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 Too edgy for a hobbit...

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Gred
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MessageSujet: Too edgy for a hobbit...   Jeu 26 Mai - 19:47

Je me suis décidée à commencer à poster mes RPS, et pour le début, voici mon dernier truc en date, mon OS-délire.
(dès que j'ai le courage, je m'atelle à mettre "Tes yeux verts")
_____________________________________________________________
Too edgy for a Hobbit…

Viggo, un plateau dans les mains, se faufilait entre les tables pour arriver à celle, bruyante et animée, des Hobbits. Présentement, il n’y avait que trois semi-hommes, accompagnés d’un Elfe et d’un Homme. Il salua Elijah, Dominic, les deux Sean et Orlando, auprès duquel il s’assit, veillant à ce que sa jambe aille se coller à celle du jeune homme. Il sourit, amusé, quand il le vit piquer du nez dans son assiette pour cacher son rougissement.

La conversation, remplie d’éclats de voix et de propos plus grossiers les uns que les autres, était menée par l’Anglais et l’Américain. Ce dernier était tellement pris dans la discussion qu’il en oubliait de manger. Heureusement Sean, en bon Sam qu’il était, veillait à ce qu’il avale une bouchée entre deux répliques triviales. Les deux autres étaient plus silencieux ; Orlando paraissait très intéressé par le contenu de son assiette et Sean Bean ricanait à chacun des commentaires des Hobbits.

Viggo observait ces deux derniers. Depuis, deux semaines, on les voyait souvent ensemble sur le tournage. Il n’était pas rare de les retrouver bavardant, se chamaillant ou jouant tous les deux. De même, ils sortaient souvent prendre un verre, seuls ou accompagnés. S’il n’avait pas vu Lijah draguer une maquilleuse pas plus tard que la veille, il aurait douté de la nature de la relation qu’ils entretenaient. Mais c’était surtout le blond qui recherchait la compagnie de l’autre jeune homme, ce qui étonnait le Danois. En effet, depuis son arrivée sur ce tournage, il avait toujours soupçonné Dom d’être intéressé, non pas par un Américain aux yeux bleus, mais plutôt par un Ecossais aux yeux verts…

Profitant d’une pause de Merry, il dit :

« - Vous avez perdu un hobbit ! Où est Pippin ? »

Ce fut Sean qui lui répondit :

« - Après notre prise, il m’a dit qu’il n’avait pas faim. Il est allé dans sa caravane pour faire une sieste. Il semblerait qu’il dorme mal en ce moment. »

Viggo hocha distraitement la tête, plutôt intéressé par la réaction du blond. Ce dernier s’était légèrement rembruni en entendant parler de Billy. Une lueur malicieuse éclaira les prunelles du Danois, il avait très envie de s’amuser aux dépends du blond (« ça t’apprendra, sale morveux, à décorer ma loge avec de la mousse à raser ! »).

« - Au fait, Dom, ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu avec Billy ? Vous vous êtes disputés ?
- Une dispute de couple, sûrement ! » Surenchérit Bean, qui lui aussi avait envie de jouer avec l’Anglais, pour se venger des blagues qu’il lui faisait depuis le début du tournage.

Mais Dominic, loin d’être affecté, répondit d’un ton distant :

« - Je ne me suis absolument pas disputé avec Bill. C’est juste que … que parfois on peut être très attaché à quelqu’un, puis on rencontre une autre personne avec qui l’on se sent mieux. C’est ce qui se passe avec Elijah… J’ai envie de passer du temps avec lui, parce qu’on s’est trouvé pleins d’affinités communes. Mais je reste ami avec Billy, bien sûr ! »

Dom s’était exprimé de manière calme et posée, comme s’il répondait à une question pointue d’un journaliste, fixant son interlocuteur dans les yeux.

Le Danois devait reconnaître que Dominic Monaghan était vraiment un très bon acteur. Tout son discours sonnait juste et était dit de la bonne manière mais justement Dom avait utilisé un ton trop poli, trop cadré, comme s’il avait appris son petit speech par cœur, et Viggo n’était nullement dupe. L’interprète de Merry mentait très bien mais il mentait quand même.

Fort de cette constatation, il allait continuer son petit jeu quand un mouvement vers l’entrée de la cantine l’attira. En regardant de ce côté, il eut un sourire mauvais. Il se retourna vers Sean Bean, qui n’avait rien manqué lui non plus. Ils échangèrent un regard complice.

« - En tout cas, il a l’air complètement reposé, en forme même ! » commença Mortensen.

« - Et son appétit s’est réveillé en même temps que lui ! » continua Boromir.

En entendant cela, tous les regards se reportèrent près des cuisines. Là, Billy, accompagné d’un jeune homme de grande taille et de belle corpulence, discutait joyeusement.

Viggo nota, satisfait, les traits de Dom qui s’étaient un moment déformés à cause de la colère et de la jalousie. Il observait ce qui se passait non loin de là. Billy, qui ne se doutait pas qu’il fût l’objet, avec son ami, de tant de regards, se dirigeait candidement vers une table avec l’homme. Il s’y installa, souriant et riant des propos tenus par son compagnon.

« Ca fait longtemps que je n’ai pas vu Billy aussi heureux ! » déclara innocemment Sean Astin.

Cette remarque lui valut d’être fusillé du regard par Dom mais elle amusa grandement Viggo et l’autre Sean. Ils essayèrent de taquiner l’Anglais sur ce qui se passait mais il ne les écoutait pas, trop occupé à examiner l’Ecossais. Il ne comprenait ce qui se passait. D’habitude, dès que l’un d’entre d’eux entrait dans une pièce où se trouvait déjà l’autre, ils se retrouvaient automatiquement. C’était la première fois que Billy entrait quelque part et qu’il ne lui dirigeait pas un seul regard, oubliant complètement leur lien si spécial. Il se demandait aussi ce qu’il pouvait bien trouver à l’autre type. Et d’abord c’était qui ce gars ?

« - Il s’appelle Chad Reynolds » Déclara Orlando à un Dom surpris. Il avait parlé à voix haute, sans s’en rendre compte.

« - C’est un cascadeur » Reprit l’Elfe « Il remplace Philip. La femme de ce dernier a accouché et cela s’est mal passé. Peter lui a accordé un congé pour qu’il puisse passer du temps avec sa famille. »

Dom fixa Orlando puis Viggo et demanda malicieusement.

« - Comment tu sais ça, toi ? Tu t’intéresses à lui ? »

L’autre jeune homme secoua la tête négativement.

« - Non, c’était avec Philip que je m’entraînais à l’épée. C’est Chad qui va m’aider maintenant. Peter me l’a présenté ce matin. »

Viggo fit au blond un sourire éclatant qui semblait lui dire : « Au moins, le mien est fidèle! ».

Dominic grommela, face aux visages amusés des deux Hommes. Ce fut à ce moment que le vénérable Gandalf, tout de gris vêtu, mais ayant laissé chapeau et pipe au vestiaire, arriva et les salua. Dom fut heureux de cette intervention qui égayerait l’ambiance de la tablée où s’était abattue une tension palpable (fomentée par ces deux traîtres !). Il allait engager la conversation avec l’homme quand Ian le devança. S’asseyant, il demanda à mi-voix :

« Qui est cet Apollon à la table de Billy ? »

Le blond en resta abasourdi. Viggo éclata de rire et Bean s’étouffa avec une gorgée d’eau qu’il venait de boire, puis, entre deux quintes de toux, riait comme un phoque. Dom, les bras croisés sur sa poitrine, était visiblement de mauvaise humeur. « Si on ne peut même plus compter sur les vieux sages maintenant ! ». En plus, lui ne trouvait aucun charme à ce Chad. Mais Ian, voulant inconsciemment contredire les pensées de Merry, se mit à détailler les qualités plastiques du cascadeur : sa haute taille, sa silhouette carrée, les muscles qui se dessinaient sous sa chemise, ses longs cheveux cendrés… il semblait même à Lij qu’il avait les yeux clairs, bleus certainement… Quand Dominic, ébahi, vit que même celui qu’il considérait comme son deuxième meilleur ami, une sorte de petit frère, s’y était mis aussi, il se leva, furieux, et quitta la cantine. Il partit non sans lancer des regards furibonds à Billy, qui l’ignora complètement.

A la table laissée derrière lui, des rires s’élevaient. Viggo était vraiment très satisfait, il avait réussi à moucher Monaghan. Il passa discrètement sa main sur la cuisse d’Orlando qui lui renvoya un petit sourire empourpré. Mortensen reporta son attention sur Billy. Ce dernier semblait plongé dans ses pensées, il avait l’air triste et fatigué mais cela ne dura qu’un court instant. Il reprit tout de suite contenance et sourit à son interlocuteur. La gaieté de Viggo diminua légèrement.


La musique vibrait dans son corps. Il se laissait envahir par son rythme et se déhanchait sur la piste, les yeux clos, ignorant complètement les regards soutenus que d’autres danseurs lui lançaient. Il ne pensait qu’au tempo, heureux de pouvoir se distraire et s’éloigner des prises qui n’en finissaient plus et de la tension qu’il y avait sur le tournage… Il soupira… Puis, il ouvrit les yeux pour rechercher ses camarades. Il vit Sean au bar, qui commandait à nouveau des boissons. Il sourit doucement ; que serait-il sans son Sam ? Viggo et Orly devaient se trouver sûrement dans un quelconque recoin sombre de la boîte. Il secoua la tête en pensant à ces deux-là puis il rougit un peu en se rappelant la scène à laquelle il avait assisté, en entrant, un peu plutôt dans la journée dans la loge du maquillage… Il chassa rapidement ses pensées gênantes. A nouveau, il fouilla le club du regard pour retrouver la table où ils s’étaient installés à leur arrivée. Il ne se rappelait plus où elle se trouvait. Il remarqua de nouveau Sean qui se déplaçait entre les tables et qui s’installa à l’une près de la piste. Là, se trouvait Dom. Il soupira à nouveau… Dom… Il avait été insupportable cette dernière semaine. Il grommelait plus qu’il ne parlait et avait envoyé tout le monde balader. Il était complètement différent de ce qu’il était au début de leur aventure en Nouvelle Zélande. Il s’était réfugié dans un mutisme énervé alors qu’il avait toujours été un bavard enjoué. Et Elijah savait bien la cause de cette irascibilité ; elle tenait en deux mots et un peu plus de soixante kilos de chair. Billy Boyd. Il ne savait pas ce qui s’était passé entre ces deux-là mais ils ne se parlaient plus que pour discuter du travail. Quand il avait essayé de savoir ce qui était arrivé entre le blond et son meilleur ami, le premier lui avait lancé un « Occupe-toi de tes affaires » bourru. Viggo et Sean Astin avaient eux aussi essayé d’en apprendre davantage mais ils avaient été également envoyés sur les roses, d’une manière plus ou moins polie. Elijah espérait réellement que cela allait s’arranger.

Il vit Sean se diriger vers lui. Sa bouche était plissée et ses yeux, où se reflétaient généralement beaucoup de douceur, lançaient des éclairs furieux. L’Américain lui sourit doucement :

« - Il t’a encore rabroué ?
- Insulté serait plus juste. »

Lij fit une petite moue à son ami, puis il le prit dans ses bras, avant de lui faire un petit bisou sur la joue. Sean se détendit alors et commença à danser avec son Frodon.


Pour la cinquième fois, il dut refuser plus ou moins civilement une nouvelle invitation à danser, prendre un verre ou aller dans un coin plus sombre. Il en avait assez d’être dans cette boîte. Elle ne l’amusait plus. Enfin, s’il devait être honnête, il ne s’y était absolument pas amusé depuis le début. Il soupira. Quel idiot, il était ! Il voyait Sean et Lij s’égayer sur la piste et il sourit. Il savait qu’il allait devoir s’excuser auprès de son ami. Mais il en avait marre qu’on vienne lui demander comment il allait ou qu’on lui raconte ce qui était arrivé. Ce n’était pas trop dur à imaginer : il avait à nouveau merdé !

Depuis une semaine, il essayait de parler avec Billy mais celui-ci l’ignorait ou n’acceptait de parler que de boulot, quand il n’avait pas collé à ses basques Monsieur Chad-SuperGlue-Reynolds, qui se trouvait toujours là où il ne fallait pas, c’est-à-dire près de son Billy, à lui parler, le faire rire ou à le toucher. Il se retenait de l’assommer à chaque fois qu’il voyait une des mains robustes du cascadeur s’approcher d’une partie du corps de l’Ecossais. Comme il n’arrivait pas à parler à son meilleur ami, il essaya de lui téléphoner. Mais, les premiers jours, il ne tomba que sur ses répondeurs, que ce soit chez lui ou sur son portable. Et quand, enfin, Billy daigna décrocher, c’était pour lui parler d’une manière distante, bien qu’il se disait heureux de l’entendre mais complètement indifférent. Il avait essayé de l’inviter à aller boire un verre avec les autres ou à regarder une vidéo chez lui mais Billy refusait toujours poliment, ayant à chaque fois de bonnes excuses, qui laissaient Dominic rempli de frustration. Aujourd’hui encore, après une dernière prise, il l’avait appelé, sachant qu’il était retourné tôt chez lui. Il avait été bouleversé par la voix sensuelle et chaude de l’Ecossais quand il lui avait dit « Allo ! ». Comment réussissait-il à lui faire grimper sa température corporelle avec ce simple petit mot, il n’en savait rien. Toujours est-il que cette température diminua considérablement, atteignant des degrés négatifs, quand le reconnaissant, Billy avait lancé un « Ah, c’est toi ! », déçu de ne pas avoir quelqu’un d’autre au bout du fil. Chad, peut-être ? Dom serra des dents et l’invita quand même. Mais, fidèle à ses nouvelles habitudes, l’Ecossais refusa prétextant qu’il était fatigué et qu’il voulait se coucher tôt. Il raccrocha rapidement, sans que le blond puisse ajouter un mot, le laissant hurler toute sa frustration et sa colère dans le combiné déserté.

Il se leva de la table et rejoignit ses amis. Sean s’était raidi à sa vue. Il s’approcha de lui et lui dit à l’oreille, à cause de la musique, qu’il devait partir mais qu’il voulait s’excuser pour son comportement. Sean lui sourit et d’un geste lui prouva qu’il était tout pardonné. Alors Dom alla voir Elijah. « Je pars. J’ai besoin de réfléchir. Tu diras au revoir de ma part aux deux dépravés sexuels ! »
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MessageSujet: Re: Too edgy for a hobbit...   Jeu 26 Mai - 19:48

Quand il sortit de la boîte, il fut accueilli par un petit air froid qui lui permit de se rafraîchir les idées. Il était encore tôt pour un fêtard comme lui mais il n’était pas d’humeur à se divertir. Il entra dans sa voiture et alluma la radio. Il était bien décidé à rentrer chez lui pour se coucher. Mais quand, une demi-heure plus tard, il coupa les moteurs, il se rendit vite compte qu’il n’était pas devant son immeuble mais devant celui de Billy. Soupirant, il jeta quand même un coup d’œil vers les fenêtres de l’appartement de son meilleur ami avant de repartir. Il fronça les sourcils en voyant qu’il y avait de la lumière dans le salon et dans la cuisine. Il vérifia l’heure. Il était plus d’une heure du matin. « Ce petit connard m’a menti » pensa-t-il.

Et, sans plus vraiment réfléchir, il sortit de sa voiture et entra dans l’immeuble, avant de s’engouffrer dans l’ascenseur. Ce ne fut que quand il allait sonner, un doigt sur l’interrupteur, qu’il s’arrêta. Cela faisait déjà quelques semaines qu’il n’était plus rentré dans l’appart de Billy. Comment allait-il réagir ? Et son ami… Serait-il content de le voir ? Ou plutôt très contrarié ? Avant d’avoir pu formuler une ébauche de réponse, son doigt, mu par une volonté propre, appuya sur la sonnette dont le bruit se répercuta à l’intérieur. Il lança très vite un coup d’œil à l’ascenseur qui était tout au bout d’un très long couloir. Il aurait peut-être le temps d’arriver jusqu’à lui avant que Billy n’ouvre la porte. Au moment où il allait faire un geste pour s’enfuir, le sort se retourna contre lui et, en même temps, quelqu’un appela l’ascenseur et il entendit des pas et des voix à l’intérieur de l’appartement, ce qui lui fit froncer les sourcils. Il pensa brièvement à partir par l’escalier mais il n’en eut plus le loisir. La porte s’ouvrait.

Il resta figé, ne pouvant plus formuler une seule pensée cohérente. Devant lui, Billy, rasé de près, exhalant un parfum envoûtant, portant un pantalon noir et une chemise bleu nuit dont les premiers boutons étaient ouverts, le regardait un peu étonné, la tête légèrement penchée et un petit sourire aux lèvres. Il lui demanda ce qu’il faisait là mais le blond ne pouvait pas répondre. Il était attiré par les quelques centimètres carrés de chaire nue qui dépassaient de la chemise. Il fut sorti de sa torpeur par une voix masculine provenant du salon et qui demandait à l’Ecossais ce qui se passait.

« C’est rien. C’est juste Dom ! » Cria Billy à l’inconnu.

Dom tiqua. Comment ça « Juste Dom » ? Et puis, cette voix, il la connaissait…Alors, sans prévenir, Dom s’engouffra dans l’appartement et dépassant la petite entrée, se retrouva dans le salon. Là, à la lumière douce de quelques lampes, avec une musique en fond, Chad Reynolds était assis sur le canapé, attendant visiblement le retour du châtain, un verre de vin dans les mains. Il se leva en voyant l’Anglais entrer dans la pièce. Ils ne s’étaient jamais réellement parlé mais, tout de suite, une certaine antipathie mutuelle s’était instaurée entre eux. Il détourna vite le regard pour le poser derrière le blond.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda Chad.

Billy haussa les épaules, ne comprenant pas les réactions de son compagnon de tournage. Dominic pendant ce temps examinait le salon. Il remarqua les restes d’un dîner en tête à tête, le DVD qu’ils avaient dû regarder juste après et la bouteille de vin blanc sur la table basse, près d’un verre. Il se mordit les lèvres de colère et n’y tenant plus, prit Billy par la main et, sans se soucier d’autres choses, il alla dans la chambre du châtain. Chad les avait suivis mais Dom l’arrêta au seuil de la pièce.

« J’ai besoin de régler deux-trois petites choses avec Boyd ! Tu peux attendre dans le salon ou t’en aller, comme tu veux ! »

Et avant que le cascadeur ait pu répliquer, il lui claqua la porte au nez avant de la fermer à clé. Il se retourna alors vers Billy, qui le considérait les mains sur les hanches, et l’air visiblement furieux.

Mais marchant vers lui, Dom fut le premier à parler :

« Alors, comment ça tu étais trop fatigué ? Tu allais te coucher ? Après ton petit moment intime avec ton monsieur Muscle peut-être ! »

Billy ne put lui répondre. Il était troublé et fasciné par l’éclat des yeux de Dominic. Son ami venait de l’agripper et de rapprocher son corps du sien. Il l’enlaça et l’embrassa. Le baiser était doux, complètement à l’opposé de la colère des paroles du blond et de la brusquerie de ses gestes. L’Ecossais ne se défendit pas, fondant instantanément dans ses bras, l’embrassant en retour. Puis, quand le baiser prit fin, il se détacha un peu et fixa l’Anglais. L’irritation qu’il ressentait encore disparut peu à peu, puis il roula des yeux, agacé, et finit par sourire. Dom, satisfait d’avoir gagné, cala sa tête dans le cou de son ami et y déposa un petit baiser.

« Excuse-moi » Finit-il par dire.

Il espérait que Billy saurait se contenter de cette ébauche de pardon. Mais l’autre ne se laissa pas faire. Il se détacha complètement et fit quelques pas en arrière. Il ne serait pas si facile au blond de reprendre sa place dans sa vie. Il n’avait pas encore perdu la partie.

« T’excuser de quoi, Dom ? D’avoir débarqué ce soir, d’être rentré chez moi sans ma permission et d’avoir été impoli avec mon invité ? (Dom grogna en entendant ces mots) Ou de m’avoir ignoré pendant plusieurs semaines ? »

Le blond tressaillit. Il sentait la douleur dans la dernière phrase de son ami. Il hocha doucement la tête.

« Je ne suis qu’un imbécile, n’est-ce pas ? (Billy, silencieux, n’ouvrit même pas la bouche pour le contredire. Dom soupira. Balle au centre.) Je-je m’excuse, Bill, de m’être… de m’être enfui après que tu m’aies embrassé, alors que j’avais répondu au baiser et que je-je l’avais fait légèrement déraper … (Billy haussa un sourcil, contrarié.) … après l’avoir fait énormément déraper. Je m’en veux beaucoup. »

Il s’arrêta, pensant que cela suffirait peut-être à son meilleur ami, mais celui-ci le regardait sans bouger, attendant visiblement. Dom 1 Billy 2.

« Je pourrais te mentir en te disant que je ne sais absolument pas pourquoi je l’ai fait. Mais j’ai déjà tellement menti, et je me suis aussi menti à moi-même. J’ai essayé de me persuader ces dernières semaines que je n’ai jamais voulu ce baiser et qu’il avait été une erreur. (L’Ecossais accusa le coup, sans broncher.) Je voulais nier tout ce que je ressens quand tu es près de moi… et même quand tu es absent… Le lien qui nous unit et qui est si fort… J’ai voulu tout oublier en étant proche de Lij. Et puis ce-ce… Chad (murmura-t-il difficilement) est arrivé et vous étiez tellement proches que je ne cessais de me dire que c’était avec moi que tu devais être et non pas avec lui. (Il chercha une approbation du côté de son ami, qui n’arriva pas. Il blêmit et se laissa tomber sans force, sur le lit). Je-je me suis rendu compte, peut-être trop tard, que je ne voulais pas te perdre, que tu es trop important pour moi. Tu n’es dans ma vie que depuis quelques mois mais je sais que je ne peux plus vivre sans toi. Je t’aime, Billy. »

Il prononça cette dernière phrase, ses prunelles accrochées à celles de son compagnon, y injectant tout l’amour et toute l’affection qu’il pouvait donner.

Billy ne bougea pas pendant de longues secondes puis il se retourna. Il ouvrit la porte et s’engagea dans le couloir, non sans avoir avant dit :

« Ne bouge pas ! Je reviens. »

Dom était hébété. Il n’en revenait pas. Il l’avait finalement dit… Il avait enfin dit à son meilleur ami qu’il était tombé amoureux de lui, qu’il l’aimait de toutes ses forces et lui… il l’avait fui. Si cela ne faisait pas si mal, il aurait ri de l’ironie de la situation. Au lieu de ça, il se courba à cause de la douleur dans la poitrine et mit sa tête entre ses jambes. Il essayait de respirer profondément, tentant de chasser les larmes qui menaçaient de couler de ses paupières. Il ferma les yeux résolument. Il ne pouvait pas pleurer, pas encore. Quand il serait dans la voiture, bientôt… Dès que son ami reviendra, il lui dirait qu’il est fatigué… il lui dirait n’importe quoi et il partira. Il devait partir. Il leva la tête en entendant des éclats de voix provenant du salon, puis des pas rageurs et enfin une porte claquée bruyamment. Il observait celle de la chambre, surpris, tentant d’analyser les bruits.

C’est ainsi que le trouva Billy quand il revint. Après lui avoir jeté un coup d’œil, il eut un air chagriné et rapidement vint s’agenouiller devant lui. Il lui prit la tête entre ses mains et essuya les larmes de ses joues. Dom ne s’était même pas rendu compte qu’il pleurait. Puis le châtain, genoux à terre, vint se serrer contre son meilleur ami, permettant à l’autre de sentir son doux parfum. Il se sentait mieux, des vagues de bonheur venant de son meilleur ami se déversaient en lui. Le menton calé sur l’épaule de Billy, il chuchota :

« - Qu’est-ce que tu as dit à Chad ?
- Je lui ai demandé de partir. »

Dom se détacha surpris :

« - Juste comme ça ?
- Juste comme ça ! »

Billy lui sourit délicatement puis il se releva pour s’asseoir à côté de lui, sur le lit.

« Il faut que je te dise quelque chose à propos de Chad. »

Dom sentit son cœur battre la chamade. Il hocha la tête mais il avait envie de crier qu’il ne voulait pas savoir.

« Chad, tu vois, il est… Il est hétéro. »

Le blond resta incrédule.

« - Tu te moques de moi ? Je l’ai bien vu te regarder ! Et la façon que vous avez de vous comporter ensemble…
- Je t’assure, il a passé toute la soirée à me parler de sa copine qu’il a laissée en Australie et à quel point elle lui manque. Dom, tout ce que tu as cru voir entre nous, c’est ta jalousie qui te le montrait. Et je ne peux pas dire que je m’en plaigne… »

Dom, silencieux, essayait de comprendre ce que Billy lui disait.

« - La jalousie ? Tu veux dire… Attends, tu veux dire que tu as tout fait pour que je vous voie ensemble et que je me fasse des idées. Mais… pourquoi ?
- Je voulais que tu saches à quel point ça fait mal de voir celui qu’on aime être avec un autre. »

A nouveau, il ressentit toute la douleur qu’il avait infligé à son ami. Fermant les yeux, il laissait perler quelques larmes puis doucement il alla embrasser les lèvres du châtain. Ouvrant les yeux, il ajouta :

« - Celui qu’on aime ? Celui que tu aimes ? Moi ?
- Bien sûr, idiot ! (Billy riait) Qui d’autre ? Chad ?
- Mais c’est que tu te moques vraiment de moi ? »

Et avant que Billy puisse réagir, il bondit sur lui et l’immobilisa. L’Ecossais se débattait pendant que Dominic dégageait sa chemise de son pantalon. Quand il eut finit, il la remonta et dit sensuellement à l’oreille de son meilleur ami, qui frissonna :

« Vengeance ! »

Il lui chatouilla les côtes, là où il savait que Billy était le plus sensible. Ce dernier se tortillait sous lui, riant à en perdre haleine.

« - S’il te plaît ! Arrête! Arrête!
- A la condition que tu me le dises!
- D’accord ! »

Dom cessa tout de suite sa torture et se laissa glisser sur le lit. Billy reprit son souffle puis il se coula sur son flanc. Il regarda Dom dans les yeux, puis vint frotter sa main repliée sur sa joue.

« - Je t’aime Dominic. »

Il sourit. Dom n’avait besoin d’aucune promesse vaine ni de grandes paroles éloquentes, juste de ces quelques mots murmurés et les lèvres qui les avaient prononcés. Il vint serrer son futur amant dans ses bras et l’embrassa tendrement. Peu à peu, l’étreinte se fit plus passionnée et entre deux baisers, il lui dit :

« Je t’aime. »

Il avait toute la nuit pour le lui prouver.


Merry Brandebouc sifflotait joyeusement tout en remplissant sa tasse de café. Il était le plus heureux des Hobbits et aurait voulu le faire savoir au monde entier. Il vit arriver un Viggo aux traits tirés et le salua :

« - Bonjour l’ami ! Tu as une sale tête ce matin, Mortensen ! Tu sais tu devrais dire à Orlando qu’il te laisse dormir la nuit parce que tu n’es plus tout jeune et tu as bien besoin d’un bonne nuit de sommeil ! »

Viggo maugréa :

« Merci pour tes compliments, ils me vont droit au cœur. Mais sache que le vieux pépé que je suis, comme tu sembles l’insinuer, pourra encore t’en raconter ! Alors, fais attention à toi ! »

Merry gloussa, nullement impressionné par sa menace.

« - Et puis, occupe-toi de ta vie sexuelle, si tu en as une !
- Ma vie sexuelle se porte bien, merci ! »

La Danois le regarda sérieusement, puis lui sourit affectueusement, lui tapotant l’épaule.

« Je suis content pour toi ! Vraiment je suis heureux pour Billy et toi ! »

Le Hobbit se détourna un moment de l’Homme pour aller chercher un peu de porridge à sa moitié qui l’attendait sagement et patiemment à une table. Viggo le regardait quand il vit un homme s’approcher de Pippin.

Allant vers Dom, il lui demanda, tout en désignant la table :

« - Tu laisses ce type… ce Chad… s’approcher à moins de cent mètres de Billy ?
- Yeap » Lui répondit Dominic.

Viggo le regardait, étonnée.

« - Quoi ? » ajouta le blond. « Il est hétéro ! »

Le Danois fixa le sourire candide (et un peu niais, trouvait-il) de Merry, puis il l’observa les deux hommes qui discutaient derrière lui, pour reporter son attention sur Dom. Il eut un petit sourire mi-peiné, mi-railleur et fit un petit geste désinvolte de la main.

« Mon cher Dom… Si Chad est hétéro… alors Orlando est une femme ! »

Il lui tapota une dernière fois l’épaule, prit sa tasse et son porridge et alla s’installer à une table d’où il pourrait assister à la scène.

Merry analysait encore ce que lui avait dit son ami quand il posa les yeux sur son amant et le cascadeur. Billy avait assisté au manège de l’interprète d’Aragorn et suivait chaque faits et gestes de son Dom. Quand il le vit froncer les sourcils, furieux, il partit en courant sans demander son reste, laissant derrière lui un cascadeur ébahi. Il avait à peine franchi le seuil de la cantine qu’il entendit le cri de son amant :

« BILLYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY !!!! »

L’Anglais pourchassa l’autre Hobbit, sous le regard un peu endormi et très surpris des quelques techniciens qui se trouvaient là.

Personne ne comprit ce qui s’était passé. Orlando, lui, trouva son amant, riant aux éclats, couché sur un banc, devant son petit-déjeuner froid . Quand il lui demanda la cause de son hilarité, Aragorn se contenta de dire :

« Qu’est-ce qu’on s’amuse avec les Hobbits ! »
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