est rentré à l’hôtel… On… On est allé dans la chambre de Dom…
Elijah se redressa, surpris. Billy lui lança un regard gêné.
_ Vous… Vous êtes allés… Mais… Et vous… Enfin, je veux dire, vous…
L’Ecossais baissa les yeux et hocha la tête. Elijah le regarda tristement.
_ Mais, le lendemain… Je me rappelle, je suis passé vous voir… Vous étiez tous les deux dans vos chambres respectives…
_ Oui. Je suis retourné dans ma chambre aux aurores. Dom dormait encore. Je… Je ne pouvais pas rester, je me suis souvenu, je pensais…
L’Américain comprit immédiatement ce que son ami essayait de dire.
_ Ali.
_ Oui, Ali… Je n’arrivais pas à croire que j’avais pu lui faire ça… Je me disais que je l’avais trahie, mais j’avais aussi trahi Dom, parce que je ne pourrais jamais lui offrir ce qu’il attendait… Alors j’ai eu peur de nouveau… Mais une peur différente… J’avais peur de Dom, peur de moi… peur de tout ce qui était en train de se passer… Il fallait que je parle à Dom, mais je ne savais pas comment…
_ Mais, quand l’as-tu fait, finalement ? C’est vrai que je ne t’avais pas trouvé dans ton assiette sur le tapis rouge… Mais Dom semblait encore tout content, il s’amusait…
_ Après la cérémonie, une fois que les journalistes nous avaient enfin laissés tranquilles, je l’ai pris à part. Il avait bien vu que quelque chose n’allait pas. Je lui ai dit que je ne pouvais pas faire ça, que j’avais une petite amie et que je tenais à elle. Il a commencé à s’énerver et m’a dit que je racontais n’importe quoi, que je me voilais la face. Je lui ai dit que j’étais désolé, que je n’aurais jamais dû faire ce que j’avais fait la veille, mais que j’étais toujours son ami…
Billy s’étrangla. Entre deux sanglots, il ajouta :
_ J’ai voulu poser ma main sur son épaule, mais il m’a repoussé en m’insultant et m’a dit que si je le touchais encore il n’hésiterait pas à me frapper…
L’Ecossais fondit en larmes. Elijah le prit dans ses bras pour le consoler, mais il se sentait malgré tout impuissant face au malheur de son ami.
_ Billy, tu… Je pense que tu devrais te reposer…
_ Je ne devrais pas t’ennuyer avec tout ça. Et Viggo qui…
_ Pas du tout. Tu as bien fait de m’en parler. Et on ira prendre des nouvelles de Viggo demain, ne t’en fais pas. Maintenant, il faut que tu dormes.
_ D’accord.
Lij se leva. Au moment où il allait quitter la pièce, Billy le rappela.
_ Tu sais, ça m’a vraiment soulagé de parler de toute cette histoire… Merci, merci d’être là…
L’ancien Hobbit aux yeux bleus lui adressa un sourire bienveillant.
_ C’est normal, les amis sont faits pour ça…
L’Ecossais lui rendit son sourire, puis Elijah le laissa seul.

***
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Lun 30 Oct - 18:04

Il était à peine huit heures lorsqu’Elijah émergea de sa chambre pour aller prendre son petit-déjeuner. En passant près de la porte entrouverte de la chambre de Billy, il vit que ce dernier dormait encore. Il sourit et alla dans la cuisine.
Tout en préparant son café, il soupira. La veille, après avoir laissé Billy, il avait passé une bonne partie de la soirée à ressasser tout ce que lui avait confessé l’Ecossais. Tout était clair à présent ; la rancœur de Dom, l’amertume de Billy… Lij se répétait qu’il avait vraiment été idiot de ne pas avoir réalisé avant ce qui devrait crever les yeux à n’importe qui connaissant un tant soit peu Billy et Dom : ils s’aimaient, plus qu’ils n’aimeraient jamais aucun autre être-humain. L’Américain se dit qu’il ne pouvait pas laisser ses deux amis dans une telle situation. Il repensa à Dom et à leur altercation. Maintenant il savait qu’il y avait sûrement plus de tristesse que de colère qui expliquait l’attitude de l’Anglais, mais il s’inquiétait à son sujet. Qui sait ce dont Dominic était capable dans un tel état de conflit intérieur… Et cette dispute avait sûrement dû raviver tous ses tourments… Elijah se dit qu’il n’y avait plus de temps à perdre, que ces deux là en avaient déjà assez perdu… Puis il repensa à Ali. Qu’était-elle devenue dans tout ça ? Il n’avait pas vu Billy depuis six mois, une éternité, mais lors de cette dernière rencontre celui-ci fréquentait toujours la jeune femme…

Il fut interrompu dans ses réflexions par le grondement de la cafetière qui finissait de se remplir. Alors qu’il attrapait une tasse, il entendit des pas dans le couloir. Billy fit son entrée dans la cuisine.
_ Bonjour…
_ Bonjour. Bien dormi ?
_ Mieux que je ne l’aurais cru… Tiens, tu… Tu as fait du café ?
_ Heu… Oui. Assieds-toi, je vais te servir.
_ Merci.
Lij apporta du sucre et deux tasses qu’il remplit de café.
_ Tu veux manger quelque chose ?
_ Non, merci. Je n’ai pas très faim…
Elijah sentait bien que Billy était mal à l’aise. L’Ecossais osait à peine le regarder. Il décida de crever l’abcès sur le champ.
_ Billy, je… Tu n’as pas à être gêné… Je veux dire, par rapport à ce que tu m’as dit hier soir…
L’ex-Pippin releva timidement la tête.
_ C’est juste que… Tu comprends, je gardais ça pour moi depuis si longtemps…
Lij hocha la tête. Il s’en voulait un peu d’obliger Billy à remuer autant de mauvais souvenirs, mais il voulait avoir tous les éléments en main pour l’aider.
_ Dis-moi, hem… Je me demandais… La dernière fois qu’on s’est vus, tu… Enfin, Ali était toujours ta petite amie…
_ Tu te demandes si c’est toujours le cas ? Eh bien non.
Elijah n’eut même pas à demander plus d’explications car Billy continua :
_ Il y a quatre mois, elle m’a dit qu’elle voulait arrêter… Evidemment je lui ai demandé pourquoi, alors que je le savais parfaitement… Elle m’a dit qu’on se voilait la face depuis trop longtemps tous les deux… Elle qui pensait pouvoir me faire oublier Dominic et me rendre heureux, et moi qui pensait aussi être capable de tirer un trait sur lui et de trouver le bonheur auprès d’une autre personne…
_ Mais tu… Tu lui avais dit ce qui s’était passé ?
_ Non, mais elle n’est pas stupide, et encore moins aveugle. Elle avait vite compris la nature des sentiments qui me liaient à Dom, mais refusait de l’admettre… tout comme moi d’ailleurs.
Billy soupira. Lij le regarda quelques secondes. Combien de temps allait-il garder cette expression mélancolique sur le visage ?
_ Appelle le.
_ Quoi ?
_ Appelle le, Billy. Appelle Dom.
_ Mais…
_ Il n’y a pas de « mais ». Depuis combien de jours, de semaines, de mois tu te tourmentes en repensant à ce qui vous est arrivé il y a presque un an ? Depuis combien de temps vous refusez de voir la vérité en face tous les deux ?
_ Mais Dom m’en veut, il ne…
_ Dom va mal, comme toi. Je pense qu’il s’est senti blessé de voir que tu n’étais pas prêt à répondre à ses sentiments, et il a mal réagi. Maintenant, il ne fait plus que jouer une vaste farce… Il faut que tu lui parles Billy. Il faut que tu lui expliques…
L’Ecossais cramponnait le bord de la table. Il savait bien qu’Elijah avait raison, mais une terrible peur lui serrait l’estomac. Il sentait au fond de lui-même que Dom éprouvait toujours une grande rancœur à son égard, et qu’il était trop tard à présent… Mais Lij remarqua son indécision et ajouta :
_ Tu ne veux pas être fixé ? Je n’ai pas envie que vous laissiez passer une chance d’être heureux, la vie est si courte…
Billy soupira. Cette dernière phrase lui fit penser à Viggo. La vie était trop courte, il le savait bien, il en avait déjà fait la triste expérience… Il fallait qu’il mette les choses au point avec Dom. Après tout, qu’avait-il à perdre ? Il se décida à lâcher la table et se leva, encouragé par un sourire bienveillant de Lij.

***


Dernière édition par le Mar 14 Nov - 19:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Lun 30 Oct - 18:05

Dom se réveilla en un grognement d’exaspération. Il coupa le réveil, puis réalisa presque aussitôt que ce n’était pas le sien. A vrai dire ce n’était pas son lit non plus, ni sa chambre… Il se retourna, et vit une forme allongée auprès de lui, le visage dissimulé par de longs cheveux bruns. Il écarta doucement les mèches. Elle dormait encore, un sourire aux lèvres. Dom sourit lui aussi, mais soupira bien vite. Pourquoi avait-il fait ça ? Lui qui il y a moins de deux jours ne se sentait pas du tout prêt à s’engager avec elle… Maintenant il paraissait difficile de lui dire qu’il n’y avait rien de sérieux entre eux, cette fois ils étaient allés bien plus loin qu’un simple flirt… Il se dégagea des couvertures et, alors qu’il allait se lever, entendit :
_ Tu pars déjà ?
Il se retourna et la vit, encore allongée, en train de s’étirer.
_ Bonjour.
_ Bonjour, répondit-elle en se redressant.
Elle s’approcha de lui pour l’embrasser. Dom se laissa faire, mais la jeune femme s’écarta.
_ Ça ne va pas ?
_ Si… Pourquoi ?
_ Tu as l’air bizarre… Est-ce que…
Dom lut l’inquiétude qui éclairait les yeux de l’actrice. Il lui sourit doucement.
_ Je vais bien, je t’assure. Cette nuit m’a beaucoup plu.
Elle lui sourit à son tour et lui caressa la joue.
_ A moi aussi, dit-elle doucement.
Dom la contemplait de la manière la plus tendre du monde, alors qu’au fond de lui il n’était pas du tout sûr de ce qu’il faisait et de ce qu’il avait fait… et encore moins de ce qu’il allait faire. Avant de laisser s’installer un sentiment de malaise, il s’exclama :
_ Bon, il est déjà six heures et quart ! Il faudrait peut-être penser à se préparer ! Et puis, je voudrais passer chez moi pour prendre quelques affaires…
_ Tu as raison. Tu n’as qu’à aller dans la salle de bain, je vais mettre un peu d’ordre ici.
_ D’accord. Mais, euh… Ta voiture est restée aux studios, du coup… Est-ce que je repasse te chercher ou…
La Canadienne hésita quelques instants.
_ Non, non ça ira. J’appellerai un taxi. D’autant qu’on n’aura pas besoin de moi très tôt aujourd’hui.
Dom hocha la tête et sortit de la pièce.

***

_ Tiens, son numéro de portable est noté ici, dit Elijah en tendant un calepin à Billy.
_ Merci… Mais je le connais… Mais, il doit être six heures et demie à Oahu, tu ne crois pas que…
Lij secoua fermement la tête.
_ Il tourne, il doit se lever très tôt. Tu devrais même te dépêcher, parce qu’après il sera sûrement en voiture, sur le chemin du lieu de tournage.
Pour toute réponse, Billy décrocha le téléphone, puis leva les yeux vers l’Américain.
_ Je vais te laisser…
L’Ecossais le remercia d’un sourire. Une fois seul, il inspira et expira profondément, et composa le numéro.

***

L’interprète de Kate attendait sagement dans sa chambre, assise sur le bord du lit qu’elle venait de refaire. Alors qu’elle se questionnait sur sa relation avec Dom, une sonnerie retentit dans la pièce. Surprise, elle se leva et se dirigea vers l’origine du bruit. Elle trouva rapidement le téléphone de l’Anglais, abandonné sur une commode. Elle se demanda une seconde si elle avait le droit de décrocher, puis se dit qu’à une heure si matinale, cela pouvait être très important. Elle saisit donc l’appareil.
_ Allô ?
Seul un bruit sourd et lointain lui répondit.
_ Allô ? Qui est à l’appareil ?…
Elle attendit mais personne ne dit un mot. Il y eut à nouveau quelques bruits.
_ Allô ? Allô ?! Répondez !
Clic. On avait raccroché. Perplexe, elle reposa l’appareil sur la commode, puis décida de descendre préparer du café.

***

Billy sursauta presque en entendant une première sonnerie. Il faillit raccrocher tant il était nerveux. Mais qu’allait-il pouvoir bien dire à Dom ? Si jamais Dom acceptait de l’écouter… En entendant une troisième sonnerie, il commença à penser qu’il allait tomber sur la messagerie. C’est alors que le déclic tant redouté se fit entendre.
_ Allô ?
L’Ecossais blêmit. Une voix de femme… Perdant tous ses moyens, il lâcha brusquement le combiné et se laissa tomber sur le sol.

***

Dom sortit de la salle de bain. Il ne trouva personne dans la chambre et se douta que sa conquête avait dû descendre à la cuisine. Il la rejoignit, guidé par la bonne odeur de café. Il s’installa en face d’elle. Tout en lui tendant une tasse, elle lui dit :
_ Ton portable a sonné quand tu étais sous la douche. Je me suis permise de prendre l’appel.
_ Une urgence ?
_ Je ne sais pas. On a raccroché sans dire un mot.
_ Peut-être une erreur…
_ Peut-être. Je n’ai même pas fait attention au numéro affiché.
_ Bon, je vais voir.
Dom remonta pour chercher les affaires qu’il avait laissées dans la chambre, dont son téléphone. Il réapparut rapidement dans la cuisine.
_ Alors ? demanda la jeune femme.
Il parcourut le menu de l’appareil, et lut, à la rubrique « dernier appel reçu », ELIJAH.
_ C’est rien, répondit-il presque à voix basse.
Il jeta un coup d’œil machinal à l’horloge et reprit :
_ Bon, il faut que j’y aille, je vais être en retard !
_ D’accord. Bon… Alors on se voit tout à l’heure ?
_ Bien sûr.
Il enfila sa veste tandis qu’elle se levait pour se diriger vers lui. Elle noua ses bras autour de son cou et lui adressa un sourire mutin. Il la regarda avec une expression similaire et l’embrassa. Puis, ils se séparent et Dom partit.

***

Elijah attendait dans la cuisine, qui était adjacente au salon. Il espérait que tout se passerait bien pour Billy, et pour Dom. C’est alors qu’il entendit un bruit de chute.
_ Billy ? Tout va bien ?
Personne ne lui répondit. Inquiet, il se précipita dans la pièce voisine. Il trouva son ami assis par terre, comme abasourdi.
_ Mais qu’est-ce que…
Il remarqua le téléphone abandonné et porta le combiné à son oreille. A sa grande surprise, il entendit une voix féminine :
_ Allô ? Allô ?! Répondez !
Ne sachant que faire, ni encore moins qui était à l’autre bout du fil, il raccrocha. Il s’approcha de Billy et voulu l’aider à se relever, mais ce dernier lui fit comprendre qu’il voulait rester assis. Lij s’installa donc à ses côtés.
_ Billy, dis quelque chose…
_ Tu l’as entendu toi aussi… Il… Il est avec quelqu’un…
_ Tout ce que j’ai entendu, c’est qu’une femme a prit l’appel. Mais ça ne veut pas dire que…
_ Je t’en prie, Lij ! Tu appelles un type très tôt le matin et c’est une fille qui décroche, sur son portable ! Qu’est-ce que tu en conclu ?!
Elijah ne savait pas quoi répliquer. Bien sûr qu’il avait pensé à cela après avoir pris le combiné, mais il ne voulait pas alarmer Billy.
_ Ne vas pas trop vite en besogne, finit-il par dire. Qui sait, peut-être était-il déjà arrivé sur le plateau et que quelqu’un a décroché pour lui parce qu’il était occupé…
Lij ne croyait pas à son propre argument, mais faisait de son mieux pour rassurer l’Ecossais. Celui-ci sembla croire à moitié à l’hypothèse de l’Américain. Mais le téléphone sonna, faisant bondir une nouvelle fois Billy. Elijah se leva pour aller répondre.
_ Allô ?… Ah, bonjour… Non, non, ça ne me dérange pas… Oui… Ah oui ?… Mais, c’est une très bonne nouvelle !… Oui… Oui, bien sûr… Merci beaucoup de m’avoir prévenu !… Oui, au revoir !
Il raccrocha, un léger sourire aux lèvres. Billy, intrigué par ce qu’il avait entendu, avait repris quelques couleurs et interrogea Elijah du regard.
_ C’était l’ex-femme de Vig. Elle vient de déposer Henry à l’hôpital. Les médecins lui ont dit qu’à partir d’aujourd’hui, toute visite est autorisée.
Billy sourit. Cela augurait une amélioration de l’état de santé de l’ancien interprète d’Aragorn. De plus, il culpabilisa un peu de focaliser sur ses problèmes avec Dom et d’en oublier presque son ami.
_ Et si… Si on allait le voir ?
_ Maintenant ? s’étonna Lij. Tu es sûr que tu ne veux pas…
_ Ça va aller, je te remercie. Après tout, c’est pour me rendre à son chevet que je suis venu !
Elijah hocha la tête. Il doutait que Billy soit totalement remis, mais était lui-même assez impatient de voir enfin Viggo.

***

En arrivant dans la chambre d’hôpital de Viggo, les deux acteurs trouvèrent un adolescent à son chevet. Ses trais tirés témoignait d’un manque de sommeil certain, et son visage reflétait une profonde inquiétude.
_ Bonjour, Henry… dit doucement Billy.
Le jeune garçon releva brusquement la tête.
_ Billy… Elijah…
_ Tu tiens le coup ? lui demanda ce dernier.
Henry regarda son père, avant de baisser les yeux.
_ J’essaie… Mais… C’est dur parfois…
Il semblait retenir quelques sanglots. Lij et Billy étaient un peu embarrassés, ne sachant que faire pour rassurer le fils de leur ami. Finalement l’Américain rompit le silence gênant qui commençait à s’installer.
_ C’est… C’est ta mère qui nous a dit qu’on pouvait venir. Elle te dépose ici tous les matins ?
_ Oui. Je reste un peu, avant d’aller en cours. Elle, elle ne peut pas, à cause de son travail. On revient ensemble le soir.
L’adolescent regarda sa montre.
_ D’ailleurs, il faut que j’y aille. Déjà…
Il se leva et salua Elijah et Billy.
_ Courage, lui dit celui-ci. Je suis sûr que tout finira par s’arranger. Et plus vite qu’on ne le pense…
Henry lui sourit. Il savait ce qu’avait vécu Billy autrefois mais sentait malgré tout qu’il croyait à ce qu’il disait. Il décida donc de croire lui aussi à ces paroles rassurantes.
_ Merci, dit-il. Je suis content que vous soyez là. Au moins, Papa aura de la compagnie pendant que je serai à l’école…
Les deux acteurs lui adressèrent tous deux un sourire bienveillant avant qu’il ne sorte.
Ils s’approchèrent du lit. Viggo semblait si paisible… C’en était presque effrayant. Billy soupira.
_ Si Dom était là, il lâcherait sûrement un commentaire idiot sur ces types qui passent plus de vingt ans dans le coma avant de se réveiller un beau matin…
Elijah le regarda d’une expression triste, où perçait une pointe de reproche.
_ Je t’en prie, ne dis pas ça…
Billy eut l’air confus.
_ Je suis désolé, je ne voulais pas…
Lij s’apaisa.
_ Ça va, je sais. Bon, je vais me chercher un café, je t’en ramène un ?
_ Avec plaisir, oui, répondit l’Ecossais en souriant doucement.
L’américain le laissa seul avec Vig. Il s’assit près du lit et contempla son ami quelques secondes. Il n’arrivait pas à croire que c’était bien lui qui se trouvait dans ce lit… Viggo Mortensen, le casse cou, celui qui était toujours en train de faire quelque chose, de profiter de la vie… Ne supportant plus cette vision inerte de l’acteur, il regarda par la fenêtre. La vue donnait sur le parc de l’hôpital. Tout semblait calme et reposant… en paix… Billy ressentait exactement le contraire. Il ne put s’empêcher de repenser à Dom, et à ce maudit coup de fil… Il refusait de croire que c’était trop tard, que tout était fini… Et si… Et si Dom avait vraiment laissé leur histoire derrière lui ? Il réalisa qu’il l’avait peut-être perdu pour toujours. Cette pensée le fit frémir. Tremblant, il enfouit son visage dans ses mains.
_ Mais… Qu’est-ce que je vais faire maintenant ?!?
Seul le silence lui répondit. Puis :
_ Tu pourrais peut-être replacer mon oreiller, ce serait pas mal...

***
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Ven 3 Nov - 17:53

Elijah marchait tranquillement, un gobelet dans chaque main. Se servir à la machine à café l’avait occupé à peine trente secondes, mais il avait croisé une infirmière qui s’avérait être une fan. Il avait d’abord cru qu’il n’aurait qu’à signer un autographe et parler quelques instants, mais la jeune femme avait été un véritable pot de colle. Lij en avait presque remercié le vieil homme qui était tombé dans ses escaliers, obligeant l’employée à se remettre au travail.
L’Américain arriva finalement devant la porte de la chambre de Viggo. Alors qu’il finissait de se débattre avec les deux gobelets pour saisir la poignée, une véritable tornade ouvrit la porte en trombe, renversant gobelets, café, et Lij par la même occasion, qui put constater à quel point les boissons qu’il apportait étaient chaudes, maintenant qu’elles étaient répandues sur sa chemise. Tandis qu’il poussait une exclamation de surprise (et de douleur), l’ouragan responsable de ce désastre textile détalait dans le couloir.
_ DOCTEUR !!!!!
Elijah reconnut la voix de Billy. Une fois debout, il fonça dans la chambre de Vig, et s’arrêta net en en franchissant le seuil. L’acteur était toujours allongé sur son lit, à la différence qu’il avait maintenant les yeux ouverts et semblait parfaitement conscient.
_ Vi… Vig… articula péniblement Lij.
L’intéressé tourna la tête vers son interlocuteur.
_ Tu… Enfin, tu… ça va ?
Elijah n’eut pas le loisir d’en demander plus, le médecin et une infirmière arrivant, suivis de près par Billy. Le praticien demanda aux deux acteurs de sortir, le temps de l’auscultation.

***

Dominic gara brusquement sa voiture et se précipita chez lui. Il allait arriver en retard s’il ne se dépêchait pas… Il passa rapidement d’un endroit de la maison à un autre, attrapant au passage ce dont il pourrait avoir besoin pendant la journée. Enfin, il ressortit. En cherchant ses clés afin de verrouiller la porte, il sortit son téléphone portable de la poche de sa veste. Il fixa l’objet quelques secondes. Est-ce qu’il devait rappeler Elijah ? Après tout, s’il avait tenté de le joindre de si bon matin, c’est que ça devait être urgent… Mais dans ce cas pourquoi avoir raccroché sans même parler ? Dom pensa à Viggo. Peut-être que…
Soudain, le téléphone se mit à sonner, faisant bondir l’Anglais. Il vit « Ian S. » s’inscrire sur l’écran. Surpris, il décrocha.
_ Monaghan.
_ Dom ! C’est Ian. Dis-moi tu… Tu n’es pas encore en route ?!
_ Si c’était le cas je t’aurais dit qu’on ne téléphone pas au volant et je t’aurais raccroché au nez ! répliqua Dom d’un ton moqueur. Enfin, si ça peut te rassurer, j’étais sur le départ. Mais j’imagine que tu ne m’as pas appelé simplement pour t’assurer que je n’avais pas eu de panne d’oreiller…
_ Non, répondit le jeune homme. Je viens d’arriver sur le tournage, moi. Figure-toi que la voiture d’Evie est toujours au parking, au même endroit qu’hier. Et elle n’est pas sur le plateau…
Dom sourit de l’inquiétude de Ian, qu’il jugeait un tantinet exagérée.
_ C’est normal que sa voiture soit là-bas, je l’ai ramenée chez elle hier.
_ Ah bon ? se contenta de répliquer l’interprète de Boone.
_ Oui. Et pour ce matin elle… Enfin, je pense qu’elle viendra en taxi, termina Dom d’une voix un peu moins assurée.
_ Bon. C’est juste que je me suis demandé ce qui avait pu arriver, tu comprends, ça m’avait paru bizarre que…
_ Bien sûr, ne t’en fais pas… Bon, il faut que je te laisse parce que là, je vais VRAIMENT être en retard !
_ D’accord, à tout à l’heure !… Oh, Dom !
_ Oui ?
_ Fais gaffe au volant ! Je te rappelle qu’ici on roule à droite !
L’Anglais eu un sourire en coin.
_Ces Yankees… Quel humour ! En attendant si j’ai une amende pour excès de vitesse tu seras le seul responsable !
_ Bof… Tu dois être habitué, à force !
Dom lâcha un petit rire blasé et mit fin à la conversation, avant de remettre la main sur ses clés, de fermer la porte, et de monter enfin en voiture.

***

Billy et Elijah faisaient les cents pas dans une salle d’attente depuis plus d’un quart d’heure. Avant qu’ils ne quittent la chambre de Viggo, le médecin leur avait brièvement expliqué que Vig pouvait avoir quelques séquelles après ces plusieurs jours de coma. Aussi, le sursaut de joie provoqué par le réveil de leur ami avait maintenant cédé la place à une certaine anxiété. Mais Elijah refusait de se laisser abattre.
_ Tu as bien dit qu’il t’avait parlé ?
Billy arrêta de piétiner le linoléum de la pièce.
_ Oui, enfin… J’étais perdu dans mes pensées et j’ai parlé à voix haute sans vraiment m’en rendre compte, et il m’a répondu. Je n’avais même pas vu qu’il avait repris conscience…
_ En tout cas ça prouve qu’il a les idées en place… D’ailleurs quand je l’ai appelé par son prénom, il a tout de suite réagi…
Billy hocha la tête. C’est vrai qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Viggo était sorti du coma et c’était une très bonne, une merveilleuse nouvelle. Malgré tout, l’Ecossais sentait toujours une boule lui serrer l’estomac. Il réalisa qu’elle ne le quittait jamais réellement, et ce depuis plusieurs mois…
Lij était réellement soulagé que Vig soit à priori tiré d’affaire, mais il remarqua que le comportement de Billy ne traduisait pas la plus grande joie. Il comprit que son ami était toujours préoccupé par l’ « incident » de début de matinée. L’Américain se dit qu’il n’aurait pas dû accepter d’aller si vite à l’hôpital, sans prendre le temps de discuter avec Billy. Plus il repensait à ce coup de fil, moins il avait de doutes sur ce que Dom avait pu faire…
L’infirmière qui accompagnait le médecin quelques instants plus tôt entra dans la salle.
_ Excusez-moi, messieurs, le docteur Morgan a fini d’examiner monsieur Mortensen. Vous pouvez aller le voir.
Les deux acteurs remercièrent la jeune femme et se dirigèrent vers la chambre de Viggo. En entrant, ils virent que le médecin se trouvait toujours à son chevet.
_ Vous ne pouvez rester que trois minutes, leur dit ce dernier. Il ne faut surtout pas qu’il se fatigue.
_ Est-ce qu’il… Enfin, a-t-il des séquelles, suite à son accident ? interrogea Billy.
Le docteur secoua la tête.
_ Rassurez-vous, il y a eu beaucoup plus de peur que de mal… Néanmoins, il va lui falloir plusieurs jours de repos complet avant de pouvoir sortir. Maintenant excusez-moi, il faut que j’avertisse la famille.
Morgan sortit. Elijah et Billy s’approchèrent de Viggo, toujours paisiblement allongé. Il les regarda et sourit.
_ Content de vous voir.
_ C’est plutôt à nous de dire ça ! s’exclama Lij. Tu peux te vanter de nous avoir foutu une sacré trouille !
_ Ça c’est vrai, acquiesça Billy. Alors, comment vas-tu ?
_ Je me suis déjà senti mieux… avoua Vig. A vrai dire j’essaie vainement de me rappeler ce qui s’est passé…
_ Tu n’as aucun souvenir de ton accident ? demanda Elijah, inquiet.
_ Eh bien… Je sais que j’avais rendez-vous avec mon agent… J’étais en voiture, il y avait un carrefour… J’ai tourné et puis… J’ai à peine eu le temps de voir un 4×4 arriver sur ma gauche… Et là… le choc, le trou noir… Jusqu’à…
Viggo regarda Billy. Ce dernier semblait gêné.
_ Jusqu’à ce que je me réveille, ici, termina l’Américain.
_ Henry était encore ici tout à l’heure, il est au lycée. Il risque d’être fou de joie ! dit Billy.
Vig sourit. Il lui tardait de voir son fils pour le rassurer. Puis il pensa à ses deux amis. Il leur était reconnaissant d’être venus lui rendre visite, d’autant qu’ils ne s’étaient pas vu depuis plusieurs mois.
_ Il faut qu’on te laisse, dit Elijah. Le médecin a dit que tu devais te reposer.
_ Je sais… D’ailleurs je sens que les prochains jours vont être longs… En tout cas, je voulais vous remercier d’être venu, tous les deux…
_ C’est normal, lui répondit Lij. Quand j’ai su ce qui t’était arrivé, je me suis dit qu’il fallait prévenir tous les gens de l’époque du tournage… D’ailleurs tu vas sûrement recevoir des vœux de rétablissement de la part de beaucoup de personnes, qui ne pouvaient pas venir à LA…
_ Bon, j’aurai de la lecture au moins ! sourit Vig. A propos Billy, tu es venu spécialement de Glasgow ? Vraiment, il ne fallait pas… D’autant plus que je me souviens avoir lu quelque part que tu tournais en ce moment…
_ Tu plaisantes ! s’exclama l’Ecossais. C’est normal, comme le disait Lij. Et puis ne t’en fais pour le boulot, j’ai quelques jours de congés.
_ Mince ! Ça m’a fait penser qu’il faut que je prévienne Dom… et Sean aussi.
Viggo observa quelques secondes Billy, qui s’était rembruni au moment où Elijah avait prononcé le nom de l’ancien Merry.
_ Dom n’est pas à Hawaii ?
_ Si, mais il était rentré hier, pour prendre de tes nouvelles. Mais il n’a pas pu rester…
Lij jeta un œil un Billy, avant de finir :
_ …à cause du tournage de la série.
Viggo hocha la tête. Le docteur Morgan entra alors dans la chambre.
_ Messieurs, je suis désolé, mais…
_ Bien sûr, lui dit Billy. On se disait justement au revoir.
Sur ce, les ex-Hobbits saluèrent Viggo et partirent.

***

Dom avait eu droit à quelques réprimandes de la part des producteurs. Ce n’était pas la première fois qu’il arrivait avec du retard sur le plateau… Jorge et Josh y étaient allés de leurs petits commentaires grivois pour expliquer le fait que l’Anglais avait du mal à se lever, auxquels Dom avait répondu par une de ses blagues dont il avait le secret. La matinée de tournage fut essentiellement consacrée à des plans de raccord, et passa relativement vite. Pendant les pauses, Dom discutait de choses banales avec Foxy et Naveen. Il s’étonna tout de même de ne pas voir arriver celle avec qui il avait passé la nuit… Il se dit que le réalisateur n’aurait sûrement besoin d’elle que l’après-midi.
L’heure tant attendue de la pause déjeuner sonna. Alors que Dom se dirigeait vers une table où se trouvait la plupart des membres du casting, Matthew s’approcha de lui pour le prendre à part.
_ Qu’est-ce qui t’arrives ? lui demanda l’interprète de Charlie.
_ Je voulais juste savoir si tu avais des nouvelles de ton ami.
Dom se rappela le coup de fil « manqué » d’Elijah.
_ Non, pas de nouvelles… Enfin, j’en saurai peut-être plus ce soir…
_ Bon. Je te demandais ça parce que tu m’as paru préoccupé, ce matin… J’ai eu peur que…
_ Merci, mais je suis sûr qu’il s’en sortira, dit doucement Dom. C’est quelqu’un de solide.
Mat l’observa quelques secondes avant de lancer :
_ Mais, tu es sûr que ça va ? Depuis ton séjour express à LA…
_ Je vais bien, le coupa Dom.
L’Américain resta sceptique. En vérité, il avait remarqué depuis plus longtemps que cela que Dom n’avait pas toujours l’air dans son assiette, depuis qu’il le connaissait en fait. Mais il n’osait pas lui poser trop de questions et préférait se dire qu’il se faisait des idées.
_ Oh, les gars ! Au lieu de faire des messes basses, vous feriez mieux de venir ! Bientôt il n’y aura plus rien sur la table !
Les deux intéressés se tournèrent vers Jorge. Foxy lança un regard bienveillant à Dom, qui partit se mettre à table, suivit par son collègue.

***
Après avoir quitté l’hôpital, Elijah et Billy retournèrent à l’appartement de l’Américain. Ce dernier téléphona à Sean pour l’avertir du rétablissement de Viggo. Il appela Orlando dans la foulée. L’ancien Elfe fut on ne peut plus soulagé, d’autant qu’il s’apprêtait à prévenir Elijah qu’il n’avait malheureusement pas réussi à se libérer pour venir à Los Angeles. Finalement, Lij prit le temps d’avertir tous ceux à qui il avait téléphoné en apprenant l’accident de Vig. Quand il raccrocha après sa dernière conversation, il se tourna vers Billy, qui était resté assis sur le canapé pendant tout ce temps.
_ Tu n’as pas prévenu Dom… remarqua l’Ecossais sur un ton monotone.
_ Non, je me suis dit qu’il allait sûrement être occupé toute la journée… Je l’appellerai chez lui ce soir.
Billy hocha la tête. Soupirant, Lij vint s’asseoir à côté de lui. L’Ecossais le regarda et comprit tout de suite où il voulait en venir.
_ Si tu veux encore me parler de lui, je ne suis pas d’humeur…
Lij ne put retenir une légère expression de surprise, avant de répondre :
_ Je ne veux pas que tu te laisses abattre, Billy. Ce coup de fil ne prouve vraiment rien…
_ Toi aussi tu penses qu’il a une aventure.
Elijah se sentit désarmé. Il ne se sentait pas capable de mentir à son ami.
_ C’est vrai… dit-il doucement. Mais je suis sûr que ça ne veut rien dire. Tu sais bien de quoi Dom est capable quand il va mal…
Billy fut obligé d’acquiescer. Néanmoins, il se sentait toujours aussi perdu.
_ Quand tu vas l’appeler, il va vouloir revenir ici… Je ne veux pas… Je ne peux pas le revoir…
_ Billy… commença Lij, consterné.
_ Non, Elijah. Je… Je ne suis pas prêt… Je n’ai jamais oublié la façon dont il m’a parlé ce soir là… et la colère dans ses yeux… Et… Tout ce qui vient de se passer n’a fait que raviver tous ces souvenirs, encore plus…
Il marqua une pause, se raclant la gorge.
_ De toute façon, il va bientôt falloir que je retourne en Ecosse.
Alors qu’Elijah allait objecter, il conclut :
_ Demain matin j’irai réserver une place sur un vol, je rentrerai après-demain. On aura qu’à rendre visite à Viggo l’après-midi, avec Sean.
L’Américain se contenta d’opiner du chef. Il était clair que toute argumentation pour convaincre Billy de rester un peu plus longtemps aurait été vaine. Il préféra détendre l’atmosphère en revenant à des préoccupations plus ordinaires.
_ Bon, lança-t-il en se levant, il faut que je fasse quelques courses pour le déjeuner, tu veux bien m’aider ?

***
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Lun 6 Nov - 19:26

L’après-midi de tournage avançait, sans que Dom ne voie arriver l’interprète de Kate. Il trouvait cela de plus en plus étrange. Elle lui avait pourtant dit qu’ils se verraient… Profitant d’une pause, il alla vérifier son téléphone. Aucun message. Perplexe, il se décida à en parler à son collègue. Par chance, ce dernier était seul quand Dom s’approcha de lui.
_ Salut Ian ! lança nonchalamment l’Anglais.
_ Salut, Dom. Quoi de neuf ? répondit le jeune acteur.
_ Oh, rien de spécial tu sais… la routine…
Dominic hésita une seconde avant de poursuivre :
_ Alors, tu as vu Evangeline aujourd’hui ?
_ Non. D’ailleurs comme ça m’étonnait qu’elle n’arrive pas, je suis allé voir JJ. Il m’a dit qu’elle l’avait appelé en fin de matinée…
_ Et ?
_ Et elle s’est faite excuser. Elle ne viendra pas aujourd’hui, et elle n’est pas sûre de pouvoir venir demain…
Dom regarda Ian d’un air surpris.
_ « Raisons personnelles », se contenta d’expliquer l’Américain.
L’interprète de Charlie se sentait de plus en plus confus. Pourquoi ne l’avait-elle pas appelé ? Cela ne collait pas avec l’attitude qu’avait eue la jeune femme le matin. Peut-être avait-elle senti qu’il n’était pas totalement à l’aise dans ce nouveau rôle… Mais Dom fut arraché à ses réflexions par une remarque de Ian :
_ Je pensais qu’elle t’aurait prévenu, toi.
Dominic se sentit légèrement mal à l’aise. Personne sur le tournage n’ignorait que l’interprète de Boone était loin d’être insensible au charme de la Canadienne. Il avait même tenté de la séduire, il y a de longues semaines, mais elle avait poliment repoussé ses avances. Cela avait d’ailleurs étonné beaucoup de personnes, dont Dom. En effet, Ian ne laissait généralement pas la gente féminine de marbre…
Aujourd’hui, l’Anglais sentait son collègue un peu amer à l’idée qu’une grande complicité s’était installée entre lui et l’actrice. Il prit un air qui se voulait indifférent et innocent avant de répondre :
_ Eh bien non, je n’étais au courant de rien. En même temps ce n’est pas moi qu’elle doit avertir si elle ne peut pas venir bosser…
Ian se contenta d’acquiescer. C’est alors qu’Emilie vint se joindre à eux. Une scène entre Charlie et Claire allait bientôt être tournée, et la jeune actrice souhaitait répéter avec Dom. Ce dernier la suivit de bon gré.

***

Elijah avait eu envie de faire un gâteau pour le déjeuner. Billy s’était tout naturellement proposé pour jouer les pâtissiers. En préparant la pâte, il repensa à ce jour lointain où Dom, nauséeux, s’était réfugié chez lui après avoir ingurgité une préparation crue sous prétexte que son four était cassé… L’Ecossais sourit un instant avant de se rembrunir. Ces jours étaient derrière lui, c’était irrévocable. Il valait mieux qu’il s’y habitue tout de suite. S’il n’y avait pas eu Lij, ou Viggo, il n’aurait certainement pas attendu le surlendemain pour retrouver ses chers Highlands… Il soupira. De toute évidence, Dom avait tiré un trait sur lui… Quel imbécile il faisait ! Comment avait-il pu imaginer un seul instant que l’Anglais passerait tous ces mois à se morfondre en repensant à ce qui était –et ce qui aurait pu- arrivé ? Il ne put contenir un sourire crispé. Après tout, il n’avait que ce qu’il méritait. A présent il n’avait qu’à se ressaisir et laisser le passé derrière lui. Après tout, si celui qu’il avait longtemps considéré comme son alter ego en était capable…
_ Tu sais, je crois que tu as suffisamment étalé la pâte, ce n’est pas une pizza royale que tu fais…
Billy releva brusquement la tête. Il n’avait même pas entendu Elijah arriver. Il considéra d’un air perplexe le concentré de lait, de farine et d’œufs qu’il martyrisait avec son rouleau depuis un long moment.
_ Je doute qu’un type qui sait à peine faire des nouilles puisse me donner un quelconque conseil culinaire… lança ironiquement l’Ecossais.
Lij pouffa doucement. Il n’était absolument pas dupe quant à l’état d’esprit de son ami, mais savait bien qu’il ne pourrait pas le convaincre de changer d’attitude… du moins pour le moment.
_ Très drôle… Je venais juste te dire que j’ai rappelé Sean. Il est évidemment partant, pour qu’on aille voir Viggo tous les trois, demain…
Billy opina mollement du chef. Il se demandait comment il allait pouvoir s’occuper cet après-midi, d’autant qu’il soupçonnait Elijah de vouloir revenir à la charge. Il n’avait vraiment aucune envie de rediscuter de Dom… il ne voulait qu’oublier. Soupirant, il se décida à répondre :
_ Si ça ne t’ennuie pas, je vais sortir cet après-midi. J’ai besoin d’un bon bol d’air frais…
L’Américain acquiesça, sans pour autant contenir une expression déçue. Il avait cru pouvoir arriver à quelque chose avec Billy, qui n’était pas du genre à se braquer comme Dom… du moins pas d’une manière si agressive. Maintenant qu’il s’apercevait que l’Ecossais semblait décidé à fuir, et pour de bon cette fois, toute cette histoire le contrariait beaucoup. Il se dit qu’il valait mieux qu’il laisse passer un peu de temps, ne serait-ce que pour que Billy fasse le point de son côté. Il sourit doucement à son ami, qui sembla saisir que le « problème Dominic » ne serait pas abordé.

***

Une fois la dernière scène bouclée, Dom s’était empressé de rejoindre sa caravane, voulant éviter les diverses invitations des membres de l’équipe, toujours nombreuses les vendredis soirs… Il abandonna la tenue de Charlie pour retrouver celle de Dominic et partit rapidement en direction du parking.
En montant dans sa voiture, il se trouva chanceux de n’avoir été interpelé par personne, pas même Foxy, ou Ian… Il soupira et mit le contact.
Pendant le trajet, il repensa à Elijah. Il s’en voulait de l’avoir envoyé paitre et de s’être pour ainsi dire enfui. C’était tout lui… Un ego surdimensionné et une grande gueule… Quel idiot ! Lij n’avait fait que s’inquiéter pour lui, il voulait l’aider… En stoppant à un feu rouge, il ravala sa salive. Personne ne pouvait l’aider. Il n’avait jamais vraiment su quelle était sa place dans cette grande pièce dont les rôles étaient, comme le disait l’écrivain, mal distribués. Il avait cru le savoir, il y a longtemps… L’air las, il reprit sa route. Pourquoi parler de tout ça, même à Lij ? Il n’y changerait rien… Toutes ses pensées le transportèrent près d’un an en arrière. Il fronça les sourcils et inspira profondément, avant de freiner brusquement, sans s’inquiéter une seule seconde de ce que pourraient dire d’éventuels automobilistes. Il cramponna un moment son volant et se regarda dans le rétroviseur, l’air sévère. Il s’en voulait. Il s’en voulait d’être en colère, il s’en voulait de pleurer, pour lui… Il laissa échapper un sanglot qui tenait plus du grognement de rage et frappa le volant, faisant au passage retentir le klaxon. Il enfouit son visage dans ses mains et tenta de se calmer. Il souffla par petits à-coups, tel un jogger, et redémarra posément. Il n’avait pas le droit de se laisser aller. Lui aussi referait sa vie, lui aussi finirait par se dire que c’était sans importance, lui aussi finirait par oublier… Sa respiration était bruyante et accentuée, comme s’il voulait reprendre contenance, et s’assurer qu’il était bien revenu au présent. C’est alors qu’il passa devant la maison de l’interprète de Kate. Il s’interrogea sur les raisons de l’absence de… sa petite amie ? Il grimaça à l’idée de devoir l’appeler ainsi. Une fois encore il avait fait une belle connerie… Il était de nouveau à un feu rouge, au coin de la rue où vivait l’actrice. Il remarqua une voiture inconnue devant chez elle. De la visite… C’était simplement cela qui justifiait sa déserte du plateau ? Dom était perplexe, mais pas franchement d’humeur à lui rendre visite. Le feu passa au vert et il démarra.

***

Billy avait déambulé des heures durant dans les rues de Los Angeles. Il avait fini par échouer dans un petit parc désert. Il s’allongea sur un banc et laissa son regard errer sur le ciel encore clair. Les mains reposant sur sa poitrine, il observait le firmament, l’air absorbé. Il se rappela son enfance, et tout ce temps passé à regarder les nuages pour trouver à quelle forme connue ils ressemblaient. Il soupira et se mit en position assise. Une fois encore il fuyait. Il avait fuit Dom, et maintenant il fuyait la nécessité de l’oublier… Car il le fallait bien. Mais il avait eu beau passer la journée à tenter de s’y résigner, cette idée lui glaçait le sang. Il se retint péniblement de se laisser aller à pleurer, encore…
C’est alors que la fraicheur de l’air le ramena à la réalité. Il regarda mollement sa montre. Vingt-et-une heures… Elijah devait se demander où il était passé. L’Ecossais se décida à se lever et à rentrer.

***

Arrivé chez lui, Dom se laissa tomber sur le canapé. Il demeura quelques secondes circonspect, avant de finalement saisir son téléphone. Il se racla la gorge et prit un air décidé tout en composant le numéro. On décrocha après deux sonneries :
_ Allô ?
_ Salut, c’est Dom.
Il n’entendit pas grand-chose mais cru voir l’expression de surprise se peindre sur le visage de son interlocuteur.
_ Dom ! Tu… Ca a été ta journée ?
_ Oui, oui, je te remercie. Hem, dis-moi tu… tu as tenté de me joindre ce matin ?
Dom retint son souffle, craignant d’entendre une mauvaise nouvelle.
_ Heu, en fait…
L’Anglais fut soudain suspicieux. Il connaissait Lij. Cette manière de s’embrouiller annonçait généralement un mensonge maladroit de sa part. Il pensa alors à celui que Wood hébergeait.
_ C’était Billy ?
Seul un toussotement gêné lui répondit. Dom se sentit fulminer.
_ Pourquoi a-t-il appelé ? demanda-t-il sèchement.
Puis, sa colère se dissipa aussi rapidement qu’elle était apparue. Il se remémora son trajet en voiture. Il reprit, d’une voix hésitante :
_ Lij, hem… excuse-moi… Tu n’as rien à voir avec tout ça. Laisse tomber, c’est rien…
_ Dom, tu sais bien que tu peux me parler, tu vas mal, je m’en rends compte.
L’ancien Merry se sentait sans force. Il répondit timidement :
_ Il est chez toi ?
_ A la salle de bain, et…
_ Et quoi ?
Dominic regretta immédiatement d’avoir manifesté un quelconque intérêt pour l’Ecossais.
_ Et il n’est pas au meilleur de sa forme, lui non plus.
L’Anglais resta bouche bée plusieurs secondes. Pas au meilleur de sa forme… Comment ça ? Il voulut en avoir le cœur net tout de suite :
_ Qu’est-ce que tu veux dire ?
A l’autre bout du fil, Lij soupira.
_ Ecoute, je… Billy m’a parlé, hier soir.
L’Américain n’eut pas à en dire plus. Dom resta interdit avant de souffler :
_ Il a, il t’a dit... tout ?
_ Ne lui en veux pas, il avait besoin de se confier, et j’avoue que j’ai assez insisté. Mais c’était pour l’aider, et pour t’aider toi aussi.
_ Tu ne peux rien faire. Il a choisi, il y a longtemps. Il a sa vie, j’ai la mienne.
Il sentit les larmes perler sur son visage, sans sanglot, sans hoquet. Il n’avait même plus envie de parler.
_ Dom, il n’est plus avec Ali depuis plusieurs mois. Ils n’auraient pas pu être heureux ensemble.
L’Anglais n’eut pas le temps de se reprendre, Lij poursuivant :
_ Et il a effectivement voulu t’appeler ce matin, pour tenter de s’expliquer. Tu lui manques, terriblement.
Dominic ne savait plus quoi penser. D’un côté, il trouvait un peu facile que Billy soit apparemment pris de remords, après tout ce temps… Mais dans le même temps, il ne pouvait que se sentir presque soulagé d’apprendre que l’Ecossais était lui aussi incapable de laisser toute cette histoire derrière lui. Il finit par soupirer :
_ Lij… Je ne peux pas parler de ça… Je ne sais plus…
_ Je comprends. Et puis de toute façon, Billy devrait bientôt revenir de la salle de bain.
Dom hocha simplement la tête, ne prenant pas la peine de répondre. Puis, Elijah lui lança plus vivement :
_ Bon sang, j’oubliais avec tout ça ! Viggo, il va mieux…
Ces paroles illuminèrent un peu le visage de l’Anglais.
_ Mieux ? Tu veux dire…
_ Qu’il s’est réveillé. Je suis désolé de passer du coq à l’âne mais…
L’interprète de Charlie secoua la tête.
_ Tu plaisantes, c’est la meilleure nouvelle que j’ai entendu depuis longtemps… L’ennui, c’est que je ne sais pas quand je pourrai aller le voir…
_ Tu n’es pas en week-end ?
_ Plus ou moins… Je dois voir les scénaristes demain, je suis censé leur parler de quelques idées sur mon personnage… A mon avis je ne serai à LA qu’après-demain.
Il entendit Lij soupirer, avant que ce dernier ne réponde :
_ Après demain Billy rentrera à Glasgow.
Dom n’osa dire que cela l’arrangeait, même si c’était plus que jamais le cas. Il ne s’imaginait vraiment pas face à l’Ecossais…
_ Je…
_ Non, le coupa l’Américain, ne t’en fais pas.
Un bruit de porte se fit entendre au loin.
_ Bon, je dois te laisser. A bientôt alors.
_ C’est ça, à bientôt. Lij ?
_ Oui ?
_ Merci… tu sais…
_ Je sais. Ce n’est rien, je te jure. A plus tard, et prend soin de toi.
_ Entendu. Au revoir !

***
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Lun 6 Nov - 19:31

En arrivant chez Lij, Billy s’était vaguement excusé d’avoir laissé l’Américain sans nouvelle. L’ancien Frodon ne semblait pas en vouloir à l’Ecossais, et lui proposa d’aller manger un peu. Billy ne ressentait pas spécialement le besoin de se remplir l’estomac, mais craignait de contrarier son ami. Il prit le temps de manger tout ce que l’autre lui avait laissé pour dîner, avant d’aller prendre une douche.
Resté seul, Elijah se demandait si oui ou non il devait relancer le « débat » sur Dominic. Il envisagea alors d’attendre le lendemain pour mettre Sean dans la confidence et lui demander son avis, avant de considérer cela comme une mauvaise idée. Il avait presque arraché des aveux à Billy, et Dom n’était clairement pas prêt à évoquer cette histoire… Non, il n’avait pas le droit de raconter tout ça à qui que ce soit d’autre, aussi digne de confiance soit-il…
Tout à coup, le téléphone sonna. Elijah alla naturellement décrocher, non sans se demander qui pouvait l’appeler à plus de vingt-deux heures.
_ Allô ?
_ Salut, c’est Dom.
Lij eu un léger sursaut de surprise. Evidemment… Qui d’autre ? Il espéra que Billy n’allait pas revenir tout de suite au salon, cela aurait été gênant…
_ Hem, dis-moi tu… tu as tenté de me joindre ce matin ?
L’Américain se sentit incapable de répondre. Son malaise augmenta quand il entendit Dom changer de ton, avant d’être légèrement rassuré lorsque l’Anglais se radoucit, assez promptement d’ailleurs.
_ Il est chez toi ?
Lij sentit sa gorge se nouer en entendant le petit ton hésitant de l’Anglais. Où étaient passés les Dom et Billy inséparables, l’un pouvant deviner les pensées de l’autre ? Il sentit qu’il était plus que temps d’essayer de parler à Dom.
_ Ecoute, je… Billy m’a parlé, hier soir.
Elijah se demanda un instant s’il n’aurait pas dû annoncer cela avec un peu plus de tact, et commença à regretter ce qu’il faisait tandis qu’à l’autre bout du fil, Dom demeurait silencieux. Puis, il repensa à Billy. Pour le moment, le seul moyen de les tirer de là était de voir où en était Dominic.
_ Dom, il n’est plus avec Ali depuis plusieurs mois. Ils n’auraient pas pu être heureux ensemble.
L’Américain espérait avoir réussi à faire comprendre à son ami que Billy était aussi affecté que lui par cette situation, si ce n’est plus.
_ Lij… Je ne peux pas parler de ça… Je ne sais plus…
L’ancien interprète de Frodon réalisa qu’il ne devait pas brusquer son ami et le laisser réfléchir à tête reposée. Alors qu’il s’apprêtait à lui souhaiter une bonne soirée, il se frappa le front en une expression estomaquée. Quel idiot ! Comment avait-il pu ne plus penser à ça ??
_ Bon sang, j’oubliais avec tout ça ! Viggo, il va mieux…
Elijah fut heureux d’entendre qu’il avait quelque peu remonté le moral de Dom avec cette bonne nouvelle. Puis, il se rembrunit en réalisant que l’Anglais n’arriverait sûrement qu’après le départ de Billy. C’est alors que l’Ecossais arriva dans le séjour, l’obligeant à mettre fin à la conversation.

***

Une fois dans la salle de bain, Billy s’était empressé d’ôter ses vêtements et de s’engouffrer dans la cabine de douche. Il tourna le robinet d’eau chaude au maximum, laissant la vapeur envahir le petit habitacle, puis toute la pièce. Appuyant son front contre le mur carrelé, il laissa échapper un lourd soupir dont le bruit fut couvert par celui de la cascade d’eau brulante. Il ferma les yeux et laissa son esprit vagabonder. Très vite, l’image de Dominic s’imposa à lui. Il n’avait jamais pu lutter contre cela, et encore moins maintenant. Ce visage le hantait depuis trop longtemps, et il ne lui avait jamais été aussi pénible de tenter de l’oublier qu’en cet instant précis. Il rouvrit les yeux et releva doucement la tête. Détaillant les gouttelettes qui couraient le long de la paroi, il arbora une mine contrite en réalisant qu’il en serait toujours incapable. Il pouvait se réfugier en Ecosse, retrouver Ali, ou n’importe qui d’autre, qu’il n’y changerait rien. Il penserait toujours à Dom, et sa vie ne serait qu’un mensonge. Un mensonge envers lui-même et son entourage. Résigné, il stoppa l’arrivée d’eau et sortit de la cabine. Noyé dans la buée qui occupait la salle de bain, il saisit une serviette et se sécha, avant d’enfiler un caleçon et un t-shirt. Quittant la pièce, il se dirigea d’un pas las vers le séjour. En s’approchant de la porte, il entendit la voix de Lij résonner dans la pièce. Il semblait discuter avec quelqu’un.
_ Après demain Billy rentrera à Glasgow.
L’intéressé retint son souffle en comprenant qu’Elijah était au téléphone, et surtout qui était son interlocuteur. L’Américain avait-il prit l’initiative de ce coup de fil, voyant que Billy ne voulait plus parler de ses tourments ? L’Ecossais secoua la tête. Non, ce n’était pas le genre de Lij… Il se décida à ouvrir la porte. L’Américain se retourna brusquement en l’entendant entrer.
_ Bon, je dois te laisser. A bientôt alors.
Billy attendit tranquillement qu’Elijah ait raccroché, avant de s’installer sur le divan. L’ancien Frodon alla rapidement le rejoindre.
_ J’imagine que tu as deviné de qui il s’agissait…
_ C’est toi qui l’as appelé ?
Lij fut légèrement surpris.
_ Non, non… C’est lui. Il se posait des questions, à propos du coup de fil de ce matin…
_ Qu’est-ce que… Qu’est-ce que tu lui as répondu ? demanda Billy, ravalant sa salive.
_ La vérité.
Elijah fixa son ami, l’air grave, avant de reprendre :
_ Et je lui ai aussi dit que je savais.
Une nouvelle fois, Lij s’en voulait un peu d’être si brusque, mais il tenait absolument à être aussi honnête que possible avec ses deux amis.
_ Qu’est-ce qu’il a dit ? souffla Billy d’une voix blanche.
_ Il ne…
Elijah ne savait pas exactement quoi répondre, n’étant lui-même pas totalement sûr de ce que pouvait ressentir Dominic.
_ Je crois qu’il a un peu perdu ses repères, depuis…
L’expression attentive de Billy l’encouragea à poursuivre.
_ Depuis que tu es sorti de sa vie.
L’Ecossais eu un très léger sursaut et entrouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit. Lij fixait le sol, ne sachant plus quoi ajouter. Soudain, Billy se releva vivement. Surpris, Elijah leva la tête.
_ Billy, je ne voulais pas…
_ Non, Lij. Tu as eu raison. Moi,…
Il ravala péniblement sa salive.
_ …je me trompais constamment, ou plutôt… Je crois que j’ai toujours refusé de voir la vérité en face, avec Dom. Je…
Il se mit à tourner en rond dans la pièce.
_ …En fait j’ai toujours été craintif envers lui, d’une certaine manière…
Lij le regarda d’un air étonné.
_ Je veux dire… Je n’ai jamais eu peur de Dom, c’est juste… Dès notre première rencontre, j’ai ressenti… Je ne sais pas… Quelque chose de différent… Je crois qu’au fond de moi j’ai toujours été terrifié d’explorer la vraie nature de ces sentiments…
Elijah l’observait, non sans avoir quelque peu le tournis. Il se décida à se lever lui aussi. Alors qu’il s’approchait de Billy, ce dernier lui dit très sereinement :
_ Merci. Merci de m’avoir aidé à ouvrir enfin les yeux.
_ Mais heu… Quoi ?
L’Ecossais ne put s’empêcher d’afficher une mine légèrement amusée.
_ Lij, si tu ne m’avais pas pressé de te confier tout ce qui me préoccupait depuis presque un an, si ce n’est plus, qui sait où j’en serais aujourd’hui ? En route pour Glasgow, résigné et prêt à me construire une vie pleine de faux-semblants ?
Il secoua la tête en un soupir désabusé, ironisant sur sa propre bêtise.
_ Mais tu… Tu vas rester encore un peu à LA alors ?
Billy sourit doucement à son ami avant de répondre :
_ Non, je pars dès que possible… mais pas en Ecosse.
Voyant les yeux d’Elijah s’agrandir, si tant est que ce soit possible, il continua :
_ Je vais à Oahu.
L’Américain émit un petit « Oh » silencieux, avant d’afficher une mine radieuse. Enfin… Il n’avait entendu meilleure nouvelle depuis le réveil de Viggo. Néanmoins, il s’inquiétait de la réaction de l’Anglais, quand il verrait Billy débarquer chez lui.
_ Mais, tu es bien sûr que…
_ Plus que ça. Je me moque de savoir ce qu’il a pu faire cette nuit, et avec qui… J’ai besoin de lui parler, et de le voir. Je le lui dois, et je me le dois aussi.
Elijah sourit d’un air apaisé. Restait à espérer que Dom soit prêt à l’accueillir…
_ Tu devrais avoir une place sur un vol de fin de matinée sans problème, je pense.
Billy rendit son sourire à son ami. Il lui était reconnaissant d’être là, depuis toutes ces années. Jamais il n’aurait du s’éloigner de toute cette bande, les gens rencontrés en Nouvelle-Zélande représentaient ce qu’il avait de plus cher et ce qui lui était arrivé de mieux. Finalement, il remercia une nouvelle fois Elijah pour son soutien, avant d’aller se coucher.

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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Lun 6 Nov - 19:32

En revenant de son rendez-vous avec JJ et Damon, Dom avait prit un déjeuner léger. Il se décida à mettre un peu d’ordre chez lui, avant de rentrer sur le continent. Il réalisa qu’il n’avait toujours pas eu d’explication de la part de l’interprète de Kate. Pourquoi le laissait-elle sans nouvelle ? En réalité, le jeune homme s’en souciait peu, mais il avait du mal à cerner l’attitude de l’actrice et cela le dérangeait un peu. Retournant à ses préoccupations domestiques, il remit la main sur les horaires de vol pour Los Angeles. S’il le voulait, il pouvait être chez Lij dans la soirée… Dom se morigéna. Il ne pouvait pas revoir Billy… Il ne rentrerait que demain. Il soupira lourdement. C’est alors qu’on sonna à la porte. Il se dirigea vers elle d’un pas monotone, puis se figea en découvrant qui se trouvait derrière.
Billy avait appuyé d’une main tremblante sur le bouton de la sonnette. S’il était parfaitement décidé la veille, il était pétrifié maintenant qu’il se trouvait devant la maison de Dom. Il le fut encore d’avantage lorsque l’occupant de la dite maison lui ouvrit la porte. Il n’avait strictement rien préparé, et n’avait aucune idée de ce qu’il allait lui dire… Il fut presque soulagé quand son vis-à-vis rompit le silence.
_ Qu’est-ce que…
Dom avait clairement du mal à se remettre les idées en place. Il lui était difficile de croire que Billy puisse se trouver sur son perron, le fixant avec une certaine inquiétude.
_ Enfin, pourquoi est-ce que tu es venu ?
_ Je…Il fallait que je te vois. Est-ce que…
L’Ecossais risqua un coup d’œil à l’intérieur. Dominic comprit et le fit entrer. Il referma doucement la porte, comme incapable de la moindre réaction. Les deux anciens collègues se dévisagèrent de nouveau. Dom ne put qu’être reconnaissant de pouvoir contempler à nouveau le visage de Billy, qui eut la même pensée pour l’Anglais. Cependant ce dernier ne comprenait toujours pas les raisons de cette visite.
_ Billy, pourquoi…
_ Lij m’a dit que tu l'avais appelé…
_ Et lui m’a dit que tu lui avais parlé…
Ils détournèrent tous deux le regard. Billy ne tenait plus en place. Dom lui avait horriblement manqué, mais il en prenait réellement conscience maintenant qu’il l’avait finalement en face de lui.
_ Dom, si je suis venu c’est parce que…
L’intéressé fixa l’Ecossais d’un œil inquiet. Celui-ci se rapprocha de l’interprète de Charlie.
_ Je… Je ne sais pas ce qu’Elijah t’a dit exactement, mais… Je n’ai jamais été aussi mal que depuis ces derniers mois… Tu aurais raison de me dire que c’est trop tard et que tu t’en moques, mais je voulais te voir, pour te dire tout ça en face…
Dom resta silencieux un long moment. Il n’avait jamais oublié ce que Billy avait fait, mais dut reconnaître que le fait de le revoir enfin était bien loin de le laisser indifférent. Il fut incapable de répondre quoique que ce soit à l’ex-Pippin, et se contenta de scruter ses prunelles jades. L’Ecossais réduisit encore la distance entre eux. Ils étaient suffisamment près pour que l’un inspire l’air expiré par l’autre, mais Dominic ne se sentait pas la force de se dérober… ni même l’envie. Il regardait toujours Billy et approcha son visage de celui de son visiteur. Leurs lèvres se rencontrèrent presque par accident. Billy embrassa Dom avec fougue, l’enserrant dans une étreinte aussi désespérée que possessive. Dominic répondit au baiser avec la même passion, plaquant une main sur les reins de l’Ecossais et enfouissant l’autre dans sa chevelure châtain.
Ils se séparèrent à bout de souffle, laissant leurs fronts reposer l’un contre l’autre.
Les deux hommes avaient encore les yeux fermés. Aucun n’osait les rouvrir, ayant trop peur de ce qu’il verrait dans le regard de l’autre : des regrets, de la colère ?
Billy était incapable de bouger. Il sentait le souffle chaud de Dom sur lui, son corps contre le sien, et il aurait voulu que ça ne s’arrête jamais. Néanmoins, il ne pouvait pas croire que l’Anglais lui avait pardonné, que tout allait redevenir comme avant, comme si l’année qui venait de s’écouler n’avait jamais existée, comme s’il n’avait jamais abandonné Dom… Il sentit sa respiration s’affoler et tenta de retrouver son calme. Il ouvrit doucement les yeux. Il se retrouva alors face au regard azur de Dominic, qui le fixait intensément. L’Ecossais eut peine à retenir un hoquet de frayeur et de surprise.
Dom ne savait plus où il en était. Il avait l’impression d’être de nouveau dans cette chambre d’hôtel, ce fameux soir, la veille des Oscars. Il tenait toujours Billy dans ses bras, et celui-ci ne lâchait pas non plus son vis-à-vis, mais Dom ne pouvait s’empêcher de penser que tout allait se terminer comme la dernière fois, que Billy lui annoncerait d’un air embarrassé qu’il s’était trompé, encore… Il se demanda un instant si l’Ecossais ne faisait que jouer un jeu depuis tout ce temps, mais refusa de croire qu’il était capable de le mettre dans un tel état. Il devait avoir conscience qu’il était dévasté de s’être senti rejeté, leur lien avait eu beau s’effiler ces derniers mois, il n’avait pu se rompre, c’était tout bonnement impossible. Il regarda alors celui dont le front était toujours plaqué contre le sien. Il détailla son visage, cette expression troublée et confuse. Néanmoins, il ne semblait pas vouloir partir. Tandis que Dom continuait de scruter le visage de Billy, ce dernier ouvrit les yeux. En temps normal, sa surprise aurait fait rire l’Anglais, mais il ne fut jamais aussi sérieux qu’à cet instant.
_ Bill… finit-il par dire dans un murmure à peine audible.
L’Ecossais ne savait pas quoi dire. Il se contentait de contempler Dominic. Il lut dans le regard de l’Anglais que celui-ci attendait que Billy lui parle.
_ Je… dit-il doucement. S’il-te-plaît… Ne me laisse pas, ne me laisse plus…
Un mur de glace s’abattit entre eux. Dom relâcha vivement son ancien compagnon de tournage et recula. Une expression de colère et de rancœur se peignit sur son visage. Billy fut terrifié de le voir ainsi et regretta immédiatement ses paroles.
_ Dom… tenta-t-il, tout en craignant que l’Anglais ne réagisse avec encore plus de véhémence que la dernière fois. Mais il se contenta de serrer les poings.
_ Que je ne te laisse pas ?! C’est toi qui es parti !!! Et maintenant tu espères que je vais dire que tout est de ma faute ??
Il s’étrangla, tenta de retenir un sanglot. En revanche, il ne pouvait rien faire contre les larmes qui commençaient à inonder son visage. Billy le regarda d’un air désolé.
_ Je ne voulais pas… Si tu savais à quel point je m’en veux de t’avoir fait souffrir…
_ Oh, vraiment, c’est trop ! lança-t-il sur un ton traduisant une ironie amère. M. Billy Boyd culpabilise ! Mais je t’en prie, c’est pas la peine de te mettre dans des états pareils !
Billy tentait de rester stoïque, mais regardait malgré tout l’Anglais d’un air décontenancé.
_ Non, mais, tu ne comprends pas ce que…
_ Oh que si je comprends ! J’avais parfaitement compris ce soir là ! Tu préfères ta petite vie rangée, dans ta charmante Ecosse ! Tu préfères te trouver une petite femme et avoir un tas de marmots ! D’ailleurs si c’est toujours ce que tu veux, tu ferais mieux de dégager tout de suite…
Dominic ravala péniblement sa salive et essuya les pleurs qui troublaient sa vision, avant de finir :
_ … parce que je préfère que tu m’abandonnes le plus tôt possible, avant de me faire miroiter quoique ce soit.
Il lâcha un lourd et douloureux soupir, et ne prit pas la peine d’essuyer ses larmes cette fois. Il se contentait d’attendre. Attendre que Billy claque la porte, attendre que tout se termine, attendre que le couperet tombe.
Billy n’arrivait pas à croire ce qu’il venait d’entendre. Les paroles de Dom lui donnèrent comme un électrochoc. Il s’approcha de l’Anglais qui se braqua, étonné et méfiant.
_ Qu’est-ce que tu…
_ Tu crois que je n’ai pas voulu continuer parce que je voulais une vie rangée ?! Tu penses que c’est le fait d’être avec un homme qui me faisait peur ?? De ne plus vivre comme Monsieur Tout-Le-Monde ?!
Dominic fut un peu déstabilisé par le ton de l’Ecossais mais lança tout de même avec aigreur :
_ Quoi d’autre, Billy ? Quoi…
_ J’AI EU PEUR DE MES SENTIMENTS !! JE SUIS AMOUREUX DE TOI, PUTAIN !!! TU NE TE RENDS PAS COMPTE QUE JE T’AIME A EN CREVER ?!? J’AI JAMAIS RESSENTI QUELQUE CHOSE D’AUSSI FORT, D’AUSSI INTENSE !!! ET ÇA M’A… ÇA ME FOUT UNE TROUILLE BLEUE !!!
Billy laissa un lourd sanglot s’échapper de sa gorge. Il fixait Dom, semblant contenir un accès de rage. L’Anglais dévisageait son ami, interloqué. Plusieurs secondes s’écoulèrent. Dominic demeurait hagard. Puis, n’y tenant plus, Billy soupira, essuya ses larmes et se dirigea vers la porte. Mais il se figea en entendant :
_ Attend.
Il se retourna et vit que quelque chose avait changé chez Dom. L’Anglais le regardait d’un air presque indéfinissable. Désespéré, sauvage… passionné. Dom s’approchait doucement de Billy, semblant être soudainement consumé d’un feu intérieur, un feu que l’Ecossais avait attisé, et que lui seul avait le pouvoir d’éteindre.
Dominic sembla lutter un infime instant contre ses instincts, contre tout ce que son corps réclamait, lui poussait à faire. Puis, finalement, il se jeta littéralement sur Billy et l’embrassa comme il n’avait jamais embrassé et comme il n’embrasserait jamais aucun autre être humain. Il y mit toute sa force, toute sa passion, toute son âme, et tout son amour.
Bien qu’il fût violemment plaqué contre la porte, Billy sentit un frisson de désir lui parcourir l’échine. S’il avait été une fraction de seconde surpris par ce baiser quasi-sauvage, il s’y abandonnait à présent totalement, laissant Dom l’encercler de ses bras.
L’ex-Merry rechignait à rompre ce contact charnel. Il voulait que l’Ecossais ressente l’attachement viscéral qu’il éprouvait à son égard. Il voulait que Billy comprenne que ce qu’il venait de lui dire, il avait tant besoin de l’entendre, depuis si longtemps. Billy l’avait enfin libéré de toute cette souffrance et de ces sentiments refoulés, et maintenant il reversait ce trop plein d’affection sur l’Ecossais, qui l’accueillait à corps perdu. Malgré tout, ce dernier commençait à manquer d’air et repoussa doucement Dominic. Il le regarda avec tendresse, mais vit une certaine inquiétude se peindre sur le visage de l’Anglais, qui murmura :
_ Bill… Billy… Tout… Ce que tu viens de dire… J’ai besoin de savoir…
_ Je ne l’aurais jamais dit si je ne le pensais pas. Je t’aime, Dominic. Et je ne me pardonnerai jamais de t’avoir laissé, ce fameux soir…
_ Non, c’est moi ! l’interrompit Dom. Je n’avais pas réalisé ce que tu pouvais ressentir, je n’ai pensé qu’à moi… C’est moi qui suis désolé. Tu n’as pas à l’être.
_ Toi non plus, sourit Billy.
Dom lui rendit son sourire avant de capturer à nouveau ses lèvres, mais d’une manière infiniment plus douce cette fois. Puis, lorsqu’il s’écarta, il regarda Billy en souriant paisiblement puis prit l’Ecossais dans ses bras et nicha son visage dans son cou. Billy ressentit une formidable sensation de bien-être l’envahir. Pour la première fois depuis des lustres, il se trouvait exactement où il devait être, blotti tout contre Dom. Il appuya sa joue contre la chevelure dorée de l’Anglais et ferma les yeux. Aucun des deux hommes ne bougeait ni ne parlait. La présence de l’un suffisait au bonheur de l’autre.
Ce moment de félicité aurait pu durer une éternité si un bruit strident qui retentit dans toute la maison ne les y arracha pas.
Billy soupira.
_ Il y a quelqu’un à la porte.

***
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Mar 7 Nov - 17:46

Viggo était allongé sur son lit depuis plus d’une heure. De toute manière, il n’avait que deux alternatives : couché ou assis. Le médecin ne voulait pas qu’il se lève pour le moment, pas avant d’avoir tous les résultats des examens passés peu après le départ d’Elijah et Billy.
L’acteur ne cessait de se repasser le film de son réveil dans la tête. La sensation désagréable de progresser péniblement dans un tunnel, sans vraiment voir où on se trouve, sans avoir l’assurance d’être éveillé ou en plein rêve… Et puis l’impression de retrouver une perception tactile… Du tissu, quelque chose de moelleux… un oreiller, des draps, un lit. C’est à cet instant qu’il avait réellement ouvert les yeux, il en était sûr à présent. La clarté du jour lui avait fait cligner plusieurs fois des paupières. Le souvenir d’avoir été dans sa voiture lui était alors revenu tout doucement, puis en inclinant légèrement la tête, il avait compris qu’il se trouvait dans un lit d’hôpital. Finalement, il avait regardé à gauche, puis à droite, et avait réalisé qu’il n’était pas seul. Un homme était assis face à la fenêtre, lui tournant le dos. Viggo avait alors fermé les yeux en un froncement de sourcils avant de les écarquiller, comme pour améliorer sa vision. Billy… Aucun doute, c’était bien son ami écossais… L’Américain se souvint alors qu’il avait vu Boyd poser ses mains sur son visage, comme pour pleurer, avant de l’entendre dire :
_ Mais… Qu’est-ce que je vais faire maintenant ?!?
Vig soupira. Repenser à tout ça n’était pas franchement reposant, d’autant plus que maintenant il repensait à Billy. Il avait déjà eu l’impression que quelque chose clochait quand l’Ecossais et Elijah étaient auprès de lui, mais sur le moment il n’avait pas clairement les idées en place, ni le temps pour essayer d’en savoir plus.

***
_ Lij, conduit plus doucement !
Sean semblait plus affolé que la vieille femme évitée de peu par l’Américain quelques secondes plus tôt. Un peu embarrassé, Wood adressa un sourire navré à son acolyte et ralentit un peu.
_ Désolé, Sean. Je suis un peu… nerveux.
_ Ca, j’avais remarqué. Tu m’as pourtant dit que tout allait bien pour Viggo…
Elijah se bornait à fixer la route et ne répondit pas. Astin crut bon d’insister :
_ Ca n’a rien à voir avec lui, n’est-ce pas ?
_ Non… soupira Lij.
Le jeune homme hésitait un peu à se confier, étant donné qu’il ne savait pas comment les choses avaient pu évoluer entre Dom et Billy… puisqu’évidemment, c’était d’eux dont il était question. Mais après tout, Sean était son meilleur ami et il avait bien le droit de savoir…
_ C’est juste… Tu vois… Billy…
_ Il est reparti, l’encouragea l’ex-Sam. Mais je ne vois pas…
_ A Hawaii. Il n’est pas rentré en Ecosse, il est parti à Oahu, voir Dom…
Sean sembla intrigué durant quelques secondes. Il se doutait bien que quelque chose clochait entre ces deux-là, mais n’était pas sûr de tout comprendre.
_ Mais qu’est-ce qui se passe entre eux ?
Avant de pouvoir envisager de réclamer une réponse, il remarqua qu’ils étaient arrivés. Lij gara la voiture sur le parking de l’hôpital. Après avoir coupé le contact, il regarda solennellement son ami.
_ Bon, je vais te dire ce qui s’est passé, du moins, ce dont je suis au courant…
Son ami fut plus attentif que jamais. Elijah lui raconta tout : la colère et la fuite de Dom, la confession de Billy, tous les coups de fils, manqués ou non… jusqu’au départ de l’Ecossais. Astin demeura pensif quelques instants avant de lâcher :
_ J’avoue que… Je suis un peu confus… Je veux dire, toutes les blagues qu’on a pu faire à propos de Dominic et Billy, ou d’autres membres du tournage, toutes ces rumeurs… Bien sûr, je sais qu’ils s’adorent, je l’ai toujours su, ils s’aiment… Seulement…
_ Tu n’avais pas imaginé qu’ils puissent s’aimer de cette manière.
_ Oui… enfin, non. Quand j’y pense maintenant, c’est plus qu’évident…
_ C’est ce que je me dis aussi, sourit Lij. Mais, je suis inquiet pour eux… Je ne sais pas si j’ai bien fait de laisser Billy y aller… Peut-être que Dom n’a aucune envie de le voir, après tout…
_ Tu n’as pas à te sentir coupable, le rassura Sean. Pour le moment, on devrait plutôt se soucier de Vig…
Elijah acquiesça d’un petit sourire. Il n’avait jamais su quoi répliquer à l’optimisme de Sean, qui aurait pu faire concurrence à celui de Samsagace. Ils sortirent de la voiture et se dirigèrent vers l’entrée principale.

***
Viggo fut heureux de les voir arriver. Même s’il dormait plus que de coutume pour récupérer et que son fils passait le voir aussi souvent que possible, il s’ennuyait ferme. Les hôpitaux n’étaient définitivement pas faits pour lui… Il accueillit donc Elijah et Sean avec une mine ravie.
_ Alors, comment vas-tu ? lui demanda le père de famille.
_ Pas trop mal, vu la situation, lui répondit Vig. Et toi ? Il y a longtemps qu’on ne s’est pas vu…
Astin expliqua rapidement où en étaient ses projets professionnels, ce qui permit à Mortensen et Wood d’évoquer les leurs. Puis, le malade se tourna vers Lij.
_ Et Billy ? Il n’est pas là ?
Les deux Hobbits échangèrent un bref regard gêné, puis l’ancien Frodon se décida à répondre :
_ Non, il… Il a dû repartir…
Viggo opina du chef.
_ Je comprends, le boulot…
Sean empêcha le silence de s’installer en s’agitant :
_ Je ne pensais pas qu’il était si tard ! Il faut que j’aille récupérer les filles, elles sont chez leurs grands-parents.
_ Au fait, elles vont bien ? s’enquit Viggo.
_ Oui, oui. Je pense qu’on reviendra demain, avec Christine…
Le Danois réprima une grimace. Il appréciait plutôt modérément l’épouse Astin, il la trouvait un peu trop… suffisante à son goût.
_ ... elle sera contente de voir que tu vas bien.
Vig se força à transmettre un message amical à Christine, sous l’œil amusé d’Elijah. Puis, Sean salua ses deux amis et s’en alla.
_ Tu pourrais être plus convaincant quand il s’agit de la femme d’un ami… ironisa Lij.
_ Je suis en pleine convalescence, je te le rappelle… Quant à toi tu pourrais être plus convaincant quand tu cherches à éviter un sujet de conversation… répliqua Viggo avec un petit sourire narquois.
_ Comment ça ?
_ Ne fais pas l’innocent, Lijounet… Tu sais bien que c’est de notre Pippin dont je veux parler…
Wood détourna le regard.
_ …Et de son inséparable Merry.
_ Mais…
_ Quand je me suis réveillé, je me souviens que Billy était dans la chambre. Comme j’étais dans les vapes ça ne m’a pas préoccupé sur le moment, mais je me souviens qu’il semblait plutôt bouleversé… Et ne me dis pas que c’était par rapport à moi, parce qu’ensuite il a suffit qu’on évoque Dom à peine une seconde pour qu’il ait l’air contrarié…
Lij soupira.
_ Je n’avais pas l’intention de te mentir, c’est juste que tout est assez compliqué, et puis je ne veux pas que tu te tracasses trop, en ce moment…
Mortensen secoua la tête.
_ Au contraire, c’est le moment idéal, mon agenda est plus vierge que cette effarouchée d’Arwen !
Les deux hommes rirent en chœur. Néanmoins, Viggo parut mal en point une fraction de seconde. Son ami le remarqua tout de suite.
_ Qu’est-ce qu’il y a ?
_ Rien, le rassura le Danois. Ca faisait juste longtemps que je n’avais pas ri et…
_ Je devrais peut-être revenir plus tard, tu as besoin de repos.
_ Non, non ! insista l’ex-Aragorn. Tout va bien, je veux que tu m’expliques ce qui se passe…
Lij céda et, comme il l’avait fait auparavant pour Sean, raconta toute l’histoire à Vig. Ce dernier demeura l’air grave pendant toute l’écoute du récit. Cependant, il sentit une migraine poindre au coin de sa tête et dut se concentrer pour ne pas perdre le fil de ce que lui disait l’Américain.
_ Voilà, conclut ce dernier. Maintenant, j’ai peur que les retrouvailles ne soient pas très joyeuses… Tu penses que j’ai bien fait de le laisser partir à Oahu ?
Vig se redressa, les sourcils froncés. Il se sentait un peu nauséeux et son mal de tête ne le quittait pas.
_ Viggo ? Ca va ?
_ … Oui…
Elijah n’en était pas très sûr. Son vis-à-vis transpirait et la couleur de son teint n’évoquait pas la bonne santé. Il se dit que la restriction de temps de discussion préconisée par le médecin avait été plus que dépassée.
_ Est-ce que tu as besoin de…
Wood n’eut pas le loisir de finir sa phrase. Viggo s’était effondré et son cardiogramme s’affolait. Pétrifié, le jeune acteur agrippa le bouton d’appel et appuya frénétiquement sur le bouton. Très vite, une infirmière accouru, bientôt suivie par le médecin de garde. On demanda à Elijah de sortir. Il obtempéra, livide.

***

Et on se rassure, Rolling Eyes, nous serons de retour à Hawaii au prochain épisode! ^^

edit: et voili, retard rattrapé... en revanche, la suite n'est pas finie... ^^' J'aimerais dire cette semaine ou la prochaine mais ce n'est point sûr... :|


Dernière édition par le Lun 20 Nov - 15:27, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Mer 8 Nov - 20:18

Vivent les profs absentes qui vous permettent d'écrire! ^^

***
Un deuxième coup de sonnette se fit entendre, encourageant Billy à reprendre la parole :
_ Tu devrais aller voir qui c’est…
Dom, semblant soudainement sorti d’un état léthargique, regarda son ami et retrouva un peu de contenance. Toussotant, il alla ouvrir la porte.
_ Hey, Dom !
L’Anglais ne put contenir un petit soupir de soulagement. Ce n’était que Jorge…
_ Salut, qu’est-ce qui t’amènes ?
_ Ben je…
L’interprète d’Hurley s’interrompit en apercevant l’Ecossais.
_ Ah, je ne savais pas que tu avais de la visite…
Un peu confus, Dominic se retourna pour jeter un coup d’œil réflexe à Billy, qui s’avança vers les deux autres hommes.
_ Heu, Jorge, voici Billy Boyd, …un ancien collègue. Il est arrivé tout à l’heure, à l’improviste…
Les deux acteurs se serrèrent la main et Jorge semblait ravi de rencontrer « un autre Hobbit ».
_ Alors, reprit Monaghan, qu’est-ce qui t’arrive ?
_ Je fais une fête chez moi ce soir, avec toute l’équipe. Comme je passais dans le coin je suis venu t’inviter en personne…
Dom eut l’air amusé.
_ … d’autant que j’ai cru comprendre que tu ne te souciais pas trop de ton téléphone ces jours-ci…
L’expression de l’Anglais se rembrunit. Boyd, lui, était parti dans le séjour. Garcia eut l’impression d’avoir gaffé mais n’insista pas.
_ Au fait j’ai déjà appelé d’autres personnes, mais je n’arrive pas à joindre Evy…
_ Ah oui ?
Dom inspira doucement, l’air dégagé, le regard perdu dans le vide.
_ Elle était sûrement sortie…
_ C’est tout de même bizarre. Elle n’est pas venue hier et a donné une excuse plutôt vague…
L’interprète de Charlie avait reporté son attention en direction du salon.
_ …bref, ça fait deux jours que personne n’a de ses nouvelles. Tu crois qu’elle va bien, toi qui es le dernier à l’avoir vue…
Monaghan tourna brusquement la tête vers son collègue.
_ Quoi ?
_ Ben oui, c’est bien toi qui l’a raccompagnée chez elle jeudi soir…
_ Ouais… Mais elle avait l’air d’aller bien. En tous cas, moi, je n’ai rien remarqué, trancha-t-il.
Un bruit de casse provenant du salon les fit sursauter.
_ Ce n’est rien… héla Billy. Enfin, j’ai fait tomber un vase… je suis désolé.
Son hôte secoua la tête en un froncement de sourcils.
_ C’est pas grave… répondit-il d’un ton indifférent.
_ Au fait, intervint Jorge, ton pote veut venir à la soirée ?
Billy réapparut alors dans le vestibule.
_ Je ne veux pas m’imposer, et puis… vous serez entre vous…
_ Mais non, tu rigoles ? sourit l’Américain. On amène toujours des amis ou de la famille, t’inquiète pas…
Garcia affichait une jovialité digne d’un Père Noël lycéen. Boyd, voyant que Dominic ne semblait enclin à aucune déclaration, céda :
_ Bon, c’est d’accord… je serais ravi de faire la connaissance de tout le monde.
_ Génial ! Bon, Dom, vous pourrez être chez moi à 19h ?
L’intéressé jeta un coup d’œil vague à Boyd.
_ Sans problème… A ce soir, alors.
_ A plus !
Jorge salua les deux anciens Hobbits et partit.

***

Elijah fulminait dans son coin depuis près d’une heure. Quel imbécile… il savait parfaitement que Viggo avait besoin d’un repos absolu, pourquoi avait-il fallu qu’il vienne l’ennuyer maintenant ? Il aurait dû écouter les médecins, et Sean… il aurait sûrement refusé d’en parler tout de suite, lui, ça ne cadrait pas avec son bon sens obtus… Wood soupira. A croire qu’il ne faisait que des erreurs concernant ses amis… Aucune nouvelle de Billy, ce qui pouvait être bon comme mauvais signe… Et Vig ! Dire qu’il était sorti d’affaire, qu’il allait bien ! Qu’est-ce qu’Henry allait penser de lui…
_ Monsieur Wood ?
Il sursauta. Le docteur Morgan était dans le hall, face à lui.
_ Oui ?
Il n’osait poser la moindre question, ayant trop peur d’entendre ce qu’il redoutait en réponse.
_ Monsieur Mortensen a fait un malaise… pas excessivement grave, mais pas léger non plus. Je viens d’appeler sa famille pour les en avertir. Il est encore bien trop fragile… Je vous avais dit ne pas dépasser quelques minutes pour les visites…
_ Je sais, je suis désolé, je voulais…
_ Dorénavant et jusqu’à nouvel ordre, seule la famille proche pourra le voir, pas plus de cinq minutes.
Lij ne s’était pas sentit si honteux face à l’autorité de quelqu’un depuis l’école.
_ Mais, est-ce qu’il…
_ Il s’est réveillé, si c’est ce que vous voulez savoir. Maintenant, excusez-moi, mais j’ai d’autres patients à voir.
Le médecin tourna les talons, laissant seul un Elijah dépité.

***

Billy avait cru judicieux de s’éclipser le temps que Dom discuterait avec son collègue. Au moins, ça lui laissait le temps de réfléchir un peu… Il flâna paresseusement dans le salon, tandis que depuis l’entrée résonnaient les voix des deux autres hommes. S’arrêtant devant un guéridon où trônaient quelques bibelots au milieu de vieux magazines que l’Anglais avait négligé de jeter, il soupira. S’il était parti de Los Angeles presque sur un coup de tête, il avait eu le temps d’y repenser à deux fois dans l’avion. Il n’aurait jamais imaginé que cela puisse se passer de cette manière… D’un côté, il s’en voulait d’avoir « éclaté » de la sorte, mais de l’autre il se sentait soulagé. Cette fois, il avait enfin cessé de mentir… L’air soucieux, il se saisit d’un vase pour en regarder de plus près les motifs peints. L’objet l’avait quelque peu interpelé car bien qu’il s’accordait parfaitement avec le reste du décor, ce n’était pas trop le style de Dominic. Peut-être un cadeau… Plus loin, la discussion se poursuivait :
_ Ben oui, c’est bien toi qui l’a raccompagnée chez elle jeudi soir…
L’Ecossais releva vivement la tête en direction du vestibule, l’air interloqué. Jeudi soir… Et c’est le vendredi matin que… Sans le réaliser, il laissa le récipient lui glisser des mains et se fracasser sur le sol en un tintement brutal. Confus, il ne put contempler les dégâts que quelques secondes avant d’aller répondre à l’invitation de Jorge. Il n’avait pas su refuser, mais ne se sentait pas très à l’aise à l’idée d’aller à cette soirée.

Dom fut le premier à parler après le départ de Garcia.
_ Bon, allons voir quel vase regrette de t’avoir connu…
Il l’avait dit sur le ton de la plaisanterie, mais l’Ecossais avait cru percevoir un léger malaise dans sa voix. Il suivit son ami vers le salon. Ce dernier considéra les débris d’un air légèrement contrarié.
_ Je vais chercher un balai…
_ Attends, je l’ai cassé, c’est à moi de le faire !
_ Tu sais où je range les ustensiles pour le ménage ?
_ Tu fais le ménage ?
Billy n’avait pu s’empêcher de répliquer par une boutade. Il ressentait le besoin d’alléger l’atmosphère, bien que l’ambiance ne semblait pas ostensiblement tendue. Néanmoins, Dominic ne lui rendit pas son sourire et sortit de la pièce, laissant l’Ecossais quelque peu désorienté. Il repensait à ce qu’avait dit Jorge quelques minutes plus tôt. Alors ce serait elle qui aurait décroché la veille, cette fameuse Evangeline ? Billy avait eu maintes occasions de la voir à la télévision ou sur papier glacé, mais n’y avait jamais vraiment prêté attention. Il se demanda si elle et Dom avaient vraiment… Il secoua la tête en une grimace presque révulsée. Il ne voulait pas y penser. Pour le moment, c’était plutôt l’attitude de Monaghan qui le préoccupait.

Dom entra d’un pas monotone dans la cuisine. Il ouvrit la porte d’un petit cagibi dans un coin de la pièce et attrapa un balai et une pelle. Le moment où l’actrice canadienne lui avait offert le vase lui revint à l’esprit quelques secondes. C’était pour son anniversaire, le mois dernier. Il s’était à l’époque fait la remarque, non sans une légère mélancolie, que c’était la première fois depuis cinq ans qu’il ne le fêtait pas avec l’équipe de Nouvelle-Zélande. Non pas qu’il ne se plaisait pas avec la bande hawaïenne, il s’était même fait de très bons amis : Foxy, Naveen, Jorge… Mais tout ne coulait pas de source. Avec la bande de Hobbits, et les autres, il ne s’était jamais posé de question. C’était comme si le fait d’être à leurs côtés était naturel, évident. La visite inopinée de Billy n’avait fait que lui rappeler à quel point il avait tenté, plus ou moins inconsciemment, de retrouver cet état d’esprit ces derniers temps. Seulement « tenté »… c’était bien là le problème. Il soupira. Il se sentait stupide d’avoir agi comme il l’avait fait à l’arrivée de Boyd. Il n’avait donc aucune volonté ? Il suffisait que Billy réapparaisse après des mois, qu’il bafouille quelques excuses pour qu’il se jette dans ses bras ? C’était trop facile… Il en vint à remercier Jorge et son coup de sonnette qui l’avait ramené à la réalité. Il retourna dans le séjour, où Billy réceptionna promptement les ustensiles, avec une certaine gaucherie.
_ Je suis désolé, je suis vraiment maladroit…
_ Ca va, arrête de dire ça… répondit l’Anglais avec un sourire crispé.
Ces quelques mots furent loin de mettre le châtain plus à l’aise. Il s’attela à sa tâche domestique, puis, penaud, lança un regard interrogatif à Dom.
_ Il y a une poubelle à la cuisine, par là…
Il suivit docilement et en silence son hôte, et se débarrassa des preuves de sa maladresse. Dominic toussa avant de lancer :
_ Il faudra partir à 18h30, pour aller chez Jorge. J’imagine que tu voudras passer à la salle de bain, ou peut-être manger un peu…
Billy le dévisagea, l’air triste. Evidemment… Comment avait-il pu croire que tout serait si simple ? Dom agissait comme si rien ne s’était passé quelques instants plus tôt… ou plutôt, comme s’il souhaitait que rien ne se soit passé. Il devait vraiment être le roi des idiots pour s’être imaginé que l’Anglais avait passé l’éponge… Peut-être, oui, peut-être que pendant une seconde il s’était égaré, pris de court… De plus en plus décontenancé, Boyd ne savait plus trop quelle attitude adopter. Il se rappela alors celui chez qui il se trouvait encore en début de matinée.
_ Je… je crois que je vais appeler Elijah, pour lui dire que je suis bien arrivé…
L’Ecossais se demanda si le terme « bien » était approprié, et quelque chose dans les yeux de Dominic lui fit penser que ce dernier s’était fait la même réflexion.
_ D’accord, finit par répondre le blond. Tu n’as qu’à utiliser mon téléphone.
Il allait sortir de la pièce, puis, arrivé au seuil de la porte, s’arrêta pour ajouter :
_ C’est le dernier numéro composé, de toute façon.
Il laissa Billy seul. Le châtain attarda son regard sur l’encadrement de la porte laissée ouverte, avant de saisir le combiné du téléphone et de presser doucement la touche bis.

***
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Lun 20 Nov - 13:05

Allez, petite review à Lostie! ^^

J'aime assez la façon dont tu décris la "remontée" à la surface de Viggo. On pourrait s'y sentir...

Citation :
_ Ca, j’avais remarqué. Tu m’as pourtant dit que tout allait bien pour Viggo…
Elijah se bornait à fixer la route et ne répondit pas. Astin crut bon d’insister :
_ Ca n’a rien à voir avec lui, n’est-ce pas ?
_ Non… soupira Lij.
J'imagine très bien le ton et la tête d'Elijah, qui évite le regard de Sean, un peu à bout.

Citation :
Vig se força à transmettre un message amical à Christine, sous l’œil amusé d’Elijah.
*amusée aussi* ^^

Citation :
_ Je suis en pleine convalescence, je te le rappelle… Quant à toi tu pourrais être plus convaincant quand tu cherches à éviter un sujet de conversation… répliqua Viggo avec un petit sourire narquois
Et toc! Bien joué, Viggy Very Happy

Citation :
Tu sais bien que c’est de notre Pippin dont je veux parler…
Wood détourna le regard.
_ …Et de son inséparable Merry.
Héhé, Viggo est sans doute le plus intelligent de toute la bande. *hug Viggo*

Citation :
_ Au contraire, c’est le moment idéal, mon agenda est plus vierge que cette effarouchée d’Arwen !
Roooooh, Viggo vraiment!! Est-ce que Gogorn dirait une chose pareille? Mr. Green Mr. Green

Citation :
Lij céda et, comme il l’avait fait auparavant pour Sean
Elijah Wood, l'ami qui sait garder tous vos secrets... Rolling Eyes

Citation :
Il se dit que la restreinte de temps de discussion préconisée par le médecin
Heu... je ne suis pas sûre que "restreinte" soit un nom. Tu avais vérifié?

Citation :
Wood n’eut pas le loisir de finir sa phrase. Viggo s’était effondré et son cardiogramme s’affolait.
Lilith! Mr. Green Voilà ce que ressentent les dombilleuses qui voient les doudoux partir en sucette. Merci à Viggo de nous montrer à quel point ce peut être bouleversant!

Citation :
L’Anglais ne put contenir un petit soupir de soulagement. Ce n’était que Jorge…
Ouf...
(*en même temps, aurait adoré voir Billy foutre un pain à Dents-de-poney pour la faire sortir*)

Citation :
qu’est-ce qui t’amènes ?
sans s

Citation :
_ … d’autant que j’ai cru comprendre que tu ne te souciais pas trop de ton téléphone ces jours-ci…
... ouh, un p'tit peu tendu... ^^

Citation :
_ Au fait j’ai déjà appelé d’autres personnes, mais je n’arrive pas à joindre Evy…
Qu'elle crève!!!!
(pardon...)

Citation :
_ Elle était sûrement sortie…
_ C’est tout de même bizarre. Elle n’est pas venue hier et a donné une excuse plutôt vague…
L’interprète de Charlie avait reporté son attention en direction du salon.
_ …bref, ça fait deux jours que personne n’a de ses nouvelles. Tu crois qu’elle va bien, toi qui es le dernier à l’avoir vue…
Monaghan tourna brusquement la tête vers son collègue.
_ Quoi ?
_ Ben oui, c’est bien toi qui l’a raccompagnée chez elle jeudi soir…
PTDR déjà sur la réaction soudaine de Dom 2h plus tard! "...Quoi?"
Ensuite c'est marrant, on dirait que Jorge a dans l'idée que Dommie cache chez lui une Evangeline en morceaux dans un sac de jute... Very Happy (Non non Half, ne prends pas tes désirs pour des réalités...)

Citation :
je serais ravi de faire la connaissance de tout le monde.
Faux-cul! ^__________^
(Rah il fait chier le Jorge quand même! Et l'aut' qui lui dit oui, pfff...)

Citation :
il savait parfaitement que Viggo avait besoin d’un repos absolu, pourquoi avait-il fallu qu’il vienne l’ennuyer maintenant ?
Parce que tu avais besoin d'un papa à qui te confier, mon poussin. ^^

Citation :
Billy avait cru judicieux de s’éclipser le temps que Dom discuterait avec son collègue.
Pas vraiment correct en français.

Citation :
L’objet l’avait quelque peu interpelé car bien qu’il s’accordait parfaitement avec le reste du décor, ce n’était pas trop le style de Dominic.
Ah-ah!!! ^^ Dès que j'ai lu cette phrase, j'ai été persuadée qu'il s'agissait du vilain Chou Vert qui ne connaît même pas les goûts de Dommie! Twisted Evil
(Petite remarque de langue, ce serait plus fluide avec "s'accordât")

Citation :
Sans le réaliser, il laissa le récipient lui glisser des mains et se fracasser sur le sol en un tintement brutal.
Oups, quel maladroit! ^^

Citation :
Dom fut le premier à parler après le départ de Garcia.
Ah! Enfin, on revient au vif du sujet!

Citation :
_ Je vais chercher un balai…
_ Attends, je l’ai cassé, c’est à moi de le faire !
_ Tu sais où je range les ustensiles pour le ménage ?
_ Tu fais le ménage ?
[...]Néanmoins, Dominic ne lui rendit pas son sourire et sortit de la pièce, laissant l’Ecossais quelque peu désorienté.
...Gh.
Re-tendu... :? :?

Citation :
Il se demanda si elle et Dom avaient vraiment… Il secoua la tête en une grimace presque révulsée.
*est révulsée avec Billou*

Citation :
Le moment où l’actrice canadienne lui avait offert le vase lui revint à l’esprit quelques secondes.
Ouais!! Bien joué, Billy! *met un coup de poing dans le vide*

Citation :
Il en vint à remercier Jorge et son coup de sonnette qui l’avait ramené à la réalité.
Raaaaah, salaud! Mad

Citation :
_ Je suis désolé, je suis vraiment maladroit…
Oooh, petit Pippin d'amûr...

Citation :
Il suivit docilement et en silence son hôte, et se débarrassa des preuves de sa maladresse.
Héhé, je suis sûre qu'il y a un symbole dans tout ça! Billy débarasse l'intimité de Dominic de toute trace de Dents-de-poneys!
:arrow:

Citation :
Billy le dévisagea, l’air triste.
Pauvre Bidou, je me suis mise à sa place et en effet, ça doit bien serrer l'estomac. :no

Citation :
_ Je… je crois que je vais appeler Elijah, pour lui dire que je suis bien arrivé…
L’Ecossais se demanda si le terme « bien » était approprié, et quelque chose dans les yeux de Dominic lui fit penser que ce dernier s’était fait la même réflexion.
Oui, bien pensé...

Citation :
_ C’est le dernier numéro composé, de toute façon.
Pourrait-on le prendre comme une petite note réconfortante? Du genre, tu ne m'indiffères pas complètement, tu vois?

*Halfeline qui essaie d'espérer*

Allez, par pitié Lostie, ne nous laisse pas moisir longtemps, c'est vraiment très très pesant comme situation! J'exige de savoir ce qui va se passer ensuite! Quand peut-on escompter le prochain épisode????

=> petits hobbits pour faire craquer Lostie: pasteque pasteque pasteque

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Lostie
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Lun 20 Nov - 15:25

*toute contente d'avoir une review de Half* ^^

Citation :
J'aime assez la façon dont tu décris la "remontée" à la surface de Viggo. On pourrait s'y sentir...
Ah, là vraiment merci Very Happy Very Happy Very Happy
Je suis contente que ce morceau soit bien passé, je me demandais si ça rendait vraiment bien... ^^'

Citation :
Elijah Wood, l'ami qui sait garder tous vos secrets...
Laughing Laughing Rooh... Le pauvre Lijou... Razz

Citation :
Heu... je ne suis pas sûre que "restreinte" soit un nom. Tu avais vérifié?
-__________-''''
Hem, en fait, "restreinte" est un adjectif... J'aurais dû mettre "restriction"... *court corriger*

Citation :
Voilà ce que ressentent les dombilleuses qui voient les doudoux partir en sucette. Merci à Viggo de nous montrer à quel point ce peut être bouleversant!
Lol !! Mais maintenant il existe un remède radical pour qu'il se réveille frais comme un gardon...
BEECAKE !!!!!
Mr. Green Mr. Green Mr. Green

Citation :
Ensuite c'est marrant, on dirait que Jorge a dans l'idée que Dommie cache chez lui une Evangeline en morceaux dans un sac de jute...
^^''' Heu... je n'irai pas jusque là... Rolling Eyes

Citation :
Pas vraiment correct en français.
Comment tu aurais tourné ça toi ? ^^'

Citation :
Raaaaah, salaud!
Dom, tu as vraiment le don d'énerver les lecteurs... Rolling Eyes
A qui la faute? -_-'

Citation :
Pourrait-on le prendre comme une petite note réconfortante? Du genre, tu ne m'indiffères pas complètement, tu vois?
:| A vrai dire c'est pas comme ça que je l'ai vu en écrivant, et ce n'est toujours pas comme ça que je le vois maintenant... Enfin, c'est bien d'espérer. Mr. Green
Essaie de dire que tu n'es pas sadique après ça...
Moi? :ange:

Citation :
Quand peut-on escompter le prochain épisode????
*craque sur les tits Hobbits* ^___^
Mais n'a aucune suite à proposer...
Shhh... ne m'attire pas d'ennuis, je ferai en sorte que ça te retombe dessus... Twisted Evil
...

Bon, vraiment mille mercis pour cette rev, et pour la suite eh ben... ^^'
J'ai pas mal d'interros qui tombent cette semaine et la suivante, donc je pense que l'écriture va être mise de côté...
*sort son bouclier au cas où* ^^'''

D'ailleurs, faut que j'y aille, les maths n'attendent pas...Rolling Eyes
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La Halfeline
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Mer 22 Nov - 14:33

Hello!

Citation :
Mais maintenant il existe un remède radical pour qu'il se réveille frais comme un gardon...
BEECAKE !!!!!
AAAAAAAAAAAH!!!!!!!!!!
(*étrangement, hurle bcp depuis son arrivée sur la Lanterne aujourd'hui*)
(*se souvient d'ailleurs qu'elle doit encore répondre dans le topic sur Beecake!*)

Citation :
Heu... je n'irai pas jusque là...
Enfin, Lostie, un peu d'audace, que diable! ^_____________^
Bon d'accord, je me la ferme... ^_^'

Citation :
Citation:
Billy avait cru judicieux de s’éclipser le temps que Dom discuterait avec son collègue.

Pas vraiment correct en français.
Le pb était que "discuter le temps" pose un petit problème comme expression... Faut donc que tu réagences en changeant où la relative. Par exemple "le temps que durerait la discussion entre..."

Citation :
A vrai dire c'est pas comme ça que je l'ai vu en écrivant, et ce n'est toujours pas comme ça que je le vois maintenant... Enfin, c'est bien d'espérer.
Argh! Tu n'as donc pas d'coeur? Crying or Very sad

Citation :
J'ai pas mal d'interros qui tombent cette semaine et la suivante, donc je pense que l'écriture va être mise de côté...
*sort son bouclier au cas où* ^^'''
Bon... t'en fais pas, je connais... mais je te pincerai dans deux semaines! Twisted Evil

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Lostie
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Localisation : la Champagne crayeuse ^^'

MessageSujet: Re: Et la vie va...   Mer 22 Nov - 15:19

Citation :
Enfin, Lostie, un peu d'audace, que diable!
Je n'aurais jamais dû évoquer cette idée d'accident de masque aux comcombres... ^^'''

Citation :
Le pb était que "discuter le temps" pose un petit problème comme expression... Faut donc que tu réagences en changeant où la relative. Par exemple "le temps que durerait la discussion entre..."
Ah, vi...
[Vous venez d'assister à une nouvelle preuve de l'ignorance totale de Lostie vis-à-vis de la langue française] -_-'

Citation :
Tu n'as donc pas d'coeur?
C'est drôle, je l'entends avec la voix de l'Elfe... Mr. Green

Citation :
Bon... t'en fais pas, je connais... mais je te pincerai dans deux semaines!
Mais euh !! ^^'''
*mode Ane de Shrek* I object !! Razz
(héhé, je retiens tout! Mr. Green)


Dernière édition par le Lun 27 Nov - 19:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Et la vie va...   Jeu 23 Nov - 1:32

Citation :
*mode Ane de Shrek* I object !! Razz
(héhé, je retiens tout! Mr. Green)
*tombe par terre*



...
OUI, ce post est frivole. Mais je vais présentement me terrer dans un bon petit lit avec ce charmant jeune Hobbit sommeillant déjà sur mes genoux... A plus tard pour de nouvelles aventures! ^^

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