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 Tes yeux verts.

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Gred
Prophète de Lilith
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Date de naissance : 16/08/1981
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Mer 21 Déc - 19:41

Naveen sourit doucement à Dom, tout en lui donnant le verre d’eau qu’il était parti lui chercher. Le blond le remercia d’un regard embué et vida son verre. Il le posa sur la table puis le fixa un moment. Il se leva rapidement et, tout en s’excusant, il rentra dans la salle de bain. Le brun entendit l’eau du lavabo couler. Il savait que son ami se lavait le visage. Il avait beaucoup pleuré, surtout à l’évocation de ce qui s’était passé la veille. Il regarda par la fenêtre. Il faisait déjà nuit mais il avait encore quelques traces du jour qui déclinait. Il respira profondément. Ce que lui avait confié l’Anglais était très précieux. Il était heureux qu’il soit assez en confiance pour le lui avoir raconté, même s’il en avait deviné une partie depuis un moment. Il fut désolé de voir que bien que ces deux-là s’aimaient, ils n’arrivaient pas à se le dire, et qu’ils soient tous deux si aveugles. Il se promit de téléphoner à sa femme dès son retour dans sa loge. Cela faisait longtemps qu’il ne lui avait pas dit à quel point il l’aimait. Il sourit quand il repensa à la surprise de Dom quand il lui avait dit qu’il était marié. Il était persuadé qu’il s’intéressait à l’actrice brune. Même si il l’aimait bien et qu’elle l’attirait physiquement, rien d’autre n’était possible entre eux.

L’eau fut coupée et au bout d’une minute, Dom sortit de la salle de bains exigüe.

« Ça va mieux ? » Lui demanda-t-il doucement.

L’Anglais hocha la tête.

« - C’est juste… » Il s’interrompit.
« - Ne t’inquiète pas, je te comprends. Ce n’est pas facile de laisser tant de souvenirs remonter à la surface, surtout que les derniers étaient plutôt douloureux. »

Dominic eut un pâle sourire. Il se sentait très faible. Il s’était dévoilé à cet homme plus qu’à quiconque. Il ne pensait pas même avoir eu une conversation aussi « intime » avec Billy, et pourtant il avait l’habitude de tout lui confier. Puis il sourit intérieurement. C’était un peu difficile de parler à Billy comme ça, surtout quand ça le concernait lui et en particulier, maintenant qu’il l’avait fui… Au moins Naveen avait assez de recul, il connaissait peu Billy et n’avait donc pas intérêt à le ménager et aussi il n’était pas aussi impliqué dans une relation avec lui, comme pouvait être l’interprète de Kate. Lui au moins pourrait lui donner quelques conseils objectifs.

« Que comptes-tu faire maintenant ? »

La question déstabilisa Charlie, il aurait tellement aimé que Naveen lui dise, lui, ce qu’il devait faire.

« Je-je ne sais pas… »

Il baissa la tête, déçu. Il sentit la main chaude de Sayid lui relever le menton. Ses yeux ébènes se posèrent, bienveillants, sur lui. Il se sentait en sécurité avec lui, comme si tous ses problèmes pouvaient trouver une solution.

« Tu sais, Dom, que je ne peux pas répondre à cette question pour toi ! C’est à toi de décider ce que tu dois faire. »

La main le délaissa et le blond en gémit presque de dépit. Il hocha la tête.

« Mais je suis encore si confus ! »

A nouveau, il se perdit dans le regard de son interlocuteur. Celui-ci semblait naviguer dans son esprit, comme on lit dans un livre, il n’y avait plus de barrières. Mais Monaghan ne se sentait pas pour autant fragilisé. Il laissait son ami entrer en lui, lui donnant les clés, espérant ainsi obtenir ce qu’il voulait de lui.

« As-tu réfléchi que le comportement de Billy n’est pas, comme tu le crois, une preuve de rejet ? Pourquoi ne peux-tu croire que s’il a fui, ce n’est pas comme tu le penses, pour te montrer qu’il n’a pas autant d’affection pour toi que tu en as pour lui, mais précisément, tout le contraire. » Dom fronça les sourcils, sceptique. « Ces baisers que vous avez échangés, tu me dis qu’il ne les a jamais refusés, ni repoussés même s’il était peu enclin à les commencer. Peut-être qu’il a eu peur, non pas que tu continues mais que lui ne puisse pas te résister ?
- Est-ce que ça ne revient pas à la même chose ? » Demanda brusquement un Dom rembruni.

Naveen secoua la tête, tout en souriant. Une vraie tête de mule.

« Je crois que s’il est parti, c’est plus par peur de ne pas réussir à se contenir et voir votre relation évoluer vers autre chose qu’une simple amitié. Enfin, votre amitié n’est pas vraiment simple… Comment t’expliquer ? Je pense… qu’il a eu peur que vous vous engagiez dans une amitié amoureuse, comme celle qui peut exister entre un homme et une femme qui sont très amis mais qui ne peuvent s’empêcher de flirter l’un avec l’autre, tout en affirmant que cela ne reste qu’amical. Une manière de jouer avec le feu. Je suis d’ailleurs persuadé que si vous n’étiez pas deux hommes mais bien un homme et une femme, vous ne seriez plus amis en ce moment, mais sûrement mariés… »

Dom analysa ce que l’interprète de Sayid lui expliquait. Il se souvenait que Lij avait déjà plaisanté avec ça une fois, et qu’il avait continué en disant qu’ils agissaient souvent en petit couple marié. Il s’était lui aussi fait la même réflexion. Andrews continua :

« Il a dû avoir peur de perdre votre amitié. Si jamais cette nouvelle relation détruisait ce que vous avez déjà construit, vos anciennes bases, celles solides qui cimentaient votre lien. C’était une manière de vous protéger… de se protéger aussi. Car je suis intimement convaincu qu’il te porte des sentiments qui vont bien plus loin que votre amitié, même si elle est profonde. Et que ces sentiments sont réciproques. »

L’autre homme accusait le coup de toutes ses révélations. Il ne voulait pas croire que Billy puisse être… amoureux de lui ??? Cela lui semblait si étrange… mais il savait que son ami avait pour lui de profonds sentiments. N’avait-il pas rompu avec Ali et refusé de se marier pour venir le retrouver ? Il comprenait maintenant qu’il devait être complètement paumé. Il sortait à peine d’une relation durable, stable, sur laquelle il avait fondé beaucoup d’espoir pour avoir une nouvelle famille à lui (et dieu savait à quel point Bill désirait une famille) et lui, il lui avait sauté dessus, en essayant de le proclamer comme sien. Il saisissait que tout devait être encore confus pour l’Écossais qui essayait de se faire à sa nouvelle vie. De plus, il avait dû jouer son ange gardien à nouveau. Dom soupira… Sa colère disparaissait, remplacée par la compréhension. Mais il n’arrivait pas pourtant à complètement lui pardonner. Il lui avait fait tant de mal.

« Que comptes-tu faire ? » Demanda à nouveau Naveen.

Dom le fixa, surpris. Il comprit alors où son ami avait voulu l’amener dès le départ. Il compris aussi que la réponse avait été en lui depuis le début mais que ce n’était que grâce à une introspection sur ce qu’il ressentait et ce que pouvait sentir Billy qu’il avait pu enfin accepter de la voir. Casser les bouteilles de bière n’était définitivement pas une bonne solution… Il sourit réellement à son ami.

« Je vais aller chez moi, le retrouver… en tout cas, j’espère qu’il sera là. » Il fut assailli par le doute.

Naveen lui sourit à son tour. Il tapota sa main.

« Il est encore là, j’en suis certain. »

Un silence s’installa un court moment.

« Merci. » Déclara doucement l’ancien Hobbit.

L’autre haussa les épaules, dans un geste qui semblait dire « Il n’y a pas de quoi ». Il avait l’air heureux de l’avoir aidé.

« Tu n’as toujours pas répondu à ma question… Que t’a-t-elle dit ? »

Le brun éclata de rire.

« Tu t’attendais vraiment à ce que je te frappe, n’est-ce pas ? »

Dom fit un signe affirmatif.

« - Tu as raison, elle m’a dit ce qu’il s’est passé avant ton départ pour Kaneohe. Elle s’est soulagée dans mes bras. Je ne te dirai pas que ce que tu lui as fait est mal ou déplacé. Vous avez tous les deux vos torts. En tout cas, ce n’est pas à moi de venir te jeter la pierre, c’est quelque chose que vous devez régler ensemble. Je suis au regret de te dire qu’elle n’a pas compris quand je lui ai expliqué. Il lui faudra du temps avant d’accepter que tu n’es pas le seul à blâmer dans l’histoire.
- En gros, j’ai intérêt à me méfier du prochain mec qu’elle aura, surtout si c’est un grand musclé… Enfin, ce n’est pas que j’ai peur… Pour « The Purifiers », j’ai appris quelques techniques de combat, je peux tuer un homme à mains nues ! » Il lança un petit cri, tout en balançant ses bras dans une pseudo-imitation de Bruce Lee. « Je ne voudrais surtout pas abîmer ma belle gueule d’amour, que diraient mes fans si elles me voyaient avec un nez de travers ? »

Les deux hommes éclatèrent de rire. Dom se sentait bien. Cela faisait déjà quelques jours qu’il n’avait pas ri. Naveen fut le premier à récupérer son sérieux. Il considéra son ami.

« Qu’attends-tu ? »

Dom baissa à nouveau la tête, dégrisé, une angoisse au ventre.

« - J’ai peur.
- Tu veux que je te tienne la main et que je t’accompagne ? » Demanda Naveen, moqueur.

Cela déstressa Dominic qui lui lança un faux air courroucé.

« - Vas-y !
- Maintenant ? Et… (Il déglutit)… et s’il était déjà parti ?
- Je t’ai déjà dit qu’il est encore là. C’est maintenant que tu dois y aller. On ne doit pas attendre pour ce genre de choses. Ce n’est pas Billy Boyd qui me contredirait, lui qui a perdu si tôt ses parents ! Il te dirait qu’il ne faut jamais remettre à demain de dire à ceux qu’on aime à quel point ils comptent pour nous. Vas-y avant que Boyd ne commette une bêtise que vous regretterez tous les deux. »

La sagesse des paroles de l’autre acteur toucha Dom. Effectivement, Billy lui dirait ça. Il le savait. Il sourit à son confident et le remercia à nouveau. Ils se levèrent en même temps. Dom partit chercher un manteau et ses clés de voiture. Puis, il s’arrêta face au brun, qu’il serra dans ses bras.

« Tu veux que je t’accompagne ? » Murmura l’interprète de Sayid.

Le blond recula et secoua la tête négativement.

« C’est quelque chose que je dois faire seul, je crois. »

Naveen hocha la tête. Ils sortirent tous deux de la loge et ils firent le chemin jusqu’au parking. Sur un dernier regard d’encouragement, Andrews laissa Charlie aller seul à la voiture. Il ne savait pas ce que donnerait leur conversation mais il espérait que tout s’arrangerait. Il regarda sa montre, il pourrait encore téléphoner à Barbara. Il sourit.

Dom monta dans la voiture, mit sa ceinture et sans réfléchir démarra. Un besoin urgent de serrer Billy dans ses bras se faisait sentir. Il pria tout le chemin pour qu’il ne trouve pas sa maison vide.
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Mer 21 Déc - 19:43

Allez un 'tit inédit (pour le mds du moins! ^^)! Mais je me demande si qqn va le remarquer *se marre toute seule*
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Des vêtements étaient éparpillés sur le lit, ainsi que des affaires de toilettes. Il avait essayé de rassembler d’autres affaires qu’il avait laissées par terre près de l’armoire. Il s’était dit que Dominic voudrait peut-être être débarrassé de tous les objets qui lui rappelleraient leur amitié. Il n’avait pas pu continuer la tâche très loin, persuadé qu’il aurait encore beaucoup de temps avant de pouvoir partir. Il était assis sur le haut du lit, en tailleur, avec dans les mains le cadre qui se trouvait sur la table de chevet de Dom. Il regardait la photo depuis une dizaine de minutes. Il s’était dit que le blond aimerait peut-être la remplacer par une photo de sa future petite-amie. Ses pensées s’étaient focalisées sur la soirée où ils avaient pris ce cliché, puis il avait vogué dans des souvenirs du tournage. Il n’y avait pas un jour sans qu’il ne repense à ce moment de sa vie. Il lui avait tant apporté. D’un doigt, il caressa le visage de Dominic sur le papier glacé. Il aurait tout donné pour pouvoir revenir à ce jour, retrouver leur amitié… Il lui semblait que tout était moins compliqué à l’époque… Il soupira, triste, puis il posa le cadre sur le lit, en continuant de le fixer. Il releva la tête et ferma les yeux, agacé par la nostalgie qui l’envahissait et les larmes, qui se pressaient en lui, ne demandant qu’un instant d’inattention de sa part pour se remettre à couler. Mais il s’y refusait. Il avait assez joué les madeleines… Il avait cherché ce qui lui arrivait, ne recevant que ce qu’il avait semé… Il n’était pas du genre à s’apitoyer sur son sort. Il avait fait face à d’autres coups durs et s’était toujours relevé… Il savait qu’il ne serait plus le même sans son meilleur ami… Mais il avait son boulot … Il sourit douloureusement. Au moins, il adorait ce qu’il faisait…

Tout à ses réflexions, il n’avait pas fait attention aux bruits à l’extérieur de la maison : le grondement du moteur d’une voiture qui s’approche puis qui s’arrête brusquement, les crissements de pas sur le sol, le grincement d’une porte qui s’ouvre… Il était plongé dans son monde intérieur, puisant dans cette force qu’il avait su créer à la mort de ses parents, qui était née de la souffrance qu’il avait ressentie en se trouvant abandonné, avec sa sœur…

Il ouvrit péniblement les yeux, essayant coûte que coûte de ne pas craquer, mais il sentait sa carapace se fissurer. Il inspira longuement, gobant l’air farouchement, il était à la limite de l’asphyxie… Une image de vague brutale vint s’imposer dans son esprit, quand il entendit un craquement. Il tourna vivement la tête et fut confronté à ce bleu obscurci, où le soleil n’arrivait pas à percer, trop sombre et froid. À nouveau, il se mit à la recherche d’air…

Dominic l’observait. Il avait déjà fait le tour de la pièce des yeux. Il était rentré doucement dans la maison. Son cœur battait la chamade, son pouls pulsait rapidement contre son oreille, essayant de lui imposer un rythme effréné, de le pousser à la précipitation. Mais, bien qu’il ait été heureux de voir la voiture louée par Billy, sagement garée près de la maison, il redoutait le moment de la confrontation. Il s’imaginait différents Billy : de celui qui l’attendait nerveusement, prêt à se jeter à ses pieds pour lui demander pardon, à celui, indifférent, qui comptait profiter de la maison quelques jours, avant de repartir, vers sa vraie vie…

Il s’était figé en rentrant dans la pièce. Les vêtements de l’Écossais étaient éparpillés un peu partout ainsi que d’autres affaires. Un grand sac était sur le lit, et une valise se remplissait sur le sol.

Mais, ce dont il se souciait, c’était de son ami. En voyant le désordre dans sa chambre, son cœur s’était serré. Billy n’était pas parti mais, tout indiquait qu’il avait l’intention de le faire. Et cette idée était un nouveau coup de poignard pour lui. Alors, il avait considéré le brun. Il était assis sur le lit, les yeux fermés. Il contempla son visage crispé et son corps contracté, comme s’il refoulait une douleur qui le paralysait complètement. Et il n’eut encore qu’une envie, le serrer dans ses bras, chasser ce mal et le bercer tout en répétant que tout allait bien, qu’il était là… Mais s’il se laissait aller cette impulsion, qui est-ce qui le ferait pour lui ?

Il se contenta de faire un pas dans la pièce, puis deux, provoquant un léger bruit. La tête de l’interprète de Pippin se releva vers lui, brusquement et il y lut une peur subite. Billy le fixa, choqué.

Bizarrement, le calme envahit le blond qui soutint les prunelles enfiévrées de son compagnon. Il avança dans la pièce et fit le tour du lit, puis se détachant du visage du brun, il observa le sac et, sans un mot, tendit ses deux mains. Lentement, pour que son ami voit ses gestes et les comprennent, il retira certains vêtements, puis, se retournant, il se dirigea vers la commode. Il ouvrit un tiroir et rangea les habits. Il revint vers le lit et lança un regard de défi à l’Écossais. Il n’attendit aucune remarque et s’empressa de défaire le sac qui avait été péniblement rempli.

L’autre homme ne savait plus quoi penser. En fait, plus aucune idée cohérente ne lui venait. Il avait envie de pleurer, de tempêter, de rire, de hurler, de se lever, de lancer ce qui lui venait à la main, de se coucher et d’oublier… Il ressentait tant de choses et rien à la fois. Il était vide, il n’en pouvait plus. Il acceptait la situation, autorisant Dominic à le ramener dans la vie d’où il l’avait pourtant jeté. Cependant, un autre en lui aurait voulu crier, mordre, montrer sa rage et refuser d’entrer dans son jeu de girouette ; comment osait-il détruire le mur dont il avait à peine posé les bases. Ce mur qui lui permettrait de tenir à son absence dans sa vie… Il laissait faire, ne sachant pas si le retour de son ami était bon ou non.

Très vite, le sac fut vidé puis rejeté dans un coin de la chambre. La valise subit le même sort. Billy ne bougeait toujours pas. Dom poussa la manie jusqu’à ranger les affaires de toilettes de son camarade. Quand il rentra à nouveau dans sa chambre, plus aucune trace du désir de voyage de l’autre homme n’était présente.

Charlie regarda autour de lui, évitant de poser ses yeux sur le corps qui s’était recroquevillé sur le lit. Maintenant, il était nerveux. Pendant son rangement, il avait distrait son esprit pour ne pas penser à la réaction de Billy. Mais il ne pouvait plus l’ignorer. Une petite voix qu’il reconnut chaude et bienveillante se réveilla au fond de son cerveau. « Lance-toi », lui chuchota ce Naveen qui s’était intégré à lui quand il s’était confié.

L’Écossais tremblait, sans parvenir à se calmer. Ses yeux étaient vides d’expression. Dom savait qu’il avait dû passer la journée au lit et pourtant il n’avait pas l’air reposé, plutôt mortellement pâle. L’Anglais s’assit sur le lit, à distance de son ami et le scruta. Boyd sembla frissonner encore plus sous l’examen.

« Bill… » Dit doucement l’autre acteur.

Mais ce dernier enfouit la tête dans ses bras, refusant la main tendue par son meilleur ami.

« Billy. » répéta Dom d’une voix plus assurée.

L’autre secoua la tête. Néanmoins, le blond ne le laissa pas continuer et se rapprochant promptement il lui releva la tête, l’obligeant à lui faire face. L’envie de crier de Billy ressortit, il fut sur le point de se lever pour s’éloigner quand Dom posa sa bouche sur la sienne renvoyant toute la rancœur du brun dans sa gorge. Le baiser dura un long moment. Ce ne fut qu’un toucher de lèvres mais si chargé émotionnellement que lorsque Dom se détacha finalement, Billy se jeta dans ses bras. Les barrières se rompirent enfin, et il se mit à pleurer bruyamment.

Le blond reçut le corps encore tremblant de son ami et le serra fermement contre lui. Il avait envie de le sentir contre lui, de l’enchaîner à lui pour l’empêcher à nouveau de le quitter.

Entre deux sanglots, Billy disait des mots décousus où Dominic crut distinguer des excuses et des suppliques. Curieusement, les paroles de son ami n’apaisèrent pas le blond, même si une sorte de tranquillité glacée l’envahissait peu à peu. Lentement, pour ne pas brusquer son compagnon, il le coucha, à ses côtés, dans les draps encore froissés puis il remonta les couvertures sur leurs corps à nouveau enlacés.

Quand il se trouva allongé, blotti contre la chaleur de Charlie, l’Écossais se calma, heureux de percevoir à nouveau dans son torse, les battements de cœur de son meilleur ami. Sa tête calée dans le cou du blond, il se laissait bercer par la main qui caressait doucement sa nuque. Il savait que tout n’était pas résolu mais Dom était là, il l’avait finalement fait : il était venu le chercher, Dominic lui avait prouvé qu’il tenait à lui. Il sourit doucement. Puis se rapprocha encore du corps près de lui. Il partit très vite, vaincu par les derniers évènements, ne croyant pas encore à sa chance.

Dominic, lui, pleurait silencieusement. Il ne savait plus où il en était. Il était heureux, Billy n’était pas parti et, même s’il était sur le point de le faire, il ne semblait pas réjoui à l’idée de le quitter. Il n’avait rien dit, ne s’était pas opposé à ses agissements. Pourtant, il avait une douleur qui ne voulait pas partir, une pensée lancinante qui ne voulait pas le laisser en paix. Ces valises presque faites, ces tiroirs vidés… Il avait eu si peur… Et si, demain, la semaine prochaine, dans un mois, Billy partait, en emportant tout et surtout cette part de lui qui lui appartenait !

Il discernait le souffle serein du dormeur sur sa peau, il était à nouveau près de lui… mais il n’avait été jamais aussi éloigné de son meilleur ami. Ils s’étaient égarés tous deux. Dom ferma les yeux à cette pensée puis il les reporta sur le visage encore pâlot à ses côtés. Il avait mal. Il ramena une main vers la joue de Billy et la caressa du bout des doigts. Il sourit dans ses larmes. Il savait que cette nuit encore il ne dormirait pas mais, malgré tous ses doutes, il était content. Il l’avait retrouvé. Et il repoussait la petite voix qui lui répétait douloureusement « Pour combien de temps encore… ».
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Ven 23 Déc - 21:35

C'est pas gentil de faire des infidélité au MDS !! Very Happy Je t'en veux pas, mais je te suggère de poster au plus vite cette suite parce que je ne dois pas être la seule à adorer cette fic.

Franchement, la dernière partie est bouleversante... mais je suis heureuse de les voir enfin dans les bras l'un de l'autre, même si c'est peut-être éphémère (avec toi, je m'attends à tout !).

La suite, please !

Cybelia.
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Mer 19 Avr - 16:22

Cyb, tu as remarqué la suite! La seule a l'avoir fait? mdr

Ah oui, j'ai eu envie de faire une tite infidélité à MDS mais comme tu vois ça n'a pas duré longtemps! happy
Tout ce que tu me dis me touche beaucoup (comment ça tu t'attends à tout! Comme si j'étais un auteur sadique... voyons... mdr )

Bon, depuis ça, il y a eu quand même quelques petits trucs! Je vais les rajouter!
_____________________________________________________________
Les rires emplissaient la tente qui servait de cantine. Tous ceux qui se trouvaient autour de la table semblaient fatigués mais heureux. Jorge lança une nouvelle blague, entraînant les fous rires des personnes présentes. Dom riait tellement qu’il dut lâcher ses couverts et mettre sa main devant la bouche qui menaçait de recracher sa fourchée de riz. J.J. Abrams retira ses lunettes et s’essuya les yeux d’où perlaient des larmes. Il leva les mains, suppliant :

« Ca suffit Jorge ! Si tu continues, tu vas en tuer de rire ! Je ne pourrai jamais terminer ma série à cause de toi… »

Billy sourit, content. Il lança un regard en coin à son ancien compagnon de tournage . Dom lui fit un clin d’œil, puis se détourna pour s’attaquer à son steak. Le sourire de l’Ecossais s’élargit, une chaleur agréable se propagea dans sa poitrine. Il dissimula un petit rire dans son verre qu’il portait à ses lèvres. Un peu plus et il rougissait.

Il était plus que ravi de se retrouver sur les lieux du tournage de la série. Non seulement il en apprenait plus sur les coulisses d’une série si impressionnante mais il découvrait l’intrigue, qu’il trouvait si étonnante, avant les autres. Et, enfin, cerise sur le gâteau, il avait retrouvé son Dominic.

Il avait eu peur à son réveil, le lendemain de leur réconciliation, quand il avait retrouvé son ami faisant ses bagages. Mais ce dernier l’avait vite rassuré en lui demandant qu’il fasse le sien pour qu’ils puissent se retrouver tous les deux assez rapidement sur les lieux du tournage. Il avait été accueilli avec chaleur par toute l’équipe qui avait été très choquée par son accident. Tous avaient souhaité son retour en pleine forme.

Le blond et lui n’avaient plus rediscuté des derniers incidents et il y voyait là un accord inconscient pour oublier tout et reprendre leur amitié là où ils l’avaient laissé. Il avait marqué cette « décision » en leur rappelant à tous deux un sujet qui leur avait tenu à cœur pendant longtemps : leur script. Dom sembla enthousiaste quand il lui parla d’un ami à lui qui pourrait les aider dans l’écriture et dans la réalisation de leur projet. Ils discutèrent assez longuement. Billy en fut heureux. Il résolut de consacrer ce moment de « vacances » pour s’occuper de leur film. Dom avait simplement hoché la tête pour montrer son accord.

Leur relation était peu à peu redevenue la même qu’auparavant. Il retrouvait son meilleur ami, leurs discussions et leur ancienne complicité. Il adorait se réveiller pour trouver Dominic assis à la table de la « cuisine », lisant le prochain script, tout en buvant son café. Ils revoyaient le script ensemble et répétaient les répliques de Charlie. Il se délectait des moments de tournage et ne se lassait pas de voir son ami jouer. Et, bien sûr, il profitait de la joyeuse ambiance entre les membres du casting.

Il avait tout de même été étonné par la froideur de l’accueil de Kate. La jeune actrice n’adressait plus la parole au blond. Quand il avait voulu en toucher un mot avec celui-ci, l’Anglais s’était raidi un instant, avant de hausser les épaules et de lui dire qu’ils s’étaient juste disputés. Il n’avait pas précisé le sujet de la querelle et l’Ecossais n’insista pas.

Mais, ce qui le surprit le plus, fut la joie avec laquelle Dom retrouva l’un de ses compagnons, Naveen Andrews. Lui-même avait sympathisé avec l’interprète de Sayid ; ils s’étaient trouvés de nombreux points communs, en particulier concernant le caractère. Charlie et Sayid semblaient s’être rapprochés pendant son absence. Il n’était pas rare de les voir ensemble, en pleine discussion ou lancés dans un délire. Billy essayait de se réjouir que son Dominic ait trouvé quelqu’un pour l’épauler mais il ne pouvait pas toujours taire la pointe de jalousie qui l’envahissait. Les mots « Naveen et Dom » venaient régulièrement dans les discussions. Boyd pensa qu’il n’y a pas longtemps c’était « Dom et Billy » qui étaient sur les lèvres de tout le monde. D’ailleurs, ça lui semblait mieux sonner à ses oreilles. Mais il s’était secoué . Il se faisait des idées. Rien n’avait changé ; ils étaient toujours aussi amis et c’était ce qu’il souhaitait… Dom lui parlait, ils discutaient de tout et de rien et s’amusaient ensemble…
Son ami semblait même aller mieux : il mangeait correctement, n’avait plus d’insomnie (il ne l’avait pas réveillé une seule fois, cela voulait bien dire qu’il dormait bien) et jouait parfaitement. Il soupira. Ils avaient réussi à rattraper le coup…

Ils s’attardèrent un moment à table après avoir fini leur repas mais ils prirent rapidement congé. L’Anglais tenait à s’isoler dans sa loge. Ils devaient tourner tard dans la nuit pour une scène. Dominic voulait être sûr d’être prêt, les acteurs n’avaient pas le droit à beaucoup de prises. Ils échangèrent quelques mots sur le chemin menant vers la loge de Charlie. Là, Billy décida de faire du café. Le blond s’assit sur le canapé étroit, les feuilles du script sur les genoux. Elles étaient noircies de notes prises par l’acteur. Il aimait y mettre des indications, essayant de trouver le geste ou le ton adaptés, ou simplement griffoner un quelconque dessin, quand son esprit s’éloignait. Billy sourit. Dom ferma les yeux et se concentra. Il voulait être le plus possible dans l’ambiance de la scène avant son tournage.

L’interprète de Pippin le contempla, silencieux, se délectant du visage sérieux que son ami lui offrait. Il aimait retrouver ce Monaghan, l’acteur sérieux et concentré. Il ne ressemblait plus au jeune loup fou qui avait écumé tous les clubs et les bars de Wellington et de ses environs. Et ce Dom, comme toutes ses autres facettes, l’attirait. Il émanait de lui une aura qui l’hypnotisait complètement. L’Anglais rejeta la tête en arrière, les yeux toujours clos. L’aîné admira la courbe de son menton, descendant ensuite sur sa gorge offerte à ses regards. Depuis combien de temps n’avait-il pas caresser cette peau délicate et chaude, depuis combien de temps n’y avait-il pas apposé un baiser, ses lèvres ou sa langue… Il réprima un gémissement de protestation quand Dom baissa la tête vers son script, essayant de déchiffrer ses propres hiéroglyphes. Billy sourit à nouveau et secoua la tête pour en chasser les idées inappropriées. Il n’avait pas le droit de penser à ça.

Il servit deux tasses de café et se dirigea vers le canapé, il tendit une tasse à l’Anglais, qui la prit sans vraiment lui accorder son attention. L’Ecossais leva les yeux au ciel. Charlie ne se rendit compte de sa présence que lorsque son ami s’installa près de lui. Il redressa alors la tête, soucieux. Billy fronça les sourcils. Le blond se décala sur le sofa, veillant à ce que leurs corps ne se touchent pas.

Le cœur du brun tressauta mais il s’exhorta au calme, ne comprenant pas réellement sa soudaine panique. Il observa son cadet, qui avait reporté son attention sur le scénario. Billy se détendit : Monaghan essayait juste de maintenir sa concentration, il tentait seulement d’éviter les distractions … mais il ne pouvait s’empêcher de penser que ce n’était pas le premier mouvement de recul de Dominic depuis qu’il était venu le chercher. « Ce n’est rien. », se rassurait-il.

Mais il devait savoir. Il pencha son corps vers l’avant, donnant l’impression à son compagnon qu’il voulait lire lui aussi ce qui était écrit. Son souffle caressa la joue anglaise, ce qui fit sursauter Charlie, qui se retrouva debout.

Billy, choqué, fixa son meilleur ami. Il n’arrivait pas réellement à penser. Dominic, quant à lui, essaya de se donner une contenance. Il alla poser la tasse à peine touchée dans l’évier, puis il se tourna vers son ami, les feuillets toujours dans la main. Il voulait dire quelque chose, relever ses lèvres dans un sourire, alléger l’atmosphère mais un silence inconfortable s’installa. Il ne savait pas quoi dire à son ami. Comment lui faire comprendre qu’il ne voulait pas le toucher ? Que sentir sa chaleur sur sa peau le mettait au supplice… Que dormir dans le même lit que lui était au-dessus de ses forces…
Il abandonna, sachant qu’il ne pourrait jamais lui dire, que les mots lui échapperaient. Et puis, n’était-ce pas ce que cherchait Billy… ne pas avoir de contact …

Celui-ci continuait à observer son ami. Il lui semblait à des lieux de lui, inaccessible. Il aurait voulu se lever et le serrer dans ses bras mais il arrivait presque à voir comme une barrière autour du plus jeune, qui l’empêchait de s’approcher.

Dom finit par ouvrir la bouche :

« Ca te dérange si je te laisse quelques instants ? Je vais aller voir J.J., j’ai quelques questions à lui poser pour la prochaine scène. »

Avant même que le brun ait le temps de répondre, Dom était parti.

Billy se sentit vide. Il laissa son café refroidir dans la tasse, entre ses mains. Il ne pensait à rien, ce qui venait de se passer se répétait en boucle dans son cerveau. Quand il se « réveilla », plus d’une heure s’était écoulée. Il se trouvait toujours sur le canapé, les yeux dans le vide. Dominic n’était pas réapparu. Il avait une soudaine envie de le voir, de le toucher, de le garder à lui, c’était un besoin imminent, une sensation étrange de manque. Il posa la tasse à même le sol et sortit en trombe de la loge. Il ne savait pas où il allait, se contentant de marcher entre les caravanes. Il ne remarqua la jeune femme brune que lorsqu’il la bouscula.

« Excuse-moi, je ne t’avais pas vu. »

Elle leva les sourcils, exaspérée, puis elle poursuivit son chemin, quand il l’interpella :

« Tu n’aurais pas aperçu Dominic, par hasard ? »

Il regretta instantanément sa question quand il vit l’éclair soudain de colère dans ses yeux verts.

« Il doit sûrement se trouver avec Naveen, ils sont inséparables ces deux-là ! » Lâcha-t-elle.

Elle tourna les talons et s’éloigna rapidement.

L’Ecossais préféra ne pas analyser les sous-entendus qu’il avait cru pressentir dans cette simple phrase. Grâce à un technicien, il retrouva la loge du soldat irakien. Il resta un moment devant la porte, sans oser frapper. Mais il devait voir son ami et peut-être que l’acteur saurait où le trouver.

Lentement, il grimpa les deux marches qui menaient à la porte de la loge et, sans vraiment y réfléchir, l’ouvrit doucement. Sans bruit, il passa la tête par l’entrebâillement. D’abord, il ne vit rien ; alors il s’engagea d’avantage dans la caravane. Mais il s’arrêta en jetant un regard vers le canapé. Aucun des deux hommes n’avait semblé remarquer son entrée. Dom, les yeux fermés, paraissait profondément endormi, la tête sur les genoux de Sayid. Ce dernier lui caressait le dos lentement. Il avait les yeux fermés, lui aussi, des écouteurs sur les oreilles et il semblait vouloir se relaxer.

Billy était figé. Il aurait voulu partir, fuir ce moment d’intimité qu’il semblait violer, salir de sa présence. Il se demanda depuis combien de temps Dom ne dormait pas ainsi avec lui, se rendant enfin compte que tout ce que lui avait offert son meilleur ami n’était qu’une mascarade, une pâle imitation de ce qu’avait été leur amitié.

Une voix, moqueuse, s’éleva en lui.

« Regarde, il n’a plus besoin de toi. Tu as été celui qui l’a blessé, c’est à cause de toi s’il a eu tellement de problèmes. Il est allé chercher du réconfort ailleurs, là où il savait qu’il serait protégé. Avec lui, cela semble marcher. Vois comme ils ont l’air calmes et satisfaits l’un avec l’autre. Pour toi, il n’a plus que du rejet… »

Il repensa à ce qui c’était passé un peu avant.

Le plus délicatement possible, Billy sortit et referma la porte derrière lui, sans bruit. Il n’avait rien à faire là. Il retourna dans la loge de son ami et s’affala sur le sol de la chambre, entre le lit et le mur. Ils n’avaient pas échangé une caresse, ni un baiser depuis la nuit où Dominic était venu le chercher. Il n’avait pas compris tout de suite que Dom l’avait maintenu éloigné de lui. Il ne l’aimait plus, même comme un frère. Il avait tout gâché. Billy resta là, sans pleurer. Il n’en avait pas le droit.

Naveen contempla la porte. Il avait aperçu l’Ecossais sortir. Il regarda Charlie et soupira. Il savait que rien n’avait été dit entre eux. Il avait pourtant exhorté son nouvel ami à se confier. Maintenant, il avait assez reculé.

« Monaghan, nous allons avoir une discussion sérieuse à ton réveil. »
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Mer 19 Avr - 16:23

Dom se réveilla progressivement. Ses yeux papillonnèrent un moment avant qu’il puisse focaliser sa vue sur la silhouette devant lui. Naveen était accroupi à terre, faisant un sac.

« Tu pars en vacances ? » Lança le blond, la bouche pâteuse.

Naveen sourit.

« C’est mon linge sale. Pour qu’il ne soit pas éparpillé dans toute la caravane. »

Dom hocha la tête. Il se releva doucement. Il ne sentait pas très vaillant : sa tête était lourde, comme encore enfermée dans l’étau du sommeil, son corps était endormi. Il avait du mal à bouger. Il cala son dos contre le canapé. Il n’aurait jamais dû s’endormir. Il savait qu’il serait de mauvaise humeur et il sentait la migraine venir. Il ferma les yeux et porta ses mains à ses paupières. Peut-être qu’une douche lui ferait du bien. Il lui fallait définitivement un verre d’eau ou de jus de fruit, pour lui enlever le goût amer de sa bouche. Il devait avoir une très mauvaise haleine.

Difficilement, il se leva et se traîna jusqu’au réfrigérateur. Il prit une petite bouteille d’eau et avala péniblement une gorgée. Il s’accouda à l’évier. Il lui fallait une aspirine et des vitamines… il devrait peut-être y aller carrément à l’ectasy ou au speed, il aurait sûrement plus la pêche. Mais il s’imaginait mal, drogué, réussir la scène de cette nuit… Il se massa la nuque. Cela allait être dur ! Il reporta son attention sur Sayid, qui continuait son rangement. Il allait lui lancer une petite pique quand l’autre se retourna :

« Billy est passé. »

Dom contempla la bouteille puis porta le goulot à sa bouche.

« - Ah ?
- C’est tout ce que tu as à dire ?
- Qu’est-ce que lui t’a dit ? »

Naveen haussa les épaules.

« - Rien. Nous n’avons pas discuté. Il nous a juste vu. Il n’a même pas remarqué que je l’avais aperçu. »

Naveen observa son ami. Le visage du blond était vide d’expression. Monaghan releva la tête et regarda l’autre acteur dans les yeux. Il sentait la colère monter en lui.

« Que veux-tu que je te dise ? Il est venu, et alors ? Il devait en avoir marre d’être tout seul dans la loge. Quand je le verrai tout à l’heure, je m’excuserai de l’avoir laissé seul. Ça te va ? »

Sayid leva la tête au ciel, exaspéré par l’entêtement de l’Anglais.

« - Vous ne vous êtes pas parlé, n’est-ce pas ? Tu as décidé de laisser la situation dans cette impasse ?
- Mais tu vas me lâcher à la fin ! Je suis allé le chercher, non ? Et, ça y est, nous sommes les meilleurs amis du monde ! Tu sais « Billy et Dom », les inséparables, ceux qui sont devenus amis au premier coup d’œil ! Et maintenant la vie est belle, les oiseaux chantent, le monstre gambade dans les b…
- Dom …
- Non ! Nous avons la relation que Billy veut. Et je ne vais quand même pas m’excuser pour ça ! Je suis stupide mais je sais m’arrêter… Il ne veut pas de moi comme amant, c’est d’accord mais il ne faut pas non plus qu’il en demande plus… »

Charlie soupira fortement, en proie à un nouvel accès de rage. Il se retourna vers l’évier, s’y appuyant. Il s’exhorta au calme. Il sourit à l’absurdité de la situation, puis il se mit à rire doucement. Il finit par fermer les yeux.

« Il ne s’est même pas rendu compte que je me forçais, que je devais jouer le Dom que j’étais avant, avec lui. Il s’est contenté de cette copie d’amitié que je lui ai offerte. A quoi sert-il encore que je fasse des efforts ? Explique-moi ? Si je dois faire semblait, est-ce qu’il ne vaut pas mieux arrêter cette mascarade ! Jamais, je n’aurais dû… Parfois, je me dit qu’il aurait mieux valu avoir trouvé la maison vide, qu’il aurait dû partir. Au moins, ça serait fini. Tout ce cauchemar serait…
- Dominic… » Murmura presque tendrement le brun, en se rapprochant.

L’ancien Hobbit se retourna et calmement vint se serrer contre son ami. Il cherchait la chaleur, il se sentait abandonné par ses forces, par ses rêves. Sayid encercla son ami de ses bras. Dom s’approcha encore plus, enfouissant son nez dans le cou de son ami. Sans vraiment y réfléchir, il y posa un baiser. Naveen se raidit immédiatement. Quand Dom continua son trajet jusqu’à sa joue et qu’il voulut au final poser ses lèvres sur les siennes, Naveen se recula, brisant l’étreinte.

« - Pourquoi ?
- Je suis désolé, Dominic. J’aime Barbara. Tu n’es qu’un ami. »

Le blond contempla, ébahi, son compagnon de tournage. Celui-ci le fixa aussi puis alla s’asseoir tranquillement sur le canapé.

« - Monaghan, tu ne sais pas ce que tu fais.
- Oh si, je le sais très bien ! Tous les deux, on s’entend bien… et ne me dis pas que tu n’es pas un minimum attiré par moi ! »

L’Irakien hocha la tête, las.

« - Bien sûr qu’il a y a de l’attirance, comme dans beaucoup de relation. Cela ne veut pas dire qu’il faut y succomber. »

L’homme sourit doucement, causant une montée de colère chez l’Anglais . Il avait l’impression que Naveen se moquait de lui. L’autre sentait l’exaspération monter chez le blond. Il soupira et baissa la tête. Il dit doucement :

« - Ne joue pas à l’enfant capricieux à qui on ne refuse rien. Réfléchis un peu : tu es peut-être attiré par moi mais tu es amoureux d’un autre. Je sais bien que tu agis comme ça par rage et que tu veux te venger, lui faire payer tout ce que tu as subi mais ce n’est pas…
- Arrête ! Tu ne sais pas ce que je ressens… Ne fais pas celui qui s’y connaît ou qui s’y intéresse ! Je ne suis rien pour toi… comme pour Billy ! »

Naveen se redressa et alla prendre son ami dans ses bras. Ce dernier bouillonnait de rage ; il ne supportait plus d’être le jouet entre les mains de ceux qui se disaient ses amis. Il aurait voulu s’échapper de l’étreinte de l’autre homme mais celui-ci avait toujours un pouvoir relaxant sur lui, il savait l’apaiser par quelques paroles et une chaleureuse accolade.

« Ne te mets pas dans cet état, Dommie, ça ne sert à rien. Je ne le vaux pas. J’ai quelqu’un que j’aime énormément. Toi aussi. Retourne vers lui et fais la paix avec lui. Tu ne dois pas réagir ainsi… Et puis, n’oublie pas que nous avons une scène importante cette nuit ! Calme-toi… »

Monaghan ne répondit pas. Il resta quelques minutes dans les bras de son ami, goûtant à un peu de sérénité, essayant de croire en ses paroles… Il finit par se séparer du brun et sortit, sans un bruit, de la loge. Il ne savait plus trop où il en était, il avait l’impression d’exploser à cause de sentiments et de pensées contradictoires. Il se promena entre les loges, avant de se diriger vers la plage. Il s’assit paisiblement puis il s’allongea. Il ne sut combien de temps il resta là, les yeux fermés, se reposant, vidant son esprit tout en égrenant d’une main les grains de sable. Il finit par se relever et se mit à marcher, tout en époussetant ses vêtements.

Il se dirigea vers la loge de maquillage, calme, vidé de toute émotion. Il laissa derrière lui tout ce qui l’énervait, il se permit un moment d’oublier Billy, Naveen. Il voulait juste être tranquille, effacer ses amis et ses problèmes…

Il était assis dans un coin, près de la scène de tournage, se concentrant sur sa prochaine scène. Il balaya le plateau du regard. Il la vit, parlant au réalisateur. Il la trouva belle, avec ses longs cheveux bruns et ses yeux verts rieurs. Cela aurait été si simple s’il était tombé amoureux d’elle, il savait que ça aurait été le mieux pour lui. Il parcourut son corps de ses yeux, admirant les courbes de la jeune femme. Il se souvenait encore de la nuit qu’ils avaient passé ensemble, même si elle semblait remonter à loin. Il sourit, sarcastiquement ; c’était là que ça avait commencé à merder… Il se rabroua, chassant tout ce qu’il avait en tête. Il reporta son attention sur la brune.

Elle lui lança un coup d’œil. Il ne put s’empêcher de sourire à nouveau. D’un coup, cela ne lui sembla pas trop dur de la reconquérir. Il savait ce qu’il pourrait faire ou dire, comment l’aborder, les mots qu’il devrait employer pour s’excuser, pour la séduire à nouveau… Elle était si attirante. À nouveau, il la détailla attentivement, son regard se perdant sur chaque arrondi… Lentement, il détourna le regard, puis baissa la tête, se focalisant sur la vue de ses poings qui se contractaient nerveusement. Il eut envie de rire mais se retint de peur de pleurer.

Elle était là, il lui suffisait d’un geste, d’un mot pour qu’elle lui revienne mais il ne pensait qu’à lui, il ne voulait que lui ; Billy, celui qui finissait par lui pourrir la vie, pour qui il se perdait un peu plus.

Il n’accorda aucun regard à la brune quand elle passa près de lui, en lui lançant un coup d’œil qu’il ne vit pas.

Il s’isola mentalement, devenant Charlie, pour chasser toute pensée parasitaire. Il redevenait ce junky en manque, un peu paumé qui avait tout compris à la vie : lui était tombé amoureux de la belle blonde.

La scène fut longue à tourner, on multiplia les prises qui fatiguaient tout le monde. Le seul à en redemander plus était le sautillant Charlie. Là, il se sentait bien, dans son élément. Il aurait voulu que ça ne termine jamais, que ce soit comme ça tout le temps, jouer la comédie et ne jamais revenir à sa vraie vie. Mais quand finalement, au petit matin, le réalisateur les congédia en les remerciant, il quitta le plateau rapidement, laissant les autres fêter dignement (bien qu’ils soient épuisés) la fin de ce moment éprouvant. D’ailleurs, on sentait bien qu’on commençait à apercevoir le bout de la saison…

Il n’éprouvait plus rien, ne voyait ni n’entendait rien. Il voulait juste dormir, prendre un peu de repos. Il ouvrit la porte de sa caravane brusquement, faisant sursauter la masse endormie sur son canapé. Il contempla un peu surpris Boyd allumer une lampe puis regarder, à moitié engourdi, l’heure sur sa montre. L’Ecossais posa des petits yeux verts sur lui et lui demanda :

« Vous avez terminé ? Ça s’est bien passé ? »

Dom ne répondit même pas à la question :

« Qu’est-ce que tu fais là ? » Interrogea-t-il hargneux.

Billy, surpris par le ton, bredouilla :

« Comme… comme tu as du mal à dormir av… enfin, j’ai pensé… qu’il serait mieux que je te laisses dormir seul … euh… dans ton lit… pour que tu te sentes bien et… Je… »

Cette attention rendit Dominic encore plus furieux. Sans plus faire cas de son ainé, il se dirigea vers sa chambre, d’un pas lourd. Là, il ferma violement la porte, sous le regard choqué et inquiet de son meilleur ami. Le blond voulait juste qu’on l’oublie, il n’en demandait pas énormément : juste qu’on le laisse en paix. Il s’abattit sur son lit, tremblant de rage et de larmes contenues. Il s’endormit comme une masse.
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Sam 22 Avr - 0:54

Voilà la suite, postée d'abord sur mds! Razz
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Billy observait les gens sur la plage. Il y avait près du restaurant où il se trouvait quelques familles avec des enfants qui jouaient bruyamment. Machinalement, il suivit le mouvement d’un ballon dans les airs. Il contemplait ce spectacle, absent, caché derrière ses lunettes noires. Son humeur était lugubre, il aurait voulu se trouver autre part, se terrer dans un coin et oublier.

L’inactivité lui pesait. Il en avait marre de ne rien faire. Il avait délaissé le script. Pourquoi le terminer s’il n’intéressait plus Dom… ? ni le film, ni lui-même n’intéressaient plus son ami. Il enleva ses lunettes et frotta ses yeux.

Il avait mal dormi, ne pouvant trouver le sommeil après la scène avec son meilleur… Enfin, il n’était même plus sûr de tenir ce rôle pour Dominic.

Il leva la tête quand son compagnon pour le déjeuner le rejoignit.

« Excuse-moi d’avoir pris autant de temps. J’ai été harponné dès ma sortie des toilettes, par deux fans… plutôt hystériques ! Elles voulaient absolument savoir comment est le monstre. » Il sourit.

Billy secoua la tête, montrant qu’il ne lui en voulait pas. Il n’aurait même pas su dire combien de temps avait duré l’absence de l’autre homme. Il contempla son interlocuteur qui s’était penché avec gourmandise sur la carte des desserts. Lui-même ne prendrait qu’un café. Il n’avait aucun appétit.

Il avait été étonné par cette invitation à déjeuner. Mais il en avait été ravi aussi parce qu’il ne souhaitait qu’une chose : fuir la caravane. Même si ça voulait dire se retrouver en sa compagnie à lui. Il sourit à l’absurdité de la situation. Son sourire se transforma en une grimace moqueuse ; cela faisait bien longtemps que dès qu’il s’agissait de Dom, il ne voulait que prendre ses jambes à son cou… Il soupira.

Une assiette de carpaccio à l’ananas apparut et l’autre y planta sa cuillère qui fut vite happée dans une bouche avide. Celle-ci émit un petit bruit de satisfaction et se releva en un sourire enfantin. L’Écossais rit de bon cœur à ce petit rituel. Une paire d’yeux bruns rieurs se posèrent sur lui. Naveen était heureux de son effet. Il tendit sa cuillère à son vis-à-vis pour qu’il puisse lui aussi goûter mais l’autre refusa. Haussant les épaules, il continua plus lentement à déguster son dessert.

Quand, enfin, il eut léché sa cuillère et son assiette, Naveen reporta son attention sur son nouvel ami. Il s’essuya les mains et demanda au serveur de leur servir des cafés. Billy regardait à nouveau vers la plage.

« Il est juste bouleversé et fragilisé par les derniers évènements. »

L’Écossais ferma les yeux. Il ne voulait pas parler de Dominic, ni y penser. Naveen hocha la tête comme s’il avait compris.

« Contente-toi de m’écouter, d’accord… »

Billy hésita mais finit par fixer son regard sur l’autre acteur.

« - Il ne s’est rien passé entre lui et moi, si tu te le demandes. » Le brun tressaillait. « Ce que tu as vu hier n’était qu’une manière d’aider Dom. » Billy n’essaya même pas de démentir ses propos. « Il a de grosses difficultés à dormir, c’est assez connu sur le tournage. Il traîne ça depuis longtemps. » L’autre hocha la tête. « On s’est rapprochés depuis un petit moment, lui et moi, surtout depuis ton “escapade“ . » Billy se raidit. « Il a eu une petite discussion avec tu sais… son ex… et elle est venue me voir. Mais je ne l’ai pas vraiment aidée comment elle aurait voulu… A la place, j’ai envoyé Dom te chercher… Il avait très peur de ne pas te trouver chez lui.
- Je parie que maintenant il regrette que je n’aie pas disparu définitivement de sa vie. » Déclara d’une voix blanche le brun.
« - C’est ce qu’il m’a dit. » Billy accusa le coup, mortifié de voir sa crainte se révéler vraie. Des larmes perlèrent à ses yeux.
« - Mais il ne le pense pas. Si tu venais à le quitter pour de bon, il ne se relèverait pas. Même la série, la seule chose qui pour l’instant le fait tenir, ne lui serait d’aucun secours. Billy, je sais que tu es blessé et que, d’une certaine manière, tu lui en veux pour ce qu’il te fait subir mais tu dois comprendre qu’il a juste peur… de te perdre, de ne pas te dire ce qu’il ressent… de t’avouer ce qu’il ressent… Il est complètement effrayé et n’a aucune confiance en lui. Il joue la comédie depuis tellement longtemps qu’il arrive à tromper tout le monde, même toi. Mais il est fatigué, il a besoin de repos, autant physique que psychologique. Il a besoin de repères, de savoir sur qui il peut compter, de retrouver ce qu’il a toujours connu, de…
- De moi. » Conclut l’interprète de Pippin.

Il réalisa qu’il jouait encore l’égoïste. Il disait protéger son ami mais il ne voulait que se protéger. Il ne pensait qu’à lui-même, sans se soucier de savoir ce que désirait Dominic. Si Dom lui avait menti, ce n’était pas dans le but de le faire souffrir, au contraire… Il s’était promis d’aider son ami à remonter la pente et il n’avait fait qu’empirer les choses. Il se releva sur sa chaise. Il devait cesser de se lamenter.

« Merci » Dit-il simplement.

Naveen sourit. Il termina son café.

« - De rien. Ça fait plaisir de voir qu’il y en a au moins un des deux qui m’écoute ! Je te raccompagne jusqu’à notre « village » ?
- Non… Je pense… j’ai des chose à faire.
- Qu’est-ce que je dis à Dom, s’il me demande où tu te trouves ? »

Billy hésita.

« - Je…
- Ne t’inquiète pas, je trouverai bien une raison pas trop bidon ! »

Ils se sourirent.

Quelques heures plus tard, Billy revenait vers la caravane de son ami, l’humeur moins chargée. Dès son entrée, Dominic releva la tête vers lui. Ce dernier fronça les sourcils mais reporta vite son attention vers son script. Le dernier épisode. Il était long mais il ne restait que quelques jours de tournage. Ensuite, c’était la délivrance… Il essayait de ne pas y penser.

Billy posa le peu de sacs qu’il portait et alla se verser un verre d’eau bien fraîche. Il était appuyé contre le réfrigérateur, le regard dans le vide quand Dominic l’interpella :

« Alors, ce shopping ? Naveen m’a dit que tu voulais trouver des fringues hawaïennes. Je pensais que les chemises bariolées n’étaient pas ton style et ils ne font pas dans les rayures ici… »

Billy trouva le ton de Dom un chouïa agressif.

« Non, ça serait plutôt le tien ! Et les rayures me vont mieux au teint… »

Le plus jeune le fixa quelques secondes puis détourna le visage pour cacher un sourire à moitié esquissé.

« En tout cas, tu as fait aujourd’hui ce que tu sais le mieux faire en ce moment : m’éviter. »

Billy se glaça. Un élan de colère le prit ; il aurait voulu empoigner Dom par le col de son tee-shirt noir et effacer de son visage son air narquois. Au lieu de ça, il se calma, s’exhortant à aller poser son verre qu’il tenait un peu trop fermement. Il se dirigea ensuite vers l’un des sacs duquel il tira une pochette brune et s’installa sur une chaise près de son ami. L’Anglais se raidit en voyant le logo d’une agence de voyage sur la pochette. Il détourna les yeux, essayant de ne pas se mettre à sangloter, à le supplier de rester, qu’il changerait et qu’il ferait tout pour lui… mais aucun son ne franchit sa gorge, il ne devait rien laisser transparaître.

Billy s’éclaircit la voix. Il ne savait pas trop comment commencer, comment le blond allait réagir.

« Dominic… » Commença-t-il laborieusement. « Il faut que l’on parle de… de… de… » Il secoua la tête, ça ne sortait pas correctement.
L’autre homme, trop nerveux, se leva précipitamment.

« Te fatigue pas, j’ai compris, pas besoin de simagrées ! Fais un bon voyage. Mes bons souvenirs à Ali ! »

Mais l’Écossais se leva à son tour et le retint par le bras. Son pouce alla caresser, inconsciemment, la peau de son ami.

« Assieds-toi, tu ne comprend pas. »

Dom évitait les yeux de l’interprète de Pippin. Son cœur battait la chamade, ses oreilles sifflaient, il se sentait mal. Il voulait fuir mais la chaleur diffusé par cette main sur son épiderme le rendait de plus en plus docile. Il s’assit, au bord du canapé, près à bondir à la moindre contrariété. Billy, l’ayant compris, raffermit sa prise sur son bras.

« Je vais essayer d’aller droit au but… Je sais que je t’ai fait souffrir. Je sais que mon … mon départ vers Kaneohe t’a bouleversé. Mais je ne te fuyais pas… » Dom lui lança alors un regard mi-surpris, mi-méprisant. « Ecoute-moi avant de faire cette tête ! C’est de moi dont j’avais peur. Ainsi que de cette nouvelle … euh, intimité entre nous. Ce qui s’est passé dans la tonnelle, à cette fête… je, je l’ai voulu mais … aussi regretté, j’ai été effrayé…j’avais peur de te forcer un peu la main, mais aussi de ce que ça impliquait, de mes sentiments, des tiens, de perdre notre amitié. Je sais maintenant que j’ai mal réagi, qu’au lieu de tout rejeter, il me faut accepter. J’ai besoin de temps Dom. Juste pour ne pas nous perdre. Et aussi parce que tu es fragile et que tu as besoin de te reposer avant qu’on ne puisse envisager quelque chose à nous… autre chose. »

Billy marqua une pause et osa lâcher son meilleur ami. Celui-ci le contemplait, incrédule, sans vraiment comprendre. Il semblait complètement perdu, ne sachant que dire.

Le brun prit la pochette dans les mains et y sortit un billet d’avion… puis deux.

« Ton tournage est bientôt terminé. Je dois t’avouer que je ne supporte plus cette île ! Tout me tape sur les nerfs : la plage, ce soleil, ce plateau, les caméras, les décors, cette caravane… Alors, j’ai appelé Lijah et je lui ai demandé s’il était partant pour une virée entre Hobbits. Il avait l’air plutôt heureux de me parler, il a besoin d’une pause lui aussi. Il va appeler Sean et puis Vig et Orly quand même ! On va tous se retrouver chez lui à L.A. . Qu’est-ce que tu en dis ? »

Billy regarda nerveusement Charlie. Il avait réellement peur d’un refus. Mais ce dernier ne broncha pas, fixant les billets, muet. Il ouvrit enfin la bouche :

« Tu ne me quittes pas ? Tu restes avec moi ? »

Le ton était tellement désespéré que cela brisa le cœur de l’Écossais. Il prit le visage de Dom dans ses mains et ancra ses yeux au sien :

« Je ne pars pas sans toi. » Dit-il en détachant chaque mot.

Dom sourit. Le brun libéra son visage mais ses mains furent attrapées par celles de son meilleur ami. Ce dernier essaya de reprendre contenance, tout en jouant avec les doigts de son Pippin. Il prit une longue bouffée d’air puis expira.

« Je dois faire plusieurs émissions à la télé, à L.A., de toute manière. »

Billy regarda longuement le blond, ne s’attendant pas à cette réponse. La lumière se fit peu à peu mais il demanda tout de même :

« - Alors, tu viens avec moi ?
- Oui » Murmura l’autre.

Le brun hocha la tête. Il était ému même si Dom était encore un peu réservé avec lui. Une envie de se blottir contre son ami se pressait en lui mais il avait peur de gêner Dominic. Il se lança quand même. Il commença par demander :

« Est-ce que je peux… » Mais il ne put terminer.

Merry leva un sourcil. Billy lui retira ses mains qu’il alla placer légèrement autour de sa taille. Il se rapprocha de lui assez près pour pouvoir poser sa tête sur son épaule. Il était aussi proche qu’il se permettait de l’être. Dom le repoussa doucement. Cela arracha un sourire triste à son ami, qui essaya de cacher la déception qu’il ressentait.

Charlie n’eut pas le temps de parler qu’un coup fut porté à la porte. Il se leva doucement, laissant Billy, échaudé par le dernier geste du Hobbit. Il avait put sentir pendant quelques délicieuses secondes l’odeur de Monaghan. Cela avait été une explosion de sensations et de souvenirs. Il s’était senti chavirer et il aurait voulu s’accrocher au blond, qu’il craignait voir disparaître.

Dom alla ouvrir la porte où l’attendait un assistant du réalisateur, souriant, la dernière mouture d’une scène de l’épisode dans les mains. L’Anglais le remercia machinalement puis referma la porte. Il la verrouilla d’un coup sec, ne se préoccupant pas de ce que pourrait penser l’autre homme, jeta le scénario, sans l’ouvrir, dans un coin, et s’approcha de son meilleur ami. Billy s’était retourné vers lui en entendant le bruit de la serrure. Dominic s’agenouilla devant lui, posant délicatement ses mains sur ses genoux. Billy lisait dans son regard beaucoup d’hésitation. Il lui sourit gentiment, levant timidement une main qui frôla son visage, le redessinant. Ses doigts hésitèrent sur la bouche et y laissèrent une courte caresse. Il posa sa main finalement sur le canapé, attendant de voir la réaction de son ami.

« Bill, il faut que tu m’aides, que tu sois près de moi. Mais tu as raison, nous devons aller doucement. Je … je ne sais plus si… si je peux avoir confiance en toi, ou en moi. Mais j’ai tellement mal quand tu n’es pas là. Si tu partais, j’en … Reste près de moi… »

L’Écossais hocha la tête, sans pouvoir parler. Il savait que ça prendrait du temps pour qu’ils puissent de nouveau récupérer ce qu’ils avaient avant. Mais il se sentait le courage de tenter, il voulait même plus, il ne se contenterait pas de leur ancienne relation. Il vit Dom fermer les yeux et s’approcher précautionneusement. Le blond fut presque surpris quand il sentit la bouche de Billy sur la sienne. Le baiser, qu’il aurait voulu superficiel, se fit vite désespéré et passionné. Leurs frustrations mutuelles parlaient maintenant et ils eurent du mal à se lâcher. Quand ils se détachèrent finalement, Dom avait toujours les yeux fermés pour prolonger la sensation de bien-être qui revenait lentement. Il enfouit son visage contre le cou de l’autre, voulant retrouver la chaleur qu’il y avait toujours connu.

Contre la peau de Billy, il souffla :
« Tu crois que Viggo m’en voudra si le premier jour, je le réveillais en jouant la superbe chanson que j’ai apprise à la guitare… »

Billy éclata de rire, tout en entourant les épaules de Dom de ses bras. Il sut qu’il avait eu une bonne idée d’appeler Elijah, plus vite il serait loin de cette île de malheur, plus vite il récupérait son Dominic.
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Poutoux.
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Gred
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Jeu 18 Mai - 2:42

Voilà la suite! ^^
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Elijah posa le plateau sur la table basse. Fronçant les sourcils, il se releva et se dirigea vers la porte-fenêtre. Sur le balcon, se trouvaient ses deux compagnons hobbits. Il les observa, souriant. Billy semblait commenter le paysage, pointant un endroit ou l’autre à l’horizon. Dominic jouait à celui qui écoutait mais l’Américain était persuadé qu’il n’entendait rien. Le blond était tourné vers son meilleur ami et le fixait intensément. Lij se rappelait avoir déjà vu Monaghan ainsi ; alors que Billy babillait, il le dévorait des yeux, se délectant de chacun de ses gestes et de ses mouvements. Le plus jeune secoua la tête, heureux de voir que certaines choses ne changeaient pas. Il ouvrit finalement la porte-fenêtre et interpella ses camarades. Quelques minutes plus tard, ils étaient tous les trois installés sur des canapés, dans le salon.

Les Britanniques venaient d’arriver à Los Angeles. Ils avaient voyagé de nuit. Billy semblait le plus réveillé des deux. Dom avait du mal à cacher sa fatigue. Il bailla à nouveau pendant que Lij versait du café dans une tasse. Il la lui tendit mais l’Anglais refusa.

« Je pense que je vais aller me reposer un moment, si ça ne te dérange pas. Je suis vraiment crevé. »

Billy approuva, sous le regard amusé de Wood. Son meilleur ami se leva et se dirigea vers la chambre qui leur avait été attribuée. Les autres, Sean, Viggo et Orlando, devaient arriver dans la journée, ils partageraient aussi des chambres. Les deux Hobbits restant le regardèrent sortir. Billy se retourna en dernier, attendant d’entendre la porte se refermer.

Quand il reporta son attention sur Elijah, celui-ci pouffait de rire.

« Quoi ? » Demanda-t-il, un peu gêné.

Lij était, pour l’instant, incapable de parler sans rire. L’Écossais se rembrunit un court moment avant de sourire, pensivement.

« Tu devrais peut-être aller le border ? »

Billy haussa les épaules, faussement contrarié. Lij éclata d’un rire bref. Ils restèrent un instant en silence, l’Américain gloussant toujours plus ou moins discrètement de rire. Bily regardait autour de lui, essayant de tromper l’ennui et ne pas se lever précipitamment de la pièce. Finalement, il posa sa tasse et se leva, se dégourdissant les jambes.

« Je vais… enfin… je vais voir comment il va… » Murmura-t-il, un peu gêné.

Billy fuit presque à l’intérieur de l’appartement. Elijah éclata de rire, en voyant la réaction du Hobbit. Il était content pour ses amis qui semblaient s’être retrouvés. Il savait qu’ils allaient tous bien s’amuser et se délectait déjà des joutes verbales entre Dom et Viggo, ainsi que des taquineries qu’il pourrait dire à Boyd. Il sourit encore plus franchement, il ne manquait plus qu’être en Nouvelle Zélande et il aurait l’impression de retrouver le bon temps.


Quand Billy rentra dans la chambre, il trouva Dom au-dessus du lit, en caleçon, prêt à se coucher. Étrangement, la tenue de son ami le fit rougir. Il baissa les yeux. Le blond sourit devant la soudaine timidité de son compagnon.

« - Tu as besoin de quelque chose ?» S’enquit l’aîné, toujours embarrassé.
« - Non, ça va. Je vais juste me reposer un peu, pour être prêt à supporter les vannes du vieux… »

Billy sourit, amusé en imaginant l’indignation qu’aurait eu Viggo en l’entendant parler ainsi de lui. Monaghan entra dans le lit et se coucha.

« Tu viens me border ? J’aimerai bien que tu me racontes une histoire, aussi… » Dit-il d’une petite voix mi-coquine, mi-amusée.

Le brun leva les yeux au ciel mais hocha la tête et s’approcha lentement. Il fit ce qu’on lui avait demandé consciencieusement, ajustant les draps, sous le regard de Dom proche de l’hilarité. Puis il s’assit sur le bord du lit et caressa du bout du doigts le front de l’Anglais. Il murmura :

« Repose-toi, maintenant. »

Dom eut une petite moue chagrinée :

« Et mon histoire, alors ? »

Billy sourit, remuant la tête légèrement. Mais leurs yeux s’accrochèrent et ils se turent, subitement sérieux. Billy, toujours lié au regard du plus jeune, se pencha. Délicatement, il effleura les lèvres de son ami d’un léger baiser. Dom entrouvrit la bouche, quémandant plus. L’interprète de Pippin ne se fit pas prier, posant à nouveau ses lèvres sur les siennes. Dom mit une main encourageante sur le dos de son ami. Celui-ci approfondit alors le baiser. Leurs langues se retrouvèrent. Dom se sentait heureux, il avait eu peur de ne jamais plus revivre de doux moments comme celui-ci. Ils se séparèrent un bref moment pour repartir de plus belle. Billy finit pas se détacher. Il déposa encore quelques bisous mouillés sur les lèvres et le menton de son meilleur ami. Dominic lui sourit, content de son traitement. Ils se regardèrent de nouveau, profitant de ce moment de calme, le savourant. Dom continuait de caresser le dos puis le bras de l’Écossais. Ils ne disaient rien, se reconnectant par le regard et par le toucher. Petit à petit, les yeux de Charlie papillonnèrent puis se fermèrent. L’aîné continua à observer son meilleur ami, se reposant. Il sentait la poitrine du blond qui se soulevait doucement. Il y plaça sa tête et ferma les yeux, souriant et écoutant les battements de son cœur. Le son se fit de plus en plus distant. Il ouvrit brusquement les yeux, se rendant compte qu’il s’endormait lui aussi. À regret, il se releva doucement. Il eut une brusque envie de rejoindre Dominic sous les draps mais il se secoua. Il ne devait pas trop forcer son meilleur ami. Ils n’avaient plus dormi ensemble depuis longtemps, le blond refusant toujours de partager le même lit. Pourtant, ce soir, ils seraient ensemble. Son cœur se serra. Il espérait que Dom ne le rejetterait pas. Il se leva et quitta la pièce, sans un bruit.


Dans le salon, il retrouva un Elijah redevenu sérieux, qui essayait de manœuvrer, un bras caché derrière le poste de télévision, tout en pestant contre les câbles jamais-assez-longs-et-toujours-trop-courts-et-qui-ne-faisaient-ça-que-pour-le-plaisir-de-le-faire-se-pencher-dangereusement-pour-qu’il-se-casse-la-gueule… Billy le regarda un moment, amusé.

« Ne m’aide surtout pas ! » Grogna l’Américain.

Billy roula des yeux et, bonne pâte, alla lui prêter main forte.

« - Qu’est-ce que tu essaies de faire ?
- Brancher ma saleté de PS2… J’ai dû la débrancher et je ne me rappelais plus que ça avait été la croix et la bannière pour la relier la première fois. »

Billy décala son ami et, après les explications de Wood, réussit assez facilement à brancher le câble. L’Écossais contempla l’autre, un air victorieux sur le visage, pendant que le jeune homme faisait semblant que rien ne s’était passé. Il alluma la télé et la console puis, prenant un boîtier sur la table, montra un jeu où l’on voyait le dessin d’un superbe bolide rouge, un petit sourire suffisant sur les lèvres.

« - Voici la dernière nouveauté en matière de jeux ! Il n’est même pas encore sorti sur le marché ! C’est un pote à moi qui a réussi à me l’avoir. Prêt à te faire laminer, l’Écossais ?
- Qui te dit que tu ne vas pas perdre ?
- Ah, ah ! Je sais bien à qui j’ai affaire ! Si encore, j’avais Dom en face de moi, je pourrais m’inquiéter mais là, là ! Tu es cuit ! Tu es nul à ces jeux-là ! »

Billy ne dit rien mais prit la manette que le plus jeune lui présenta. Ils choisirent rapidement une voiture, firent le tour des options de jeu, puis commencèrent une course d’échauffement. Elijah perdit peu à peu son sourire, quand il vit qu’il n’arrivait pas à distancer l’autre qui, au dernier tour, lui passa devant et remporta la victoire. Boyd eut un petit air content de lui, qui lui attira une grimace woodienne.

« N’oublie pas, petit Lijy, que j’ai battu plus d’une fois notre Sblomie ! »

Billy ricana. Ils continuèrent de jouer un moment. L’aîné sentait de temps en temps que l’autre lui laissait quelques petits coups d’œil furtifs.

« -Tu n’arriveras pas à me déconcentrer, alors arrête ton petit jeu !
- Ce n’est absolument pas dans mes habitudes. Je me demandais juste… comment ça s’était passé avec Dom pendant ton séjour… »

La voiture de Billy fit une embardée et roula dans le décor un instant, permettant à l’autre de prendre l’avantage. L’interprète de Pippin marmonna.

« - Pas dans tes habitudes, hein ? »

Lij ricana.

« - Désolé, mec… mais je … enfin, c’est vrai, je veux savoir. Si tu veux en parler. »

Son ami soupira. Lij mit la partie en pause et regarda son compagnon. Boyd avait les yeux baissés. L’Américain pesta contre sa propre stupidité, il avait perdu une occasion de se taire !

« Ça n’a pas été facile pour tout te dire. Pas au début. Quand je l’ai retrouvé, il m’a littéralement sauté dans les bras et j’ai été super heureux. Comme si ce que je lui avais fait n’était jamais arrivé… Et c’est là où le bat blesse. Je lui ai fait énormément de tort alors que je savais déjà qu’il était fragile. Je connaissais sa dépression à la fin de notre tournage et … » Il fit une pause. « J’ai essayé de faire au mieux quand j’étais avec lui, à Hawaï mais… J’ai eu peur. On devenait vraiment trop proches. Je savais, je sais que je … je l’aime, tu vois mais lui, je-je ne sais pas. Non, c’est vrai. Enfin, je sais qu’il m’aime mais est-ce que c’est comme je le voudrais ? J’ai tellement peur que ce ne soit que physique, rien qu’une attirance inachevée entre nous et qui durera juste le temps de consommer cette nouveauté. J’ai pris peur. » Il émit un petit rire bref. « Et je lui ai encore fait plus de mal. »

Elijah vint tapoter son épaule, ne sachant pas trop quoi lui dire.

« - Mais vous semblez assez proches, alors…
- On a réglé plus ou moins le problème… Disons que Dom a besoin de moi et pour ça, il fait beaucoup d’effort. Je me suis excusé et j’essaie d’être comme j’étais avec lui auparavant. Ce n’est pas trop dur parce que même si j’ai toujours en moi cette part de doute, j’ai vraiment envie tu vois de-de construire quelque chose avec lui, qui aille… qui aille par-delà notre simple amitié… »

Lij sourit.

« - Votre amitié n’a jamais été simple. »

Billy sourit aussi.

« - C’est vrai et elle devient de plus en plus compliquée. Tout ça pour dire que j’ai fait des grosses conneries et maintenant j’essaie de recoller les pièces. Tu dis qu’on a l’air proches et c’est vrai que ça y est, c’est reparti. Dom est de meilleure humeur, il est drôle, inventif, il redevient casse-cou et toujours prêt à partir dans un coup fourré. On discute beaucoup, on reprend nos délires habituels, on refait nos petits spectacles quand on est avec d’autres personnes… mais quand nous sommes seuls, il y a toujours une certaine distance. Enfin, pas tout le temps, parfois Dom baisse sa garde mais il … il n’ose plus poser un geste sur moi, plus de câlins, d’embrassades, de bisous sur la joue… Nous n’avons pas dormi ensemble depuis quelques temps... Enfin, ce n’est pas toujours comme ça. » Il se remémora ce qui s’était passé dans la chambre. « Mais c’est parce que c’est de ma propre initiative. Il ne vient plus vers moi de lui-même. » Il soupira. « Je ne lui en veux pas… Je ne peux d’ailleurs que m’en prendre à moi-même ! Et… »
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Jeu 18 Mai - 2:42

La sonnette retentit plusieurs fois. Les deux hommes sursautèrent. Elijah se redressa vivement. Il se dirigea rapidement vers la porte. La sonnette résonna sans discontinuité, comme si un doigt y avait été oublié. En ouvrant, ils découvrirent vite que c’était celui d’Orlando. Sur le seuil, souriants, ils virent l’Anglais en compagnie de Viggo et de Sean. Ce dernier, était un peu en retrait, son téléphone collé à l’oreille.

« Orly, Dom dort alors si tu ne veux pas voir débarquer un Monaghan hirsute et en colère, arrête de toucher à cette sonnerie ! » Grogna Billy.

Bloom éclata de rire, suivi par son petit ami. Billy sentit son cœur se réchauffer. Cela faisait tellement longtemps qu’ils n’avaient pas été tous réunis… Viggo prit Billy dans ses bras et lui fit un baiser sur la bouche. Billy, un peu étonné, répondit un peu tardivement à l’étreinte. Orlando émit un cri de protestation, auquel le Danois répondit par un petit sourire satisfait et ironique. Billy secoua la tête, amusé du petit jeu de ses deux compagnons. L’Anglais serra lui aussi le brun dans ses bras. Elijah eut droit au même traitement, sans le bisou. Ils rentrèrent tous dans l’appartement, seul Sean resta encore sur le seuil. Le jeune Américain le regarda, un peu soucieux. Viggo lui tapota le dos et chuchota :

« Il est avec Christine. Il me semble qu’elle n’accepte pas vraiment qu’il ait déserté la maison familiale alors qu’elle est enceinte. Ils se disputent depuis quelques minutes. »

Elijah, mortifié, hocha la tête. Billy remarqua qu’il était blessé. Ils s’entendaient tous bien avec Christine mais ils savaient aussi qu’elle avait tendance à être possessive et que cela augmentait quand l’Américain se trouvait près de son mari. Chacun connaissait l’affection que se portaient les interprètes de Frodon et Sam, ce dernier étant devenu pour Lij un ami soucieux de son bien-être et de sa tranquillité, mais aussi un confident sur qui il pouvait confier de jour comme de nuit. L’Écossais avait pu quelques rares fois les observer alors qu’ils se pensaient seuls et il avait été touché par la tendresse et l’affection qu’ils se portaient l’un et l’autre. Il savait que pour Lij, Sean avait été un grand soutien et il sentait qu’ils avaient franchi eux aussi depuis longtemps les frontières d’une simple amitié… même s’ils ne pouvaient, comme Dom et lui, l’exprimer.

Les quatre amis se dirigèrent vers la salon, la bonne humeur un peu refroidie, laissant Sam se débrouiller avec sa Rosie personnelle. Elijah éteignit rapidement la console et la télé et, sur un murmure, quitta ses amis pour aller faire à nouveau du café. Les autres se regardèrent, contrits.
Billy fit une grimace ; leur séjour ne commençait pas sous les meilleurs auspices. Ce fut l’arrivée de Dom qui fit relâcher la tension ambiante. Il débarqua l’air furieux, les cheveux en bataille et en caleçon. Un grand rire sonore retentit dans le salon. Viggo riait et Orlando souriait, ironiquement. La mauvaise humeur du blond sembla augmenter.

« - Je voudrais bien savoir, le pépé Danois, ce qui te fait rire ? Et, surtout, SURTOUT !! » Cria-t-il. « J’aimerai savoir quel est l’abruti qui a décidé que la meilleure chose à faire était de me réveiller en jouant avec cette foutue sonnette !!!!
- Je vous avais bien dit de ne pas réveiller l’abominable Dom qui dort. » Pouffa Billy.

Merry lui fit une grimace tout en sautant sur Viggo qui continuait à rire. Rien de tel qu’un Monaghan pour faire repartir une ambiance un peu à plat. Ce dernier était toujours sur Mortensen, qui prit rapidement l’avantage et qui fit tomber l’Anglais sur le tapis. Il sourit, dominant le blond.

« Qu’est-ce que tu as dit ? Pépé, hein ? »

Dom ne répondit pas, se débattant pour essayer de retrouver sa liberté, sous les regards goguenards des deux autres.

« - Et bien, je vous laisse cinq minutes et ça tourne tout de suite au pugilat ! Viggo, je ne pense pas que Tolkien ait jamais écrit qu’Aragorn ait essayé de violer Merry ? » S’exclama Sean, qui était enfin rentré.
« - Je pense en effet qu’il lui préférait Legolas… » Ajouta Billy.
« - Ah bon ? » Commença, innocemment Dominic. « J’aurais juré que Leggy avait plutôt un faible pour la virilité de Gimli… »

Mortensen se pencha sur le blond et lui envoya un sourire éclatant, qui rendit perplexe son vis-à-vis. Il lui murmura :

« Aragorn aime bien les Hobbits mais il est plus attiré par Pippin que par Mériadoc. »

Il lança alors un regard gourmand à Billy qui, sous le choc, rougit. Dom, lui, ne semblait plus du tout amusé, il se pinça les lèvres, prêt à déloger son agresseur en utilisant ses poings si il le fallait. Elijah arriva à ce moment, un plateau dans les mains. Il balaya la scène rapidement : Sean qui venait d’arriver, Orlando bien sérieux, le dos de Billy et au final, Viggo qui chevauchait Monaghan. Il fronça les sourcils et alla demander ce qui se passait quand le Danois se leva et, calmement, alla s’asseoir près d’Orlando. Dominic lui aussi se releva et sortit de la pièce, énervé. Les autres restèrent un long moment sans parler. Le seul qui ne paraissait pas gêné était le propre instigateur de la blague. Il avait un petit sourire narquois.

Elijah ne savait trop que faire, il était complètement dépassé par la situation et son cœur battait à tout rompre. Il sentait le regard de Sean sur lui. Il posa calmement le plateau et sourit à son ami. Ce dernier vint vers lui et le prit dans ses bras. Lij se perdit dans l’étreinte. Les autres les contemplèrent, un peu embarrassés mais heureux qu’ils se soient retrouvés. Dom entra à nouveau dans la pièce, habillé. Après avoir salué Orlando et Sean, il s’assit près de Boyd, lançant un regard de reproche à Viggo. Peu à peu, l’atmosphère se décoinça, avec l’aide de Billy et Orly qui faisaient la discussion. Ils décidèrent du programme de leur petite virée, bien décidés à ne pas laisser pourrir l’ambiance par quelques tensions.
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La prochaine aura un tit bonus qui vous fera certainement très plaisir! ^^
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Mer 24 Mai - 4:23

Tadadaaaaaaaaa !
A moins que tu en ai posté plus sur le mds (j'avoue qu'après l'immnse effort d'avoir lu tout ça d'une traite, j'ai eu la flemme d'aller vérifier)... Je viens de tout relire, tout lire, tout finir, et je suis enthousiaste, fatiguée, excitée, et je veux la suite ! ^^

Aaaah, Gredoune, loué soit le Dom/Billy et ses apôtres ^^

La suite ? (désolée de ne pas faire de review constructive, mais sur ces 3 pages de forum, ça risquerait de me prendre un moment ^^' ... au prochain chapitre ? ^^)

KISSSSSSSS *file se coucher*
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Lun 29 Mai - 1:16

Ah merci Pinecou! Sur mds, il y a juste la suite qui arrive ici! J'espère que le couple SeanLij ne te choque pas trop.. *a soudainement peur*

Merci encore ma Pinec! Je ne t'en veux pas, bien sûr de ne pas faire une review sur toute ma fic! happy

Voici la suite:
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Ils finirent par passer la journée à la plage, à faire du surf, surveillés par quelques paparazzis. Ils les ignorèrent. Les discordes semblaient loin maintenant et tous riaient quand ils rentrèrent chez Lij, le soir. Ils estimèrent, vu l’état de fatigue de Dom et de Billy, qu’ils dîneraient chez le brun pour y passer une soirée tranquille.

Tout se passait alors pour le mieux quand Viggo commença à taquiner de manière un peu poussée Billy. Ce dernier ne se rendait pas réellement compte de l’ambiguïté du comportement de son ancien compagnon de tournage. D’ailleurs, seul Dom semblait en avoir conscience. Il observait les faits et gestes de Mortensen, s’empêchant de grogner quand il le voyait s’approcher de trop près de son meilleur ami. Il prit alors la décision de montrer à son aîné que Billy était à lui. Il ne quitta pas son ami d’une semelle, veillant à ce qu’il soit à une distance respectable du Danois. Billy lui lançait des regards interrogateurs, auxquels il ne voulut pas répondre.

Viggo s’amusait comme un fou, il adorait embêter Monaghan. C’était devenu un jeu automatique entre eux. Et il savait qu’utiliser Boyd serait encore plus amusant. Il se rappellerait toujours du message assassin qu’il avait eu sur son portable quand Dom avait découvert qu’il avait osé embrasser Billy pendant le tournage du LOTR. Il en riait encore, surtout quand il le réécoutait puisqu’il avait décidé de l’enregistrer. Un moyen de pression… Tiens, il se demandait comment réagirait l’Écossais s’il écoutait l’enregistrement. Son sourire s’accentua. Dom plissa les yeux, suspicieux. Il n’aimait pas quand son ami prenait cette mine de conspirateur qui vient d’avoir une bonne idée.

Ils terminèrent la soirée dans le salon, devant un DVD, avec plusieurs packs de bière. Le film avançait mais ils décrochèrent vite, perdus dans leurs souvenirs de tournage et de fêtes. Les souvenirs fusaient, les laissant nostalgiques. Les cœurs se pinçaient à l’idée qu’ils n’auraient peut-être jamais plus d’occasion de se retrouver dans le cadre professionnel.

« Il faut vraiment que Peter tourne « Le Hobbit », les mecs ! On pourrait reformer une partie de la bande. » Lança un Dom un brin éméché.

D’autres idées furent jetées et ils discutèrent jusqu’à tard dans la nuit. Billy fut le premier à déclarer forfait, il était très fatigué par le voyage et par la journée de surf. Il fut vite suivi par Orlando. Viggo le regarda partir, partagé entre l’envie de le rejoindre assez vite ou de tenir compagnie à ses amis. Il resta avec Elijah, Dom et Sean. Mais ce dernier reçut un nouveau coup de fil de sa femme. Il soupira. Il était pourtant persuadé vu l’heure qu’il n’aurait pas de nouvelles d’elle avant le lendemain. Il répondit néanmoins et sortit sur la terrasse. Elijah, un peu refroidi, décida d’aller lui aussi se coucher. Il redoutait un peu ce moment car il devait partager son lit avec Sean, n’ayant que trois chambres. Il se coucha, un peu nerveux.

Mortensen fut heureux de pouvoir rester avec l’Anglais. Pour en avoir discuter avec Lij, il connaissait la raison du départ de Billy sur l’île ainsi que l’état de santé de Dominic. En fait, l’Américain s’était confié à lui, quelques temps après l’arrivée de Pippin à Hawaï. Il était curieux de connaître le déroulement de ce séjour. Il se doutait que les deux Hobbits n’étaient pas dans une relation amoureuse. Il pouvait sentir qu’il y avait comme un trouble entre eux, mais pas dans le sens positif. Quelque chose qui affectait la manière que Dom avait de se comporter avec son meilleur ami. Il avait vu à plusieurs reprises durant l’après-midi des gestes de recul et gêne de la part du blond envers Billy. Il avait trouvé ça assez curieux. Mais la jalousie de Merry le confortait dans l’idée que les sentiments étaient toujours présents.

« Je t’interdis de t’approcher de Billy ! Tu ne poses pas tes sales pattes sur lui. Contente-toi d’Orlando ! » Eclaircit Dominic.

Viggo éclata de rire, en entendant les mots de son ami qui faisaient écho à ses pensées.

« - Je le trouve bien appétissant ton Billy ! Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas y goûter. Et puis, c’est trop tard, j’ai déjà posé mes mains dessus, ou plutôt ma bouche…
- Oh, ne me rappelle pas ce moment ! C’est déjà assez pénible de l’avoir appris par un autre et ensuite d’avoir dû supporter cette scène dans les bonus du DVD, sans vomir, alors ne…
- Mais je ne te parle pas de ce baiser… »

Dom le fixa, sérieux, se demandant de quoi il voulait parler. Viggo lui lança un sourire charmeur et candide.

« - Mais toi, dis-moi comment s’est passé les petites vacances de Billy avec toi ?
- Il n’y a pas grand chose à dire…
- Toujours pas ensemble ? »

Dom rougit. Il n’avait cette réaction qu’avec Mortensen.

« - Je ne vois pas trop ce que tu veux dire !
- Allons, Monaghan… Ne sois pas timide ! Sais-tu qu’à l’époque du tournage, on pariait sur le jour où vous alliez vous mettre ensemble ? Enfin, il y avait des paris de toutes sortes : moi et Orly, c’est d’ailleurs Ian qui a gagné pour celui-ci... tiens, Ian et Orlando aussi, Lij et Sean, toi et Lij, Lij et Andy, Andy et Peter, toi et moi… D’ailleurs le pari sur Billy et toi tient toujours ! On se contacte assez souvent par le net pour savoir où ça en est. »

Dom secoua la tête, incrédule. Bien sûr, il connaissait l’histoire des paris, ayant perdu un bon nombre mais il ne savait pas que ça continuait ! Il rit.

« - Je ne peux pas te dire vraiment où ça en est, Bill et moi. J’ai … pas mal souffert… Et je pense que lui aussi… Enfin, pour l’instant, je … j’ai… enfin, je n’en sais rien ! J’ai du mal à savoir ce que je dois faire ou dire, j’ai peur de le voir partir à nouveau à cause d’une connerie ou parce qu’il aura peur de ce qui arrive entre nous.
- Tu n’as plus confiance en lui ?
- Si, toujours. Mais… je n’ai pas confiance en ses réactions, en son affection pour moi. Il dit qu’il tient à moi mais je ne sais pas jusqu’à quel point et j’ai peur qu’il se réveille définitivement et qu’il se rende compte que rompre avec Ali a été une idée stupide.
- Ils ont finalement rompu ? Lij n’a pas su me le dire.
- Oui, il a rompu avant de venir me rejoindre. »

Viggo hocha la tête.

« - Je comprends, Dom, que tu aies peur de faire confiance à Billy. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé entre vous à Hawaï mais je comprends ta réaction pour l’avoir vécu… Quand Orlando est revenu vers moi après l’histoire avec Kate, j’ai dû prendre sur moi pour l’accepter. Surtout qu’ils sont toujours en contact et qu’il y a des rumeurs qui courent sur une possible réconciliation. Mais il a fallu que j’aille de l’avant, sinon rien n’aurait été possible. Je n’aurai pas pu vivre sereinement. J’ai choisi de lui faire confiance et de lui donner sa chance. Il faut que tu saches aussi ce que tu veux : vivre avec Billy, heureux et sans peur, ou te laisser convaincre par tes doutes et rester juste à votre amitié.
- Je sais tout cela Viggo ! Je me le dis tous les jours depuis que Bill m’a parlé de cette virée ici. Mais… ce n’est pas simple. Je … je n’arrive pas à oublier ! »

Viggo tapota l’épaule de Dom. Il se leva, prêt à aller rejoindre son amant.

« Décide-toi rapidement parce qu’à ce rythme-là, je pourrais bien avoir envie de sauter sur Billy ! » Il sourit, dangereux. « Quand je l’ai embrassé tout à l’heure, il n’a rien fait pour me repousser ! »

Dom écarquilla les yeux, puis il le suivit d’un regard furieux comme le Danois quittait la pièce. Il murmura :

« Tu ne perds rien pour attendre, le Vieux ! Je suis sûr qu’un petit réveil au son de ma belle voix combinée à mon magnifique jeu de guitare te fera le plus grand bien demain matin. »

Le blond imaginait déjà la tête d’Aragorn et surtout de son Elfe à cette nouvelle blague. Il gloussa. Il sortit rapidement du salon et regagna sa chambre.

Billy dormait déjà, enseveli sous les couvertures. Après un passage à la salle de bain, Dom entra dans le lit. Il apercevait la tête de son meilleur ami sur l’oreiller à côté de lui. Il avait envie de se blottir près de lui, les conseils de Viggo résonnant dans sa tête mais il n’y arrivait pas. Il avait peur d’un nouveau geste de recul de son ami. Il se contenta de déposer un baiser au hasard dans les cheveux du brun. Il sentit l’odeur qui venait du corps chaud près de lui. Il était chanceux tout de même de pouvoir profiter de sa présence à ses côtés. Il soupira, heureux d’avoir retrouvé ses amis. Bien qu’il adorait ses compagnons de Lost, il était bien conscient que rien n’égalerait les liens qu’il avait créé pendant le tournage du LOTR. Il s’endormit satisfait.

Le seul à ne pas s’être encore couché était Sean. Il avait fermé la porte, verrouillé fenêtres et porte-fenêtres, éteint toutes les lumières et s’était versé un verre de whisky, qu’il sirotait dans l’obscurité, assis sur le canapé. La journée l’avait épuisé mais c’était moralement qu’il était au plus bas. Les coups de fils répétés de sa femme et les retrouvailles avec Lij l’avaient achevé, lui qui n’étaient pas au mieux de sa forme ces derniers temps. Il but une nouvelle gorgée d’alcool, tenté d’aller se chercher la bouteille pour remplir son verre, pourtant seulement à moitié vide. Il aurait dû se douter que revoir Elijah le bouleverserait. Et que ça mettrait Christine dans tous ses états… La grossesse la rendait très nerveuse, elle pouvait devenir abjecte, avoir les sentiments à fleur de peau ou être complètement déprimée…

Être avec ses amis lui permettait de décompresser un peu. Il avait besoin de s’éloigner de sa famille mais… c’était dur ! Il n’arrivait pas à être aussi près de lui sans vouloir le toucher, le caresser… l’embrasser… Il soupira. Mais tout cela était impossible. Il le savait et Lij aussi. Il s’en voulait de faire souffrir son ami, il aurait tant voulu que leurs sentiments ne soient pas ambigus, que tout reste au stade d’une franche amitié. Mais ils savaient, tout deux, que rien de tout ce qui se passerait ne changerait le fait que Sean avait une famille et qu’elle devait toujours être protégée. Lij adorait ses filles et elles le lui rendaient bien. Il sourit puis finit son verre. Le jeune homme devait dormir, il pouvait aller se coucher.
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Lun 29 Mai - 1:16

Arrivé dans la pièce, il se déshabilla rapidement puis passa un bas de pantalon. Il n’avait pas allumé la lumière, essayant de trouver tout ce qu’il lui fallait dans le noir, pour ne pas réveiller son ami. Mais Lij ne dormait pas. Il écoutait, le cœur battant, tous les bruits produits par son aîné, essayant de ne pas pouffer quand ce dernier cogna son pied contre la table de chevet. Il sentit le poids de Sean s’affaisser sur le lit. Il se gela, son cœur arrêtant de battre. Il pouvait presque compter sur les doigts de ses mains (bon, il avait peut-être aussi besoin de ses orteils) le nombre de fois où ils avaient dû dormir ensemble. Il ferma les yeux, essayant de se détendre mais il ne pouvait que ressentir la présence de celui qu’il considérait comme son meilleur ami, son confident comme… il était si proche de lui. Il en aurait presque envie de pleurer. Quoi de plus pathétique que de tomber amoureux d’un homme marié et père des filles les plus adorables au monde ! Il se maudit. Il finit par soupirer, certain qu’il ne pourrait pas s’endormir.

« Lij… » Chuhota son ami.

Le jeune homme ouvrit les yeux, paniqué. Il ne bougea pas, essayant de calmer sa respiration pour paraître endormi. Mais Sean bougea, se tournant vers lui et levant une main hésitante, caressa maladroitement son dos.

« Elijah, je sais que tu es réveillé. » Murmura encore l’homme.

Le plus jeune se retourna alors. Ses yeux se portèrent sur le visage qu’il devinait devant lui. Le silence se fit.

« Je suis désolé que ta venue ici te cause autant de problèmes avec Christine. »

Sean ne répondit pas, triste en entendant la voix cassée de son meilleur ami. Il était conscient que le comportement de sa femme culpabilisait encore plus son Frodon. Et pourtant, il savait plus que quiconque que celui-ci aurait tout donné pour ne pas ressentir cette affection amoureuse pour lui, de n’avoir que pour lui des sentiments amicaux. Il porta sa main à la joue du brun, la caressant tendrement.

« Je ne t’en veux pas. Christine s’énerve plus facilement à cause de sa nouvelle grossesse. Si ça n’avait pas été mon séjour ici, un autre événement l’aurait bouleversé. Ne t’inquiète pas. »

Lij ne dit rien, trop heureux de ressentir la main de son ami sur lui.

« - Je sais que tu te sens coupable… j’aurai voulu que… enfin, tu sais…
- Tu aurais voulu que je ne tombe pas amoureux de toi. Oui, je sais.
- Non, j’aurai voulu ne pas tomber amoureux de toi.
- … Se-Sean…
- Chut, ne dis rien. Ca ne sert à rien. J’aime Christine et j’aime mes enfants. Mais je t’aime, toi aussi. Je sais que je ne pourrai jamais quitter ma famille… Mais je sais aussi que je ne pourrais jamais te demander de t’attacher à moi, de m’attendre… Tu mérites mieux qu’un homme marié… Tu es tellement beau et désirable, tellement jeune…
- Sean… » Sanglota Elijah.

Il se blottit dans les bras de son ami, pleurant. Des larmes roulèrent aussi des yeux d’Astin. Sans vraiment y réfléchir, leurs bouches se rencontrèrent et se scellèrent dans un baiser impatient. Ils s’y attendaient depuis si longtemps. Quand ils se détachèrent, Lij se réfugia dans le cou de Sean, inquiet de la réaction de celui-ci. Il fut le premier à parler :

« - Sean, j’ai une idée. Ça va te paraître dément et c’est vrai que ça l’est mais… Donne-moi juste ces quelques jours… Juste toi et moi, sans penser au lendemain, sans penser que tu as des obligations envers ta famille. Une petite parenthèse qui se refermera à ton départ.
- Lij, tu ne sais pas combien de fois j’ai rêvé à un petit intermède avec toi ! Mais j’ai peur et si tu ne pouvais pas refermer cette parenth…
- Je m’y engage, Sean ! Je ne te retiendrai pas !
- Et si c’est moi qui ne peux pas la refermer… Elijah, je ne veux pas t’enfermer dans une relation avec moi ! Je n’ai pas le droit de te demander d’abandonner ta vie sentimentale pour être avec moi… Et pourtant, tu ne peux pas savoir à quel point j’aimerai pouvoir te garder à moi, t’avoir dans un petit endroit rien qu’à toi où je pourrai venir te rejoindre à tout moment... »

Elijah rit à travers ses larmes.

« - Je ne savais pas que tu avais l’intention de t’acheter une petite garçonnière où tu pourrais m’entretenir… » Sean pouffa lui aussi. « Ou peut-être veux-tu commencer un harem ? »

A nouveau, on n’entendit plus que leurs respirations.

« Sean, je n’abandonnerai rien pour toi… On peut vivre ces quelques jours tous les deux, en oubliant tous les soucis qui nous préoccupent maintenant. On profite pleinement d’être ensemble, de retrouver nos amis… Et ensuite, si tu veux tout arrêter, j’accepterai cette décision. Mais si tu ne veux pas perdre cette partie de notre amitié, on pourrait toujours… se revoir… Ne m’interromps pas et écoute moi. »

Lij se détacha de son ami, veillant à maintenir une certaine distance pour pouvoir parler de manière cohérente.

« - J’y ai beaucoup réfléchi depuis que je vous ai tous invités à venir ici. Toi et moi, on … on s’aime, pas vrai ? » L’autre hocha la tête, geste que devina Elijah. « Mais on ne peut pas vivre ensemble à cause de ta famille. Je ne te l’ai jamais reproché, je crois même que c’est ce qui fait que je t’aime autant. Si tu avais abandonné ta famille assez facilement, oublieux de tes responsabilités et de tes engagements, je crois que je ne t’aurais plus respecté… Mon amour pour toi ne m’a jamais empêché d’avoir des petites amies occasionnelles et même de rencontrer des gens auxquels je me suis attaché… Je pense que l’on pourrait donc… Enfin, c’est dur à expliquer parce que les gens avec un peu de morale diraient tout de suite que ce n’est pas bien, qu’on n’a pas le droit, que ce que l’on vit c’est du libertinage pur et simple mais…
- La morale n’a rien à voir là dedans, ni le manque de morale d’ailleurs… Je pense saisir ce que tu veux me dire. Je serai avec ma famille, avec Christine et toi avec tes copines et …
- Et on se verrait de temps en temps ! Je ne te parle pas d’une aventure banalisée, un 5 à 7 pendant que ta femme a le dos tourné… Juste faire ce que l’on faisait avant, des petites virées ensemble, des soirées, des petits moments à nous et que nous avons stoppé par peur de commettre l’irréparable… Je ne te parle pas de sexe, juste de nous, de ce qui fait que je suis bien avec toi, que j’ai envie d’être dans tes bras, de te parler ou de rigoler… Alors qu’est-ce que tu en dis ? »

Sean ne parla pas, il blottit son Frodon dans ses bras et doucement, déposa un léger baiser dans son cou.

« C’est une merveilleuse idée. »

Lij sourit, finalement heureux. Ils étaient tous les deux conscients que leur arrangement n’était pas simple, voire bancal, et qu’il ne devait être connu que d’eux seuls. Mais le plus jeune se fichait bien des conséquences sur sa propre vie, tant qu’il était avec Sean. C’était tout ce qu’il demandait, pouvoir à nouveau profiter de lui, de tout ce qu’il lui apportait, comme lorsqu’ils étaient à Wellington. Il s’endormit, bercé par la respiration de son ami qui le rejoignit juste après.
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Lun 29 Mai - 17:21

Citation :
J'espère que le couple SeanLij ne te choque pas trop.. *a soudainement peur*
A vrai dire... Si ^^' berk berk berk... Mais c'est toi qui écrit, comment ne pas lire ? ^^'

Je pense que le plus simple va être pour moi de te faire mes reviews ici, et je te laisserais juste des petits messages sur le mds... Parce que pour tout t'avouer, c'est tellement compliqué là-bas, tellement plein de discussions qui partent en vrille tous ensemble, que ça donne l'impression de s'incruster ^^'
Mais si tu préfères sur le mds, dis-le moi ^^

Citation :
Il se rappellerait toujours du message assassin qu’il avait eu sur son portable quand Dom avait découvert qu’il avait osé embrasser Billy pendant le tournage du LOTR. Il en riait encore, surtout quand il le réécoutait puisqu’il avait décidé de l’enregistrer.
Et il n'aurait pas pu nous l'offrir dans les Bonus, par exemple ? Grumpf, égoiste, ce danois !
Citation :

Il redoutait un peu ce moment car il devait partager son lit avec Sean, n’ayant que trois chambres.
Comme par hasard, tiens ! ... N'empêche, les sentiments (même berk ^^') de Lijounet sont bien rendus, on le sent gêné et nerveux...

Citation :

« Je t’interdis de t’approcher de Billy ! Tu ne poses pas tes sales pattes sur lui. Contente-toi d’Orlando ! » Eclaircit Dominic.

Viggo éclata de rire, en entendant les mots de son ami qui faisaient écho à ses pensées.
*éclate de rire aussi* Diable ce qu'il est possessif !
En plus ce passage (et ce qui suit) fait plaisir parce que c'est là que j'ai finalement retrouvé Viggo, que je n'arrivais pas à saisir dans les paragraphes précédents, surement parce qu'il échappait à mon image de lui... En tout cas, vive le Vieux!


Citation :
- Allons, Monaghan… Ne sois pas timide ! Sais-tu qu’à l’époque du tournage, on pariait sur le jour où vous alliez vous mettre ensemble ? Enfin, il y avait des paris de toutes sortes : moi et Orly, c’est d’ailleurs Ian qui a gagné pour celui-ci... tiens, Ian et Orlando aussi, Lij et Sean, toi et Lij, Lij et Andy, Andy et Peter, toi et moi… D’ailleurs le pari sur Billy et toi tient toujours ! On se contacte assez souvent par le net pour savoir où ça en est. »
xD ... je suis pour le Andy/Peter ! (Et le Ian/Orly ^^) Merveilleux, cette histoire de paris mdr
Citation :

il était bien conscient que rien n’égalerait les liens qu’il avait créé pendant le tournage du LOTR.
j'espère bien ! Bouhou Naveen ! ><

Citation :
Mais Lij ne dormait pas. Il écoutait, le cœur battant, tous les bruits produits par son aîné, essayant de ne pas pouffer quand ce dernier cogna son pied contre la table de chevet. Il sentit le poids de Sean s’affaisser sur le lit.
Très beau ! On ressent vraiment Lij, là !

Citation :
et levant une main hésitante, caressa maladroitement son dos.
... Lij est dans quelle position, au juste ? ^^'

Citation :
- Chut, ne dis rien. Ca ne sert à rien. J’aime Christine et j’aime mes enfants. Mais je t’aime, toi aussi. Je sais que je ne pourrai jamais quitter ma famille… Mais je sais aussi que je ne pourrais jamais te demander de t’attacher à moi, de m’attendre… Tu mérites mieux qu’un homme marié… Tu es tellement beau et désirable, tellement jeune…
Effet BBM ? ^^
Citation :

Sans vraiment y réfléchir, leurs bouches se rencontrèrent et se scellèrent dans un baiser impatient. Ils s’y attendaient depuis si longtemps. Quand ils se détachèrent, Lij se réfugia dans le cou de Sean, inquiet de la réaction de celui-ci.
GGrr (mais c'est beau ^^') (...je peux imaginer que c'est Andy à la place ? ><)
Citation :

Lij sourit, finalement heureux. Ils étaient tous les deux conscients que leur arrangement n’était pas simple, voire bancal, et qu’il ne devait être connu que d’eux seuls. Mais le plus jeune se fichait bien des conséquences sur sa propre vie, tant qu’il était avec Sean. C’était tout ce qu’il demandait, pouvoir à nouveau profiter de lui, de tout ce qu’il lui apportait, comme lorsqu’ils étaient à Wellington.
*inquiète*
Où est-ce que ça va les mener ? >< ... Sean, fais pas de mal à mon Lij !
Et, Gred ? ... LA SUITE ! *bisou*
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Lun 29 Mai - 23:07

Citation :
A vrai dire... Si ^^' berk berk berk... Mais c'est toi qui écrit, comment ne pas lire ? ^^'

Je me disais aussi... Désolée Pinec mais j'aime bien Sean finalement, surtout accroché à un Lijounet *voit le regard catastrophé de Pinec* :sorry:

Citation :
Je pense que le plus simple va être pour moi de te faire mes reviews ici, et je te laisserais juste des petits messages sur le mds...

Ya pas de problème, tu peux les mettre ici, ça ne me dérange pas et puis au moins, j'aurai pas l'impression de juste remplir la lanterne. ^^

Citation :
Et il n'aurait pas pu nous l'offrir dans les Bonus, par exemple ? Grumpf, égoiste, ce danois !

^^ J'imagine bien Viggo venant faire un bonus du bonus pour faire écouter la voix anglaise dommienne lançant jurons et autres joyeusetés... Oh que ça aurait été délicieux!

Citation :
Comme par hasard, tiens ! ... N'empêche, les sentiments (même berk ^^') de Lijounet sont bien rendus, on le sent gêné et nerveux...

Mais le hasard est bien fait! On remarquera qu'il y a 6 personnes et qu'il n'y a que 3 chambres! Franchement, j'aurai été mal si Lij en avait 2 ou 4 mais 3, c'est un nombre juste parfait! Et je me répète, ce n'est que du hasard... Comment ça vous ne me croyez pas? :dwarf:
Contente qu'au moins, les sentiments soient crédibles.

Citation :
En plus ce passage (et ce qui suit) fait plaisir parce que c'est là que j'ai finalement retrouvé Viggo, que je n'arrivais pas à saisir dans les paragraphes précédents, surement parce qu'il échappait à mon image de lui... En tout cas, vive le Vieux!

Ca c'est les gros problème du RPS (outre le fait que ça soit pas très légal et que certaines personnes voudraient qu'on ne touche pas Vig avec notre clavier pervers), c'est que parfois on n'arrive pas à cerner le personnage... Par contre, Viggo a tendance chez moi à avoir tjs la même personnalité!

Citation :
je suis pour le Andy/Peter ! (Et le Ian/Orly ^^) Merveilleux, cette histoire de paris

De toute manière, je pense qu'il suffit que ça soit avec Andy pour que tu approuves le pairing (sauf du AndySeanA bien sûr! ^^').
Les paris ont été une inspiration subite de celle qu'on remercie ensuite! Je ne sais pas qui est ma muse mais parfois elle est bien inspirée!

Citation :
j'espère bien ! Bouhou Naveen ! ><

Mais comment peux-tu ne pas aimer Naveen??? Il est si adorable et crousti-fondant (comme dirait Titef) avec ses yeux bruns, ses longs cheveux et son sourire espiègle... *adore Naveen* J'aurai adoré qu'il soit dans le LOTR (mais je n'ai aucune idée quel personnage il aurait pu jouer! Rolling Eyes )

Citation :
... Lij est dans quelle position, au juste ? ^^'

Je me rends parfois compte que je ne fais pas assez de description! Les choses sont tellement inscrites dans ma tête que parfois j'en oublie que les lecteurs ne peuvent pas y accéder... Rolling Eyes
A l'arrivée de Sean, Lij était retourné vers la fenêtre, de dos par rapport à la porte. Je le vois bien enfoncé dans le lit, les mains planqués sous son oreiller, les jambes un peu relevées sur son ventre, genre la position du foetus. Sean quand il arrive se retourne aussi de dos à Lij (genre vieux couple qui n'a plus rien à se dire dans le lit et qui ne fait d'ailleurs qu'y dormir sans autre activités conjugales... mdr!). Puis Sean en entendant le soupir se retourne, pose la main sur le dos rond de Lij et ensuite Elijah se retourne. Voilà, est-ce que ça t'aide ou est-ce que ça te semble assez mal pensé? *a tjs des doutes*

Citation :
Effet BBM ? ^^

Deuxième personne à le me demander et en fait... non! Je n'ai absolument pas pensé au film quand j'ai écrit ma suite. Ou alors très inconsciemment. Parce qu'en fait, j'ai écrit cette partie en repensant à une conversation que j'ai eu avec Half sur sa vision de son attachement à certaines personnes (je n'en dirai pas plus si Half ne veut pas en parler). Donc, pas de BBM, mais rien ne vous en empêche d'en voir!

Citation :
GGrr (mais c'est beau ^^') (...je peux imaginer que c'est Andy à la place ? ><)

Oui tu peux imaginer que c'est Andy! ^^ Mais perso, les photos que j'ai vu de Sean et Lij m'ont plus touchée que celles avec Andy (oui je remue le couteau dans la plaie! ^^).

Citation :
*inquiète*
Où est-ce que ça va les mener ? >< ... Sean, fais pas de mal à mon Lij !
Et, Gred ? ... LA SUITE ! *bisou*

Où est-ce que ça va les mener? ... *se retourne vers Bill et Dom*
C'est toi l'auteuse, nous regarde pas comme ça!
Merci Dom, tu m'aides beaucoup! Mad
Mais de rien! Mr.Red

Je ne sais pas quand je pourrai vous offrir la suite, j'espère m'y mettre bientôt!

Merci Pinecou pour ta review qui me fait 'achement plaisir! ^^

Poutoux.
Gred
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Mar 11 Juil - 11:35

Je vous met la suite de TYV pour celles qui lisent ici! ^^
_____________________________________________________________
Dom se réveilla d’un coup. Il ne savait plus où il se trouvait. Son cœur battait à ses oreilles. Il se leva sur un coude, regardant à gauche et à droite et il reconnut la pièce : il était chez Lij.
Il se recoucha sur l’oreiller, calmant les battements frénétiques de son cœur. Il s’exhorta à respirer calmement. Mais la peur ne voulait pas le quitter… Il avait un besoin urgent de le voir, de le sentir, savoir où il était, ce qu’il faisait.

Lentement, il se redressa et se leva du lit. Sans plus y réfléchir, il quitta la chambre et se dirigea, d’abord vers le salon, puis vers la cuisine. Entrant dans la pièce, il accrocha rapidement les prunelles vertes. Leur propriétaire lui sourit. Il se sentit plus calme. Il sourit lui aussi.

Il était là.
***

Billy recula jusqu’au mur, ne comprenant pas la portée de ce qu’il avait vu. Il entendit un bref éclat de rire… Elijah… Il sourit et secoua la tête. Il gloussa un bref instant :

« Ah, ces Yankees ! »

***

Une main remontait sur son dos, le gratifiant d’exquises caresses. Coquine, elle s’était faufilée sous son tee-shirt lui procurant frissons et plaisir.

Il se rapprocha du corps de son ami, déposant de légers baisers sur la joue d’Astin couverte d’un léger duvet piquant. Sean avait les yeux fermés mais il était réveillé. Lij ne savait pas réellement quand ils s’étaient éveillés ; ils paressaient depuis, profitant du calme de la matinée.

« Elijah » Murmura l’interprète de Sam.

Le jeune homme leva la tête, leurs yeux se retrouvèrent et avant qu’il ne soit prononcé d’autres mots, les lèvres de Sean se posèrent sur celles de son ami. Doucement, il bascula le brun sur le dos, le dominant. Une de ses mains souleva complètement le tee-shirt de Wood, effleurant son ventre pour remonter vers un mamelon. Lij, surpris, grogna de désir. Le baiser se fit plus passionné, dévorant. Elijah était à la merci du plus âgé. Le baiser prit fin et Sean déposa ses lèvres à plusieurs reprises sur le torse de son jeune ami. Le plus jeune se mordit les lèvres, gêné de gémir. Astin sourit. Il se releva et, de ses mains, encadra la tête de son amant, caressant ainsi ses cheveux. Frodon ouvrit les yeux, qu’il n’avait pas eu conscience d’avoir fermés. Ils se fixèrent à nouveau.

« Je t’aime. » Chuchota Wood.

Le sourire de l’autre se fit plus ému. Du bout des lèvres, il caressa le front d’Elijah.

« Je t’aime aussi. » Sourit-il.

Quelques minutes plus tard, ils préparaient leur premier petit-déjeuner en amoureux. Ils se sentaient totalement seuls, coupés du monde. Ils s’aidaient, ponctuant chaque geste par une caresse ou un baiser. Quand Elijah posa la cafetière sur la table, Sean encercla sa taille, se rapprochant de son dos. Très vite, il s’attaqua à son oreille, la mordillant. Il aimait faire perdre le contrôle à son ami qui gémissait, ravi. Il n’aurait jamais pensé que lui, pauvre Sam, pourrait avoir la chance d’avoir dans ses bras un être aussi parfait que son Frodon. Emprisonnant le menton de son ami, il fit basculer la tête du brun et s’empara de sa bouche. Le baiser fut à nouveau fougueux. Lij se retourna et entoura le cou de son amant de ses bras. Il prenait peu à peu la direction du baiser. D’une main, il cajola la nuque de Sean, jouant avec ses cheveux courts. Il décida de torturer son ami, lui refusant sa bouche pour pouvoir lui donner ensuite de longs baisers passionnés. Puis il fit s’asseoir le châtain pour s’installer sur ses genoux. Ce fut à ce moment qu’un bruit l’obligea à lever la tête.

Sur le pas de la porte, Billy, les yeux écarquillés, les contemplait. Un silence s’abattit sur eux.

« Pardon. » Marmonna l’Écossais qui disparut rapidement à reculons. Lij regarda un moment la porte avant de reporter son attention sur son nouvel amant. Il nota la lueur de désir encore présente dans ses pupilles. Lueur que Sean devait lui aussi pouvoir apercevoir dans son propre regard. Il sourit puis rit franchement, devant la mine également amusée de son meilleur ami.

« - Je les avais oubliés, les autres ! » Déclara-t-il finalement.
« - Tu n’es pas le seul … »

Sean secoua la tête.

« - Il nous faudra être plus prudents !
- T’inquiète, Bill ne dira rien.
-Je sais. » Il fit une pause. « Je te parle dans un avenir plus ou moins proche. »

Wood sourit. Il aimait l’idée que leur idylle ne se terminerait pas juste après son séjour ici. Il était content d’avoir pu formuler son désir à son ami. Il voulait plus que tout être heureux avec lui, même si ça lui demandait beaucoup de concessions.

Ils se levèrent, Sean soupira.

« Lij… Ah ! désolé… je ne … je ne peux pas rester. » Il s’approcha du jeune homme et d’un doigt caressa ses lèvres. « Tu es trop tentant. » Elijah gloussa. « Je vais te laisser avec Billy. Il pourra prendre son déjeuner. Je vais prendre une douche bien froide… »

Elijah secoua la tête, hilare. Sean le quitta après un dernier baiser.

Billy releva la tête quand il entendit la porte s’ouvrir. L’interprète de Sam sortait. Leurs yeux se croisèrent. Astin affichait un air heureux et un petit sourire ravi. Billy laissa échapper un petit rire et fit un clin d’œil à son ami, qui rougit soudainement. Ce dernier disparut rapidement vers la salle de bain. Boyd haussa les épaules.

Quand il entra dans la cuisine, l’américain était attablé à la table qui se trouvait près d’une large fenêtre. Il regardait le ciel sans le voir d’un air plus que rêveur, une main sur une tasse fumante de café, l’autre tenant une cigarette se consumant dans le cendrier.

Le sourire de Pippin s’élargit. Il se concocta son petit-déjeuner d’Écossais, tout en surveillant son jeune ami qui buvait distraitement son café et qui parfois tirait sur sa cigarette.

« Hé Lij ! » Le brun sursauta. « Ça te dérange de finir ta clope ? Tu sais, je n’aime pas trop manger avec la fumée dans la figure. »

D’un geste automatique, l’Américain écrasa le presque mégot. L’Écossais s’assit en face de lui et le scruta, insistant. L’odeur du tabac flottait encore. Elijah était ailleurs mais il prit peu à peu conscience de l’examen dont il était l’objet. Il rougissait au fur et à mesure que l’amusement grandissait chez l’autre.

Finalement, un petit sourire se dessina sur son visage alors que Billy détournait le regard. Wood était content que ce fut lui qui les ait surpris, ils ne s’en seraient pas aussi bien sortis si cela avait été Monaghan ou Mortensen…

«- Je ne dirai rien, ne t’inquiète pas.
- Je sais, je ne m’inquiète pas. »
Ils hochèrent la tête. Billy fixa son interlocuteur, il semblait irradier de bonheur. Il imaginait les boutades de Dominic s’il voyait son Lijounet les joues rosies et les prunelles si lumineuses. Il regrettait presque de ne pas pouvoir lui en parler… Mais il ne put empêcher un soupçon d’inquiétude de s’infiltrer en lui.

« Eli, vous… tu… tu es sûr pour… pour…. ? »

Le jeune homme le regarda, calme. Pas le moindre doute ne s’affichait sur son visage.

« - Ne te fais aucun souci pour moi. Je sais ce que je fais. D’ailleurs, c’est moi qui ai tout provoqué.
- Attention à toi, tout de même. Je ne veux pas que tu souffres. »

Lij ne répondit pas tout de suite, comme s’il cherchait les bons mots.

« Je sais qu’il ne quittera pas sa famille. Je ne lui ai pas demandé et je n’ai aucune intention de le faire… Je souffrirais peut-être… de son manque, de son absence…. Mais la seule chose qui m’importe est de savoir qu’il m’aime… Et je le connais assez pour savoir que cet état de fait ne changera pas. Sa fidélité à Christine et à ses filles me le prouve. Il tient à moi, je tiens à lui. Je ne souffrirai pas. »

Billy fut étonné du calme et de la certitude d’Elijah. Mais il sut, sans pouvoir l’expliquer, qu’en effet, tout irait mieux pour son ami. Il se doutait qu’il y aurait quand même des moments durs pour eux, que Sean aurait peut-être des incertitudes en retrouvant sa petite famille mais ils connaissaient assez bien ses amis pour savoir qu’ils se retrouveraient, quelles que soient les circonstances.

« … La seule chose qui m’importe est de savoir qu’il m’aime … »

Ses mots lui semblaient familiers. Il fronça les sourcils, cherchant dans ses souvenirs.

Des yeux bleus brumeux, une tignasse blonde emmêlée, un tee-shirt bariolé, des mains qui volaient, le souffle dans son cou…

Dom…

Cela remontait à un petit moment déjà, quand il avait commencé à sortir avec Ali. Il avait eu peur de la réaction de son meilleur ami. Il n’avait eu le courage de lui annoncer que lors d’une fête particulièrement bien arrosée. Il s’était lancé après une petite dizaine de bières. Dom l’avait alors fixé, triste, mais dans un sourire et de sa voix anglaise et rauque il lui avait soufflé à l’oreille :

« J’suis heureux pour toi, mec ! T’te façon… m’me si t’es avec elle, j’sais que tu m’aimes… Ya que ça qui compt’… »

Il se rappelait encore des battements de son cœur et de ses mains moites quand Dom l’avait gratifié d’un bisou dans le cou. Il sourit doucement.

Il se demanda un bref instant comment il avait fait pour oublier ça. Enfin, il était bien ivre à la fin de la soirée… Bien sûr, à l’époque, il leur était bien plus facile de se dire qu’ils s’aimaient. Ce n’était que de l’amitié. Maintenant, il lui était très difficile de prononcer ces quelques mots à Dom…

Il sourit plus franchement. Dominic et sa possessivité…. Bizarrement, elle lui manquait.

Et tout en finissant son repas et en regardant son ami ranger la cuisine, il se rendit compte de la simplicité de certaines relations. En une nuit, Sean et Lij étaient passés d’amis à amants… Bien entendu, cela avait demandé du courage et toute la solidité de leur amitié pour en arriver là… Et il leur faudrait encore tout ça maintenant….

Mais il suffirait qu’il ose, qu’il prenne à deux mains ce qui était à sa portée. Il croyait ménager Dominic mais il ne pensait qu’à lui, qu’à sa peur. Il ouvrit les yeux et comprit les réactions de Dom.

« Tu as été plus qu’aveugle » pensa-t-il. « Il te l’a pourtant dit clairement ! »

« Je sais que tu m’aimes. C’est tout ce qui compte…. »

« Tu es à moi, Billy… Voilà ce qu’il te dit. Et le moment où je suis parti, où je lui ai refusé de m’avoir, c’est moi qui l’ai perdu… »

Elijah le regardait depuis un moment, conscient que quelque chose se tramait en lui. Ils levèrent tous les deux les yeux vers la porte quand elle s’ouvrit. Lij sourit en le voyant.

Billy fixa le nouveau venu, interrogateur. Il avait peur maintenant. Mais quand il vit que c’était lui-même que son ami cherchait, il lui sourit, un peu apaisé.

Il l’avait perdu un moment mais ils s’étaient retrouvés. Ce n’était pas parfait mais c’était différent. Maintenant, il lui incombait à lui de se bouger pour que bientôt Lij et Sean ne soient pas les seuls à rougir dès que quelqu’un rentrerait dans une pièce…
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Dim 16 Juil - 15:48

Voici la suite qui sera sur MDS dès demain (ou ce soir, ça dépendra de mon envie! ^^)
Par contre, je pars en vacances mardi. Normalement, je donnerai la suite à Half pour la correction et c'est elle qui la postera. Après, il faudra attendre la rentrée, je ne reviens que deux jours avant la RDS... ^^'
_____________________________________________________________
Sean et Dominic déjeunaient en compagnie de leurs amis. Le blond couvait des yeux son meilleur ami qui faisait de même, sous les regards amusés des deux autres. Lij avait rapproché son genou de celui d’Astin, voulant tout de même ressentir la chaleur du corps de son amant près du sien. Ils discutaient, tous les quatre, des dernières révélations de Lost ; Dom en profitait pour faire enrager ses camarades, ne laissant aucune information filtrer. Soudain, il interrompit son long discours concernant l’immense talent musical de Charlie et regarda autour de lui, puis jeta un coup vers la porte. Il demanda :

« - Au fait, où sont Vig et Orly ?
- Au lit, sûrement. » Répondit Lij, en haussant les épaules.
« - Il n’y avait pas de bruit quand je suis passé devant leur chambre », déclara innocemment Sean.
« - Comment tu sais ça, Seanie ? Tu as collé ton oreille contre leur porte ? Cela ne fait-il pas de toi un voyeur ? » Le questionna Dom, un air pervers et enjoué sur le visage. Sean nia, bafouillant.
« - Bill, je pense qu’il faudra qu’on soit discrets si on ne veut pas se retrouver avec un Astin espionnant derrière la porte ! » Enfonça l’Anglais.
« - Pourquoi ? Tu as l’intention de faire des choses pas très catholiques que vous devriez nous cacher ? Quelque chose à nous confier, Dommie ? Une orientation sexuelle différente peut-être ? »
Un grand éclat de rire les secoua tous les quatre. Dom reconnut que Elijah l’avait bien mouché sur ce coup-là.

« - Dis Lijah… » Continua l’Anglais après avoir repris son souffle. « Tu as bien une guitare chez toi ?
- Oui… je crois… Je pense qu’elle doit être dans le fond d’une armoire de ma chambre… Pourquoi ? Enfin, je te préviens qu’elle n’est pas accordée…
- Encore mieux ! Tu me la prêtes ?
- Mais… ?
- Sans poser de questions ! On va s’amuser un peu. »

Billy avait une petite idée de ce qui se tramait dans le cerveau complètement tordu de Merry. Il sourit, heureux de la perspective.

Lij revint quelques minutes plus tard avec l’instrument demandé. Il fixa son camarade anglais, curieux. Ce dernier lui fit un clin d’œil, passa la bandoulière par-dessus la tête et laissa échapper quelques faibles notes dissonantes. Dom sourit, malicieusement.

« Qui m’aime me suive… mais sans bruit ! Ma mission est de laver mon honneur de l’affront porté par un certain vieux Danois … Il va regretter d’avoir essayé de se moquer de moi, ha ha ha ! »

Les trois autres levèrent les yeux au ciel, essayant de dissimuler un fou rire subit.

Charlie sortit le plus silencieusement possible, suivi de ses trois compères. Ces derniers essayaient de ne pas pouffer de rire aux simagrées de Dominic qui se faufilaient dans les couloirs tel un James Bond de pacotille, vérifiant à chaque coin de meuble s’il n’y avait personne dans les parages… Enfin, il arriva devant la porte et il sourit, dangereusement (ou du moins, il le tenta). Se tournant vers ses compagnons, il leur murmura :

« Que le spectacle commence ! »

Il rentra discrètement dans la pièce. Les trois autres restèrent derrière la porte entrebâillée, écoutant, tout sourire, les bruits qui leur parvenaient.

Dom contempla la scène qu’il avait devant lui. Dans le lit, couché sur le dos, Viggo dormait paisiblement, Orlando lové dans ses bras. La scène était très touchante, surtout qu’il savait que ce n’avait pas été facile pour eux deux de se mettre ensemble. La lumière qui entrait faiblement par la fenêtre donnait un caractère encore plus irréel à la scène. Dom était ému… ou il aurait pu l’être s’il n’était pas juste concentré pour arrêter de respirer le temps nécessaire à se mettre en place. Il posa délicatement un pied sur le lit, cala la guitare dans ses bras, ferma les yeux et leva le menton. Soudainement, il laissa échapper quelques notes de la seule chanson qu’il savait jouer et entonna le refrain de « We live with a monster » (musique et paroles écrites par le merveilleux Dom Monaghan). Au départ, rien ne se produisit alors il décida de donner la dose maximale et létale : il haussa la voix arrivant à produire un filet aigu et grinçant combiné aux notes discordantes qui jaillissaient de la guitare. L’effet fut immédiat : Viggo ouvrit les yeux et Orlando se releva précipitamment en position assise, repoussant le drap et laissant apercevoir une partie des corps nus des deux hommes. Dom ne se laissa pas démonter et continua plus fort. Orlando le contemplait d’un air incrédule et endormi, essayant de comprendre ce qu’il passait. Viggo, encore embrouillé, lança un coup d’œil au pied du lit puis soupira bruyamment. Il se recoucha et ferma les yeux, décidé à ignorer le blond. Mais les soubresauts d’Orlando à chaque note trop aigue, les glapissements lugubres de Monaghan et les rires stupides qui lui parvenaient de l’autre côté de la porte eurent raison de sa patience et il donna ce que Dom cherchait :

« Espèce de petit cloporte anglais, sors de cette chambre tout de suite ou je te jure que je t’embroche !!! » Hurla-t-il.

Dom s’arrêta et le fixa, les yeux bleus grands ouverts dans la plus pure innocence. Orlando le regardait aussi, le remerciant d’avoir fait cesser ce cauchemar. Les trois zigotos attendaient également, silencieux, conscients que Viggo n’avait pu gagner la partie. Charlie cligna trois fois des yeux, prit une grande inspiration et de sa plus belle voix entama l’hymne anglais, seul autre morceau qu’il savait jouer (mais à la flûte, ce qui lui n’était pas pratique pour trouver les bons accords). Finalement, Viggo s’assit très lentement au bord de son lit, tandis que Dom massacrait l’hymne. Le Danois enfila un caleçon et doucement se leva. Il fixa Merry une minute avant de se jeter sur lui, mais le Hobbit, plus rapide, s’enfuit par la porte dépassant ses compatriotes hilares et il s’ensuivit une course-poursuite qui se termina sur la terrasse, Viggo essayant de tuer Monaghan avec sa guitare.

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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Dim 16 Juil - 15:48

« La revanche est un plat qui se mange froid, a dit le sage, mais moi je préfère les plats chauds… » Murmura, en souriant, Viggo à un Dom plus qu’énervé de l’autre côté de la porte-fenêtre.

Billy n’arrivait pas à assimiler tout ce qui lui arrivait. Il leva les yeux vers l’interprète d’Aragorn et chuchota :

« J’n’arrive pas à le croire… »

Mortensen sourit.

« Pourtant tout est là, enregistré pour la postérité. Je pense que je le passerai à vos invités le jour de votre mariage. »

Boyd blêmit et rougit presque simultanément ce qui lui donna une couleur plus qu’intéressante. Les autres étaient silencieux, profitant des réjouissances, s’imprégnant d’un maximum d’informations pour pouvoir se moquer de leurs compagnons et confier les détails croustillants au reste de la Communauté, à une prochaine réunion. Monaghan hurlait toujours sur la terrasse où il avait été enfermé, après que le Danois ait essayé de l’assommer avec son instrument. Ce dernier se pencha sur l’appareil qui était sur la table et appuya sur la touche play.

« Allez, encore un p’tit coup pour t’assurer que tu ne rêves pas. »

Billy savait qu’il aurait dû empêcher son ami de faire ça, qu’il devrait se lever pour libérer son compagnon mais il avait envie de réécouter ce message. La voix de Dom s’éleva.

« Viggo… J’reviens de mon interview pour les bonus du DVD et on m’a parlé d’une petite anecdote très très amusante… » Le rire du blond sonna très faux. Sa voix était grinçante. Billy le connaissait, il se retenait pour hurler. « Il paraîtrait… enfin, non c’est confirmé, vu que j’ai eu la joie de voir la scène qui a été filmée et qui fera partie du bonus… » Il eut une nouvelle pause. « Mortensen, de quel droit touches-tu à mo-B-b-bi-boyd… » Là, il ne se retenait plus mais bafouillait. Puis il eut un grand soupir comme pour se calmer. « Qui t’a donné la permission d’embrasser Bi… merde ! C’est mon Billy ! Tu comprends ! Tu fais ça avec Orlando, Sean, Elijah, Peter, Fran, le poney… qui tu veux ! mais tu ne t’approches pas de Bill ! Il est à moi, je ne laisserai plus personne l’approcher. Je me fous de savoir si c’était pour aider Monsieur j’sais-pas-jouer-une-stupide-scène-de-bisou ! » A nouveau, Sean se rebiffa. « Tu n’as pas à utiliser Bill pour assouvir tes désirs pervers. Il n’est pas pour toi ! J’t’préviens, l’faux blond, si j’apprends que ta bouche, ta langue ou une quelconque partie de ton corps est entrée en contact même accidentel avec MON Billy, je t’ferai bouffer ton drapeau danois et ton chapeau de cowboy, pigé !? » Il eut une nouvelle pause qui dura un peu plus longtemps. On entendait des bruits, des voitures qui passaient, des voix. « Au fait, il y a une petite soirée chez Lij ce soir, on t’attend ! Byebye ! » La voix de Dom fut coupée sur cette note enjouée.

Lij riait sur le canapé entouré d’un Sean hilare et d’un Orlando très amusé par la revanche de son amant. Viggo fixait l’Écossais, heureux de son effet. Ce dernier était pensif, un sourire jouant sur ses lèvres. Il regardait Dom qui était assis, le dos tourné contre la porte-fenêtre, une attitude lasse sur les épaules. Son cœur battait vite. Il ne comprenait pas ses sentiments. Il était bien sûr amusé par la réaction de son ami. A l’époque, Dominic lui avait parlé de cet incident que lui-même n’avait osé lui rapporter. Monaghan avait agi comme si ça le faisait énormément rire et n’avait manifesté aucune réaction de jalousie, tout de moins devant lui. Il en avait d’ailleurs été soulagé, redoutant sa possessivité. Mais, il connaissait le réel comportement de Dom et ce n’était pas pour lui déplaire. Et ce sentiment l’intriguait. Pourquoi était-il heureux de savoir cela alors qu’à ce moment-là et il y a encore quelques semaines, le désir de son ami de le clamer à lui l’énervait au plus haut point… La réponse jaillit assez vite…

« Parce que cela te prouve qu’il t’aime… »

Comme un peu plus tôt, il en revenait au même. Dom l’aimait… Il le voulait pour lui et pas seulement comme ami… Et pas seulement depuis quelques temps… Il se rendit peu à peu compte que ce n’était absolument pas une réaction nouvelle, l’Anglais avait agi toujours ainsi. Et il agirait toujours de la même façon… Parce que pour Dom, leur amitié comptait avant beaucoup de choses… Parce que lui, Billy, était quelqu’un qui importait pour son ami… Et ça ne changerait pas… Avait-il le droit de penser que ça en serait de même s’ils devenaient plus qu’amis ?

Viggo l’avait observé pendant un moment puis il avait reporté son attention sur Elijah qui lui sourit. Le Danois lui fit un clin d’œil.

« C’est pas tout ça mais ça m’a ouvert l’appétit toute cette agitation. »

L’intervention du plus vieux réveilla les autres. Orlando se leva, suivant Viggo dans la cuisine. Lij, comprenant que Billy devait être seul, fit un signe à son meilleur ami et ils quittèrent eux aussi la pièce. Le châtain, ne se souciant plus de ses compagnons, se dirigea vers la porte-fenêtre, la déverrouilla et l’ouvrit rapidement. Dom tomba à la renverse. Il leva le visage vers l’Écossais debout derrière lui, laissant leurs yeux se rencontrer. Au bout d’une minute, il grimaça et se redressa brusquement. Il marcha vers la rambarde et s’y accouda, grincheux. Mais celui-ci le suivit et s’arrêta à quelques pas de lui. Dom, sans se retourner, dit calmement :

« Alors vous avez bien ri ? »

Boyd sourit. Il savait que son ami était blessé. Ce dernier ne voulait pas que Pippin entende cet éclat. Il devait avoir peur d’une nouvelle distance. Redoutant soudainement un rejet lui aussi, Billy se jeta sur son meilleur ami et lui encercla la taille, tout en posant la tête contre sa nuque.

« Oui j’ai ri mais… j’ai été heureux aussi… »

Dom s’était raidi, désireux d’entendre ce qui allait suivre.

« Je… je te remercie. » Bill rit. « C’est un peu bête de te remercier mais… j’ai … enfin… ça fait du bien de savoir que quelqu’un tient autant à moi… enfin non… que tu tiennes autant à moi… »

La voix du châtain n’était qu’un murmure. Il se trouvait plutôt ridicule. Il ne put voir que Dom souriait mais il le sentit cherchant une de ses mains pour la serrer fort.

« Je tiens énormément à toi, tu devrais le savoir ! »

Billy ne savait pas s’il était heureux ou non. Son corps lui semblait douloureux tellement il était contracté. Son cœur battait au ralenti. Il avait peur d’oser mais il en avait envie… tellement envie. Il releva un peu la tête et d’une voix pâteuse, il chuchota :

« Prouve-le-moi. »

Il ne reçut aucune réponse. Il ferma les yeux, espérant, priant pour que Dom réagisse mais… rien. Ils restèrent une longue minute dans cette même position. Cette minute sembla à Billy durer une éternité. Finalement, il se détacha, la tête vide, la bouche définitivement sèche. Qu’il avait été bête… Ce message remontait à déjà quelques temps… Depuis il avait eu le temps de détruire tout ce qu’il avait eu à portée de main.

Il avait du mal à quitter la terrasse. Les yeux toujours fermés, il s’exhortait au calme, pour ne pas effrayer ses amis quand il rentrerait. Il sursauta quand il sentit une main chaude sur sa joue et se tendit quand un bras se faufila sous le sien et s’agrippa à son dos le rapprochant du corps devant lui.

« Billy » Murmura-t-on au creux de son cou, en soupirant. La voix était douce et sensuelle. Le pouls de Peregrin s’accéléra.

« Comment est-ce que je pourrais te le prouver ? » Lui demanda une voix mutine. Et Billy sentit une brusque montée de colère s’éveiller en lui. Comment pouvait-il jouer avec lui ? Il lui faisait tant de mal… Mais sa colère retomba quand il sentit des lèvres puis une langue se poser dans son cou. Il ouvrit alors les yeux subitement et ne vit que des mèches blondes. En gémissant, il se resserra contre son meilleur ami, s’agrippant à son cou. Il sentit Dom sourire tandis qu’il remontait sur sa mâchoire, déposant quelques bisous papillons. Il savait que son ami s’amusait avec lui et maintenant, il se laissait faire, ne se privant pas de faire entendre son plaisir.

« Viggo n’a pas le droit de te toucher, tu es à moi. » Dom sourit, sadiquement, à quelques centimètres de la bouche de son ami. Pendant quelques millièmes d’affreuses secondes, Billy eut peur que le blond le laisse en plan, là, bouillonnant de désir, frustré. Mais la plainte qu’il allait formuler se perdit sur la langue de son meilleur ami qui très vite vint envahir sa bouche. Le baiser était fougueux, Dom serrant son ami, à l’étouffer. Très vite, ils se séparèrent pour mieux se retrouver. Les mains de Monaghan caressaient le dos de Billy, puis trouvant la limite du tee-shirt, passèrent en dessous. L’Écossais gémit en sentant les mains chaudes sur son épiderme, il tenta encore de se rapprocher de son ami. Il ouvrit des yeux, surpris, sentant pour la première fois, la preuve évidente du désir que son ami ressentait pour lui. Ils se détachèrent lentement. Dom était amusé de la réaction rougissante de son meilleur ami. Il lui demanda :

« Vas-tu t’enfuir ? »

Il plaisantait mais l’autre sentait la peur derrière ces paroles. Alors, il secoua la tête et enfouit son visage dans le cou de son vis-à-vis. Il n’allait pas fuir, il n’en avait aucune envie. S’ils avaient été seuls, il aurait demandé à son ami d’aller s’asseoir et de continuer cette si intéressante activité sur le canapé … mais ils n’étaient pas seuls… Quoique l’idée de s’asseoir n’était pas mauvaise, il se sentait mou, comme vidé de toute énergie. S’il lâchait Dom, n’allait-il pas tomber ?

Une musique s’échappa de la poche arrière du jean de l’Anglais. Pestant contre le vibreur, Dom sortit son portable et regarda le numéro affiché. Il leva les yeux au ciel et éteignit l’appareil.

« Ce mec va me rendre chèvreuh !! » Grogna Monaghan. « C’était le Pépé ! Il doit s’ennuyer de moi… »

Billy rit. Il tenta de se détacher du corps chaud. Il réussit à se dégager … Bien, il arrivait à tenir debout sans aide, il espérait qu’il pourrait marcher.

« On va les rejoindre, sinon, on ne va pas avoir la paix. »

En effet, cette fois-ci, ce fut le téléphone de Billy qui sonna. Il sourit, se tournant vers son ami. Celui-ci d’un geste brusque prit son visage entre ses deux mains et posa ses lèvres sur les siennes. Puis il le relâcha et lui sourit timidement. Il se retourna vers la porte-fenêtre et se dirigea vers le salon. Billy le contempla. Il l’appela :

« Hé Dominic ! »

Ce dernier le regarda par-dessus son épaule, interrogateur.

« Tu es à moi, ne l’oublie pas. »

Dom sourit, heureux. C’est en sifflotant qu’il entra dans la cuisine. Les autres firent comme s’ils ne voyaient rien mais quand Dom eut le dos tourné, Elijah lança un clin d’œil à l’Écossais. Quant à Viggo, il prit la main de son amant, la portant à sa bouche. Enfin, les choses avaient avancé. Heureusement qu’il était là. Sans lui, que deviendraient ses amis ?
_____________________________________________________________
Alors?
Poutoux.
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Lun 11 Sep - 23:01

Voici la suite que je n'avais pas encore posté (qui a été mise sur mds par Half):
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Billy souriait encore quand la porte se referma. Il baissa la tête et ferma les yeux, laissant son odeur imprégner ses narines. Le parfum de Dom. Il l’adorait. Il avait acheté une bouteille après avoir reconnu l’odeur, au détour d’un couloir dans un grand magasin. Il n’y avait pas touché, débouchant le flacon de temps en temps quand il était nostalgique… Il s’était dit qu’il pourrait l’offrir à son ami, mais le parfum n’avait jamais quitté son appartement de Glasgow… L’Écosse… Cela lui semblait si loin. Lui qui était si facilement sujet au mal du pays, il n’avait aucune envie d’y retourner.

Il leva la tête vers la télévision qui se trouvait dans la loge. Le présentateur, Kimmel, venait d’appeler son ami. Il le dévora des yeux à son arrivée. Il le trouvait tout simplement beau, ses mèches blondes folles et ce sourire taquin aux lèvres. Pippin eut une moue amusée quand il vit son compagnon montrer son tee-shirt. Il connaissait bien ce vêtement, Dom lui avait acheté le même. Il aimait savoir qu’ils avaient les mêmes habits.

L’Écossais n’entendit pas un traître mot de l’interview. Il se contentait de fixer son ami et de noter chacune des ses expressions et chacun des ses gestes. Il retrouvait son Dominic, celui que son ami n’était plus depuis quelques mois. Et il s’en gavait, se délectant de ses attitudes. Il sursauta quand il entendit le blond prononcer son prénom et grogna en voyant son expression à ce moment-là. Sa jambe droite bougeait nerveusement, sautillant depuis l’apparition de Dom à la télé. Cela n’en finissait pas…

Depuis ce matin, il se surprenait de plus en plus souvent à vouloir posséder Dominic, le marquer comme sien. Ce n’était pourtant pas dans ses habitudes. Il n’avait jamais agi de cette manière avec Ali, ne voulant rien lui imposer. Il avait appris très tôt que rien ni personne ne pourrait réellement lui appartenir, qu’on finissait de toute manière par le ou les perdre. Mais Monaghan voyait les choses différemment… Pour lui, que Billy soit loin ou avec quelqu’un, cela ne changeait rien : il lui appartenait. Et peu à peu, le brun réalisait qu’il ne pouvait lutter contre cet état de fait, que fuir ne masquerait pas la réalité. Irrésistiblement, ils étaient attirés l’un vers l’autre. N’était-il pas revenu vers Dom alors qu’ils s’étaient fâchés ? N’avait-il pas continué à penser à lui alors qu’il était censé avoir fait une croix sur leur amitié ?

Il se leva brusquement, la loge lui semblait tout à coup trop petite. Il aurait aimé s’en rendre compte dans un tout autre endroit, un lieu où il serait seul avec son ami et où il pourrait… Il ne savait pas trop ce qu’il ferait… Enfin, certaines images lui venaient à l’esprit mais… Depuis quand s’imaginait-il ainsi avec son meilleur ami ? Coucher avec un homme était assez inconcevable pour lui et encore plus quand il s’agissait de Dom… sans doute. Il tourna le dos à la télévision mais il pouvait encore voir les images de son ami dans le grand miroir face à lui.

Il se demanda combien de temps durerait son interview. Dix minutes ? … Quinze… peut-être ? Devrait-t-il rester toute l’émission ? Et après ? … Billy soupira. Ils avaient promis aux autres qu’ils les rejoindraient dans une boîte appartenant à un pote de Lij, où l’Américain mixait parfois. Il aurait plutôt voulu ramener Dom dans leur chambre pour pouvoir ainsi lui parler, le toucher intimement sans avoir à se cacher des autres … ni de lui-même…

Rapidement, il quitta la loge ; il ne supportait plus d’être enfermé, et fuyait aussi les images télévisuelles de son meilleur ami, qui en amenaient d’autres plus dérangeantes dans son esprit. Il emprunta des couloirs et se retrouva très vite dehors. Pendant le chemin, il sortit son téléphone et composa le numéro de l’Anglais.

« Dom, c’est Bill. J’suis sorti. Je t’attends dans la voiture. J’étouffais un peu dans ta loge. Rejoins-moi dès que tu as fini. »

Il se dirigea vers le parking et sourit dès qu’il entendit son nom crié par les quelques fans qui attendaient Charlie.

Dom riait. Il était vraiment dans son élément. Il aimait se retrouver sur le plateau de Jimmy Kimmel. Il appréciait le présentateur et s’amusait bien avec lui. L’homme avait passé quelques jours avec lui à Hawaï et ils s’étaient bien entendus tous les deux. Et puis, dans les coulisses, Billy l’attendait. Il sourit de plus belle. Il adorait savoir qu’il était là, si près, à le regarder. L’émission se déroulait doucement. Il voyait l’autre invité danser très étrangement mais son esprit était loin. Il pensait à son meilleur ami et à son humeur depuis le matin. L’Écossais n’avait jamais été aussi démonstratif. En tout cas, il n’était plus comme ça avec lui depuis longtemps. Il se surprenait à espérer que ça durerait, que ça y était, qu’il pouvait avancer et essayer de construire quelque chose. Mais parfois un doute s’infiltrait, sournois. Il avait peur. Et si Billy se rétractait ? Il l’avait déjà fait, et pas seulement une fois… Il savait que son ami craignait une nouvelle relation. Il le lui avait avoué… Toutefois, il avait envie d’y croire…

Il se réveilla quand Kimmel le présenta à nouveau. C’était la fin de l’émission. Il se leva et salua le public puis il serra la main de Jimmy et celle de l’autre invité. Il savait qu’il devait rester encore quelques minutes sur le plateau, le temps de laisser défiler le générique et de discuter avec l’animateur.

Au bout d’un quart d’heure, Dom se dirigea vers la loge qui lui avait été attribuée. Il rentra heureux mais se figea sur son seuil. Elle était vide. Pendant une minute, il ne sut que faire. Plusieurs idées lui vinrent en tête : Billy avait eu un problème, urgent… sérieux, ou il s’ennuyait… Puis quelque chose lui traversa l’esprit le temps d’un éclair : avait-il simplement rêvé que le brun était là ? C’était impossible et pourtant… Parfois, il avait l’impression que tout ce qu’il avait vécu était trop irréel.

Son téléphone vibra dans sa poche de veste. Il le sortit rapidement, se souvenant qu’il l’avait senti aussi durant l’émission. C’était Billy. Il décrocha sur le champ, soucieux de comprendre rapidement.

« - Bill ???
- Hé Dom ! » Sa voix était un peu endormie. « Si tu me réponds, c’est que tu as fini ?
- Oui… J’suis dans la loge…
- T’as pas entendu mon message ? J’suis désolé, il a fallu que je sorte de la pièce. J’suis dans la voiture. J’t’attends. »
Dom soupira, respirant plus facilement.
« - J’arrive Boyd.
- Dépêche-toi, j’me suis endormi comme une masse. Si tu ne viens pas rapidement, je vais encore piquer un somme.
- T’es un vrai pépère toi ! Pire que Mortensen !
- Eh ! C’est pas ma faute.
- J’te connais bien ! A cette heure-ci, tu es déjà couché. Tu es réglé comme une montre. Je te dis : un vrai papy.
- Attention à toi, Monaghan ou tu rentres à pied ! »

Dom rit. Il entendit son meilleur ami glousser à l’autre bout. Le son se répercuta dans sa poitrine. Il se dépêcha de sortir.

« - Au fait, Dommie, tu as tout un parterre de fan qui t’attend sur le parking. Sois gentil et dépêche-toi de signer les autographes…
- T’inquiète Bill, je ne serai pas long, tu pourras enfin faire ton petit roupillon…
- Idiot ! … De toute manière, même si je le voulais, je ne pourrai pas me coucher. Tu n’as pas oublié que nous devons rejoindre les autres dans un club ?
- Je n’ai pas oublié. J’ai hâte de me défoncer sur la piste. C’est vrai que tu préfèrerais paresser dans ton lit mais il faut t’amuser Boyd ! Profite tant que tu es jeune…
- Mais j’ai bien l’intention de profiter, Monsieur Sblomie… mais peut-être pas de la même chose que toi…
- Quoi ? … Billy ?
- Magne-toi et tu sauras de quoi je parle ! »

Dom s’arrêta net en entendant le ton de son meilleur ami. Il eut la bouche sèche. Il releva la tête et gémit de frustration. Il y avait bien une trentaine de personne à son attente. Il en aurait pour une heure avant de se débarrasser de ce petit monde. Une heure avant de pouvoir retrouver son meilleur ami et de … Les flashs avaient déjà commencé à crépiter. Il allait avoir l’air d’un idiot sur les photos… Billy rigola.

« - A tout à l’heure Dommie, tu me réveilleras dès que tu seras prêt. »

L’interprète de Pippin lui raccrocha au nez. Dom ferma les yeux et soupira. Puis tout en rangeant son téléphone, il lança un grand sourire et se prêta aux jeux des autographes et des photos. Il devait bien ça à ses fans, certains étant là depuis quelques heures pour pouvoir lui parler. Il reconnut quelques jeunes filles qui venaient à chacune des ses « sorties » à Los Angeles et leur adressa un mot. Il jeta un coup d’œil vers le parking et repéra la voiture de location où il devinait Bill. Il secoua la tête. Son ami devait encore être en train de dormir. Il sourit : il serait ravi de pouvoir le réveiller comme il le fallait plus tard.
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Lun 11 Sep - 23:02

*****

L’humeur à la petite table était plutôt festive. Les acteurs levèrent leurs verres puis burent une longue gorgée. Tous riaient ou souriaient ; seul Billy était un peu contrarié. Dom était allé raconter qu’il avait fait une sieste, ce qui avait amené l’hilarité du groupe. Chacun alla de son petit commentaire sur les habitudes de sommeil du Hobbit écossais.

« Tu me le paieras, Monaghan. » Avait murmuré Billy à l’attention du blond. Ce dernier lui avait alors lancé un sourire radieux.
« Tu choisis la nature du paiement et c’est où tu veux et quand tu veux… » Le ton était volontairement suggestif. Une certaine rougeur naquit sur les joues du brun. Il se pencha à nouveau vers son ami.
« Attention, je pourrais être très gourmand… » Le plus vieux ne voulait pas s’avouer vaincu.
« Ça tombe bien, je n’avais aucune envie de te laisser sur ta faim. » Dominic était ravi du petit jeu entre eux. Il leur était arrivé de parler de manière ambiguë mais ça n’était jamais allé aussi loin. Billy lui lança un regard un peu apeuré mais empreint de désir, qui laissa l’Anglais sans voix. Le brun détourna la tête, pressé de ne pas continuer dans cette voie. L’autre sourit, heureux d’avoir gagné cette manche. Il porta son verre de bière aux lèvres et but pour se calmer un peu. La soirée risquait d’être longue.

Ils étaient installés à une table à distance de la piste. Ils avaient envie de se retrouver un peu au calme avant de se séparer pour danser et s’amuser. Viggo prit la parole :

« - Avant que j’oublie, j’ai une bonne nouvelle ! Ian m’a téléphoné. Il est arrivé aujourd’hui à Los Angeles. Comme il a su par Orly qu’on se faisait une réunion entre nous, il nous a proposé un dîner demain soir, ça vous va ?
- Bien sûr ! Voir notre cher Gandalf, quoi de mieux ? » Dit Monaghan. « Il va nous présenter sa nouvelle conquête ?
- Il semblerait, mon cher ami, que Gandy soit libre comme l’air… Il m’a même demandé si Orlando aurait eu la bonne idée de me quitter pour qu’il puisse tenter sa chance ! »

Dom éclata de rire, suivi par Pippin. Mais le visage un peu triste de Lij les stoppa. Ils le regardèrent surpris. Cependant ce dernier se força à leur sourire. Sean s’éclaircit la gorge :

« Je… Je ne pourrai pas être là pour le dîner. Je dois repartir dans la journée. Alexandra est malade et Christine m’a demandé de rentrer. Il semblerait que la petite me réclame… J’ai réussi à repousser mon départ à demain mais il est hors de question que je reparte plus tard. Comme je devais déjà vous quitter plus tôt… Enfin, je ne veux rien gâcher… voilà… »

Le blond observa son ami, un peu peiné. Ils s’étaient à peine retrouvés tous ensemble qu’ils devaient déjà se quitter.

« J’espère qu’Alex n’a rien de grave ! » Dit-il.
« Non, non, il semblerait que ça ne soit qu’une angine. C’est juste que ça rassurera les filles que je revienne, c’est tout… »

Le silence s’installa entre eux. Dom vit alors que Billy fixait intensément Elijah. Ce dernier paraissait mal à l’aise. Il lança un long regard au brun, essayant de le rassurer. L’Anglais nota alors que ces deux amis Hobbits étaient assis très près l’un de l’autre, de façon à pouvoir se toucher mais juste légèrement, sans attirer l’attention… Comme s’ils voulaient un contact permanent entre eux. Il avait bien noté une différence dans leur comportement et maintenant il comprenait mieux. Il savait que quelque chose avait changé mais il ne leur demanderait rien. C’était quelque chose de tacite entre eux. Tout le monde était conscient que la relation entre Wood et Astin allait plus loin qu’une simple amitié mais personne ne faisait de commentaire ni n’en parlait ; c’était peut-être le seul sujet tabou entre eux. Si Billy et lui étaient devenus un sujet à pari pour leurs amis, il n’en était pas de même pour les deux autres. Et cette situation était due à la famille de Sean que tous respectaient…

L’Anglais regardait toujours le plus jeune Hobbit quand il sentit une main s’accrocher à son genou. La main de Billy. Il se figea et posa les yeux sur cette main. Les doigts vinrent serrer son articulation, comme voulant s’assurer de la présence physique de son propriétaire. Le cœur de Dom battit plus vite. Mais bien trop rapidement à son goût, la main s’en alla. Il aurait voulu protester mais ne dit rien. Il était juste heureux.

La soirée reprit peu à peu grâce à Viggo et à Orlando, bien décidés à profiter de leurs derniers moments de fête avec Sean. Bientôt, tous se dirigèrent vers la piste de danse. Dominic et Bloom se déchaînèrent sous les regards goguenards de Boyd et Astin. Le blond en profita pour se coller contre son meilleur ami qui ne le repoussa pas.

Puis le propriétaire de la boîte vint chercher Elijah pour qu’il puisse mixer. Après s’être fait un peu prié le jeune homme accepta. Les autres purent danser sur la musique créée par leur ami. Mais très vite Billy et Viggo abandonnèrent la piste de danse. Ils aimaient trop ce qu’ils appelaient la vraie musique, celle créée par des instruments, plutôt que celle artificielle sortie d’une boîte… Ils discutèrent sur leurs canapés de leurs derniers projets au cinéma.

Sean se dirigea rapidement vers l’endroit (qui lui rappelait une boîte) où Lij mixait. Des fans s’y pressaient déjà mais ils étaient repoussés par un homme de la sécurité. Quand il le vit s’approcher, celui-ci le laissa entrer. Astin retrouva son amant à l’intérieur. Il était seul, avec ses disques et une petite bouteille de rhum au pamplemousse. Elijah lui sourit. Il baissa ses écouteurs et lui lança, tout en se déhanchant.

« Alors tu aimes ? » Il lui désignait du doigt la platine sur laquelle il travaillait.

Sean fit une moue, commença par hocher la tête mais finit par dire :

« Euh… Ou-iii… Non ! Désolé Lij, mais c’est vraiment pas mon truc la musique… mélangée, mixée… enfin… »

Il secoua la tête. Il avait peur de vexer son meilleur ami mais celui-ci éclata de rire.

« Je m’en étais rendu compte, ne t’inquiète pas ! »

Et le plus jeune retourna dans son monde, ce qui permit à l’autre homme de l’observer. Il le trouvait vraiment très beau dans ses vieux jeans tombant sur la taille et son long tee-shirt. La veste marron qu’il portait en toute occasion était abandonnée sur une chaise qui traînait dans un coin de la petite loge. En levant les yeux, il se rendit compte qu’il y avait une vitre sans tain devant lui. De l’extérieur, il n’avait pu voir son ami mais d’ici il avait une superbe vue sur la piste. Souriant malicieusement, il décida d’en tirer profit.

Il se plaça derrière son ami et glissa ses deux mains sur les flancs d’Elijah qui sursauta. Ses mains, passant sous le tee-shirt, continuèrent leur avancée vers le torse. Le plus jeune gigota.

« - Sean, arrête !
- Non, ils ne peuvent pas nous voir d’ici... On peut faire ce qu’on veut !
- N’importe qui pourrait rentrer à l’intérieur ! Arrête-toi, tu me déconcentres…
- J’aime te déconcentrer ! » Lui susurra son aîné, tout en lui mordillant le cou.

Elijah réprima un rire, chatouilleux. Il souriait, heureux des attentions de son amant. Il savait qu’il tentait se faire pardonner pour son départ imminent et soudain.

« Sean, laisse-moi juste lancer une musique et je suis tout à toi ! »

Astin capitula et, sur un dernier baiser sur la joue du brun, se recula pour s’adosser au mur du fond. Il regarda Lijah manipuler une machine près de lui. Au bout d’une minute ou deux, l’autre se retourna tout en enlevant ses écouteurs. Il se dirigea vers la porte et la ferma à clé. Puis il alla se coller au corps de Sean qui le prit dans ses bras.

« - Tu n’as pas à te sentir coupable… Je me suis fait à l’idée que tu partais.
- Je suis désolé, c’est juste… J’aurais préféré rester plus de temps avec toi vu que… qu’on vient de se trouver et…
- On se rattrapera. Il y aura d’autres fois. Je ferai tout pour qu’on puisse se retrouver et en profiter. C’est bientôt l’ELF, on y sera ensemble…
- Je sais… Mais quand je pense que je vais te quitter, tu me manques déjà. »

Elijah sourit, ce qui fit sourire aussi son vis-à-vis.

« - Et dire que je pensais que tu n’étais pas romantique…
- Hé ! » Protesta son aîné qui rit avec lui.
« - Je t’aime. » Murmura Lij.
« - Moi aussi, Elijah, moi aussi… »

Ils s’embrassèrent doucement, oubliant où ils se trouvaient. Mais quand le silence s’installa dans la loge, Elijah quitta rapidement les bras de son amant pour se jeter sur ses platines et se remettre à sa musique.

Les dernières notes résonnaient encore dans leurs oreilles. Mais le calme du lieu les surprit. Viggo et Billy levèrent la tête vers la piste de danse. Des danseurs criaient déjà vers la loge du DJ, réclamant du son. Viggo pouffa :

« Cela ne m’étonnerait pas que Seanie soit allé rendre une petite visite de courtoisie à notre Lijounet… »

Billy sourit sans rien dire. Il savait que les autres ne seraient pas dupes longtemps. Viggo était de toute manière trop doué pour qu’on puisse penser à lui cacher quoi que ce soit. Il fut coupé dans ses pensées par le retour des danseurs. Orlando vint se coller à son amant, il était presque assis sur ses genoux. Dom, adossé au canapé, derrière le brun, dit :

« - Je suis mort. Vous pensez qu’on pourrait aller demander à nos deux tourtereaux si on peut rentrer ?
- Deux tourtereaux ? Tu dis ça comme si c’étaient les deux seuls à se lancer des regards dégoulinants d’amour depuis ce matin !
- Merci de nous rappeler qu’Orlando et toi êtes un heureux couple, Mortensen.
- Ne fais pas celui qui n’a pas compris, Dommie-chéri… »

Pour toute réponse, le blond lui tira la langue puis il s’assit et se désaltéra. Commença alors une nouvelle scène entre les deux hommes qui adoraient s’asticoter. Une demi heure plus tard, les deux autres Hobbits les rejoignirent.

« - Sean tombe de fatigue. Ça vous dit de rentrer ?
- On vous attendait ! »

Ils quittèrent rapidement les lieux, après avoir salué l’ami de Wood. Sur le parking, ils se séparèrent, Billy et Dom rejoignant leur voiture. Le cœur de Billy tambourinait rapidement, trop rapidement. Il avait voulu toute la soirée qu’ils puissent rentrer enfin et là, il paniquait. Il ne savait pas comment réagir. Qu’est-ce qui se passerait si Dominic voulait…

Il fut stoppé par la main de Charlie.

« Eh, Billy-boy, ça va ? Tu sembles nerveux. »

Peregrin dévisagea son meilleur ami. Ce dernier avait l’air fatigué, endormi mais absolument pas stressé. Lui, était là à se demander ce qui allait se produire et son ami se comportait comme si l’idée ne lui avait même pas effleuré l’esprit. Il vit rouge un court moment. Il ne voulait pas qu’ils rentrent juste pour se coucher, il fallait que les choses changent, il avait envie que les choses changent… Et, sans rien avoir prémédité, dans ce parking heureusement désert, il attrapa son ami par la nuque et l’embrassa sauvagement. L’Anglais, surpris, ne répondit pas tout de suite. Il repoussa même son compagnon. Quand ils se détachèrent, il le regarda, interrogatif.

« Je t’ai dit que je comptais profiter de cette nuit, non ? »

Dom le fixait toujours bouche bée.

« De plus, tu as une dette envers moi … et tu m’as promis un paiement en nature ! »

Billy, profitant de l’état d’hébétude de son ami, lui prit les clés des mains et, d’un pas qu’il voulut assuré, il se dirigea vers la voiture. Il tremblait et dut s’y reprendre à deux fois pour insérer la clé. Il inspira plusieurs fois pour se calmer. Il avait chaud et avait un peu honte de ce qu’il avait dit mais il ne voulait pas reculer, il ne le pouvait plus.

Dom se reprit rapidement. Sans un regard vers son meilleur ami, il s’engouffra dans la voiture. Il avait peur de comprendre ce qu’il avait insinué… il craignait de souffrir à nouveau. Mais si… Il secoua la tête. Il verrait quand ils seraient rentrés. Il lança un coup d’œil à Billy, qui conduisait nerveusement. Il sourit. Il avait hâte de rentrer…
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Mar 10 Oct - 0:09

Voici la suite, vu que j'ai eu le feu vert de la miss Halfeline! J'espère que j'ai corrigé toutes les fautes qui étaient bien nombreuses dans cette suite... >.< Si il en reste, indiquez-les moi!

*tend une bassine à ses lectrices*

enjoy! ^^
_____________________________________________________________
Dom soupira. Couché sur le lit, un bras sur le front, il regardait le plafond. Grimaçant, il roula sur le côté et ferma les yeux.

Le trajet de retour s’était fait dans le silence. Son envie de rentrer diminuait proportionnellement à leur approche de la maison de Lij. La tension montait chez Dominic. Il savait qu’il ne se passerait rien et pourtant, il ne pouvait s’empêcher d’espérer. Quand ils étaient enfin entrés, il s’était dirigé dans la salle de bain près de leur chambre et s’y était enfermé. Il avait pris une longue douche puis il avait laissé sa place à Billy. Les cheveux encore mouillés, allongé dos à la porte de la chambre, il repensait au comportement de Billy le long de la journée. Il ouvrit lentement les paupières. Son ami était… semblait… lui paraissait… il soupira, refusant de donner des conclusions hâtives. Il serra les lèvres. Il voulait tellement que cela soit vrai, qu’il puisse enfin toucher son ami, l’embrasser, faire ce dont il rêvait depuis plusieurs semaines… mois…

Lorsqu’il entendit la porte de la chambre s’ouvrir, il ferma les yeux rapidement, voulant donner l’impression qu’il s’était endormi. Il sentit Billy marcher vers le lit puis s’y asseoir délicatement et se coucher. La lumière fut éteinte.

Le cœur de l’Anglais battait la chamade. Il se morigénait, rien n’allait arriver, et il essaya de se calmer, d’amener ses pensées loin de son compagnon … Il sursauta ; il venait de sentir un air chaud au creux de son cou. Immédiatement, de petits bisous furent déposés le long de sa mâchoire. Il ouvrit les yeux, lâchant un hoquet de surprise.

« Je savais bien que tu ne dormais pas. » Murmura Boyd.

Tournant la tête, Dom le fixa quelques secondes.

« Bill, si tu ne sais pas ce que tu fais ou… ou… si tu vas … vas le regretter… par la suite, il v-vaut mieux arrêter tout de suite… » Chuchota-t-il, lui aussi.

Pour toute réponse, le brun sourit un peu tristement. Mais, caressant sa joue, Billy se pencha et déposa ses lèvres sur les siennes. Au départ, le baiser fut léger puis il se fit plus profond. Dom se retourna complètement, il s’allongea sur le dos, sous son meilleur ami. Le baiser dura, les enivrant tous les deux. Quand il prit fin, l’Écossais dit :

« Je ne sais peut-être pas ce que je fais mais… » Il embrassa une de ses joues. « … je ne vais pas regretter… » Il embrassa son nez. « Plus … » Un baiser sur le front. « … jamais. » Il piqua quelques bisous sur sa bouche. « J’en ai envie… j’en ai besoin. »

Le blond ne savait pas s’il devait le croire ou non.

« Billyiiiii…. » Gémit-il, surpris lorsque la langue du brun joua avec une de ses épaules. Son esprit s’égara. Brusquement, Billy mordilla la peau se trouvant à sa portée puis il la suçota, la marquant. Sa langue voyagea ensuite du bas de son cou jusqu’à sa gorge. Là, il y laissa quelques baisers et taquina son menton de sa langue.

Dom, passif, laissa échapper quelques courts gémissements de plaisir. Billy se coucha complètement sur lui. Durant quelques secondes, il fut déstabilisé. Il connaissait pourtant l’anatomie de son meilleur ami mais il se surprit à chercher ce que ce corps sous lui n’avait pas ; le charme des courbes féminines dont il était habitué. Ce malaise ne dura pas. Leurs corps s’épousèrent étonnement avec perfection, ce qui le détendit. Il eut envie de découvrir tactilement cette chaire offerte enfin à lui. Dominic ouvrit péniblement les yeux et crut apercevoir son ami le regardant goulûment. Une des mains du brun, repliée, caressa son front, son nez puis sa joue. Des doigts traînèrent sur les lèvres de l’Anglais qui sourit. Le plus vieux semblait n’avoir attendu que ce signe pour l’embrasser tendrement.

Les mains du blond se posèrent sur les bras de Billy. Il les caressa, les malaxa, vérifiant ainsi leur présence réelle autour de sa tête. Elles descendirent sur son dos, glissant lentement. De ses doigts, il câlina les flancs de l’autre homme qui frissonna de plaisir. Leurs bouches ne se séparaient pas, leurs langues se cherchant, se chevauchant de manière effrénée.

Dominic renversa son compagnon sur le côté et entoura sa taille de ses bras pour pouvoir l’attirer plus près de lui. Il fit glisser une de ses mains entre eux et explora le torse du brun. Ce dernier sursauta quand elle toucha par mégarde un de ses mamelons. Dom sourit, tout en embrassant son Pippin de légers baisers. Il entoura de ses doigts le bourgeon de chair et le taquina de lentes caresses. Billy essaya d’échapper à cet attouchement mais de son autre bras, Mériadoc le tint fortement contre lui.

Soudainement, il quitta les lèvres de son compagnon. Se penchant sur le torse de l’Écossais, il souffla sur son mamelon déjà maltraité. Billy émit un gargouillement de surprise quand sa langue entra en jeu. Charlie posa sa bouche dessus et le suça fiévreusement. Repoussant Boyd d’une main, il le fit s’allonger sur le dos, le dominant. Cette main se déplaça sur la poitrine du brun, explorant chaque recoin qu’il n’avait pu encore toucher. Bientôt, elle fut accompagnée de sa bouche, désireuse de le connaître également.

Le plus vieux porta ses mains dans la chevelure blonde encore humide, marmonnant des mots incompréhensibles. Il obligea Dom à se relever et ils s’embrassèrent à nouveau, désespérément. Les doigts de Dominic jouaient avec la gorge du brun. Les siens étaient enfoncés dans sa taille.

Subitement, l’Anglais frotta son bas-ventre bien éveillé contre celui de son ami qui gémit bruyamment. Leurs bassins entrèrent dans une danse agitée. A nouveau, ils se retrouvèrent sur le côté. Dom posa une de ses mains sur le bas du dos de son compagnon et attira son corps près du sien. Il sentit l’érection de son aîné se presser contre la sienne. Cela fit reculer Billy qui respirait avec difficulté.

«Dom, attends… Il faut aller doucement… Sinon… ça sera fini avant de commencer… »

Monaghan, qui s’était raidi aux premier mots de Peregrin, hocha la tête. Il caressa lentement un bras de Billy puis s’approcha de lui, le serrant tendrement.

« Je … je suis à toi… » Chuchota Billy, au creux de son oreille. C’était, pour lui, la chose la plus proche du je t’aime qu’il pouvait dire.

Dom rit.

« Je sais. » Affirma-t-il. « Maintenant, il n’y a plus aucun moyen de revenir en arrière… » Continua-t-il.

Boyd se desserra de son étreinte, l’observa une minute et déclara :

«- Même si c’était possible, je ne le voudrais pas… Je … » Il s’arrêta, cherchant ses mots.
« - Chut, tu parles trop… et ce n’est pas le moment. »

L’Écossais approuva et le lui prouva en le faisant basculer sur le dos et en l’embrassant. Il promena ses doigts sur le torse de Dominic qui le fixait intensément. Il pencha sa tête et de la langue goûta la peau du ventre de son meilleur ami. Il ferma les yeux, concentré sur sa tâche, chassant de son esprit toutes les idées qui pouvaient le gêner. Il ne devait pas penser, juste apprécier le moment, pour ne plus regretter de ne pas avoir osé. Traçant des arabesques et des spirales, il remonta vers le visage de son ami. Ce dernier haletait, tout en caressant les bras et le dos de son amant. Cependant, Billy évitait de toucher le corps du blond sous la ceinture. Une certaine gêne l’empêchait encore d’y poser un geste. Dominic s’en rendait compte. Il embrassa son amant d’un baiser dévorant.

Ses bras entouraient la taille de Pippin. Il glissa ses jambes entre celles de son ami, lui provoquant des frissons. Ses mains cajolaient le dos du brun mais elles descendirent lentement et s’arrêtèrent à la limite du caleçon. Dom piqua quelques baisers dans le cou de Billy puis il l’embrassa à nouveau. Une de ses mains se faufila sous le tissu, provoquant la surprise de Pippin mais Monaghan appuya ses lèvres plus fermement contre celles de son aîné, insinuant son autre main. Ce dernier frissonnait entre ses bras, un peu apeuré mais aussi très excité. Doucement, il sentit que le vêtement lui était retiré. Il eut un mouvement pour arrêter son meilleur ami mais il s’obligea à laisser ses mains sur le torse de Dom.

Celui-ci le repoussa sur le matelas et l’observa, souriant. Puis, se plaçant au-dessus de lui, il lui enleva son caleçon, avec lenteur. Il sourit en voyant la lueur de gêne dans ses yeux.

Il jeta la pièce du tissu au sol, laissant son amant complètement nu. Il laissa son regard balayer le corps de son aîné. Il contemplait chaque endroit qui lui était inconnu, appréciant le grain de peau, chacune de ses irrégularités, mémorisant les infinis détails. Il détailla le sexe tendu de Billy, se sentant lui aussi très excité par le spectacle. Il avait déjà vu le sexe d’autres hommes en différentes occasions, depuis son adolescence, mais il n’avait jamais eu envie comme maintenant de toucher une autre érection que la sienne.

Billy le fixait, essayant de dominer sa crainte, de paraître naturel. Sa bouche était sèche, il entendait son sang battre à ses oreilles. Il était plus que conscient de sa nudité, de son excitation. Il avait presque envie de cacher son sexe entre ses mains. Son cœur manqua un battement quand l’Anglais retira son boxer. Il ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Il observait lui aussi son compagnon qui lança son vêtement.

Mais le blond ne lui laissa pas le temps de l’admirer et se pencha sur lui pour l’embrasser. Il colla ce corps si semblable contre le sien. Ils gémissaient tout en s’embrassant. Billy était un peu embarrassé. Dom posa des baisers dans son cou puis il descendit sur une épaule essayant de détendre son amant.

« Bill, on peut s’arrêter si tu veux… »
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Mar 10 Oct - 0:09

Le brun croisa les pupilles de son ami. Celui-ci caressait son dos puis une hanche, essayant de gagner sa confiance. Billy sourit.

« Ça s’rait très frustrant pour nous deux… non ? »

Dom rit puis hocha la tête. Au bout d’un moment, il dit :

« Tu es beau, Billy-Boy. »

Ce dernier rit aussi.

« Dommie, laisse tes compliments aux filles d’un soir qui tu mets dans ton lit… »

L’Anglais regarda autour de lui puis, sérieux, répondit :

« Maintenant que tu es dans mon lit… »

Billy fronça le nez, faisant semblant d’être fâché. Le plus jeune le chatouilla mais le brun se retourna pour s’éloigner. Dominic le rattrapa et, rapprochant son dos de son torse, il planta plusieurs baisers sur la nuque de Pippin, le serrant fortement.

Sa main gauche parcourut le torse de son meilleur ami. Billy arrêta de rire et se cambra, redoutant tout en souhaitant les caresses de son Merry. Ce dernier traça des cercles sur sa hanche, puis glissa vers sa cuisse.

« - Dommeeeeh… » Haleta son ami quand il sentit des doigts effleurer sa verge.
« - Chhhhuuuut … mon Billy… » Murmura l’autre homme.

Il mordilla l’oreille qu’il avait à sa portée puis la lécha. L’Écossais gémit puis tressaillit quand un doigt caressa son pénis sur sa longueur.

Tournant la tête, les yeux fermés, il quémanda un baiser qui lui fut accordé. Il se retourna, se retrouvant sur le dos. Une de ses mains caressait la tête de Dominic.

Les doigts se posèrent à nouveau sur son sexe. Il se sépara de son meilleur ami et bascula la tête en arrière quand il sentit qu’ils entouraient son érection fermement. Dom se pencha sur la gorge de Peregrin, la mordillant. De sa main, il commença un léger va-et-vient. Billy laissa échapper un râle bref. Charlie sourit, tout en léchant la peau de son ami. Il leva les yeux vers son visage et, saisi, resta à l’observer, ravi et surpris par ce qu’il voyait. Regarder son ami prendre un tel plaisir le laissait sans voix. Peu à peu, il accéléra le mouvement de sa main, souhaitant connaître toutes les expressions que prenaient son visage.

Billy, brusquement, posa une main sur son épaule, s’accrochant désespérément alors qu’il lançait un cri rauque. Leurs yeux se rencontrèrent. Le blond put ainsi jouir du regard embrumé de son amant. Il déposa un baiser tendre sur sa bouche.

« Dom… Je… je… » Un nouveau gémissement le stoppa.

Pris dans sa contemplation, l’Anglais arrêta son mouvement, laissant son ami pantelant.

Le plus vieux cligna des yeux, totalement pris dans son désir. Il n’aurait jamais imaginé que ce serait aussi bon de se laisser aller avec son meilleur ami. Cela lui semblait si naturel et pourtant s’il avait pris un moment pour penser, il aurait forcément arrêté Dominic. Il sentit alors le sexe de celui-ci pressé contre sa hanche. Il réalisa alors que si son ami lui donnait du plaisir, lui restait insatisfait.

Il baissa les yeux et d’une main tremblante, il caressa le ventre de Charlie. Ce dernier tressaillit.

« Bill… tu n’as pas à… si tu ne veux pas… »

Le plus vieux rougit, gêné. Il aurait aimé rendre la caresse à son ami mais il ne s’en sentait pas capable. Il embrassa Dominic sur l’épaule pour repousser l’échéance, se donner du courage. Sa main descendait. Mais il n’était pas installé assez confortablement. Roulant sur le côté, il fit face à nouveau à son amant.

Dom, pour l’aider, l’embrassa. Il rapprocha son sexe du sien, les faisant se caresser mutuellement. L’Écossais ferma les yeux. Le blond en profita pour poser sa paume sur la verge de son ami, la cajolant. Puis il prit en main son propre pénis et, les frottant l’un contre l’autre, il les masturba lentement. Billy fixa son amant et gémit. Le désir lui montait à la tête, le laissant vide, blanc de toute idée. Seules comptait pour lui cette main qui lui donnait du plaisir et la nécessité de respirer à grandes goulées d’air.

Soudainement, sa main rejoignit celle du blond. Il la caressa, puis descendit vers les deux érections. Leurs bouches se rejoignirent et ils se rapprochèrent pendant que leurs mains s’activaient.

Osant enfin, Bill enleva la main de Monaghan et ne masturba plus que son ami. Ce dernier cessa de respirer un instant.

Le brun trouvait étrange d’avoir contre sa paume, ses doigts, un sexe palpitant autre que le sien ; mais entendre les gémissements de son Merry et le voir prenant son plaisir le firent continuer, heureux. La cadence de sa main augmenta quand les doigts de Monaghan trouvèrent son gland puis glissèrent vers sa verge, imprimant un mouvement rapide.

Leurs bouches se séparèrent, leurs langues, leurs dents entrèrent en contact avec leurs peaux, mordant, léchant, suçant…

Ils gémissaient, râlaient, criaient, faisant monter leur désir de plus en plus fort, de plus en plus vite.

Boyd fut le premier à jouir, lançant un gémissement sonore qui combla Dominic. Cette décharge d’émotion le saisit et il le suivit, grâce à ses caresses encore un peu maladroites.

Leurs fronts se joignirent. Ils récupéraient leurs souffles.

Dom se renversa sur le dos. Il était couvert de sueur. L’autre se coucha, se calant sur le ventre confortablement. Il caressait du bout de l’index l’épaule du plus jeune. Pippin ferma les yeux, prêt à s’endormir. L’Anglais se racla la gorge :

« - Dis ça t’plairait peut-être de prendre une douche ? Moi je ne dirai pas non… »

Billy ouvrit les yeux difficilement et répliqua d’une voix endormie :

« - Encore ? Les autres vont se poser des questions s’ils entendent à nouveau le bruit de l’eau…
- Vu tout le boucan que tu as fait, ça ne leur semblera pas bizarre ! »

Boyd, se réveillant, se releva sur un coude et frappa son amant. Ce dernier se défendit, le repoussant. Il s’ensuivit une lutte qui se finit quand ils chutèrent par terre. Ils rirent doucement essayant d’être discrets.

« - Après tout ce bruit, s’ils ne s’sont pas réveillés, ça serait un miracle…
- Sean n’aura pas besoin d’écouter aux portes… » Dom pouffa. « Raison de plus pour aller se laver. »

Il se leva difficilement, aida l’autre à faire de même et l’entraîna dans la salle de bain.

Alors qu’ils prenaient une douche ensemble, Billy essaya de réfléchir à ce qui s’était passé. Les baisers de Dom courant sur sa colonne vertébrale, il sourit, satisfait. Cela faisait déjà un moment qu’il ne s’était pas senti aussi bien. Le cœur battant, il caressa son meilleur ami, heureux de le sentir près de lui, de partager ces moments. Mais il avait comme une impression d’irréel, comme ce qu’il vivait faisait parti d’un rêve trop réel. Il s’accrocha au cou de Dom, l’étreignant presque violemment pour ne pas laisser échapper ce moment de bonheur.

Inconscient des idées qui s’abattaient sur son meilleur ami, Dominic murmura à son oreille :

« Je t’aime. »

Billy, surpris, ne répondit pas. L’Anglais l’embrassa tendrement tout en le repoussant contre le mur. Et alors qu’ils sentaient le désir monter à nouveau en eux, l’interprète de Pippin espérait vraiment qu’il n’avait pas juste rêvé.
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Dim 7 Jan - 0:20

Hello! hé, non, vous ne rêvez pas! C'est bien la suite! Je sais je suis en retard... j'essaierai d'être moins longue la prochaine fois mais je ne peux rien vous promettre!

Half m'a envoyé sa correction aujourd'hui. Je n'ai pas vraiment les yeux en face des trous donc si jamais il restait des fautes, indiquez-les moi!

D'ailleurs, Half, je répondrai à ton mp demain! ^^

Allez, je vous laisse lire!
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Il ouvrit les yeux. La pièce était dans le noir, il ne voyait rien. Il fronça les sourcils. Des images de son rêve s’échappaient, il essayait de se concentrer dessus mais c’était peine perdue. Il y avait juste cette sensation tenace qui ne le quittait pas, qui le serrait, comprimait sa gorge. Ce sentiment de perte qui ne disparaissait plus, qui le suivait à la trace depuis plusieurs semaines maintenant. Il passa un main sur son front puis frotta ses paupières. Il n’aimait pas se réveiller au bord des larmes, surtout quand il n’en connaissait pas la raison. Il soupira et tenta de se rendormir même s’il ne s’en sentait pas capable.

Il entendit un souffle profond à ses côtés. Il se tourna vers le corps près de lui. Il se demandait comment il avait oublié. Sa tristesse s’évanouit lentement alors qu’il agrippait avec douceur la taille de son amant.

Il ferma les yeux, affirmant sa prise. Il posa son front sur le dos de son aîné, profitant de cette présence. Il avait la tête lourde, une migraine pointait. Il avait peu dormi, il s’accordait de micros instants de sommeil depuis que l’Ecossais s’était endormi. Il frotta son nez contre la peau de l’homme et y déposa un baiser.

Sans s’en rendre compte, il glissa dans un sommeil léger, entrecoupé de courts moments d’éveil où il vérifiait par des caresses que son ami était toujours là, près de lui, dans ses bras.

Quand enfin il s’éveilla, la lumière entrait par les rideaux entrouverts. Le jour était plus qu’entamé. Essayant de revenir à lui, il se sentait vaseux.

Une de ses mains partit, seule, à la découverte du corps de son meilleur ami. Elle redessina son ventre, remontant sans pudeur vers sa gorge. L’autre, de son revers, caressait le bras du châtain. Il eut une subite envie d’y mordre. Il la réprima, ainsi qu’un sourire. Il se redressa lentement sur un coude. Délicatement, il fit basculer Billy sur le dos, pour lui permettre de le contempler. Il dut se faire violence pour ne pas fondre sur sa bouche et l’attaquer de suite. Il devait peut-être laisser son ami se reposer… ils avaient veillé tard et l’Écossais avait besoin de sa nuit complète de huit heures s’il voulait avoir son joli teint rose de princesse. Il se retourna pour regarder l’heure. 14h43. Il tendit l’oreille… L’appartement lui sembla silencieux. Ses amis ne devaient pas encore être levés. Il se doutait qu’ils devaient être plus que fatigués… surtout si leurs nuits avaient été aussi agitées que la sienne.

Son envie de réveiller Billy se fit plus que pressante. Il n’était pas du genre patient. Tout petit déjà, il se levait aux aurores, le dimanche pour regarder les dessins animés à la télé, ou le matin de Noël pour aller voir sous le sapin …

Il se secoua et se pencha sur l’Ecossais. Doucement, il souffla sur sa joue et son cou. Sa main caressait toujours le bras. Il avait dégagé son avant-bras qui était posé maintenant au-dessus de son ami. Se penchant, il darda sa langue qui alla taquiner un point sous l’oreille du châtain. Il avait découvert que cet endroit déclenchait chez Pippin quelques réactions très intéressantes… L’autre homme se réveilla doucement, marmonnant. Dom sourit. Il attaqua le lobe de l’oreille, la mordillant, sa langue jouant aussi. Billy fronça les sourcils. Ses yeux s’entrouvraient mais il ne semblait pas sur le point de vouloir revenir à la conscience. Dom posa alors sa bouche sur celle du châtain. Le baiser fut léger. Il se détacha délicatement pour caresser son nez du sien. Puis il reprit les lèvres du châtain et appuya dessus fortement. Il sentait son amant se réveiller. Il frémit d’anticipation en imaginant la sensation de leurs deux langues se toucher. Il essaya alors de passer les barrières des lèvres mais Bill grommela. L’Écossais ouvrit les yeux d’un coup, tombant nez à nez avec son amant mais finit par se retourner pour s’endormir.

Monaghan resta un moment sans réagir. Il sourit à nouveau et décida assez vite de reprendre les hostilités. Se rapprochant du dos de son aîné, il se recolla à lui, l’enlaçant. Il enfouit son nez dans son cou, piquant de petits baisers où se mêlaient de légères morsures. Une de ses mains descendit rapidement vers son entrejambe. S’arrêtant juste en dessous du nombril, il s’amusa à caresser l’épiderme autour, titillant son amant. Billy gémit tout en remuant, cherchant à fuir… ou à établir un contact.

« - Doooomeuh… » Murmura l’Écossais.
« - Qu’est-ce qu’il y a, Billy Boy ? »

Ce dernier ne répondit pas mais bougea de plus belle. Dom resserra son étreinte et lui mordilla encore l’oreille.

« Dom, arrêt’… j’veux dormir… »

Mais le blond fit comme s’il n’avait rien entendu. Ses mains s’activèrent, cajolant son torse et ses bras. Billy essaya de s’échapper, désireux de continuer sa nuit mais les caresses de Merry étaient intoxicantes. Finalement, il se retourna lentement. Dom l’embrassa avec douceur et Billy répondit petit à petit, entourant le cou de son amant de ses mains. Le baiser se fit plus passionné, dévorant. Les doigts du châtain tâtaient le dos de l’autre. Il rapprochait leurs deux corps. Quant à l’Anglais, une de ses mains s’accrocha à une hanche de Peregrin. Il la souleva pour permettre à son ami de mettre sa jambe au-dessus de la sienne. Ils sentirent alors leurs érections se presser l’une contre l’autre. Un frisson les parcourut tous deux. Billy gémit contre la bouche de son meilleur ami, qui sourit. Il ouvrit enfin malaisément les yeux.

« Tu es sûr que tu préfères dormir ?
- La ferme, Monaghan. », siffla l’autre homme.

Ils s’embrassèrent, longuement, comme s’ils n’avaient pas passé la nuit à le faire. Boyd fut le premier à reculer, haletant. Il se sépara du plus jeune. Dom le fixait, satisfait.

Ils se reposèrent un moment l’un près de l’autre. Puis Billy déposa un baiser sur le nez du blond. Il se coucha correctement et ferma les yeux, prêt à reprendre sa nuit. Dominic, voyant cela, s’exclama :

« Boyd, ne te rendors pas ! »

L’autre grogna.

« Nous n’avons pas fini, l’Écossais ! »

Ce dernier ouvrit les yeux quand il sentit sa main être posée sur le bas-ventre de Dominic.

« Tu ne penses qu’à ça, ma parole ! s’écria le plus vieux.
- Je ne suis pas une pucelle effarouchée, moi … »

Billy, agacé et surpris, prit un oreiller et essaya de frapper son compagnon mais le coussin retomba mollement. Dom ne répliqua pas tout de suite, recevant encore quelques coups faibles.

« Tu vas voir qui est une pucelle effarou-… »

Charlie finit par attraper son ami par la taille pour le plaquer contre le matelas. Il se débarrassa de l’oreiller et se pressa contre le corps de Billy. Celui-ci le fixa un long moment, attendant son prochain mouvement. L’Anglais ne semblait pas pressé. Le châtain s’impatienta et essaya de se libérer mais l’autre le tenait fermement.

« Dom ! prévint-il.
- Oui ? répondit l’autre, innocemment.
- Laisse-moi ou tu vas le regretter… »

Le jeune homme secoua la tête et sourit, joueur.

« J’ai envie de toi, murmura-t-il.
- Ça, j’avais pigé… » répondit l’autre, décidé à ne pas se sentir gêné et à ne pas non plus se laisser mener par le bout du nez.

Monaghan descendit sur le torse de son Pippin et mordit un mamelon. Billy ferma les yeux et serra les lèvres. Son ami couvrit sa peau de baisers courts. Le châtain laissa échapper un halètement quand des dents rejoignirent la langue dans sa tâche. Il sentait le désir monter en lui. Il réprima un fou rire nerveux quand Dom attaqua un de ses flancs. Il contracta son ventre pour l’éloigner de Merry.

« Chatouilleux ? » s’enquit le plus jeune.

Sous le regard fiévreux de Dominic, Boyd ne put qu’acquiescer. Il se sentait revenir à ses premières expériences sexuelles, durant son adolescence quand il était maladroit et timide… A ceci près qu’à cette époque, c’était lui qui avait dû tout diriger mais là, il n’arrivait pas encore à gérer… Il était trop nerveux, redoutant mais demandant aussi cette nouvelle intimité.

Dom l’observa un moment puis l’embrassa sur le menton. Il lui demanda :

« Où es-tu, Bill ?
- ... Hein ?
- Ton esprit semble loin d’ici. » dit-il, un peu tristement.

Billy, notant l’inquiétude de son compagnon, lui sourit doucement avant de répondre :

« Nulle part… c’est juste… Je … je me suis souvenu de quelque chose… d’avant… de mon passé. »

Charlie détourna le regard. Puis, avec lenteur, il se coucha, posant sa tête sur l’épaule de Billy. Ils restèrent silencieux. L’Écossais caressait suavement le dos du blond des doigts.

« Ali ? » murmura l’Anglais.

Le châtain mit un moment à comprendre de quoi voulait parler son compagnon Hobbit. Il secoua la tête.

« Non ! dit-il fermement. En fait… (Il fit une pause.) Dominic… ça va te paraître tellement stupide… »

Le plus jeune le dévisagea, interrogatif. L’Écossais semblait nerveux.

« Tu vois… nous deux. (Il prit une grande inspiration.) J’ai la sensation de-d’être à nouveau un ado… de… tu sais, découvrir le sexe… comme si c’était la première fois. Je ne sais pas comment t’expliquer… »

Il s’arrêta, un peu anxieux. Dom roula sur le ventre pour considérer son amant.

« Je comprends. Je mentirai si je te disais que je ne ressens pas la même chose. »

Il fixa son compagnon qui l’embrassa.

« Je n’ai moi non plus jamais été avec un autre homme, reprit-il. Je reconnais en avoir embrassé beaucoup devant les caméras… mais je n’aurais jamais pensé me retrouver dans le même lit qu’un autre homme… Avant toi… »

Ils se sourirent. Dom eut une expression mutine, qui intrigua l’interprète de Peregrin. Ce dernier se releva et se pencha sur un coude, attentif.

« Je dois te confesser une petite chose… J’ai toujours eu très envie de t’embrasser. Dès notre première rencontre. Nous avons déjà discuté de cette attraction qui nous poussait à aller l’un vers l’autre, à se parler, à se découvrir, à rester ensemble…On avait toujours présumé que ce n’était que purement amical. Mais, j’ai commencé à avoir ce que je pourrais qualifier de "désir subit de t’embrasser", désir que je n’ai jamais osé assouvir à part quelques accidents… (Billy sourit.) jusqu’à celui… celui dans la cuisine… tu sais... »
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Dim 7 Jan - 0:20

Pippin hocha la tête. Il s’assit, relevant ses genoux sous son menton. Dom l’observa, puis vint s’installer derrière lui, plaçant ses jambes de chaque côté et calant le dos du châtain contre son torse.

« J’ai vraiment cru te perdre ce jour-là, continua-t-il. C’est la plus grande connerie que j’ai pu faire ! »

Son amant, qui était resté silencieux, serra une main du blond dans la sienne.

« Non. Ce n’est pas de ta faute, » affirma-t-il. Il s’installa de façon à voir le jeune homme. « Je pense que je t’aurais quitté indépendamment de ce que tu aurais fait ou non… » Il fit une pause. Charlie semblait confus. « Je cherchais à m’éloigner de toi. Notre relation était… nous… je me sentais si lié à toi… j’étais comme prisonnier … drogué, en manque ! J’avais et j’ai toujours tellement besoin de toi dans ma vie, près de moi que je crois… j’ai pris peur. Cette attraction dont tu parles, je l’ai ressentie! C’est pour cela que je n’ai jamais vraiment repoussé les petits "accidents"… Mais, au bout d’un moment, ça faisait si mal… et puis, il y avait Ali… (Il stoppa.) D’une certaine manière, je l’aimais et je voulais la rendre heureuse. J’étais persuadé qu’entre toi et moi ça ne pourrait jamais fonctionner, que tu tenais trop à ta liberté, que tu préférais les femmes… J’essayais de me convaincre que tu n’étais pas fiable, que tu ne me voyais que comme un ami. J’ai cherché à croire que notre lien n’était plus assez fort. Je pensais qu’il était devenu une entrave, que je n’avançais plus. Alors je t’ai rejeté. C’est moi qui t’ai poussé … c’est moi qui t’ai fait souffrir… Et je m’en suis voulu. Mais je m’accrochais à mon idée de famille, à mon mariage avec Ali… Ce n’était que du vent. Même en voulant te fuir, détruire notre lien, c’était impossible. Je n’étais pas heureux. Et il m’a fallu du temps pour le comprendre, même après mon arrivée à Hawaï. Que je ne devais pas avoir peur, que notre amitié se transformait en quelque chose de plus fort, que c’était inévitable… ça avait d’ailleurs déjà commencé… Tout le monde le savait, tu le savais mais moi…. Moi, j’ai eu peur, j’ai fui. Je m’en veux énormément. »

Billy leva les yeux et nota que Dominic le dévisageait sérieusement. Il se sentit nerveux, sous son regard. L’autre homme détourna la tête, les sourcils froncés.

« Tu m’as fui… » La voix du blond était basse. Il semblait blessé mais aussi perdu. Il releva la tête, résolu à sonder son ami. « Co… Tu… J’ai toujours cru que c’était de ma faute, tu le sais ? » Bill hocha la tête. « Et maintenant tu me dis… Billy… » Il soupira profondément. Un silence s’abattit entre eux un court moment. L’Écossais se surprit à frotter ses doigts, nerveusement. Il n’avait pas envie de perdre ce qu’il y avait entre eux. Il ne pouvait pas le perdre. « Et maintenant, qu’est-ce… tu ressens ? Est-ce que tu-tu regrettes…
- Non, coupa rapidement Pippin. Non. Je ne ressens plus la même chose. Tout est différent à présent. Je sais… je ne peux pas vivre sans toi, Dommie. Tu m’as trop manqué… et après ça… cette nuit, je ne pourrai pas te quitter. Je ne le veux pas non plus. »

Dom était assis sur le lit, muet. Billy, lui, n’osait plus ajouter quoi que ce soit. Il avait l’impression qu’il ne pourrait dire que des bêtises. Le blond était perdu dans ses pensées. Il ne savait ce qu’il ressentait… à part qu’il avait peur. Il ne voulait pas renoncer à Billy mais… il avait toujours pensé que c’était sa faute, qu’il ne pouvait que merder. Qu’est-ce qu’il devait croire ? Et si ça ne marchait pas ? Après tout, Billy semblait avoir tellement d’incertitudes…

Ce dernier ne voulait pas laisser son amant douter de lui. Il fallait qu’il le rassure. Il laissa ses doigts glisser sur la peau nue du blond en une brève caresse.

« Dommie, pardonne-moi… je ne veux pas te perdre. Je veux juste être avec toi. Je te promets que toutes mes hésitations appartiennent au passé. »

L’Anglais fixa son ami, durement. Il le jaugeait, essayant de trouver une faille, de débusquer les mensonges.

« Ne me quitte pas… » murmura le plus vieux.

Dans un soudain élan, Dominic l’enlaça, les faisant basculer. Billy, déséquilibré, se retrouva sur lui. L’étreinte était maladroite. Pippin sentait qu’il n’avait pas encore toute la confiance de son meilleur ami mais qu’il était prêt à lui laisser une chance. Il leur faudrait du temps pour que Dominic n’ait plus peur, pour qu’ils puissent bâtir une relation nouvelle, différente de celle qu’ils avaient connue. Ce n’était peut-être pas si mal s’ils avaient à s’apprivoiser à nouveau. En effet, leur ancienne relation bien que forte était instable.

L’Écossais se pelotonna correctement contre son ami Hobbit et gratifia sa gorge de quelques baisers.

« Je t’interdis de me fuir. » entendit-il.

Il leva les yeux vers Monaghan qui le regardait encore un peu durement. Il hocha la tête puis rapidement fondit sur sa bouche et l’embrassa. Il n’y eut rien de tendre dans ce baiser. La main de Dom retenait la tête de son amant par la nuque, l’immobilisant contre lui. Il était passionné. Quand enfin leurs bouches se séparèrent, le blond le fit rouler sur le lit. Billy se serra contre son corps. Quand Charlie sentit son amant se frotter contre lui, il gémit :

« Allumeur, souffla-t-il, laissant la tension s’évacuer.
- Tu peux parler !
- Moi ? Je suis aussi pur que le bébé qui vient de naître…
- Mais bien sûr… Je me souviens pourtant de certaines photos avec une sucette…
- Ooooooh ! Mon Billy-Boy a eu des pensées coquines en voyant ces photos ! »
Peregrin se mordit la lèvre, en rougissant légèrement. L’atmosphère s’était détendue, ils tentaient de mettre les troubles de côté.

« Montre-moi ce que tu as fait quand tu les as vues. » reprit Dominic, excité.

Billy sourit, se prêtant au jeu, finalement.

« Ce n’est pas vraiment ce que j’ai fait le plus intéressant, mais plutôt ce que j’aurai aimé te faire… »

Son amant leva un sourcil, curieux. Couché sur le dos, il tendit ses bras en croix.

« Vas-y, tu as enfin l’occasion de mettre tes idées en pratique. Je suis tout à toi.
- Je sais. Tu es à moi » murmura son ami, avant de l’embrasser.

***

Viggo qui passait, encore mal réveillé, devant la chambre crut entendre un gémissement lui parvenir de celle-ci. Il colla son oreille à la porte, sans en être gêné. Quand il entendit d’autres geignements, il sourit.

Il entra tranquillement dans la cuisine, en sifflotant. Au milieu de la pièce, il s’arrêta. Il fit quelques pas en arrière et regarda le seau placé à côté de la porte.

Non, je ne le ferai pas. Ils viennent juste de se mettre ensemble…

Il alla jusqu’à l’évier pour se servir un verre d’eau. Laissant couler l’eau, il passa machinalement la main sous le jet.

Elle n’est pas assez froide.

Devant le réfrigérateur, le verre dans les mains, il rajouta un glaçon. A nouveau, il stoppa et balaya du regard le seau, l’évier et le frigo. Un grand sourire apparut et s’épanouit lentement sur son visage.

Après tout, ils ont tout le temps pour fricoter l’un avec l’autre. Si j’ai appris quelque chose avec Monaghan, c’est bien de ne jamais laisser passer une chance de faire une bonne blague.

Il récupéra le seau. Ses deux amis avaient bien besoin de se rafraîchir les idées après leurs galipettes matinales…
__________________________________________________________________________
Alors, Viggo cap ou pas cap ?!? Mr.Red

Gros gros poutoux à toutes!
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Lun 8 Jan - 16:58

Salut Salut Salut
Goooooooooooooood morning la Lanterne !!! Mr. Green

Aaaahhh, une suite c'est génial !!!!! ;D ;D ;D
Voilà une année qui commence bien !! ^^ (mettons les exams de côté ça vaut mieux...)

Mmh, Vig je t'adore, mais je te déconseille de les déranger en pleine scéance de calinous "matinaux" (mais ils sont pires que moi dans cette baraque... Laughing)

Bon ben niveau commentaires c'est tout ce que je peux faire en ce moment -_-'' mais en bonne effrontée je réclame vivement

LA SUITE !!!
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Gred
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MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Dim 14 Jan - 20:14

Merci Lostie pour ton petit message!

Citation :
Aaaahhh, une suite c'est génial !!!!!
Voilà une année qui commence bien !! ^^ (mettons les exams de côté ça vaut mieux...)

*fais un calin à Lostie pour la consoler des exams*

Citation :
Mmh, Vig je t'adore, mais je te déconseille de les déranger en pleine scéance de calinous "matinaux" (mais ils sont pires que moi dans cette baraque... )

Ah, j'pense qu'on ne peut pas empêcher un Viggo qui a une idée terrible en tête, même son copain aurait du mal... *fait une tape sur la tête d'Orlando-The-Plante-Verte*

Citation :
Bon ben niveau commentaires c'est tout ce que je peux faire en ce moment -_-'' mais en bonne effrontée je réclame vivement

LA SUITE !!!

Ne t'inquiète pas! Surtout que je te dois une réponse de review sur le mds, donc...

Merci et Poutoux!
Gred
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Camille
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Emploi : Etudiante

MessageSujet: Re: Tes yeux verts.   Mar 5 Juin - 15:39

Oh nooooooon !!!!! Y'a pas la fin !!!!
Mais est-ce possible ? J'ai tout lu d'une traite, c'est tellement bien, et v'la qu'ça s'arrête d'un coup ! :( :(
Je cours voir sur le MdS si il y a la suite, et si elle n'y est pas je reviens te secouer les puces ! Wink Razz

Edit :
*secouage de puces, très très fort*
:fou: *résultat du secouage de puces* J'y suis peut-être allée un peu fort, non ? Wink
Bouhouhouhouhou ... ---> cris larmoyants.
Y'a pas la suite même sur le MdS. Est-ce qu'elle va venir un jour ? Dis oui, dis oui ! bounce

Mais bon, si je voudrais la suite, c'est que le début est tellement bien ! C'est la plus longue et la plus convaincante fic RPS que j'ai lue jusque là, où la réalité est franchement bien respectée. Autant que possible dans une fic RPS, quoi ^^
J'ai eu très peur quand tu as mentionné du Sean/Elijah, mais finalement tu as respecté la famille de Sean et ça c'est bien !
Ils sont tous supers, j'adore Viggo totalement gamin, mais en même temps qui fait le sage du groupe. Va t'il céder ce rôle à Ian ?
J'aime aussi comment tu décris l'évolution des sentiments chez Dom et Billy, on se laisse vraiment emporter et on compatit totalement, et puis ils sont débiles à tour de rôle et c'est bien qu'il n'y en ai pas un qui soit débile et l'autre tout gentil tout le temps. Qu'ils se fassent souffrir mutuellement Twisted Evil !
Juste un petit truc que j'ai moins aimé, mais qui est un lieu commun dans les slash : le fait que tout le monde soit gay. Même si j'aime tous ces petits couples, je trouve que ça en fait un peu trop. Néanmoins, pris individuellement, chaque couple à sa dynamique, son univers et son histoire, qui fait que l'ensemble se justifie et qui donne une vraie profondeur à l'histoire.

Bref, bravo, et je t'en supplie, réponds au moins à cette question : Viggo va-t-il leur balancer le seau d'eau ? Shocked Le suspense est insoutenable !! Mr. Green
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