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 Dîner à quatre

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Gred
Prophète de Lilith
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Date de naissance : 16/08/1981
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MessageSujet: Dîner à quatre   Mer 10 Mai - 17:04

Je me suis décidé à mettre cette fic ici! Je ne sais pas quand je la terminerai sachant que je ne voulais pas le lancer dans qq chose de long, j'espère que le prochain chapitre que j'écrirai sera le dernier!
Enfin, voici donc les quatre chapitre de "Dîner à quatre" que j'ai déjà posté sur mds.
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Dîner à quatre

Il avait garé la voiture plus haut dans la rue. Elle ouvrit la portière, puis sortit du véhicule tout en veillant à ne pas abîmer les talons aiguilles de ses sandales dans une flaque d’eau. Quand elle fut dehors, elle claqua la portière et contrôla que sa robe tombait bien sur ses jambes. Elle sourit. Elle se devait d’être parfaite pour rencontrer l’ami de son compagnon. Elle avait déjà vérifié, dans la voiture, que sa chevelure était rangée dans son chignon soigné et que son maquillage illuminait son teint pour rendre son visage plus avenant et sympathique. Elle savait qu’elle plaisait à son petit-ami, qui l’avait regardée avec beaucoup de désir quand elle était sortie de la salle de bain. Elle avait hâte d’avoir fini cette soirée pour qu’ils puissent rentrer dans leur chambre d’hôtel. Quand elle se tourna vers son compagnon, elle le vit se diriger vers elle, le dessert à donner à ses amis dans les mains. Elle lui sourit, prête à l’embrasser mais il la prit par le bras et, sans ménagement, la tira vers la maison. Il semblait très pressé. Depuis qu’ils étaient arrivés sur l’île, il était très impatient, et en même temps plus détendu que jamais, comme s’il était maintenant dans son élément. Là, il semblait débordé d'ardeur et de bonheur. Depuis qu’il avait téléphoné ce matin à son meilleur ami, pour confirmer l’heure du dîner, il était de très bonne humeur, plus que d’habitude, lui qui déjà était d’un caractère enjoué. Elle ne se rappelait pas avoir vu son amant aussi heureux.

Elle soupira. Une boule d’appréhension s’était logée dans son estomac. Même si elle avait déjà rencontré le jeune homme, à l’époque, elle n’était pas la copine de son meilleur ami et elle avait peur de l’opinion qu’il pourrait avoir d’elle, car c’était celle qui comptait peut-être le plus pour son copain. A ce dîner, elle serait tout de même présentée comme la petite amie officielle de l’acteur.

Elle traînait le pas, obligeant Dom à la tirer encore plus fort mais sans pour autant lui faire ralentir sa marche. Elle pouvait presque voir des étincelles sortir de ses talons tant elle était crispée au sol.

Quand enfin, ils arrivèrent devant le portail, Dom lui lâcha la main pour pouvoir l’ouvrir. Elle effectua alors un demi-tour stratégique pour retourner à la voiture, mais le jeune homme la rattrapa.

« Est-ce qu’on est obligés d’y aller ? » Demanda-t-elle d’une petite voix de gamine butée.

Dom soupira bruyamment. « Rien ne pourra gâcher ton bonheur… » Se répéta-t-il pour la centième fois depuis que sa petite amie s’était enfermée pendant trois heures dans la salle de bain, l’obligeant à prendre une autre chambre pour qu’il puisse aussi se préparer.

« Je te rappelle que cela fait déjà plusieurs semaines qu’ils nous ont invités ! En plus, on parle de mon meilleur ami ! Alors souris et fais celle qui est heureuse d’être ici. Tu es actrice, non ? Tu devras pouvoir le faire…Et puis arrête de grimacer, ce ne sont pas mes parents tout de même ! »

« Encore heureux » Pensa-t-elle. « Manquerait plus que ça… » Elle essaya une nouvelle fuite avant d’être emmenée devant la porte de la maison. Elle ne put esquisser une autre geste de débandade, Dom appuya sur la sonnette.

Enfin, ils étaient arrivés.

La sonnerie stoppa une conversation des plus désagréables entre les occupants de la maison. En effet, Ali n’avait pas arrêté de râler depuis le matin, ce qui avait commencé à entamer la bonne humeur de Billy, qui avait réussi (miraculeusement) à tenir bon.

La jeune femme doutait de pouvoir apprécier la nouvelle copine du meilleur ami de l’Ecossais. « Comme si ce type était capable de se poser et de sortir plus que quelques semaines avec la même personne, que ce soit une femme ou un homme… » Bien sûr, elle évitait de faire cette remarque à son compagnon. Elle se doutait qu’il n’apprécierait pas. Elle le regarda s’affairer toute la journée, rangeant la maison, préparant le dîner, courant de gauche à droite. Elle s’était plainte tout le jour : elle avait lu un article sur cette Evangeline Lily (franchement, qui pouvait bien s’appeler Evangeline ? ») et avait décidé qu’elles ne pourraient jamais s’entendre.

« Regarde cette robe ! Elle l’a piquée à sa grand-mère ou quoi ? Et puis elle m’a l’air très superficielle ! Tu as vu son maquillage, elle ne connaît pas les nouvelles tendances ? De quoi est-ce que je vais pouvoir discuter avec elle si elle ne sait pas se fringuer, ni se maquiller ? Et puis, de toute manière pour pouvoir sortir avec Dominic Monaghan, il ne faut pas être très nette ! »

Elle avait alors déguerpi de la cuisine, le magazine sous le bras, quand elle avait vu le regard noir de Billy braqué sur elle.

« On ne peut vraiment rien lui dire ! » S’indigna-t-elle.

Juste avant le coup de sonnette salvateur, Ali se plaignait (encore !) de l’ennui que serait cette soirée pendant que Billy se raisonnait en se disant qu’il aimait la jeune femme et que non, il ne pouvait pas la faire taire à coup de vases sur la tête, que ce n’était pas bien.

Quand la sonnette sonna (pour la troisième fois !), Ali se releva du fauteuil où elle était nonchalamment assise et jeta un coup d’œil paniqué à Billy.

« - Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » Lui demanda-t-elle, mortifiée.
« - On éteint les lumières et on fait semblant qu’il n’y a personne à la maison. »

Ali hocha la tête et se dirigeait vers l’interrupteur quand l’Ecossais la stoppa.

« - Réfléchis ! Qu’est-ce qu’on fait ? On leur ouvre la porte !
- Ah oui, pas bête, ça ! »

Billy leva les yeux au ciel, tout en expirant longuement. Ses mains étaient crispées sur les fleurs qu’il tenait.

« Je finis de disposer les fleurs dans ce vase et j’arrive. »

La jeune femme le regarda stupidement, ne comprenant pas ce qu’elle devait faire.

« Va leur ouvrir la porte ! » commanda Billy.
« Toute seule ? » interrogea-t-elle, d’une petite voix.
« Vas-y ! »

Elle fuit dans l’entrée, effrayée par le ton brusque et le regard fou de son ami. « Qu’est-ce qu’il peut être lourd quand il s’y met ! »

Sur le seuil, se tenaient un Dom radieux, avec un large sourire niais, et une Evangeline plus que nerveuse. « Toujours aussi mal fagotée à ce que je vois ! C’est quoi ce fond de teint ? » Soupira-t-elle intérieurement. Ali leur sourit, courageusement.

« - Bonsoir ! » Salua l’Anglais.
« - Bonsoir Dominic ! Bonsoir … Evangeline, je présume ?
- Oui. Excuse-moi, je vous présente. Ali voici Ev… »

Les mots moururent dans sa bouche quand Billy se présenta à côté de sa petite amie. Les deux hommes se fixèrent un long moment, ce qui sembla durer une éternité pour la brune. Mais comme la petite amie du gnome paraissait plus que ravie de ses, semblait-il, touchantes retrouvailles, elle se mit en mode « complètement touchée par une scène émouvante/poignante (au choix) ». Elle contempla alors les garçons béatement, un soupçon d’humidité au fond des yeux.

Soudain, Dom, en parfait joueur de rugby (voir de joueur de football américain), passa le dessert à Ali et se jeta dans les bras de son meilleur ami. Evangeline écarquilla les yeux, ne comprenant pas ce qui se passait. Elle décida de calquer à nouveau son attitude sur celle de l’autre femme à qui elle jeta un coup d’œil. Celle-ci avait perdu de sa superbe et son sourire était un peu plus crispé et devenait agacé au fur et à mesure que l’étreinte se prolongeait.

Effectivement, non seulement, Dom ne lâchait pas son meilleur ami à qui il susurrait quelques mots au creux de l’oreille, mais en plus ses mains se baladaient (un peu trop au goût d’Ali, qui réprima une envie de lui foutre des claques) sur le dos de Billy et sa bouche était décidément bien trop près de sa peau. La jeune Ecossaise essaya quand même de faire bonne figure quand Dom plaqua un long baiser sur la joue de son petit-ami. Ce ne fut qu’au moment où Ali toussota, puis fit semblant de s’étouffer pour pouvoir capter l’attention des deux Hobbits, qu’ils se rappelèrent de leurs présences. Dom se retourna vers Evangeline et la désigna avec emphase.

« Evey, je te présente mon meilleur ami, le plus grand des amis, celui qui me connaît mieux que quiconque, avec qui je partage tout, mes envies, mes secrets, mes rêves et même mes doutes, qui est plus qu’un frère pour moi, avec qui j’aimerai vivre jusqu’à la mort, qu… (Ali toussota à nouveau).. Hum… enfin, donc… Voici Billy Boyd. Et à ses côtés, c’est Ali… Les amis, je vous présente Evangeline Lily… euh… ma copine, quoi ! »

La brune savait que tout se jouait à ce moment, sa véritable entrée en scène. Elle fit son plus grand sourire, n’oubliant pas de paraître un peu embarrassée (il lui fallait bien doser son rougissement), tout en regardant ses deux nouveaux interlocuteurs dans les yeux (ou du moins elle essayait de le faire sans loucher). Tout devait paraître sincère. « Quelle mijaurée ! » Pensa Ali, avant de lui sourire sympathiquement.

Dom frappa dans ses mains, interrompant ainsi le moment magique de sa petite amie.

« - C’est pas tout, c’est que je commence à avoir une p’tite soif, moi! T’aurais pas quelque chose à boire, Bill ?
- De la bière, mon ami.
- Boyd, tu sais que tu me fais craquer quand tu me parles comme ça ! »

Les garçons partirent, laissant les jeunes femmes derrière eux. Ali, abasourdie, les regarda entrer dans la maison. « Quel rustre ! » Elle se pinça l’arête du nez, elle sentait poindre un début de migraine. La nuit allait être longue.

« Billy, tu auras intérêt à être très très tendre quand on sera à nouveau seuls si tu veux pouvoir me toucher à nouveau ! » Pensa-t-elle.

Elle ferma la porte, avant de s’engager dans le couloir derrière les deux hommes, puis de revenir sur ses pas et de rouvrir la porte. Sur le palier, se trouvait une actrice traumatisée. « Maman, je veux rentrer à la maison. Ils sont tous fêlés ma parole ! » Ali s’excusa, prétextant une blague stupide des jeunes hommes, occupés déjà à vider leur première bouteille de bière.

Quand elles entrèrent dans le salon et qu’elles les trouvèrent assis l’un (très) près de l’autre sur le canapé, ayant complètement oublié leurs existences, elles eurent la même pensée (même si aucune des deux ne voudra, plus tard, jamais le reconnaître) :

« Cette soirée va être trèèèèèèèèèèès longue ! »
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MessageSujet: Re: Dîner à quatre   Mer 10 Mai - 17:05

Ali observa les deux hommes sur le sofa. Ils parlaient entre eux, sans se soucier d’elles. Dom paraissait littéralement dévorer du regard Billy, à qui cela ne semblait pas déplaire. La jeune femme sentit une bouffée de colère empourprer son visage. L’autre femme s’installa rapidement dans un fauteuil, sans noter que l’atmosphère était chargée. « Je veux partireuh ! » Se répétait-elle inlassablement.

L’Écossaise se planta devant les deux hobbits, les mains sur les hanches. Son petit-ami remarqua alors sa présence et, levant la tête, la regarda, interrogateur. Elle lui sourit tendrement (elle essayait tout de moins à ne pas paraître trop crispée).

« Chéri… » Susurra-t-elle d’une voix mielleuse. « Peut-être pourrais-tu aussi nous proposer quelque chose à boire ? »

L’homme parut confus.

« Oui, bien sûr ! Où est-ce que j’avais la tête ? » Lui dit-il.

« Je ne préfère pas le savoir ! » Pensa Ali, tout en fusillant du regard Dom, qui avait ricané à la remarque de son ami. Le châtain avait d’ailleurs légèrement rougi.

« - Que veux-tu boire, Evangeline ?
- … »

Les trois tournèrent la tête vers la femme, qui était prostrée dans le fauteuil. Sa bouche était légèrement ouverte, ses yeux dans le vague. Elle paraissait complètement hébétée. Dom poussa un soupir résigné, se leva, s’assit sur l’accoudoir du fauteuil. D’une main, il referma la bouche de la femme et lui releva le menton.

« - Evy ! On te parle ! »

La brune se réveilla alors. Elle jeta un coup d’œil vers l’autre couple. Que devaient-ils penser d’elle ? Billy semblait soucieux.

« Et en plus, elle complètement à la masse ! Maintenant, je comprends mieux comment elle peut sortir avec Monaghan ! » Ali eut un petit reniflement de mépris, qu’elle réussit à dissimuler.

« - Que veux-tu boire ? » Redemanda gentiment Billy.
« - Oh ! Un martini, s’il-te-plaît. » Lui répondit-elle, en souriant.

« C’est bien Eve, fait celle qui est heureuse d’être là, comme te l’a suggéré Dom. Tu es une actrice, tu joues un rôle… Putain, mais j’ai pas envie d’être ici !!!! »

Laissant la femme à ses débats intérieurs, l’interprète de Pippin se tourna vers sa petite amie.

« - Et toi Ali, que veux-tu ?
- Un jus de fruit, mon cœur. » Billy hocha la tête. « N’importe lequel… mais pas celui au raisin, tu sais que je ne l’aime pas. »

L’homme se leva pour aller dans la cuisine. Alors qu’il était sur le seuil, Ali le rappela.

« Bill ! Je ne veux pas non plus celui à la pomme, ni celui au pamplemousse… Je ne sais même pas pourquoi tu l’as acheté, tu sais très bien que j’ai toujours trouvé que c’est trop acide ! »

Son copain avait les bras croisés et attendait patiemment qu’elle ait fini. Il sentait tout de même une veine crépiter sur sa tempe droite, signe d’un prochain mouvement de colère. Il voyait derrière sa copine Dom qui la dévisageait avec incrédulité et agacement.

« Chérie… » La prévint-il.

« Apporte-moi un jus d’orange, alors ! » Billy entra dans la cuisine mais elle lui cria : « Pas celui qui est dans une brique, mais celui dans une bouteille de verre. Et n’oublie pas de rajouter deux glaçons… Et aussi une paille. » Termina-t-elle. Elle se tourna vers le couple qui la contemplait, interloqué. Elle leur sourit, et après avoir lancé un regard victorieux à Dom, s’assit à sa place dans le canapé.

Billy, dans la cuisine, essayait de se calmer. Il prit un verre et ouvrit le frigo. Il fut tenté de prendre le mauvais jus d’orange juste pour l’embêter mais il savait qu’elle devinerait tout de suite qu’il s’était trompé. « Qu’est-ce qu’elle m’énerve parfois ! » Il prit les glaçons et retourna dans le salon, emportant deux nouvelles bières. Là, il alla vers un petit bar où il remplit un verre de Martini. Il revint vers ses amis, apportant toutes les boissons. Il nota mentalement les nouvelles positions de Dominic et Ali.

Quand il eut donné toutes les boissons et qu’il fut assis à côté de la blonde, qui en profita pour se coller à lui et placer une main sous son bras et sur son genou, un silence s’installa. Il pouvait sentir le regard de Dom sur lui. Il avait l’impression d’être déshabillé et il se sentit rougir. Il savait que son ami ne faisait ça que pour le plaisir de voir leurs réactions à lui et à sa compagne : lui était gêné mais secrètement heureux de cette attention, elle ne voulait pas que le dégommer à coup de talons aiguilles… Il se décida à désamorcer la tension qui se plaçait. La pauvre Evangeline n’avait pas à assister à une énième dispute entre son copain et la blonde.

« Alors, Evangeline, c’est ton premier voyage en Angleterre ? »

La jeune femme reporta son attention sur lui, elle lui sourit sincèrement (ce qui lui valut un coup d’œil assassin d’Ali). Elle l’aimait bien finalement, il avait l’air de vouloir la détendre. Enfin, il ressemblait toujours à un gnome plus ou moins dégarni… mais il avait l’air sympa.

« - En fait, non. Mais à l’époque je n’avais visité que Londres. Là, je fais faire un peu plus de tourisme.
- Et vous allez à Manchester rencontrer les parents de Dominic ? » Demanda subitement Ali, très intéressée par la question.
« - Oui. Nous irons après notre passage ici. Je dois vous avouer que je suis un brin nerveuse.
- C’est normal ! On l’est toujours quand on rencontre ses beaux-parents… » Commença à voix haute l’Écossaise.

« … Et il y a de quoi quand on connaît les parents Monaghan ! » Finit dans sa tête la femme.
Elle rit intérieurement, méchamment amusée. Quand elle avait, elle, rencontré les parents de Dom, elle avait compris d’où venait son anormalité : elle était génétique. C’était Billy qui avait voulu lui présenter le couple Monaghan, avec lequel il s’entendait très bien. Il le considérait comme leur troisième fils.

Quand la mère de Dom l’avait vu, elle avait esquissé une grimace qui se voulait être un sourire et lui avait tendu, droite, sa main pour la saluer, alors qu’elle avait pratiquement sauté dans les bras de son copain, en larmes, tellement elle était heureuse de le revoir. Quant au père, quand il l’avait vue, il l’avait dévisagée quelques secondes avant de se tourner vers Billy et de lui lancer, estomaqué : « Finalement tu es bisexuel ! ». Ce qui lui avait valu un coup dans les côtes de sa femme et un « Papa ! » indigné de Dominic. Billy était plus que embarrassé. Le blond avait demandé à la jeune femme de ne pas faire attention à ce que disait son père. « On soupçonne un début d’Alzheimer. » Lui avait-il confié, sérieusement.

Son séjour avait été un cauchemar sans nom. Aureen Monaghan avait été plus que froide avec elle. Elle n’avait pas très bien compris ce qu’elle avait fait pour mériter ça. La femme adorait pourtant Billy, à qui elle faisait tous les petits plats qu’il aimait. Dès le départ, cela avait été un cauchemar. Comme Ali n’était pas prévue, Aureen n’avait préparé que la chambre de Dominic où elle pensait que Billy dormirait. L’Écossaise se demandait encore où il avait pu le faire, la chambre ne contenant qu’un lit de deux places certes mais plutôt étroit. Elle avait dû dormir dans le canapé. En effet, Aureen s’était dit très croyante et elle n’acceptait pas de couples dormant ensemble sans être mariés. Billy avait supplié sa petite amie d’accepter les conditions, ce qu’elle avait fait. Elle avait dormi mal les trois jours qu’elle y avait passé, le sofa étant trop petit pour elle et pas assez confortable.

Quant à Austin Monaghan, il ne cessait de la considérer tout le temps qu’il passait avec elle. Il n’ouvrait pas la bouche mais parfois poussait des soupirs désespérés, tout en secouant la tête. Elle avait cru l’entendre murmurer plus d’une fois « Quel gâchis ! ». Elle avait cru devenir folle et avait été plus qu’heureuse de partir de la maison Monaghan.

Avant, elle avait du subir une nouvelle crise de larmes de la part d’Aureen qui n’arrêtait pas de donner des recommandations à Billy. Elle alla jusqu’à lui demander s’il était heureux, à quoi il répondit que oui. La blonde avait sourit, victorieuse jusqu’à ce que la femme insiste : « Tu es sûr ? », tout en lançant un regard désapprobateur de son côté. Elle avait réussi à se contrôler au prix d’un effort considérable. Mais elle avait vraiment eu envie de l’étrangler. Quand Austin prit Billy dans ses bras et qu’il lui demanda, pour la cinquantième fois depuis le début de leur séjour, s’il était vraiment hétéro, Ali avait levé les yeux au ciel et décidé d’attendre son petit ami dans la voiture. Quarante-cinq minutes… Ce fut le temps qu’il mit à la rejoindre dans le véhicule. Il avait eu un sourire désolé. « Il fallait aussi que je dise au revoir à Dom. » La danseuse avait alors réprimé une envie de crier. Ce ne fut que lorsque ils étaient arrivés à Glasgow que le jeune homme avait eu le courage de lui dire que la prochaine fois, il ferait mieux d’aller seul chez les Monaghan. Ali avait failli le contredire par bravade mais le souvenir du canapé se faisait encore sentir dans son dos, alors elle s’était contentée de se la boucler et d’acquiescer.

Ali sourit à nouveau à Evangeline. Elle jubilait d’avance. Ils lui pourriraient la vie, comme à elle ! Ah, ça faisait du bien de se dire qu’elle n’était pas la seule qui ne pourrait plus aller chez eux… Elle réprima un éclat de rire, en imaginant l’ambiance à leur mariage… S’ils venaient à se marier… et elle grimaça… Il faudrait qu’elle pense à perdre l’invitation d’Aureen et Austin Monaghan quand Billy lui demanderait enfin de l’épouser.
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MessageSujet: Re: Dîner à quatre   Mer 10 Mai - 17:06

Ce dernier, de son côté, fixait Dominic, qui faisait tout pour éviter ses yeux. Quand Evangeline avait parlé de leur visite chez les Monaghan, il avait tiqué. Dom lui avait-il parlé du caractère un peu « spécial » de ses parents ? … Mais surtout lui avait-il dit ce qu’ils s’étaient fourrés dans la tête depuis son premier séjour chez eux ? Le fait que Dom essayait de l’esquiver était déjà une réponse en soi : non, il n’avait rien dit. Et là, c’était le début des emmerdes. Enfin, surtout pour la jeune fille… Il se leva du canapé, réussissant ainsi à se débarrasser de la présence un peu trop collante de sa copine, qui le regarda surprise. Mais lui ne faisait attention qu’à son meilleur ami.

« Je vais chercher les canapés et autres amuse-gueules… Dom, pourrais-tu m’aider s’il-te-plaît ? »

Dom le considéra, légèrement effrayé.

« - Je suis sûr qu’A…
- Dominic Bernard Luke Patrick Monaghan ! Cuisine ! Tout de suite!”

L’Anglais détestait quand il faisait ça. Il avait l’impression d’avoir à nouveau huit ans et que sa mère allait le gronder pour une (des nombreuses) bêtises qu’il commettait (chaque jour). Il suivit docilement son ami mais ne put s’empêcher de penser que le pantalon qu’il portait lui allait divinement bien. Il mettait bien en valeur son postérieur. Dom sourit… puis reprit un visage sérieux, quand il croisa les prunelles vertes fixées sur lui, dès qu’ils entrèrent dans la cuisine. Billy avait l’air plutôt fâché.

« - Tu ne lui as rien dit ?
- Dire quoi ? À qui ? » Tenta le blond.
« - Monaghan, ne joue pas au con avec moi !
- Billou, arrête, tu n’as pas à réagir ainsi !
- Ne m’appelle pas Billou ! Tu sais à quel point ça m’agace. » Avisant un sourire sur les lèvres de son ami, il continua : « Et dans ton intérêt, il vaut mieux que je ne sois pas agacé ! »

Dom se rembrunit. Il alla s’accouder au mur derrière lui.

« - Dom… Tu sais bien comment sont tes parents ! Si tu ne la préviens pas, elle ne comprendra pas ce qu’il lui arrivera ! Tu ne le sais pas mais ça arrive encore à Ali qu’elle en fasse des cauchemars !
- Dis tout de suite que mes parents sont horribles !
- Ce n’est pas ce que je dis ! Je les adore. Ils m’ont toujours traité très bien. Je sais que pour eux, c’est comme si je faisais parti de la famille. »

Les garçons se sourirent mutuellement.

« Mais n’oublie pas ce qu’ils se sont mis en tête ! Et si tu débarques sans une Evangeline préparée psychologiquement, ça va être la catastrophe… »

Dom soupira. Il savait que son ami était la voix de la raison.

« Euh, Dom… Dis-moi que tu as, au moins, averti tes parents que tu allais débarquer avec elle… » Interrogea Bill soudainement, très inquiet.

« Oui… » Il soupira à nouveau.
« Et comment ça s’est passé ? »

Dom ricana.

« Mal, bien sûr. C’est Maman que j’ai eue au téléphone en premier. Elle a commencé à pleurer alors Papa est venu voir ce qui se passait. Comme Maman n’arrivait pas à parler, j’ai dû tout lui expliquer à nouveau. La seule chose qu’il ait trouvé à me dire, c’était pourquoi est-ce que j’avais fait la bêtise de te quitter… »

Billy grimaça.

« - Mais quelle idée saugrenue, ils ont en tête !
- Il ne faut pas chercher : mes parents ont toujours été fêlés ! »

L’Écossais eut un sourire tendre en pensant au couple.

« - Il faut quand même le faire ! Penser que nous sommes un couple ! Où est-ce qu’ils sont allés pêcher ça ?
- Ne leur en veux pas. Depuis que je t’ai rencontré, je ne leur ai parlé que de toi, je leur ai envoyé des photos où tu apparaissais pratiquement sur chacune, je n’ai plus eu de relations sérieuses depuis notre rencontre, et le lendemain de notre arrivée chez eux, ma mère nous trouve dans mon lit (alors que tu devais dormir sur un matelas par terre), enlacés et à moitié à poil ! Qu’est-ce que tu aurais pensé toi ?
- Enfin ! Tout bon parent aurait jeté dehors le petit pervers qui avait abusé de leur enfant innocent et crié haut et fort que non leur fils n’était pas pédé mais tout ce qu’il y a de viril ! Tes parents ont tout de suite accepté sans problème, me traitant immédiatement comme un gendre. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir démenti ! »

Dom rit.

« - Je crois que c’est ce qui leur a peut-être plus mis la puce à l’oreille. Si tu avais agi comme moi, avec désinvolture, ils auraient abandonné leur projet de mariage gay depuis des siècles !
- Si j’avais agi comme toi !!! » S’écria le châtain. « Si j’avais fait comme toi, on serait déjà mariés ! Je te rappelle que tu n’as rien fait de mieux que de dire à tes parents qu’on sortait ensemble depuis trois mois et que tu m’as roulé une pelle (enfin plus d’une…) devant eux ! A chaque fois qu’on va les voir ensemble, tu te conduis comme si on était en couple. Même quand Ali est venue, tu as continué. Comment veux-tu que tes parents me croient quand je leur dis qu’il n’y a rien entre nous. »

L’Anglais lança un sourire malicieux à son meilleur ami. Il lui fit une moue gourmande, qui déstabilisa Billy, puis qui le fit rire.

« Tu es incorrigible ! » Finit-il par dire.

« C’est pour ça que tu m’aimes. » Déclara sérieusement Charlie, tout en fixant son aîné, sérieusement.

Le pouls de ce dernier s’accéléra considérablement quand il vit que son ami s’approchait dangereusement de lui. Celui-ci le prit dans ses bras. Leurs bouches n’étaient plus qu’à quelques centimètres quand une voix les fit bondir :

« Ces canapés, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ! »

Ils se séparèrent automatiquement, pris en faute. Dom grommelait « Je vais la buter ! Ce soir, je me la fais… J’lui ferai bien avaler tous les canapés jusqu’à ce qu’elle étouffe et qu’elle crève ! »

Billy avait chaud et avait du mal à penser correctement. Il se doutait qu’Ali devait en avoir marre de se trouver en tête-à-tête avec l’actrice… Et puis elle devait avoir faim aussi…

Il se tourna vers son ami, qui jetait des regards haineux à la pauvre porte qui ne lui avait pourtant rien fait. Il était tendu et prêt à sauter à la gorge de quiconque l’importunait (Ali donc !). Billy s’approcha doucement de lui et lui caressa la joue.

« Hé, ce n’est que partie remise ! »

Dom lui sourit tendrement.

« Les garçons ! » Cria une voix stridente écossaise.

A nouveau, ils sursautèrent. Ils se précipitèrent sur les plateaux avec lesquels ils se dirigèrent vers la sortie. Devant la porte, Billy tourna la tête vers son ami et brusquement piqua un baiser sur ses lèvres. L’autre le regarda, surpris.

« C’est pour la route ! … Et puis, pour que tu évites de tuer Ali, ce soir ! »

Le blond sourit largement. Son moral remontait vraiment grâce à la présence de son ami. Mais il n’était pas sûr qu’il n’assassinerait pas Ali avant la fin de la nuit, surtout si elle continuait de le narguer comme elle le faisait depuis le début de la soirée.

Ils entrèrent dans le salon. La blonde les dévisagea l’un après l’autre, soupçonneuse. Dom prit son visage le plus innocent, lui lançant un sourire éclatant.

Il allait bien s’amuser, ce soir !
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MessageSujet: Re: Dîner à quatre   Mer 10 Mai - 17:07

Dom souriait toujours après leur installation dans la salle à manger. Billy avait finalement décidé qu’il serait mieux pour tout le monde qu’ils passent à table, avant que sa petite amie et le blond en viennent aux mains. Il avait essayé de maintenir une conversation calme et éloignée de toute animosité mais c’était sans compter son ancien compagnon de tournage qui n’arrêtait pas de chercher la petite bête à l’Écossaise. Bien sûr, ça n’avait fait qu’augmenter la tension de la jeune femme, qui était encore plus venimeuse quand elle avait faim. Evangeline semblait être la seule à ne pas se rendre compte de ce qui se déroulait. Elle babillait allègrement avec Billy sur sa nouvelle vie, sur l’incroyable chance d’avoir été mannequin pour ainsi taper dans l’œil de JJ Abrams, et donc, de pouvoir incarner une sorte de Robinson Crusoé au féminin plus que sexy et, pour être maintenant, la star de l’une des meilleurs séries télé du moment … Billy soupira : Evangeline était bien gentille et plutôt jolie à regarder (bien que la personne qui était à ses côtés avait beaucoup plus de charme pour lui) … mais qu’est-ce qu’elle était chiante !!! Moi, moi, moi et moi ! Cela ne faisait pas cinq minutes qu’ils parlaient et il avait déjà découvert son sujet de discussion de prédilection : Evangeline Lilly en personne ! Comment Dominic faisait pour la supporter ? Quoiqu’elle devait avoir des qualités qui ne devaient pas rebuter son ami… Billy essaya de chasser la jalousie qui l’envahissait. Il n’avait rien à dire. Il avait Ali. D’ailleurs, en parlant d’elle, il fallait qu’il évite, petit un, qu’elle ne tue son meilleur ami et, petit deux, qu’elle ne se goinfre de tous les canapés !

En effet, en temps normal, Ali ne mangeait pas beaucoup, se limitant à une feuille de salade, voire, quand elle était d’humeur plutôt joyeuse, de deux feuilles et d’un bout de carotte (un vrai festin !), tout en lorgnant avec envie le steak frites de son homme. Ce dernier ne lui en proposait jamais. Il avait été marqué à vie par le discours, long et plein de trémolos, sur la pauvre condition de la femme dans notre société de consommation perverse, vouée à être condamnée à vie à ne pouvoir manger à sa faim pour rester dans les canons de la mode, la seule fois où il avait osé lui demander si elle voulait croquer une de ses frites, qu’elle regardait pourtant en bavant. Il s’était retrouvé avec une Ali en pleurs car elle était avant tout une danseuse et qu’elle ne pouvait pas se permettre de prendre un kilo en trop… Il avait alors levé les yeux au ciel et s’était juré de ne plus repasser par ce cauchemar : son repas avait refroidi et les frites avaient été tout bonnement immangeables ! Un vrai désastre !

Mais, quand la jeune femme était invitée chez des amis ou qu’elle recevait à la maison, elle était complètement différente… Elle engloutissait tout ce qui lui tombait sous la main, sans se soucier de sa ligne ou de son poste dans le ballet ! La première fois qu’il l’avait vue se comporter ainsi, Billy n’en avait pas cru ses yeux… d’ailleurs, il les avait vite détournés pour ne pas se sentir malade. Elle engouffrait la nourriture à une vitesse affolante, mangeant toujours plus. C’était à en faire pâlir un participant à n’importe quel concours de nourriture aux Etats-Unis (Dom avait voulu l’inscrire à un de ses concours une fois, assuré qu’elle gagnerait sans aucun problème !). Depuis, toutes leurs connaissances savaient qu’elles devaient éviter de fixer une Ali mangeant (ou pour ne pas dire « se goinfrant »), ce qui faisait que tous leurs dîners étaient toujours remplis par des conversations, auxquelles la femme ne participait pas bien sûr (c’est mal poli de parler la bouche pleine…).

Billy avait donc discrètement ramené les plateaux d’amuse-gueules, déjà vidés de la moitié de leurs contenus, vers lui, les tenant ainsi éloignés de sa petite amie. Il avait cru l’entendre grogner mais son attention avait été vite détournée par Dominic. Ce dernier, ayant vu les tentatives de Billy, avait décidé de lui porter secours, tout en s’amusant un peu. Il informa ainsi Ali que lorsque son petit ami retournerait à Los Angeles, le mois prochain pour une promo, c’était lui qui l’hébergerait. En effet, il avait réussi à se programmer des petites vacances loin de l’île et de la série. Ali se pinça les lèvres, essayant de ne pas faire ressortir sa jalousie, mais quand le regard azuré de l’Anglais se promena sur certaines courbes du corps de l’autre homme et qu’il lui avoua qu’Evangeline n’avait, elle, pas de vacances, le blonde se sentit prête à bondir du sofa toutes griffes dehors.

Ce fut à ce moment que le brun proposa de passer dans la salle à manger. Il lança un regard d’avertissement à son meilleur ami. S’il était reconnaissant que son camarade l’aide, il ne devait pourtant pas se montrer aussi puéril. Dominic se contenta de lui renvoyer un sourire innocent.

Chaque couple s’assit sur un des longs côtés de la table rectangulaire, les deux hommes se retrouvant face à face, leurs copines respectives à leurs côtés. Billy avait disposé les plats entre eux. Il fut longuement complimenté par Dominic, qui ne tarissait pas d’éloges envers la cuisine de son ancien compagnon de tournage. Il remplit l’assiette d’Evangeline, l’enjoignant à goûter de tout, sous le regard embarrassé mais heureux du brun. L’actrice semblait enfin à l’aise, acceptant avec joie de manger à tout (tout en se promettant un régime strict dès qu’ils reviendraient dans leur chambre d’hôtel). Ali, elle, ne parlait plus. Billy soupira, il n’avait pas la force de lutter. Il devait juste empêcher qu’Evangeline ne regarde du côté de la blonde pour ne pas lui couper l’appétit.

Il réengagea alors la conversation avec la brune, qui avait entrepris de faire sa propre autobiographie (elle envisageait d’ailleurs d’en faire écrire une, quand elle se remarierait avec un gros producteur de films hollywoodiens ou un réalisateur à gros succès comme Woody Allen par exemple mais bien sûr, elle avait évité d’en parler, pour ne pas chagriner Dominic qui s’était pas mal attaché à elle). Elle s’était arrêtée aux débuts de la série et à la rencontre avec l’Anglais. Elle était tellement dans son personnage et dans la scène qu’elle devait représenter (une jeune femme sûre d’elle, qui doit faire boire ses paroles, pour qu’on l’admire et qu’on la trouve formidable) qu’elle n’entendait pas les bruits pas très agréables du côté d’Ali, ni le visage de Billy qui se décomposait au fur à mesure du récit du début de sa relation avec Dom. L’Écossais aurait voulu éviter de parler de ce sujet (et surtout il aurait préféré éviter de connaître certains détails…).

Le blond ne faisait pas très attention à tout ce qui se passait autour de lui. Il avait l’habitude de la conversation de sa petite amie et se contentait de hocher la tête de temps en temps, tout en affichant un petit sourire complice ; il pouvait ainsi penser à autre chose. Il se concentra alors sur l’homme devant lui. Il détailla son visage puis ses yeux descendirent lentement sur son cou. Il se demandait depuis combien de temps, il n’avait pas senti son odeur. Il avait une furieuse envie de plaquer son nez contre sa gorge, pour le sentir, parfumé et chaud contre lui, puis il s’imagina y plonger sa bouche, ses dents, mordillant délicatement la peau qu’il savait tendre, lui laissant une marque. Il sourit dangereusement. Ali serait bien embêtée de trouver un suçon (qui dirait immanquablement « Il est à moi, signé Dom ») sur la peau si blanche de son petit ami. Il la vit s’étranglant de rage, le maudissant face à un Billy penaud et contrit mais les yeux encore remplis d’étoiles… Il se lécha les lèvres de délectation et d’anticipation… Il proposerait ses services à Boyd pour faire la vaisselle. Il se souvenait très bien ce qui c’était passé la dernière fois qu’ils avaient lavé la vaisselle ensemble. Son regard dériva encore vers la chair dépassant du col ouvert de sa chemise. Sa température augmenta. Il se souvint des premiers temps du tournage, quand il ne pouvait pas regarder Billy dans les yeux. Il était fasciné par ces premiers boutons de chemise si négligemment détachés. Il avait fallu que son ami se fâche pour qu’il lui dise ce qui se passait avec lui. Il se rappela de ses yeux écarquillés quand Dom avait caressé la base de son cou et la naissance de son torse lentement puis qu’il avait ouvert, bouton après bouton, la chemise de Pippin pour admirer ce qu’il entrapercevait seulement. Son sourire se fit encore plus gourmand. Il leva les prunelles vers le visage de son ami pour rencontrer son regard quand il remarqua que quelque chose n’allait pas. Il capta, alors, à nouveau le son et pâlit. Elle n’osait quand même pas raconter leur… leur première nuit ! Mais qu’elle se taise !!!! Dominic paniqua, il pensa à lui fourrer un morceau de pain dans la bouche ou à lui lancer son verre d’eau à la figure… Billy ne devait pas entendre ça ! Ce dernier semblait de plus en plus mal à l’aise. Dom devait détourner l’attention de son meilleur ami et il savait très bien comment se débrouiller.
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MessageSujet: Re: Dîner à quatre   Mer 10 Mai - 17:07

Discrètement, il retira une de ses baskets et tendit son pied. Il buta sur une jambe, ramenant les prunelles de son ami vers lui. Ce dernier l’interrogea du regard, surpris. Monaghan lui sourit tendrement, et chercha du pied le bord de son pantalon. Le brun ouvrit des yeux ronds quand il sentit le pied de son vis-à-vis remonter sa jambe dénudée. Le sang lui monta à la tête rapidement et il savait qu’il rougissait. Le sourire du blond devint un rictus plutôt pervers. Il adorait voir son ami embarrassé mais aussi excité par ses attentions. Il passa quelques minutes à lui prodiguer cette caresse assez chaste puis recula son pied. Il avait l’idée d’un frôlement beaucoup plus intime et très osé. Son pied toucha le genou de son ami, puis il se recula pour pouvoir toucher la cuisse de Billy. Ce dernier sembla très gêné, essayant de cacher au mieux le pied de Dom. Il avait envie de crier. Une pure torture voilà ce qu’il endurait ; d’abord de la part d’Evangeline (qui n’avait rien remarqué et qui s’était engagée dans une description fine et plus que barbante de son personnage) puis maintenant ça… Il repoussa fermement le pied de son meilleur ami qui quitta sa cuisse, qu’il avait montée dangereusement… Dom lui lança un faux air courroucé mais un sourire amusé et carnassier jouait sur ses lèvres. Il entreprit de recommencer quand son pied heurta une masse un peu plus poilue… Il fronça les sourcils… Billy n’avait pourtant pas des poils aussi longs ? Quant à l’Écossais, il sentit son ami revenir à l’attaque. Il allait lui lancer un coup de pied dans le tibia pour le calmer quand il sursauta. Le bout du pied était froid ! Mais comment était-ce poss… Il n’alla pas au bout de sa réflexion et poussa un cri suraigu quand il sentit de fins crocs s’enfoncer dans la chair de son mollet et s’y accrocher. Trois paires d’yeux s’écarquillèrent en voyant l’interprète de Peregrin se lever et sautiller sur place, même Ali avait fini par décrocher de son assiette. Elle observa son petit ami. « Mais pourquoi s’est-il mis à sauter ? C’est une nouvelle danse à la mode ? ».

Dom fut le premier à réagir. Il se leva et, constatant qu’une espèce de chose, petite et à moitié poilue, était accrochée à la jambe de son camarade, il l’attrapa et réussit à la décrocher en tirant très fort, ce qui déclencha un nouveau cri aigu de la part du brun. Tenant toujours la chose qui se débattait furieusement (sûrement un animal exotique dangereux), il fixa son compagnon, inquiet.

« Bill, tu as très mal ? » Demanda-t-il finalement.

Ce dernier ne lui répondit pas, se contentant de lancer un regard meurtrier vers la chose que Dom tenait toujours à bout de bras. Le blond y reporta alors son attention. Il se retrouva nez à nez avec un … animal ? … qui avait un long museau de fouine, des yeux globuleux, des poils lui sortant des oreilles et poussant parcimonieusement sur les pattes, tout le reste de son corps n’étant couvert que d’une immonde peau rose, comme celle d’un cochon, parsemée de tâches marrons. Pour compléter ce charmant tableau, la chose grognait tout en montrait ses canines qui étaient petites mais plutôt affûtées et où il voyait perler quelques traces de sang.

« Par la barbe de Peter Jackson, c’est quoi cette horreur ? » S’écria-t-il, tout en jetant la bête loin de lui. Il adorait les animaux bizarres mais à côté de ce… cette… chose, Gollum était définitivement un être d’une beauté frisant la perfection !

La bête poussa un couinement plaintif quand elle atterrit à terre, ce qui sembla réveiller Ali. Celle-ci se leva à son tour, catastrophée.

« Quel monstre ! Mon pauvre petit cœur ! Tu es ignoble, Dominic Monaghan ! Faire autant de mal à mon pauvre bébé !!! »

Ali s’agenouilla pour prendre dans ses bras l’animal qui poussait des petits gémissements, levant une patte, dans une attitude de mourrant.

« Le pauvre bébé à sa maman ! Ils sont méchants avec toi. Monaghan n’est qu’un méchant homme, mauvais et en plus qui n’est pas beau ! Il t’a fait du mal mon cœur. Maman va te faire un gros câlin. On va te passer un peu de pommade, pour que tu n’aies plus mal. Dès demain matin, j’appellerai le vétérinaire et tout ira mieux. Mon bébé à moi, maman est là et elle ne laissera plus ces méchants messieurs t’approcher… »

Les trois autres regardaient la scène les yeux complètement exorbités. Ali cajolait la chose, l’ayant pris dans ses bras et la berçant comme un bébé. Dom s’imagina la jeune femme dans une maternité et une infirmière lui apportant un berceau, et en se penchant dessus, il y aurait ce… truc ! « Pauvre Bill ! » Pensa-t-il. Il reporta son attention sur son ami, qu’il trouva très pâle. Il se dirigea vers lui et le prit dans ses bras pour l’amener vers la chaise la plus proche. Il s’agenouilla et regarda la blessure. Billy avait toujours les yeux porté sur sa copine et sa bête sanguinaire. Il imaginait les meilleurs façons pour tuer son fauve : il possédait un long couteau de cuisine… non il y aurait trop de sang… il pourrait toujours l’écraser avec sa voiture… ou mieux, un grille-pain qui tomberait dans sa bassine, accidentellement, pendant qu’Ali lui donnerait son bain. Une lueur folle passa dans ses yeux en imaginant le clébard grillé comme un toast. Dom le contempla, légèrement effrayé. Et si la chose avait la rage ? Il pouvait presque voir la bave sortir des babines retroussées de son meilleur ami… Il secoua la tête. La sale bête avait bien enfoncé ses crocs, il se demandait s’il ne ferait pas mieux d’appeler un médecin, ou même d’amener son ami à l’hôpital, il aurait peut-être besoin d’un ou de deux points de suture.

Evangeline contemplait la scène. Elle regarda Billy assis sur une chaise, des petits trous rouges sur son mollet, son copain agenouillé à ses côtés. Elle se demanda, au passage, pourquoi est-ce qu’il ne portait qu’une seule basket. Puis elle considéra Ali qui papouillait un truc dans ses bras. Ce ne devait pas être une peluche puisque ça bougeait et ça gémissait… Quoique la technologie de nos jours… Elle dévisagea la chose : était-ce végétal, animal ou minéral ? Non, définitivement pas minéral, ça couinait trop. Et puis, pas non plus végétal… « Voyons Eve, on a dit que ça bou-geait ! » … Un animal ? Elle contempla les taches brunes… Une vache ? Non, c’est trop petit ! Elle regarda avec dégoût les longs poils blancs qui dépassaient ici et là… un chat ? … Le long museau lui faisait plutôt penser à un rat ou un rongeur… Mais les dents étaient trop fines. Une série d’images d’animaux défilaient dans sa tête sans qu’elle ne parvienne à en rattacher une à ce qu’elle avait devant ses yeux. Elle finit par abandonner, nauséeuse et menacée de migraine.

« Mais c’est quoi cette chose ??? » Finit-elle par demander, par désespoir.

Ali lui lançait un regard assassin puis condescendant.

« - C’est un chihuahua.
- Un quoi ?
- Un chihuahua ! »

Evangeline regarda Ali la bouche ouverte. Elle chercha dans sa banque de mot mais n’arriva pas à le retrouver (cela lui évoquait lointainement le nom d’une chanson…).

« - Evey, c’est un chien ! » La renseigna Dom, qui continuait d’examiner la jambe de son ami.
« - Ah ! » Murmura la jeune femme.

Elle ne semblait pas très convaincue mais Dominic avait autre chose à faire qu’à lui démontrer par a plus b que oui, ce truc était bien un chien. Evangeline n’arrivait pas à détacher ses yeux du … chien ( ????) que tenait Ali contre sa poitrine. « Pour peu, elle va l’allaiter au sein ! » pensa Billy, énervé. La brune n’arrivait pas à concilier l’image qu’elle avait des chiens (et elle en connaissait !) avec cette… ce machin ! Un chien, ça a des poils, ça ne ressemble pas à un rat et c’est tendre, sa queue remue tout le temps. Ce truc avait l’air de tout sauf tendre et câlin. Elle se jura de ne pas s’en approcher à moins de cinq mètres. Billy étouffa une insulte quand Dom posa un doigt sur la blessure boursouflée. Elle avait gonflé. Il leva la tête vers son meilleur ami qui suait à grosses gouttes. Il se redressa sur ses genoux, et sans se soucier des femmes, qui étaient trop occupées à regarder le chien, avec amour ou dégoût, déposa ses lèvres, doucement, sur celles de Billy, pour le réconforter. L’Écossais sourit courageusement.

« Il faudrait mieux appeler un médecin, ce n’est pas trop joli à voir. » Dit le blond.

Billy acquiesça. Il lui indiqua où trouver le numéro du médecin et fixa son ami sortir de la pièce. Quand ses yeux se reportèrent sur sa petite amie et son chien, une bouffée de rage meurtrière remonta en lui. C’était la goutte qui avait fait déborder le vase. C’était lui ou le clébard, et il ferait en sorte que, dans cette longue bataille, il soit le gagnant. Il jeta un coup d’œil vers son meilleur ami, qui était revenu, le téléphone sans fil en main. Il avait un allié dans cette guerre. Il sourit, mauvais. Il avait un associé de taille pour l’aider. Ali, profite bien de ta sale bête, on va s’en occuper !
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MessageSujet: Re: Dîner à quatre   Mer 10 Mai - 17:08

Billy sourit bravement à son ami quand le médecin finit son bandage. Il écouta le spécialiste d’une oreille distraite quand celui-ci lui prescrit quelques médicaments. Il avait dû être vacciné contre la rage. Il avait cru que Dominic allait s’évanouir à la vue de l’aiguille de la seringue. L’Écossais leva les yeux au ciel. Son meilleur ami avait réagi comme s’il allait recevoir la piqûre lui-même…

Le médecin et Dominic laissèrent un brun plus calme dans sa chambre. Charlie accompagna l’homme jusqu’à la porte. Ils jetèrent un coup d’œil en passant dans le salon. Là, ils virent Ali au-dessus de sa bête. Le docteur frissonna. La jeune femme lui avait sauté dessus dès son arrivée. Elle lui avait ordonné, en sanglotant bruyamment, de sauver son enfant qui avait été brutalisé. Il avait été surpris car il avait été appelé pour une morsure. Le jeune homme blond avait secoué la tête et soupiré, las. La femme lui avait alors mis sous le nez un machin qui ressemblait vaguement à un chien. Il avait cligné des yeux une fois… deux fois… puis trois… se demandant s’il était victime d’une blague. Il était presque certain de voir surgir le présentateur de cette émission de caméra cachée qui lui dirait que c’était un coup de son meilleur ami (vu son humour douteux…). Mais il dut se résoudre à affronter la dure réalité : cette femme ne jouait pas la comédie, elle voulait vraiment qu’il soigne ce … chien. Là, le jeune homme qui lui avait ouvert la porte murmura :

« S’il vous plaît, faites quelque chose pour le clébard, même si c’est juste prétendre le soigner. Elle ne vous lâchera pas tant que vous ne l’aurez pas fait… Je pourrai ensuite vous emmener à votre patient. »

Le médecin hocha la tête et se résolut à ausculter la bête. Celle-ci se mit à grogner dès qu’il approcha ses mains gantées.

« Je vous préviens, tenez votre chien sinon je le laisse sans le soigner. »

La jeune femme approuva, terrorisée.

L’animal n’avait rien à ce qui lui semblait (et pour ce qu’il connaissait de l’anatomie canine) mais comme il devinait que sa propriétaire n’accepterait jamais cet état de fait, il banda consciencieusement le clebs auquel on aperçut plus que les yeux et quelques touffes de poils qui sortaient entre les bandes sur la tête. La blonde semblait tellement ravie qu’elle remercia le docteur avec effusion, en pleurant de joie. Ils l’avaient alors laissé papouiller son chien pour que le médecin puisse enfin s’occuper du bon malade.

L’homme secoua la tête, son esprit revenant près du blond.

« - Votre ami (il désigna du menton l’escalier qui menait au premier étage) n’a pas beaucoup de chance. Sa copine a l’air… » (il cherchait les mots qui pourraient convenir, sans être insultants).
- Complètement barge ? » Finit Monaghan. « Oui, je vous approuve. »

Ils éclatèrent de rire. Ils riaient encore quand Dom ouvrit la porte. Ils se serrèrent la main, l’acteur remerciant chaleureusement le médecin. Ce dernier allait partir quand il se retourna rapidement. Après avoir fouillé dans la poche de sa veste, il tendit une carte à l’Anglais, qui l’accepta, surpris.

« Il y a mon numéro de téléphone personnel et mon numéro de portable. Quand votre ami se sera lassé de sa « folle », il peut me passer un coup de fil. Je suis sûr que l’on pourrait s’entendre, lui et moi. »

Le sourire de Dominic se figea. Il ferma la porte au nez du docteur, qui resta un long moment à la contempler.

« Quelle maison de maboules ! » Pensa-t-il, en partant.

Charlie déchira méticuleusement la carte et mit les confettis à la poubelle. Il aurait voulu les brûler mais il n’en avait pas trop le temps.

« Tous des obsédés les médecins ! » Il se promit d’interdire à Billy de le recontacter.

Rapidement et sans bruit, il remonta à l’étage. Il souhaitait le plus possible échapper à Evangeline. Il lui avait demandé de rester près d’Ali pour la soutenir moralement, en évitant de voir son regard paniqué à l’idée de rester seule avec LA folle et son chien… Enfin ça, Eve n’y croyait toujours pas, cherchant encore de quelle espèce était cette chose horrible maintenant enrubannée…

L’acteur trouva son meilleur ami, assis sur son lit, un bloc de notes sur les jambes, griffonnant férocement, la langue tirée. Il s’approcha avec précaution et s’assit au bord du lit. Billy leva les yeux vers son ami ; on y voyait une étincelle de folie. Dominic soupira à nouveau (il avait l’impression de ne faire que ça depuis l’arrivée du médecin !). Il leva sa main et tâta le front et les joues du brun. Il était un peu chaud, peut-être qu’il avait un peu de fièvre.

Billy ouvrit la bouche pour parler à son compagnon de son super plan pour éliminer le fauve d’Ali quand Dom lui fourra un thermomètre dans la bouche. L’Écossais loucha dessus puis lança un regard lourd de reproche à son meilleur ami.

Ce dernier l’ignora superbement et lui retira bloc-notes et crayon (qu’il posa assez loin de lui, pour éviter toute tentation). Il couvrit Billy et rajouta un oreiller derrière son dos, sous l’œil noir de l’autre. Puis il retira le thermomètre des lèvres de son aîné.

« 37,9 quand même ! Maintenant, tu te reposes. Tu as faim ? (Billy allait protester) Oui ? Je vais aller te chercher quelque chose à grignoter. Et puis, il faut que je parle à Evangeline. »

Il piqua un bisou sur le front de Billy et quitta la chambre. Le brun se renfrogna contre ses oreillers et décida de bouder… même si tout seul, c’était moins drôle.

Dom se dirigea vers la cuisine. Il fut vite rejoint par une Evangeline Lilly tremblante et geignante.

« - Dooooooooooom ! » Gémit-elle. « Je veux partir d’ici, le … euh… truc-chien, enfin… il me regarde d’un air mauvais… J’ai peur ! » Elle s’accrocha à lui en chouïnant.

Monaghan plus qu’agacé retint la brune par les épaules et lui parlant, d’une voix douce et rassurante :

« - Ecoute ma belle, je ne peux pas laisser Bill tout seul, dans son état. Ali est trop occupée avec son clebs. Il n’a plus que moi et je pense qu’il va passer une sale nuit…
- C’est si grave que ça ??? » Demanda-t-elle, les yeux écarquillés.

Dom se contenta de hocher gravement la tête.

« Mon dieu, et en plus, c’est venimeux ! Ce n’est définitivement pas un chien !!!!! » Constata-t-elle, alarmée.

« - Alors, je peux t’appeler un taxi et tu rentres à l’hôtel ou tu restes ici… Ne prends pas cet air effrayé ! Ils ont ici plusieurs chambres que tu peux utiliser … et dont la porte ferme à clé !
- Je peux… peux rester ici… » Bredouilla-t-elle courageusement. « Mais toi ?
- Je ne dormirai pas. Je vais rester au chevet de Boyd, toute la nuit. »

Evey le contempla, admirative. Elle l’imaginait assez bien, une blouse blanche sur le dos, dans le rôle d’un médecin d’un hôpital humanitaire… Elle devrait lui parler de cette idée, le jour où il se ferait virer de leur série (parce que Charlie se tenait de mourir avant Kate). Elle hocha la tête.

Dom put alors s’occuper de faire un petit encas pour son Ecossais avec le dîner qui avait refroidi. Il montra aussi une chambre libre à son amie, qui continuait à le dévisager comme s’il était le Sauveur en personne. Il la laissa dans la pièce et, sans se soucier de savoir où dormirait Ali, entra dans la chambre de Billy et verrouilla la porte. Le brun commençait à somnoler, les bras toujours croisés, la bouche ouverte sur son torse. Dom sentit son sang se réchauffer. Il s’approcha précautionneusement et s’assit à côté de son ami. Ce dernier leva sa tête et n’ouvrit qu’à moitié ses yeux lourds de sommeil.

« Bill, tu devrais te mettre à l’aise pour dormir. »

L’Ecossais sourit vaguement, heureux de reconnaître son ami et la pointe de chaleur qui transparaissait dans sa voix. Le blond entreprit de retirer lentement chaque bouton de la chemise de son ami. Il déglutit péniblement quand il lui ôta le vêtement. Billy lui renvoya un sourire coquin mais trop ensommeillé. Dom se laissa attendrir. Il retira prestement le pantalon de son aîné, évitant de penser à ce qu’il aimerait faire au caleçon.

« - Billy, tu ne veux rien manger ?
- Mmmonagha, am-rêt’ d’parle’ et vien-a mmmmm’rejoindr’.»

Dom sourit. Son ami était à peine conscient. Rapidement, il se déshabilla et entra dans le lit. Là, il se colla au dos de son meilleur ami. Cela faisait un long moment qu’il n’avait pas senti ce corps près du sien mais il était heureux de voir qu’il n’avait rien oublié. Il dévora une épaule de baisers. Billy exhalait des soupirs énamourés. Il finit par se retourner. Sans ouvrir les yeux, il chercha la bouche de son ami et y posa la sienne. Dom profita de l’occasion pour goûter aux lèvres du brun et insinuer entre elles, une langue curieuse. Le baiser fut profond et fiévreux. Il n’aimait pas se séparer longtemps de son Boyd et veillait à lui rappeler à chaque occasion à qui appartenait son âme, son cœur et son corps. Quand ils se séparèrent, Billy le remercia d’une étreinte possessive. Puis d’un coup, il s’endormit. Dom resserra ses bras sur la taille de son compagnon, ravi. Il était heureux de cette idée de dîner. Il eut une pensée fugitive pour Evangeline, mais elle se perdit vite quand il se plongea dans un rêve plus qu’érotique avec un certain Hobbit de sa connaissance.

Derrière la porte, Ali, le double de la clé à la main, la regardait, décidée. Elle ne laisserait pas cette tache d’Anglais gagner, foi d’Ecossaise. Un plan se bousculait dans sa tête. Elle sourit à son bébé, sadiquement.
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