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La Halfeline Prophète de Lilith

Nombre de messages: 1555 Date de naissance: 28/08/1987 Age: 22 Localisation: La Comté-Franche Emploi: Etudiante et slasheuse pour arrondir les fins de semaine
 | Sujet: Sang de pluie Jeu 31 Mar - 18:02 | |
| Sang de pluie Dominic repoussa d’un geste enjoué la fille qui venait de faire mine de l’embrasser, pour faire rire la galerie de copains qui les accompagnait. - Tout doux ! Je suis un jeune homme pur : pas avant le mariage, décréta-t-il avec une fausse solennité. - Oh, est-ce que c’est une demande ? interrogea la brunette qui venait de le taquiner. Dominic se retrancha près de Jonas, celui dont on disait qu’il était son meilleur ami. - Cette fille me fait peur, Jo… - Mais elles te font toutes peur, de toute façon, mon pauvre Dom… Dominic Monaghan n’avait pas d’ami, à s’en tenir à la définition honnête du terme. Non pas qu’il fût l’un de ces solitaires arrogant qui daignent à peine adresser la parole à leurs congénères, encore moins qu’il fût un mal-aimé laissé dans son coin. Avec ses cheveux sable repoussés en une frange plus blonde sur le côté, son visage sculpté d’une mâchoire fine mais dure et de sourcils marqués, il était le point de mire de plus d’une étudiante de la British Reuel School, l’établissement universitaire haut de gamme où ses parents l’avaient inscrit. Ce que l’on aimait surtout chez Dominic, cependant, c’était ce côté éternellement frivole et amusé qui se manifestait dans son physique avantageux par un nez rond et plat, de grandes oreilles qu’il ne cherchait pas à cacher sous ses cheveux blonds cendrés, des plis joyeux omniprésents aux coins de ses yeux et des grimaces plutôt cocasses. Cet équilibre heureux lui avait valu une excellente réputation au sein de ses camarades, quoiqu’un peu troublée d’interrogations sur sa réfraction constante à la convoitise amoureuse ; les professeurs quant à eux ne pouvaient qu’apprécier chez lui la vivacité d’esprit et les facilités dans le domaine philosophique. - Pas fâché d’en avoir terminé pour aujourd’hui… soupira-t-il tandis que lui et le reste de la harde se dirigeait vers le réfectoire. - Oui, je commence à avoir hâte qu’on l’ait passé, cette saloperie d’examen… ajouta Jonas. - Parce que tu crois que tu vas l’avoir, Teisseir, branleur comme t’es ? - Je t’emmerde, Monaghan. L’intéressé offrit un sourire rayonnant à son interlocuteur avant de lui tirer la langue avec une expression exagérément enfantine. - De toute façon, je sais que tu m’aimes bien quand même. Malgré tout cela, Dominic ne pouvait par définition pas disposer de cette entité sympathique et simplette qu’on appelait « ami », n’étant lui-même qu’une vaste mise en scène. La nuit avait happé dans son ventre obscur le monde familier de la Bristish Reuel School. Le clocher de la très ancienne école seul se détachait du reste, la lune plaquant un éclat métallique sur le côté de sa toiture conique. Les fenêtres alignées des dortoirs étaient seulement troublées, de temps à autres, par les bourrasques remuant la pluie froide qui s’abattait sur les locaux, les soignant du soleil imperturbable qui les avait rôti tout au long de la journée. Dominic, dans sa chambre où il était le seul pensionnaire, était allongé sur le dos, sur son lit, les yeux grands ouverts. Il cherchait à comprendre. Les minutes et les heures passaient, rythmées par le réveil digital aux chiffres rouge agressif. Dominic saisit un petit objet sur la table de nuit, le tint au-dessus de lui, le contempla. Sa pupille se dilata au moment où la lame fendit l’air opaque d’un éclair régulier et tranchant. Le jeune homme la regarda longuement. Il s’amusa ensuite à tenir le canif au-dessus de son visage, pointe en bas. Il le déplaça du côté de sa poitrine. Bien. Son autre main frôla le bord aigu du petit couteau qui lui imprima une ligne si fine qu’elle en était presque invisible, mais dont Dominic savait la présence dans la douleur pointue qu’il sentait à présent dans ses phalanges. Comment cela ? Il sentait remonter en lui une oppression malsaine, s’extirpant directement de ses entrailles pour venir obstruer sa gorge et l’étouffer. La détresse et la colère le firent haleter et suer. Sa main était crispée autour du manche de bois d’olivier de son canif. Qu’est-ce que cela signifiait-il ? Ca n’avait pourtant aucun sens ! Dominic se leva. Il se congestionnait. Autant retourner à des satisfactions plus directement primaires. Il chercha dans sa sacoche la pomme qu’il avait ramenée du self. Approchant la petite lame d’une délicatesse fatale de la chair ferme et tendre à la fois, il y fit une entaille qui cercla tout le fruit. Il caressa cette fissure régulière. Puis il empoigna la pomme et, par un mouvement de torsion d’une puissance impromptue, la scinda en deux. Il resta immobile quelques instants. Introduisant ses doigts dans les petits creux du fruit qui suintaient de jus. Il en retira les pépins et les déposa sur le bureau. Puis Dominic reprit son canif et défigura l’harmonie appétissante avant de croquer les quartiers la chair sucrée. Dominic se promenait seul dans les couloirs en cette fin de matinée, ce qui était relativement inhabituel. D’ordinaire, il était toujours happé dans sa troupe usuelle, et accompagné par les rires et les conversations futiles. Son dernier cours s’était terminé il y avait moins d’une heure de cela, et il avait prétexté du travail pour rester flâner en paix dans les étages du bâtiment Reuel, là où la méditation était facilitée par la fraîcheur, le calme et les relents d’ancienneté qui transparaissaient à travers les pierres du mur, les statuettes ou les armoires à souvenirs de l’établissement : plumiers en étain brunis, loupes, vieilles balances déséquilibrées… Ses pas claquaient sans hâte dans le silence. Quelques voix de professeurs sourdraient des rares salles encore en service des vieux étages. Le jeune Monaghan ne les entendait pas, semblant perdu dans de très lointaines pensées. Il s’arrêta un instant à l’une des étroites fenêtres pour laisser son regard poursuivre l’épaisse couche de nuages barbeaux qui obstruait le ciel. Il trouvait ces formations cotonneuses magnifiques, apaisantes et énigmatiques à la fois, pouvant contenir tant de merveilles cachées lorsque le temps se tourmentait assez pour les laisser voir. Il resta là jusqu’à ce que les nuées aient pris une couleur d’ardoise. Le coude posé sur le rebord de pierre usée, Dominic ne put s’empêcher d’écarter les doigts, avant de les refermer doucement sur le vide. Il aurait tant voulu pouvoir attraper l’un de ses nuages qui semblaient tellement palpables avec leurs formes effilochées ou boursouflées... Il imaginait souvent la manière dont il les manipulerait, en rêvait parfois. Il cligna soudain des yeux, comme s’il revenait à une réalité plus exigeante, et reparti à pas posés mais rapides. Il s’engouffra dans l’escalier qu’il descendit avec une certaine vivacité, trottinant un peu sur les marches. Au fur et à mesure qu’il se rapprochait du rez-de-chaussée, l’animation, explicite ou non, croissait, mais l’heure n’était pas encore tout à fait terminée. Un choc l’ébranla soudain au tournant du couloir du premier étage. Il avait voulu y bifurquer pour aller attendre que Coralie, l’une de ses comparses, sorte de cours pour manger avec elle à la cantine, mais une brutale résistance s’y était opposée sans qu’il ne la voie arriver. Par chance, il avait encore une main sur la rampe et avait pu s’y raccrocher pour ne pas perdre l’équilibre. Ce fut comme s’il revenait pleinement à lui, découvrant à ses pieds une autre présence. Le jeune homme était châtain, et avait les traits crispés par la chute. Il gisait avachi sur le sol, se retenant sur les coudes, ses jambes légèrement repliées et écartées. Il portait comme lui un sac en bandoulière dont la lanière bavait à présent sur son bras gauche. - Excuse-moi, lança Dominic d’un ton dégagé, tendant amicalement la main vers l’autre étudiant. Mais lorsque celui-ci ouvrit les yeux, ils semblèrent assaillis d’un choc plus farouche encore que leur collision. En un instant, le jeune homme était déjà debout, sans l’avoir touché. - Ca va, marmonna-t-il en fuyant déjà dans la suite de l’escalier qui descendait en-bas du bâtiment. Dominic leva un sourcil perplexe, puis pénétra dans son couloir sans plus se poser de questions, y saluant les premières élèves qui sortaient de l’une des classes. _________________ 
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|  | | La Halfeline Prophète de Lilith

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 | Sujet: Re: Sang de pluie Jeu 31 Mar - 18:03 | |
| Billy dévala les dernières marches pour se retrouver bientôt dans le hall principal du bâtiment. Il lâcha doucement la sangle de sa sacoche et osa se retourner discrètement, à présent environné d’élèves et de professeurs qui se pressaient vers le réfectoire. Il savait, quoi qu’il en soit, que l’autre n’était plus dans les environs. Il avait développé une certaine habileté à pressentir sa présence alentours, même si cette dernière venait en l’occurrence de le trahir sournoisement. Ce garçon l’inquiétait, et ce malgré tout l’illogisme de cette méfiance. Il était après tout un élève comme les autres, travaillant, sortant, aguichant volontiers les filles à l’occasion… beaucoup plus « normal » que lui, en somme. Billy redressa la bandoulière de son sac sur son épaule étroite, et suivit le mouvement qui se vidait par les deux portes principales. Il se sentait plus à l’aise au milieu d’une foule, encore que cela ne lui procurât aucun plaisir par ailleurs. Au moins cette profusion de gens avait-elle le mérite de le faire passer inaperçu. Il pouvait penser sans verser dans l’angoisse. En entrant dans le bâtiment Winston, beaucoup plus récent, Billy songeait toujours à son chasser-croiser instantané avec ces yeux qui le rendaient malade. Quelque chose en eux le pétrifiait par moments, et c’était probablement pourquoi il cherchait leur vision en même temps qu’il la fuyait. Leur reflet faisait parfois descendre une douche acide le long de sa poitrine. C’était impressionnant, mais aussi éprouvant. Billy soupira en passant sa carte dans le distributeur de plateaux. Il n’était décidément pas net. Cette désagréable tendance à penser que le monde lui en voulait l’étouffait et le coupait de toute relation fructueuse. Les gens qui le connaissaient – et qui se résumaient à peu dans l’ensemble de l’école – le trouvaient toujours gentil, mais sans plus. Un repas de plus qu’il passerait seul à une table, en l’ayant choisi. Il passa avec une envie un peu amère devant un groupe qu’un éclat de rire secouait, et chercha une place proche de la fenêtre. Agnès se calma enfin avec les autres, suite à la plaisanterie un peu vaseuse que Michael avait lancé sur le compte du doyen de l’université, un jeune loup qu’il soupçonnait de manœuvres douteuses pour avoir obtenu son poste. Elle essuya ses mains sur son pantalon avant de resservir de l’eau à la tablée. Agnès n’avait jamais accepté de porter les petites jupettes ridicules des autres étudiantes de la BRS, arguant auprès de l’administration qu’il s’agissait de ségrégation sexiste arbitraire, et que certaines filles pouvaient avoir envie de se présenter dans le pantalon, qui constituait une avancée culturelle, tout comme certains garçons pouvaient préférer la jupe. Son comportement était toléré, par complaisance vis-à-vis de son esprit brillant, quoiqu'un peu extrémiste par moments, selon ses professeurs. Son visage semblait toujours un peu crispé, et ses yeux noir d’encre, sous sa frange brune claire, pouvaient intimider. - Alors, tout le monde est prêt pour ce soir ? demanda-t-elle à ses quatre compères. - De mon côté c’est tout bon, répondit Aldebert à-côté d’elle. Faudrait peut-être juste qu’on refasse une dernière fois la nôtre, mais vraiment par mesure de précaution. Guillaume, de son patronyme Aldebert plus couramment employé, avait depuis peu été intégré le petit groupe sans prétention monté par les trois amis présents à la table. Au départ composant et se produisant seul au sein de l’université, en particulier les soirs de week-end, les paroles justes et acérées de ses chansons avaient séduit le trio qui donnait lui aussi dans le regard musical sur la société, et l’avait donc invité à se joindre à lui. L’initiative était venue de Renaud, en face de lui. Ce dernier avait, tout implicitement, le rôle de leader en tant qu’instigateur et chanteur principal. Mais le drille n’était pas bégueule pour autant, et l’avait accueilli en bonne amitié, lui assurant qu’en plus, il avait une gueule de chanteur… Guillaume ne s’était jamais trouvé beau, avec sa petite tête un peu simiesque, ses lèvres et ses sourcils trop épais et ses oreilles de femme Africaine. Mais il était content d’avoir rencontré un petit succès, et ses productions sur la petite estrade l’avaient aidé à s’assumer un peu mieux. Lorsqu’une fille était venue lui demander son premier autographe, il s’était senti un peu couillon devant l’agenda, mais en était ressorti fier comme un coq. - Moi ça va, ma chansonnette sur la p’tite olive est impeccable, annonça Michael. Avec son mètre quatre-vingt-huit, sa crinière bouclée très fournie et sa courte barbe, Michael formait la figure imposante de la bande, par ailleurs surtout constituée de gringalets. Il avait de petites lunettes rectangulaires à travers lesquelles brillaient ses yeux rieurs noisette, et une casquette en daim constamment vissée sur le crâne, hors des salles de cours. Celle-ci était usée jusqu’à la corde, et souvent percée de divers badges anti-Bush ou écolos – ce qui allait parfois de paire. Nul ne voulait savoir depuis quand il possédait cette casquette tant elle était miteuse et ringarde. Son allure placide ne savait être contrariée que par un seul détail à son propos : ses parents, de leur nom Jackson, n’avaient pas pu lui trouver un autre prénom que celui du roi de la pop, dont ils étaient aussi fanatiques l’un que l’autre. Le vivant relativement mal, Michael avait pris l’habitude de se faire appeler par son deuxième prénom de Peter, ou préférait les raccourcis tels que « Mic », fréquemment utilisé par ses compagnons. Il était particulièrement content de vivre dans cette école, loin de ses bobos de géniteurs avec qui il ne partageait guère que les opinions politiques. Il se sentait mieux ici, aimant plus et étant plus aimé. Il entoura Renaud de son bras lorsque celui-ci se pencha sur poitrine et lui frappa affectueusement le ventre en lançant : - C’est vrai que cette chanson transcende absolument tout ce que la musique a pu connaître jusqu’à présent ! Comment t’as pu avoir une idée pareille ? - Eh bien je crois que c’est l’autre jour, avec Agnès, quand on se faisait des sandwiches au poulet et aux endives, tu t’rappelles ? - Bien sûr, on avait renversé l’huile dans le tien, c’était positivement infâme ! commenta la jeune femme avec désinvolture en croquant dans un gâteau en sachet. Aldebert et Renaud ricanèrent, tandis que ce dernier se redressait pour attaquer son flan. Le dernier membre du quatuor, celui qui avait commencé à chanter bien avant les autres, était ce petit freluquet débraillé, le bandana coquelicot couvrant la cravate bleu et blanche de l’établissement, défaite et régulièrement pendante de chaque côté de la chemise. Renaud était l’exemple type de l’élève dont la BRS se serait amplement passé. Il n’avait en effet pour lui que l’esprit critique et le capital rondelet de ses parents qui versaient chaque année un généreux don à l’université, comme dans un marché noir plus ou moins reconnu que le jeune homme aimait railler. En dépit de cette dérision constante, il se trouvait aussi bien ici, avec la plupart de ses potes et son public. Le cossu ambiant de sa résidence précédente le déroutait et avait vite fini par lui sortir par les yeux. Peu de choses comptaient en définitive pour lui, hormis la chanson, l’engagement social et les copains. Il appelait allègrement le travail « crime contre l’humanité » et l’amour « chaînes de l’individu », ce sur quoi Agnès était particulièrement d’accord. Son visage triangulaire avait pourtant quelque chose d’attachant quand il ne crachait pas de fiel prolétaire, et ses cheveux bruns vaguant calmement jusqu’à ses épaules étaient soyeux comme ceux d’un enfant, lorsqu’ils avaient connu un lavage dans la semaine. - Bonjour ! Renaud sursauta vivement avant de considérer le petit bout de femme roux qui se tenait tout sourire à-côté de lui. - Ah ! Lili, c’est toi… - Tiens, je te rapporte ton CD. Lysiane plongea le nez dans son sac à dos. Elle portait une casquette de mauvais garçon semblable à celles qu’arborait souvent Renaud, en jean effiloché, d’où s’échappaient ses boucles abricot. Sa cravate était toujours mal nouée et elle dédaignait, elle aussi, les jupes réglementaires. Elle avait réussi à se procurer, par l’intermédiaire de « Nounours » - c’était le surnom personnel qu’elle avait trouvé à Michael – un pantalon beaucoup trop long, qu’elle avait fait rajuster à la taille par une de ses copines, et qui tombait jusqu’à ses baskets où il était un peu retroussé pour éviter qu’elle ne s’y prenne les pieds. Elle admirait et avait beaucoup de tendresse pour chacun des quatre musiciens, tous plus âgés. Elle avait en particulier connu et apprécié Renaud en tant que chanteur depuis son arrivée à l’université, et avait d’ailleurs pour lui un faible résigné. Lorsqu’elle lui tendit le disque gravé, celui-ci l’attira vivement près de lui pour lui planter sur la joue une bise râpeuse. - Au fait, c’est aujourd’hui le grand jour, ma p’tite grenouille rousse ! - Non, chut ! s’exclama la jeune fille. - Aha ! s’écria alors Agnès avec triomphe. Tu ne vas pas y couper, ma mignonne ! Elle se mit aussitôt à fouiller dans son propre sac. - Non ! Pitié ! couina Lysiane en cachant son visage dans ses mains. Ce pari était stupide ! En plus, je devais être cuite quand j’ai accepté, c’est d’la triche ! - Là ! répliqua la brune en lui tendant une ardoise Véléda, un feutre, et un informe bout d’étoffe rouge. Un pari est un pari ! Gémissant, la plus jeune saisit l’ardoise sur laquelle elle écrivit rapidement quelques mots, et enfila le tissu. Elle marcha ensuite dignement jusqu’au bout du réfectoire, où elle grimpa debout sur l’unité où étaient disposés un micro-onde et des bacs à couverts. Les joues écarlates, elle se tint là, une affreuse culotte en dentelle sanguine lui ceignant les hanches par-dessus son pantalon trop grand, tenant l’ardoise devant sa poitrine. La bonne moitié des étudiants attablés éclatèrent alors de rire avant d’applaudir avec enthousiasme. Elle entendit même Agnès pousser un sifflet strident entre ses doigts, comme elle savait si bien le faire. Elle lui paierait très cher ce coup-là, songea Lili. Sur le blanc du petit tableau qu’elle tenait, on pouvait lire : « CA Y EST : J’AI 20 ANS. » _________________ 
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|  | | Scilia Prophète de Lilith

Nombre de messages: 154 Date de naissance: 16/02/1975 Age: 34 Localisation: Dans les bras de viggo
 | Sujet: Re: Sang de pluie Jeu 31 Mar - 18:10 | |
| est il utile de dire que j'ai aimé  et que ze veux la suite !!!!!!!!! _________________  |
|  | | La Halfeline Prophète de Lilith

Nombre de messages: 1555 Date de naissance: 28/08/1987 Age: 22 Localisation: La Comté-Franche Emploi: Etudiante et slasheuse pour arrondir les fins de semaine
 | Sujet: Re: Sang de pluie Ven 1 Avr - 19:45 | |
| Ca devrait arriver bientôt! :D _________________  |
|  | | La Halfeline Prophète de Lilith

Nombre de messages: 1555 Date de naissance: 28/08/1987 Age: 22 Localisation: La Comté-Franche Emploi: Etudiante et slasheuse pour arrondir les fins de semaine
 | Sujet: Re: Sang de pluie Dim 10 Avr - 18:27 | |
|  Lorsque Renaud ouvrit la porte de l’aile Nord du bâtiment Reuel, il leva sur le champ les yeux sous sa casquette noire vers l’épaisseur sombre du ciel vespéral. Sortant au dehors, sa guitare à la main, il déclara : -On va avoir un grain dans la soirée, c’est certain… Agnès le suivait, précédant Michael et Aldebert. -De toute façon, maintenant qu’on a la chance de pouvoir jouer à l’intérieur… -C’est vrai. Nous avoir confié le local est la meilleure chose que l’administration ait jamais faite. Bon, on y va ? Les quatre musiciens se dirigèrent vers la petite construction parallélépipédique sise à quelques dizaines de mètres des locaux scolaires. Cette bâtisse, qui ressemblait un peu à un blockhaus en terrain dégagé, était située sur la propriété de l’établissement, mais celui-ci ne lui avait trouvé aucun usage jusqu’à des temps récents. A ses débuts, Renaud s’était produit dans des bars environnants – ce qu’il faisait toujours à l’occasion - ou dans la salle commune de l’internat, ce qui exaspérait au plus haut point l’administration –le « politburo » comme le jeune homme l’appelait parfois - du fait du tapage occasionné et des idées agitatrices diffusées bon gré mal gré parmi les élèves. Lorsqu’il avait commencé à jouer avec Peter et Agnès, et qu’on lui avait en haut lieu clairement fait comprendre qu’il ne pouvait plus continuer à chanter dans l’internat "parce que de plus en plus d’élèves étaient ainsi conduits à délaisser leur travail et à se coucher tard", ils s’étaient mis tous trois à dépoussiérer patiemment ce local, à le vider des déchets qui y étaient entreposés, à le nettoyer, à le rafistoler et à l’aménager. La direction, tout d’abord perplexe face à cette initiative, leur donna finalement sa bénédiction, considérant après tout qu’il s’agissait là d’une marque de motivation et d’implication exemplaire dans l’animation de l’établissement. C’était donc là qu’ils avaient coutume de divertir leurs camarades, cédant à l’occasion la place aux quelques volontaires qui le demandaient. Lorsqu’ils y entrèrent par la petite porte, plusieurs étudiants étaient déjà installés. Le trio avait réussi à se procurer des fauteuils et des divans un peu défraîchis, jadis peuplant les salles des professeurs ou l’internat, puis remisés au placard. L’intendance leur avait même débloqué un petit capital financier totalement inattendu, avec lequel ils avaient pu compléter l’aménagement avec quelques poufs de diverses couleurs et des tapis épais. « Avec ce que mes vieux leur refilent chaque année… ils pouvaient bien faire ça ! » avait commenté Renaud. Certains les applaudirent un peu lorsqu’ils grimpèrent sur l’estrade, construit de leurs mains, Lysiane en tête, bien entendu. Ils grattèrent un peu leurs instruments puis, le jeune homme au foulard rouge s’avança vers le micro : -Coucou, vous m’entendez ? Les nombreux jeunes gens déjà présents répondirent par l’affirmative. Renaud était toujours surpris d’entendre sa voix dans les amplis aux premiers mots qu’il prononçait. Il ne s’y sentait à l’aise que lorsqu’il était pris dans ses chansons, mais n’avait par ailleurs jamais été doué pour discourir sans mélodie. -Bien. Vous êtes plus doués que le gouvernement, alors, sourit le chanteur. Un léger ricanement traversa la salle. -Heu… Je sais qu’il est pas tout à fait huit heures mais si vous voulez je peux déjà vous faire une petite chanson pour passer le temps… Le public déjà présent approuva, et Renaud reprit : -Avant, j’aimerais vous rappeler qu’en cette fin novembre 2001 les troupes américaines sont en train d’occuper l’Afghanistan, pas pour nous protéger d’armes de destruction massive hypothétiques, pas pour libérer le peuple afghan du régime crapuleux… heu… entre parenthèse… je trouve d’ailleurs très personnellement que c’est assez culotté de parler de ça quand on a fait du pied audit régime pendant des années et qu’on déboise ledit peuple à la cluster bomb mais… peut-être que je suis trop simpliste, au fond… enfin, bref. Heu… Il y a une manif demain, place Thomas More, à seize heures, histoire de dire un peu au premier ministre ce qu’on pense, et de lui faire comprendre que s’il veut jouer ce rôle-là avec Bush, il ferait mieux d’aller lui faire une petite pipe que de cautionner et encourager les génocides. Alors voilà, j’espère vous y voir pour les plus concernés. Certaines personnes applaudirent brièvement, mais déjà le jeune homme pinçait les premières notes d’une mélodie très douce sur sa guitare. La musique évoquait une sorte de tristesse mélancolique, et la voix lasse et murmurante de Renaud vint bientôt s’y mêler. -Enervé par la colère, un beau soir, après la guerre, j’ai balancé ma télé par la f’nêtre… Comme chuis un garçon primaire, je m’suis dit : « Un militaire, avec un peu d’bol, s’la mange en plein’ tête… » Dès lors, plusieurs cris d’approbation s’élevèrent, et certaines mains claquèrent à nouveau rapidement, avant que les paroles ne soient de retour. Les applaudissements moururent doucement sur les mains de Billy tandis qu’il écoutait Renaud. Il aimait sa voix, même si elle n’était pas belle. Elle lui mettait du baume au cœur lorsqu’elle gouaillait, trop nasillarde, contre tel ou tel fait de société, ou d’histoire… elle l’apaisait, et le faisait baigner dans un calme doux-amer lorsque, comme à présent, elle se faisait un peu plus suave, sans être enjôleuse, pour laisser filer son désarroi… Elle l’amusait lorsqu’elle bondissait et traînait dans un accent prolétaire exagéré lors des chansonnettes plus légères. C’est en somme pourquoi Billy venait pratiquement tous les soirs l’écouter : cette voix le réconfortait de tout. Et pourtant, il ne connaissait rien de son possesseur, n’ayant, comme à sa timide habitude, pas osé aller discuter avec lui, malgré sa totale disponibilité. Blotti, seul, dans son petit pouf habituel, il se laissait bercer et interpeller. Renaud et ses compagnons leur faisaient souvent un petit flash info en début de concert, pour les encourager à réagir face à certains faits, que ce soit pour les contester ou les saluer. Dominic et ses compagnons venaient de sortir de table, et déambulaient nonchalamment sur le chemin qui les ramenait à l’ancien bâtiment. Quelques gouttes commençaient déjà à tomber du ciel, tachant le gravier blanc. -On va au club, ce soir ? proposa Coralie. -Encore ? Ca va devenir une habitude… observa Jonas. -J’aime bien l’ambiance qu’il y a là-bas… Toi, Dommie, t’es d’accord ? -Ah oui, pour moi pas de problème… -Oh non ! brama l’étudiant à queue de cheval. S’il vient il va encore aimanter toutes les jolies filles du périmètre ! Ca devient vraiment gênant, tu sais… -Qu’est-ce que tu veux, on a une gueule de tombeur ou on en a pas… commenta avec un sourire goguenard Daniel, un type avec une masse de cheveux noire léonine. -Oh arrêtez… lança Dom avec le découragement de celui qui a déjà tenté de mener ce combat maintes fois auparavant. -Eh, moi j’dis rien, c’est un fait : on se pointe quelque part et en quelques minutes tu as la moitié de la gent féminine du coin pendue à ton cou. Si c’est pas une marque de bénédiction céleste, ou génétique, comme tu veux… Enfin remarque il fallait bien compenser certains autres trucs ! A ces mots, Dominic éclata d’un rire cynique. -Désolé les gars mais c’est pas moi qui suis un sex-symbol ; c’est tout simplement qu’entouré de vous deux… par défaut, les filles font vite leur choix ! Monaghan prit soin de bondir d’office vers l’avant, déjà poursuivi par ses deux acolytes masculins. Il se précipita enfin vers la porte du local et y fit irruption avant de se jeter sur un canapé, Jonas et Daniel à sa suite. Certains étudiants râlèrent quelque peu face à une entrée si fracassante. A ce moment-là, Aldebert était en train de faire une petite présentation de la chanson qu’il s’apprêtait à interpréter avec Agnès. -Comme la plupart d’entre vous le savent, nous avons aujourd’hui une sympathique collègue qui fête ses vingt ans tout rond. Dans un fauteuil un peu défoncé, tout près de la scène, Lysiane piqua un fard devant le sourire espiègle du musicien. -C’est pour ça qu’on va vous donner de la chanson un peu plus personnelle ce soir. Celle-ci s’appelle « La norme et la marge », et elle est pour toi, Lili. Tandis que la musique prenait son essor, vive et entraînante, Coralie et Noémie rejoignirent leurs amis sur le canapé situé assez au centre de la petite salle envahie de pénombre et de quelques fumées de cigarette, malgré l’interdit officiel. -Vous êtes vraiment des gamins ! s’exclama la dernière, tout en gardant au coin des lèvres un sourire complaisant. Jonas lui pinça le nez en guise de réplique. A cet instant, deux autres filles rappliquèrent auprès d’eux. L’une, Uliana Lasarva, était, comme Coralie aimait à le résumer, « l’archétype de la blonde pulpeuse au crâne vide ». Probablement un brin réducteur, ce qualificatif n’était pas, de l’avis de tous, totalement dénué de fondement. Ce soir-là engoncée dans un tee-shirt et un pantalon serrés, ses bourrelets malmenés semblaient chercher à s’échapper de cet étau par l’espace disponible au niveau de sa taille. Dominic trouvait cela particulièrement amusant d’un point de vue strictement psychosocial. -On peut s’asseoir ? questionna-t-elle. Le groupe l’accueillit de bonne grâce, ainsi que son alter ego et plus ou moins faire-valoir Ludia Thorens, une jolie brune pourvue un peu plus harmonieusement et moins tape-à-l’œil. Elle avait l’avantage –pour certains- de faire preuve de relativement plus de subtilité d’esprit que son acolyte, sans se distinguer par une finesse hors du commun. Elles étaient de ce genre qui aime aborder un groupe qu'il connaît à peine, lorsque le désœuvrement ou la convoitise l’exige. Dominic sourit intérieurement : il allait encore devoir baliser… Détendu, il alla se nicher avec l’air matois d’un chat contre l’épaule de Coralie, l’individu pour qui il éprouvait alors, sinon des sentiments, au moins du respect, et reporta son attention sur la scène. Agnès et Aldebert, chacun un micro en main, alignaient les vers de leur petite chansonnette avec enthousiasme, le sourire aux lèvres, échangeant des œillades conniventes entre eux où avec la jeune rousse à qui ils dédiaient leurs mots. Dom récupéra les paroles du couplet suivant, amorcé par la brune aux yeux sombres et vifs. -Qu’est-ce qui t’retient ici, c’est vrai, tu dis tout l’temps -Qu’il faut faire vite, qu’il est déjà plus d’vingt printemps ! Le jeune homme au crâne ras lança un clin d’œil joyeux à Lili qui lui répondit par un tirage de langue amusé. -Que tes copines sont toutes casées, cocoonisées par l’habitude, qu’elles font la gueule… -Qu’elles sont dev’nues plus tristes qu’un resto tout seul… -Je n’aime rien tant que ces heures où tu t’énerves ! -En montrant du menton ceux qui avalent les idées tout rond -Toi tu n’mâches pas tes mots et c’est comme ça qu’on t’aime L’expression d’ordinaire si teigneuse et énergique d’Agnès se teinta l’espace d’un instant d’une certaine tendresse incongrue, tandis qu’elle regardait à son tour sa jeune amie dans les yeux, les siens lui opposant un gris clair radieux, dans les lumières de fortune jaunes qui éclairaient l’estrade. -Quand tu dis, les sourcils en V… Les deux chanteurs se lancèrent un coup d’œil avant de conclure le couplet en chœur : -« On n’a pas l’temps d’attendre d’aller fertiliser les chrysanthèmes ! » Derrière, Renaud compléta l’instrumentalisation par un discret apport d’harmonica, restant sur un accord allongé et doux évoquant la rêverie qui contrastait avec le rythme assez effréné de la guitare de Michael. Les deux autres reprirent à nouveau leur refrain de concert. -Mettre les formes, prendre le large, elle veut vivre les normes et l’extra-large… glisser de la norme à la marge… La dernière partie du texte fut entonnée par Aldebert. -Alors toute disposition à l’ennui s’envole -Quand elle rêve d’excès, de démesure, de sensations folles -Se font la malle les lapins, les râteaux, les grippes, les rentrées, -Les mois d’novembre, les lundis, les découverts, La frénésie des paroles s’acheva finalement dans une unisson mi désespérée, mi exubérante, dont la fluidité témoignait de quelques répétitions. -Et les trains ratés… ! Billy avait beaucoup apprécié la composition des deux amateurs, et songeait par ailleurs qu’elle aurait également pu lui être adressée d’un certain point de vue. Tout replié sur lui-même et soumis au quotidien qu’il était, il lui prenait parfois à rêver, surtout le soir, dans la solitude de sa chambre, qu’il aurait pu se trouver mieux en un autre contexte, qu’une vision plus « réelle » de la vie aurait peut-être pu lui permettre de s’épanouir. La loi inlassable du café en cruches de plastiques noires, du cartable, des amphis, des notes et des draps propres avait peut-être cet effet castrateur qu’il supportait en l’abhorrant. D’autres horizons n’auraient avec du recul pu se révéler que meilleurs pour lui, songeait-il parfois, le dos contre le matelas. Mais tout plaquer semblait un tel acte, une énormité accessible par un seul brusque coup de tête, chose dont il ne se savait pas capable… Alors il restait là, dans cette petite niche que l’existence semblait avoir aménagée pour lui, sans qu’il n’ait besoin de prendre part à la question. Billy Boyd, Britannique oublié éternel. Riche ; même pas à plaindre. Orphelin, certes, mais l’eau avait coulé dans les rigoles depuis. Il fut réveillé par les applaudissements, qu’il suivit en jetant un regard à la jeune fille à casquette sur le fauteuil non-loin de lui. Elle participait avec cœur en souriant avec un ravissement touché aux chanteurs. Un instant, elle tourna la tête vers lui, détournant sa tignasse de frisettes couleur ambre à l’éclairage, et lui offrit aussi un sourire à la chaleur communicative. Billy le lui rendit avec le moins d’amertume possible, avant que son regard ne soit attiré par un visage, plus en arrière du public. Il était là aussi, comme souvent. Mais ici, le péril sourd qui émanait de lui était comme inhibé par l’atmosphère sûre du local entretenue par la musique, et Billy pouvait se consacrer au repos de son esprit. _________________ 
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|  | | Nasty Diablotine au flambeau

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 | Sujet: Re: Sang de pluie Mar 19 Avr - 11:47 | |
| (cette fic devrait être interdite aux Nasty ! *est assommé par une paire de saïs*)*fait craquer ses doigts plusieurs fois et se prépare psychologiquement pour reviewer (et vi, c’est ça de prendre du retard : après, on se sent très couillons devant les huit pages…  )* Alors, d’abord, je ne me souviens pas avoir IYIYIYIYIYIYIYIYIYIYIYIYIYIYYIYIYYIYIYYIer suffisamment devant cette suite de Sang de Pluie que l’on *prend un mégaphone et monte sur les épaules de Lij (ce qui au final ne change pas grand chose, étant donné la taille de… *est déjà fusillée du regard (… aidé par un Uzi, certes  )*)* attendait depuis TROOOOOOOOOOOOP longtemps !!!(bah quoi ? Faut bien que je trouve quelque chose à critiquer, non ?  ) En tout cas, après tant d’attente, de fantasmes, de publicité et de frustrations… (… les publicités Naheulbeuk !! -_-' Ca y est, maître POC est chez moi  ) eh bé on n’est pas déçus… Y a un gros changement d’atmosphère, il est vrai, par rapport au tout début, et ça fait bizarre, mais… qu’est-ce que c’est agréable, toute cette vie, toute l’installation de ce nouvel univers… :D :D Faut dire que j’ai toujours aimé les débuts, les instants de bonheur où y a pas trop de problèmes, parce que je sens que ça n’ira pas toujours comme ça… Alors j’apprécie doublement ces petits moments de bonheur avec la bande… ^^ :D :D :D :D :D Comme d’habitude (Oh, des Claudettes en formes de Leggy dans mon salon !  ), je dirai que tu arrives à tout faire passer très facilement, de façon très fluide et agréable à lire, sans entraîner aucune lassitude, ou quoi que ce soit d’autre… C’est vraiment plaisant de te lire, en tout cas, et là-dessus, toute la description de cet univers en devient encore plus intéressante… Enfin, tu maîtrises bien les persos (rien que la maîtrise des sentiments de Billou…  C’est absolument génial, parfaitement dit… J’admire, vraiment…), leur façon d’interagir, et on reconnaît tout de suite les caractères que l’on peut voir en réalité… ça donne tout de suite un côté bien plus attachant aux personnages… Donc, pour faire claire, *lève les deux pouces et entraînent tous les habitants de son salon, sa salle de bain, etc. à faire de même* Un AU absolument génial, superbement décrite, génialement faite, pensée… BRAAAAAAAAAAAAAAAAAVOOOOOOOOOOOOO !! :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: :thumright: :thumleft: En revanche, faut que je prévienne, je me sens toute conne devant la fic parce que… je ne sais pas où disséquer… :? :? Alors je vais essayer, mais… je sens que je vais avoir du mal étant donné que ce sont tous les paragraphes qui forment cet ensemble si particulier, si intéressant… :? *part se motiver dans les bras de Dom* (comment ça, encore une excuse à la con ? Mais j’en ferai un livre, un jour…  ) Bon… Déjà ça commence bien… Alors pour résumer, on va faire | Citation: | | la scène dans laquelle Dom se promène dans les couloirs |
Parce qu’une phrase toute seule ne pourrait résumer tout à fait tout ce que j’aime dans ce moment… L’atmosphère est parfaitement restituée, la solitude, le lieu ancien, avec tous les souvenirs qui se baladent partout (sous forme de caniches nains à poils roses et mèches bleues… Euh… Non, Nasty… *ton à la Renaud* Ah bon…), c’est parfaitement décrit… Tu vois, pour moi, rien que la mise en scène à ce moment-là, la description du moment, ta façon d’évoquer en quelques mots, en quelques phrases, toute l’ambiance qui règne, absolument génial (j’adore ce genre d’ambiance, en plus), c’est déjà fascinant (… ça lui donne envie de se jeter sur Dom hystériquement pour lui faire un énorme câlin. Oui, mais ça, c’est normal, c’est pas que la fic, mon tendre. -_-' Si tu pouvais arrêter les surnoms à la con… -_-' *mignotte avec des grands yeux* Mon Dommie chéri… Grr.) Tout le calme du lieu… J’entendais réellement le bruit de ses pas, et puis l’arrêt pour les nuages (qui sont, au passage, sublimement retranscrits… L’image est très poétique, j’aime beaucoup)… … Raaaaaaah, mais c’est frustrant, on voit bien que la tête de Dom est un peu… comment dire… aussi claire que le cuir d’un Uruk Hai (Haï… Hay… Aïeaïeaïe, oui…. -_-') ? Hum… Oui. Et pourtant, ça s’arrête… Et c’est perturbant, et c’est super bien retranscrit et c’est… AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !! DOOOOOOOOOOOOOOOOM !! (on remarquera que Nasty, se sentant coupable, remplace l'autre review en faisant des coloriages à la con sur celle-ci... -_-''' ) *se jette hystériquement dans ses bras* T’ES UN PSYHCOPAAAAAAAAAAAAAATHE !! *l’embrasse très fort sur le nez* *embrasse sa Half qui est très très forte pour perturber les gens de manière à les gluer à la fic* *vient de laisser échapper un lamentable « Oh ! Frustrée… »… Euh… Non, c’est pas grave, maman, c’est rien -_-'*
| Citation: | | Il resta là jusqu’à ce que les nuées aient pris une couleur d’ardoise. Le coude posé sur le rebord de pierre usée, Dominic ne put s’empêcher d’écarter les doigts, avant de les refermer doucement sur le vide. |
Oui, quand même… Il fallait que je cite ça au moins, parce que l’image mentale est totalement RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !! (Half, je te préviens, va falloir que t’écrives une fic sur moi… *la voit qui se prépare à répliquer* où j’aurai le beau rôle, tu vois le genre… Le genre où ce sera sur MOI qu’elle bavera !!) J’adooooooooooooooore ce Dom à sa fenêtre avec le ciel sombre, et la position et… AAAAAAAAAAAAAAAAH !! *saute partout* Je crois qu’elle aime.
| Citation: | | Il imaginait souvent la manière dont il les manipulerait, en rêvait parfois. |
*sourire des plus crétins et reprend sa chanson ‘Dom est un psychopatheuh’ avec une guitare, prenant sa meilleure tête de Francis Lalanne avec une perruque de cheveux courts (Nasty est grandement traumatisée par ça)* Haaaaaaalf, espèce de frustratrice à la mangue *l’attrape par le col* C’est-y pas permis de me faire fantasmer comme ça sur la folie de Dom avec une simple phrase ?!! *admire quand même le talent de sa Half, parce que pour faire naître comme ça toute une idée, tout le malaise derrière avec quelques mots… faut être très fort*
Je tiens juste à signaler que les hormones de Nasty doivent être en pleine agitation, parce que rien que le fait d’avoir Dom dans une fic (qui, en ce moment, descend un escalier) la fait gagater… 
| Citation: | | Il gisait avachi sur le sol, se retenant sur les coudes, ses jambes légèrement repliées et écartées. Il portait comme lui un sac en bandoulière dont la lanière bavait à présent sur son bras gauche. |
*toujours en mode fan hystérique ayant soit ses hormones en mode on soit une horloge biologique en mode quarantaine (ce qui, dans le cas de Nasty, à moins que la chirurgie esthétique ne fasse vraiment des miracles… Oh ça va, hein)* Billouuuuuuuuuuuuu !!! … Bon, le seul problème, c’est que je n’arrive pas à visualiser la position… :scratch: C’est con, mais… j’arrive pas à voir (le truc qui coince, c’est ce qu’il fait de ses jambes à ce moment-là… Toujours en dessous de la ceinture -_-', je sais, mais… je vois pas) cette première apparition de Billy… :? Sinon, j’aime bien le p’tit détail très réaliste de la lanière… Je trouve ça cute… (voui, je sais… je mignonne sur n’importe quoi -_-')
| Citation: | | celui-ci ouvrit les yeux, ils semblèrent assaillis d’un choc plus farouche encore que leur collision. En un instant, le jeune homme brun était déjà debout, sans l’avoir touché. |
Très jolie, la manière de montrer immédiatement leur ‘relation’ (enfin, pour l’instant, c’est pas ça qu’est ça, mais… Mon Dieu, d’où je sors cette expression ?)… *du bout des lèvres* Donne envie d’en savoir plus… Elle est frustrée. Oui. Mais (ce sera un privilège uniquement pour cette fic, Half, n’en fais pas une habitude), j’apprécierai presque ce sentiment… ^^
| Citation: | | les premières élèves qui sortaient de l’une des classes et lui adressèrent des sourires avenants. |
LOL !! Mais quel tombeur, ce Dom !  (I’m too sexy for my looove, too sexy for my love, love’s going to leave meeeee… *gagate*)
| Citation: | | Billy dévala les dernières marches pour se retrouver bientôt dans le hall principal du bâtiment. |
Mon Dieu, pauvre Billou traumatisé…  … Je peux aller le réconforter ? … Non ? Bon. J’aime bien la façon de retranscrire la peur qu’a pu ressentir Billy, simplement par ses actions toute simples mais si significatives… ^^
| Citation: | | Il savait quoi qu’il en soit qu’il n’était plus dans les environs. Il avait développé une surprenante habileté à pressentir sa présence alentours. |
YAAAAAAAAAAAAHA !! J’aime beaucoup le lien qui s’est créé entre les deux, même s’il sert pour l’instant à l’éviter… Il le sent déjà, arrive à être aware de sa présence… J’aime vraiment beaucoup… On sait tous comment ça finit, n’est-ce pas ? Et béh par sur ce coup-là, mon ange… Et c’est ça qui est très intéressant dans sa fic.
| Citation: | | Ce garçon l’inquiétait, et ce malgré tout l’illogisme de cette méfiance. Il était après tout un élève comme les autres, travaillant, sortant avec ses amis, aguichant volontiers les filles à l’occasion… beaucoup plus « normal » que lui, en somme… |
*vire hystérique* AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARG !! BILLYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY !! *sautille partout* Bon, déjà, j’aime beaucoup le personnage de Billy, qui voit arrive à voir au-delà des apparences pour comprendre mieux que les autres ce que peuvent être les gens (et surtout pour Dom, dans ce cas-là…), mais surtout… *saute au cou de Billy et s’y accroche, commençant à frotter son nez contre sa nuque dans un acte qu’elle pense affectueux et qui est tout simplement insupportable* Il faut s’assumer mon chou, il faut s’assumer… (et que vivent les guillemets, qu’ils croissent et fassent des petits guilletons tout en finesse…)
Ca y est, maintenant les hormones de Nasty se lâchent sur le fait qu’il remonte la bandoulière de son sac… -_-' (... mon message est quatre fois trop long... Ma Half, suis sorry pour le calvaire que tu vas traverser... -_-''')_________________  |
|  | | Nasty Diablotine au flambeau

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 | Sujet: Re: Sang de pluie Mar 19 Avr - 11:47 | |
| | Citation: | | Il se sentait plus à l’aise au milieu d’une foule, encore que cela ne lui procurât aucun plaisir par ailleurs. Au moins cette profusion de gens avait-elle le mérite de le faire passer inaperçu |
Exactement !! *admire beaucoup et opine du bonnet* Ma Half, tu arrives à exprimer parfaitement ce sentiment… :D :D C’est connu, et c’est tout à fait vrai, et très bien dit… Enfin, je reviendrai dessus, je trouve que ton Billy est absolument génialement décrit et caractérisé… En deux mots, j’aime ton Billy ^^ (Meugneugneu !! *main plaquée sur la bouche pour ne pas qu'on entende ses cris*)
| Citation: | | Billy songeait toujours à l’élève aux yeux bleus si déconcertants. Quelque chose en eux le pétrifiait par moments, et c’est pourquoi il cherchait leur vision en même temps qu’il la fuyait. Leur reflet faisait parfois descendre une douche acide le long de sa poitrine. C’était impressionnant, mais aussi éprouvant. |
Parfaitement décrit… :thumleft: :thumright: En même temps une sensation de malaise, comme celle que peut ressentir Billou, encore une fois en peu de mots parfaitement exprimé, et puis l’envie de le voir, l’envie de se plonger dans ses yeux… et puis la peur… *sort un orchestre* Et puis la teeeeeeeeeeeerre… Lij, tu laisses le single du Tsunami tranquille, et tu le rends au monsieur de la Fnac. (et puis une certaine jubilation de slasheuse, je tenais à préciser) J’aime vraiment beaucoup la relation DomBilly, très originale, on sent toute l’étude derrière, c’est toujours aussi… intéressant… Je sais que je me répète, mais c’est vraiment ce qui revient en lisant la fic... :afro: Enfin, une nouvelle fois, tu fais passer tous ces sentiments facilement, et c’est vraiment très bien fait… *voit un petit Pippin gicler hors de son salon en criant un ‘bien fait pour ta tronche’ (Renaud… Arrête de parler à Pippin…) à Frodon*
| Citation: | | Cette désagréable tendance à penser que le monde lui en voulait l’étouffait et le coupait de toute relation fructueuse. Les gens qui le connaissaient –qui se résumaient à peu dans l’ensemble de l’école- le trouvaient toujours gentil, mais sans plus. Un repas de plus qu’il passerait seul à une table, en l’ayant choisi… Il passa avec une envie un peu amère devant un groupe qu’un éclat de rire secouait, et chercha une place proche de la fenêtre. |
Encore une grosse citation, mais c’est impossible de couper, parce qu’à chaque phrase, il y en a une autre qui donne envie d’approfondire la même idée, de… Enfin, juste pour signaler que sur ce coup-là, ma Half… :affraid: :affraid: :affraid: :affraid: :affraid: :affraid: J’admire. Et j’ai aussi une grosse boule dans la gorge parce que… Putain, Half, est-ce que tu te rends compte que tu viens de taper en plein milieu des sentiments de plein de gens (dont moi, par la même occasion) ? :suspect: Non, mais sérieusement, tu fais ça avec tellement de facilité, ça coule tellement bien, fluidement… Tu sais que c’en est… décourageant ? :? :? :? (et en même temps, m’amûr, ça me rend toute fière de toi *guillerette* et heureuse d’avoir l’honneur de te lire)… Je veux dire que… tout, TOUT, de la ‘peur’ de l’autre à l’amertume devant ceux qui sont heureux, en passant par le 'gentil mais sans plus', est parfait, c’est juste… exactement exacte, tombant comme il faut, sans caricature, parfaitement. Là, c’est le mot. Enfin, je ne sais pas quoi dire… C’est juste… sciant… *perd son vocabulaire et tombe dans le niveau de langage d’une pouffe américaine* Alors… Bravo. Simplement.
En passant, j’aime bien la façon dont tu as fait les changements de point de vue, on dirait que *sort une bouteille (et la vide sur la tête de Dom qui prend sa tête de pub télé en agitant ses cheveux, les yeux fermés et la bouche entrouverte, béat)* ça coule de source. *clin d’œil Billien* *a vraiment des références pourries*
| Citation: | | un jeune loup qu’il soupçonnait de manœuvres douteuses pour avoir obtenu son poste |
Il a couché avec le directeur, n’est-ce pas ?  (me rappelle quelque chose cette histoire, c’est marrant de retrouver les petits détails, comme ça)
| Citation: | | Son visage semblait toujours un peu crispé, et ses yeux noirs d’encre, sous sa frange brune claire, pouvaient intimider. |
J’aime beaucoup Agnès (Ah ! je savais pas qu’elle serait là, elle ! Ca a été un grand plaisir de la retrouver en tout cas), du moins celle que tu décris, dans son caractère (pantalons power !! Dit la fille maintenant deux jupes dans sa garde-robe… -_-' Ca y est, ma honte est révélée). Mais là… Elle est plutôt teinte, la Agnès que l’on connaît, non ? :? :? :? :?:? Non, parce que c’est bête mais… ça me perturbe un peu le ‘brune’ que l’on retrouve après… Elle fait quand même plus blonde (fausse, il est vrai, mais quand même) que brune… (… je suis d’accord pour châtain, à la rigueur, mais… Je crois qu’elle s’en fout, Nasty…)
ALDEEEEEEEEEEEEB !! *vire hystérique* Lui non plus je savais pas qu’il serait là !! *lui saute au cou* Nan, mais Half… Ais pitié, quoi, je sais pas, moi, fais un effort… Arrête de faire une belle compagnie comme ça, qu’est-ce que tu veux que je devienne après ? C’est super de retrouver tout le monde, je dois dire que sur ce passage, j’ai pas arrêté de glapir comme une conne, c’était très très agréable ! ^^
| Citation: | | Mais le drille n’était pas bégueule pour autant, et l’avait accueilli en bonne amitié, lui assurant qu’en plus, il avait une gueule de chanteur… |
On sait tous comment ça finit… (« si tu veux v’nir dans mon groupe… » *se perd dans ses fantasmes*) J’aime bien ce petit passage, on entend très bien Renaud dire ça, en plus ! ^^
J’aime beaucoup la description d’Aldebert qui suit, très bien faite, très précise… Ca m’a donné envie de le voir et au final… Oh, l’est cute !! *petit sourire* *gémissements divers*
| Citation: | | Il s’était senti un peu couillon devant l’agenda, mais en était ressorti fier comme un coq. |
OUAAAAAAAIS ! *a déjà pris Aldebert sous son aile telle une mère protégeant son enfant (oui, je sais, il m’en faut pas beaucoup, mais je suis prise d’une certaine crise d’affection continue avec ta fic et ça finit par se voir) et est toute contente pour lui* Cute l’anecdote qui donne tout de suite une vraie réalité au personnage… Très bien fait, comme toujours 
Alors, pour PJ, je tiens à dire que ça a vraiment été royale de ta part… D’abord, j’ai pensé à Michael Moore (même si ça me perturbait grandement dans la description –encore une fois bien réalisée, quand je m’y remets avec le bon personnage en tête ), et puis avec le nom, j’ai eu un grand moment de frayeur, et enfin, pour ‘Peter’, y a eu ce délicieux petit moment de « Mais… ça veut rien dire ? *commence à haute voix pour vérifier* Peter Jack… NOM DE DIEU !! » *est encore toute honteuse mais morte de rire*
| Citation: | | aimant plus et étant plus aimé. Il entoura Renaud de son bras lorsque celui-ci se pencha sur poitrine et lui frappa affectueusement le ventre en lançant |
*fébrile* Je peux le dire, hein, je peux le dire, hein ? AH ! PDE !! *est brutalement assommée par Lij et Half d’un même coup de poêle en fonte incrustée de diamants bien acérés*
Et ensuite, la description de Renaud est… comment dire… Je crois que j’exprimerai mieux qu’elle l’effet de quelques mots… HAAAAAAAAAALF !! *la prend par le col et la secoue presque violemment* Half, mais il faut que tu arrêtes ça, il faut que tu arrêtes de la faire baver aussi facilement, il faut que tu arrêtes d’écrire aussi bien, c’est plus possible !! Je vais jamais m’en tirer, moi !! Est-ce que tu te rends seulement compte du nombre de personnes qu’elle adore, soudain, dans cette fic ? Et moi ? *gémissements lamentables* Arrête d’être douée, Half… Voui, euh… Tout le personnage est décrit rapidement, mais parfaitement, de l’histoire au visage (je sens que sa bruneur va encore me choquer… Oui, je sais, il m’en faut pas beaucoup, mais j’ai un Renaud blond dans la tête -_-'), passant par la tenue, le physique… Une nouvelle fois, j’admire, adore et applaudis :D :D :D :D : tu as ce don pour montrer si rapidement, en quelques touches qui font le personnage, qui dessine toute cette idée… :cheers: Bravo !! ( Et il faut que je commence dès lors à te remercier pour refaire naître ce Renaud que je n’ai jamais connu… Merci… *petite larme émue*)
Wow… Tout ça de review pour ne rien dire… Mais c’est que je suis en retard, en plus *paniquée*
| Citation: | | Renaud sursauta vivement, s’écroulant à nouveau à moitié sur Michael |
Hey ! Mais… Il rivalise avec moi pour trouver des excuses à la con, là, non ? On sait tous très bien comment ça finit 
Oh ! J’aime beaucoup Lysiane *sourire crétin* *catastrophé* Haaaaaalf *à terre, tire sur son pantalon pour réclamer un peu d’attention* Pitiéééé… Et surtout MDR la fin !! La pauvre… :D :D :D En tout cas, toute la bande est vraiment sympathique ^_____^ C’est très agréable des les voir tous… ^^ (et c’est là que Nasty voit qu’on est déjà lundi soir, qu’elle a encore lambiné comme une conne, qu’elle ne mérite pas de reviewer et qu’elle n’a pas d’excuses… Enfin, si… Apprendre la classification périodique, c’est chiant Ca c’est lamentable, Nast’… Aussi lamentable que Renaud qui fait des câlins à Michael avec l’unique excuse d’avoir été ‘surpris’… )
*retrousse ses manches et part se faire une tartine de fromage de chèvre (ou un bout de tarte à la rhubarbe… A réfléchir… ARG !! LIJ, lâche le gâteau, lâche le… Bon, ben tartine… *fait un petit rire à la Fogiel*)*_________________  |
|  | | Nasty Diablotine au flambeau

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 | Sujet: Re: Sang de pluie Mar 19 Avr - 11:48 | |
| | Citation: | | Lorsque Renaud ouvrit la porte de l’aile Nord du bâtiment Reuel, il leva sur le champ les yeux sous sa casquette noire vers l’épaisseur sombre du ciel vespéral. |
Ooooooooooooooooh… Oh nooooooooon… Cuuuuuuuuuuuuuuuute !! Zuuuuuuuuuuuteuh... Quelle image... À la con, vi ! Encore un joli truc qui fait gagater les Nasty devant, pour ensuite se retrouver avec encore davantage d’invités dans le salon, et qui font des trucs pas clairs, en plus ! Toute la noirceur du moment, et puis j’imagine bien l’angle de vue (oui, c’est très... cinémaïsé, sur ce coup-là, dans ma tête), les yeux qui se lèvent... J’aime beaucoup l’impression d’ensemble... 
| Citation: | | Sortant au dehors, sa guitare à la main, il déclara : |
It’s raining meeeeen, hallelujah, it’s raining... *est brutalement assommée par M’sieur Sechan en personne qui ne peut tolérer qu’on lui attribue de telles paroles (déjà qu’il a à faire avec ce qu’il a vraiment chanté… )*
MDR l’histoire de l’aménagement de leur salle, j’imaginais bien la réaction de la direction… (en plus, je me répète, mais ça donne une valeur totalement réaliste, qui donne tout de suite sa tangibilité à l’univers, et qui en fait l’un des meilleurs AU que j’ai pu lire… Bon, d’accord, mon expérience dans ce domaine n’est pas étendue jusqu’aux étoiles et au-delà de l’infini, mais… *rire hystérique de Lij en fond, à qui on vient de raconter celle de l’Indiana Jones s’accrochant à la ceinture des garçons respectables*) Et pis c’est vrai qu’il faut quand même pas trop perturber les jeunes avec des chansons de Renaud parce qu’après, on se retrouve avec « Maman, quand j’s’rais grand, j’voudrais pas être étudiant… » dans la tête pendant tout un contrôle… et ça, ce n’est pas admissible *regarde en l’air en sifflotant une chanson à la con*
Maintenant, elle mignotte sur l’image d’un Renaud tout jeune avec sa guitare et sa tenue en jean se produisant dans des bars enfumés, tout ça… … Incurable, hein… -_-'
| Citation: | | Le trio avait réussi à se procurer des fauteuils et des divans un peu défraîchis jadis peuplant les salles des professeurs ou l’internat, et aujourd’hui remisés au placard. L’intendance leur avait même débloqué un petit capital financier totalement inattendu, avec lequel ils avaient pu compléter l’aménagement avec quelques poufs de diverses couleurs et des canapés larges et bas. |
Je trouve que ça donne tout de suite l’ambiance, un peu fanée, pas reluisante, certes, mais très confortable… Le petit coin assez intime, en quelques sortes, agréable… ^^ Et pis, si y a des canapés (et des poufs… les poufs, c’est génial… *commence à s’enfoncer sur son siège avec un petit sourire rien qu’à l’idée* J’comprendrai jamais les slasheuses… -_-'), moi, tu sais… J’suis heureuse…
| Citation: | | -Coucou, vous m’entendez ? |
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !! Non, c’est pas grave, là, il a juste parlé dans un micro… Calm down, Nast’… BAAAAAAAAAAAACK, CRAZY FANGIRL, BACK !! ...your hands off my boyfriend !
| Citation: | | Renaud était toujours surpris d’entendre sa voix dans les amplis aux premiers mots qu’il prononçait. Il ne s’y sentait à l’aise que lorsqu’il était pris dans ses chansons, mais n’avait par ailleurs jamais été doué pour discourir sans mélodie. |
Oooooh, c’est-y pas mignon… Non, ça ne l’est pas, Nasty… S’il aime pas parler dans un micro, il le fait pas et qu’on n’en parle plus, quoi… Zut, à la fin, on n’est pas là pour se faire emmerder par des chanteurs à la… *se prend une tong en pleine tête* Encore une fois, un petit détail réaliste que j’aime bien… ^^
| Citation: | | -Bien. Vous êtes plus doués que le gouvernement, alors, sourit le chanteur. |
BOUHAAAHAAAAH !! Non, c’est pas grave, là, il a juste fait un trait d’esprit… MDR en tout cas, la réplique !! Et très in-character en plus, j’imaginais tout à fait Renaud le dire, avec le petit sourire et… *tend laconiquement une bassine à Nasty*
| Citation: | | Je sais qu’il est pas tout à fait huit heures mais si vous voulez je peux déjà vous faire une petite chanson pour passer le temps… | *est partie pour citer toutes les phrases de Renaud rien que parce que c’est Renaud et que grâce à sa Half, depuis le début de la soirée, elle a un vrai de vrai Renaud dans la tête qui émet de vrais sons pour former des phrases (et tout ça pour quoi… Parce que tu maîtrises le langage Renaud comme personne, m’amour…) … Alors ma Half, je ne peux que te remercier et baiser les pieds poilus de Pippin ^^* :D :D :D :D :D Lol le Renaud qui se propose pour ‘passer le temps’, en tant qu’amuse-bouche… Sympa ^^
EXPLSDRRRR sur le ‘discours’, et tellement vrai ! Alors là, franchement, je ne peux qu’admirer et te féliciter une nouvelle fois, parce que… Bah c’est Renaud, quoi, et sur le coup ça m’a donné l’impression que tu avais été cherché dans ses vraies paroles… Bon, p’êt pas pour la fin, mais… réellement, j’ai toujours un doute, d’ailleurs (et j’ai peur que tu finisses par m’apprendre que c’est le cas), mais c’est pour dire à quel point tu as réussi à faire passer LE Renaud, son langage, sa façon de parler bien particulière, l’ironie… Raaaaaaaaaaaaaah Ca m’tue *morte crucifié sur son lit avec trois hobbits* J’ai décidé de haïr Renaud. *se prend une tong en pleine tête… de la part de Billy*
| Citation: | | la voix lasse et murmurante de Renaud vint bientôt s’y mêler |
Court, rapide… et pourtant totalement précis et efficace : c’est exactement la voix de Renaud à ce moment-là, ce timbre lassé, fatigué… :cheers: J’ai dé… *se prend une troisième tong de la part d’Eowyn qui est devenue fan et glapit en même temps que Nasty* J’adore la réaction du public, ça me fait toujours péter de rire en l’entendait ^^
| Citation: | | Les applaudissements moururent doucement sur les mains de Billy tandis qu’il écoutait Renaud. |
… :affraid: Ah, Half… Comment fais-tu pour passer des applaudissements de tous, de l’amusement à… Billou… C’est terrible, je m’y suis faite prendre aussi beaucoup trop facilement (*Nasty, mode grand sourire, crie un ‘Ouéééé’ convaincu en même temps que les spectateurs, puis d’un seul coup perd tout sourire* )… Comme quoi, t’as tout de suite réussi à en faire un personnage terriblement à part… Et là, rien que cette introduction… brrrrr… Tout se calme, tout… ‘meurt’, exactement… C’est… génialement fait… really.
*vient d’essayer de citer une phrase de la suite… en passant sur la phrase suivante, aussi intéressante… puis sur la ligne d’en dessous… puis sur la suite… et se retrouve avec tout le paragraphe concernant Billou (je crois qu’il va devenir mon personnage préféré (encore que, c’est très dur de choisir, étant donné que tu arrives à nous faire aimer tout le monde)… je trouve que c’est celui que tu évoques le mieux, par petits flash, par petites étincelles de sentiments auxquels on peut s’identifier)* Bon… Alors… La description de la voix de Renaud est… …
 … *perd définitivement ses mots* à tomber par terre. :sunny: :sunny: … *cherche quelque chose à ajouter* C’est génial… Je sais que j’ai toujours tendance à m’exalter à coups de grands noms tout de suite (et je le pense toujours), mais… là… je me sens conne parce que… à ce niveau, je sais plus quoi dire. Tu as le don. C’est tout, ça ne s’explique pas. Le don qui fait vibrer, qui fait dire ‘Oui, c’est ça, c’est exactement ça’ tout en ne voyant pas le truc, la recette, derrière, juste… c’est juste vrai. Parfait. Et sensuel, je trouve (il faut dire que je suis moi-même très très sensible aux voix, et c’est peu dire )… C’est la première chose que Billy connaît de lui, celle qui peut soigner ses peines (aaaaaaaah !! terrible cette façon de montrer ses sentiments, d’ailleurs, et puis cette attention aux moindres détails récoltés à chaque fois qu’il vient, tous les soirs… aaaaaah, l’amour, l’amour, l’amour… ), c’est… … Bon, et bah voilà. … Je sais pas quoi dire. Je t’admire, vraiment… Et j’adore ce morceau.
| Citation: | | Quelques gouttes commençaient déjà à tomber du ciel, tachant le gravier blanc. |
Magnifique image du liquide qui tombe sur le gravier, terre et ciel mêlés dans le grisâtre de la pluie… J’aime bien.
| Citation: | | -On va au club, ce soir ? proposa Coralie. |
Tu vas au bal qu’y m’dit J’lui dis qui Y m’dit toi J’ui dis moi Y m’dit oui *se perd soudain dans les paroles et repart dans son gagatage sur Renaud (« ouaaaaaiiis, il est trop fort »)*
| Citation: | | on se pointe quelque part et en quelques minutes tu as la moitié de la gent féminine du coin pendue à ton cou. Si c’est pas une marque de bénédiction céleste, ou génétique, comme tu veux… Enfin remarque il fallait bien compenser certains autres trucs ! |
MDR !! J’aime beaucoup les interactions dans la ‘tite bande, z’ont l’air sympas… Et je suis tout à fait d’accord : Dom est un sex-symbol béni par les dieux (bah vi, on hérite pas d’un charisme comme ça sans certaines interventions divines…) (c’est qui, déjà, qui a un fan-club uniquement dédié à ses hanches ? Non, ça doit pas être Dom, mais je me rappelle avoir lu ça et… non, c’est pas grave )
| Citation: | | Ce soir-là engoncée dans un tee-shirt et un pantalon serrés, ses bourrelets malmenés semblaient chercher à s’échapper de cet étau par l’espace disponible au niveau de sa taille. |
MDR !!  Ah, la bonne pouffe que l’on connaît (chez nous, on l’appelle soit la taupe, soit la boule de Noël… Non, c’est juste pour dire que y a ça partout et que c’est… presque sympa d’en trouver une) ! Super description ! ^^
| Citation: | | Dominic trouvait cela particulièrement amusant d’un point de vue strictement psychosocial. |
PTDRR !! J’adore le regard froid qu’il peut poser sur les choses, cet aspect totalement détaché, tout le recul… Aaaah, Dominic… *dresse l’oreille* NASTY !! M’enfin ! Pardon -_-'
| Citation: | | C’était ce genre de filles qui aimaient aborder un groupe qu’elles connaissaient à peine lorsque le désœuvrement ou la convoitise l’exigeait. |
Toutafé exacte… Encore. C’est une étude de la société estudiantine que tu nous fais, là… T’as jamais pensé à la sociologie, ma puce ? (dit la fille qui n’y connaît rien, il est vrai)
| Citation: | | Détendu, il alla se nicher avec l’air matois d’un chat contre l’épaule de Coralie, l’individu pour qui il éprouvait alors, sinon des sentiments, au moins le plus grand respect, et reporta son attention sur la scène. |
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah, Dominiiiiic… *gros bruit de tabouret qui s’écroule sur le sol* Liiiiij, la corde elfique ne marche pas pour la pendaison, je te rappelle… *gros bruit d’un corps plus mou qui s’écroule sur le sol*
 (parfaite l’expression de chat de Dom, c’est comme ça que je le perçois aussi… Il a cette élégance, cette grâce…)
Super la chanson, j’imaginais bien toutes les œillades, la complicité évidente entre les chanteurs, l’orchestration, les voix qui se mêlent… … *passe en mode Chouchou* J’AAAADOOOOOOOOOOOOOOOOORE ce groupe… *secoue vivement la main de sa Half* C’est super bien écrit, très gai, très agréable, ça donne du baume au cœur de les imaginer tous réunis, comme ça… Aaaaah, que ta fic soit bénie et sanctifiée entre toutes…
Encore un POV de Billy, et une nouvelle fois je ne peux choisir… Ca coule trop bien pour que je sélectionne… je dirai simplement que l’envie de tout plaquer, la peur de le faire, l’énumération du quotidien… C’est très beau… Très bien exprimé dans toute son amertume, toute sa lassitude… Et encore une fois, ça touche en plein cœur… J’aime ton Billy, j’aime ses sentiments, j’aime… j’aime ton écriture aussi…
| Citation: | | Billy Boyd, Britannique oublié éternel. Riche ; même pas à plaindre. Orphelin, certes, mais l’eau avait coulé dans les rigoles depuis. |
Sublime, la rythmique, aussi… Pas de raisons de se sentir si triste, après tout, tout va bien… :? Un autre point dans la foule, pas différent des autres, que l’on ne regarde pas… Rien qui sort du lot. Je sais pas comment tu fais, Half… Définitivement… *toujours sans voix* :suspect: C’est… bien. D’un point de vue psychologique, c’est vrai, ça frappe exactement où il faut. Sur l’écriture, c’est tout simple, mais toujours sublimement exprimé. … J’aime.
| Citation: | | Il fut réveillé par les applaudissements |
Exactement ce que l’on ressentait : l’endormissement, petit à petit, on plonge dans l’inconscience… et soudain, les applaudissements, les bruits qui réveillent… Petit Billou presque surpris qui se redresse…
| Citation: | | Il était là aussi, comme souvent. Mais ici, le péril sourd qui émanait de lui était comme inhibée par l’atmosphère sûre du local entretenu par la musique, et Billy pouvait se consacrer au repos de son esprit. |
Ca aussi c’est très beau… Billy qui repère toujours Dom… Et le « péril » qu’il représente, tout en étant dans un lieu neutre (… et avec Renaud pour protéger… Moi j’dis ça, j’dis rien… *sifflote en regardant en l’air*), qui atténue… Douce fin que le repos…
Que je vais rejoindre d’ailleurs après avoir invité tout le monde à danser la farandole autour de ta maison en gueulant LA SUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE !! Pour que tu ne trouves la caresse des bras de Morphée dans une étreinte presque mortelle qu’après l’avoir écrit.
Cette fic est tout bonnement sublime, ma puce. Suis fière de toi._________________  |
|  | | La Halfeline Prophète de Lilith

Nombre de messages: 1555 Date de naissance: 28/08/1987 Age: 22 Localisation: La Comté-Franche Emploi: Etudiante et slasheuse pour arrondir les fins de semaine
 | Sujet: Re: Sang de pluie Ven 22 Avr - 22:07 | |
| | Citation: | En revanche, faut que je prévienne, je me sens toute conne devant la fic parce que… je ne sais pas où disséquer… Alors je vais essayer, mais… je sens que je vais avoir du mal étant donné que ce sont tous les paragraphes qui forment cet ensemble si particulier, si intéressant… *part se motiver dans les bras de Dom* (comment ça, encore une excuse à la con ? Mais j’en ferai un livre, un jour… ) |
Mais non, m'amûr, on va quand même bien t'autoriser ça, manquerait p'us qu'le contraire!!  M'enfin, pour ce que tu dis, je crois que tout ce qui suit parle de lui-même et me dispense de commentaire... 
| Citation: | | la description du moment, ta façon d’évoquer en quelques mots, en quelques phrases, toute l’ambiance qui règne, absolument génial |
Merci au cloître du lycée Louis Pasteur. ^^
| Citation: | | (Half, je te préviens, va falloir que t’écrives une fic sur moi… *la voit qui se prépare à répliquer* où j’aurai le beau rôle, tu vois le genre… Le genre où ce sera sur MOI qu’elle bavera !!) |
Alors, un peu heureux, Lijie? 
| Citation: | | Bon, le seul problème, c’est que je n’arrive pas à visualiser la position… C’est con, mais… j’arrive pas à voir (le truc qui coince, c’est ce qu’il fait de ses jambes à ce moment-là… |
Alors en fait, notre Billou a son petit croupion par terre, il se retient par derrière sur les avants-bras (pour empêcher sa tête d'aller cogner le sol) et ses jambes son devant lui, repliées verticalement (en gros, fesses et talons sont par terre tandis que les genoux sont plus hauts, ce qui fait que les jambes ont cette forme là: /\) . Et, aussi, elles sont légèrement écartées par la chute, valà... Tu vois mieux ou..?
| Citation: | Mon Dieu, pauvre Billou traumatisé… … Je peux aller le réconforter ? |
Heu... Ca dépend, si tu ne le traumatises pas davantage... '
| Citation: | | le personnage de Billy, qui voit arrive à voir au-delà des apparences pour comprendre mieux que les autres ce que peuvent être les gens |
Vi, c'est un peu là le paradoxe du personnage. On dirait que c'est son incapacité à se faire comprendre des autres qui le rend si habile à les décrypter, eux. Enfin c'est l'idée que j'ai voulu montrer...
| Citation: | | et puis l’envie de le voir, l’envie de se plonger dans ses yeux… et puis la peur… |
Valà... En fait j'essayais de montrer que Billy voyait avec une profondeur d'avance sur le commun... en m'inspirant de loin de la méthode paranoïa-critique de Dali.
| Citation: | | J’aime vraiment beaucoup la relation DomBilly, très originale, on sent toute l’étude derrière, c’est toujours aussi… intéressant… |
Pour tout dire, j'avais le sentiment que le dombillisme classique avait tellement été fait et de manière souvent si somptueuse que si je voulais pouvoir me lancer dans un nouveau D/B de grande échelle en évitant sans trop de peine le déjà vu, le Dom psychopathe et le Billy un peu torturé, lui aussi, seraient de bonnes opportunités... Après, loin de moi l'idée de renier le bon vieux dombillisme bien éperdu et entier! C'est loin d'être impossible que j'en refasse un un jour (même si dans un avenir relativement proche, avec les trois fics-fleuves que je tiens, ce serait l'affaire de petites fics seulement). Mais bon, disons que là, du point de vue de l'écriture, je trouvais que c'était un filon pour le moins excitant à essayer d'exploiter... 
| Citation: | | Putain, Half, est-ce que tu te rends compte que tu viens de taper en plein milieu des sentiments de plein de gens (dont moi, par la même occasion) ? |
Ben, il me semblait bien un peu, vi... Même si ce n'est, sincèrement, pas fait pour refléter une image venant de toi en particulier, au départ. Disons que j'avais conscience que tu te reconnaîtrais peut-être bien en certains traits de Billy (je pensais en particulier à la difficulté à créer des liens profonds avec beaucoup de personne de l'entourage, etc..., du fait d'un certain décalage de ressenti). Mais enfin, si tu me dis que je parviens à présenter un être humain et pas une caricature, je suis contente!
| Citation: | | Tu sais que c’en est… décourageant ? (et en même temps, m’amûr, ça me rend toute fière de toi *guillerette* et heureuse d’avoir l’honneur de te lire)… |
Oh tu me flattes, Nast!!!  *fait un petit sourire timide par en-dessous comme Pippin le lui a appris (sauf que lui il peut baisser le bout des oreilles en même temps et tripoter ses boutons de culotte avec une innocence insoutenable)*
| Citation: | En passant, j’aime bien la façon dont tu as fait les changements de point de vue, on dirait que *sort une bouteille (et la vide sur la tête de Dom qui prend sa tête de pub télé en agitant ses cheveux, les yeux fermés et la bouche entrouverte, béat)* ça coule de source. *clin d’œil Billien* |
 Heu... Half? Vi? Moi aussi j'peux l'faire, même que tu sais j'ai de longues boucles sombres sur lesquelles peuvent ruisseler les gouttes et... Hmmmm... Do that now... ^^ ... *va rejoindre Elijah en pleine confection de pancartes "Our dignity is not in Dom's gob".
Enfin, pour commenter constructivement, je suis contente que tu aies aimé mon astuce de changements de pov, en glissant d'un perso à l'autre un peu à la "Elephant" (Je dois dire que je me suis pas mal inspirée de l'effet pour cette 1ere partie.)
| Citation: | Mais là… Elle est plutôt teinte, la Agnès que l’on connaît, non ? ? Non, parce que c’est bête mais… ça me perturbe un peu le ‘brune’ que l’on retrouve après… Elle fait quand même plus blonde (fausse, il est vrai, mais quand même) que brune… (… je suis d’accord pour châtain, à la rigueur, mais… |
Certes certes, après visite de son site, j'avoue que j'ai un peu honte. Mais pour te donner l'explication, je te dirai que la seule photo d'elle que je connaissais au moment où j'ai écrit était celle-là...
 ...et du coup, par le bon processus d'imprégnation, c'est cette image là que j'ai gardé de "mon" Agnès" :?
| Citation: | | Alors, pour PJ, je tiens à dire que ça a vraiment été royale de ta part… D’abord, j’ai pensé à Michael Moore (même si ça me perturbait grandement dans la description –encore une fois bien réalisée, quand je m’y remets avec le bon personnage en tête ), et puis avec le nom, j’ai eu un grand moment de frayeur, et enfin, pour ‘Peter’, y a eu ce délicieux petit moment de « Mais… ça veut rien dire ? *commence à haute voix pour vérifier* Peter Jack… NOM DE DIEU !! » |
FUFUFUFU... ^________________________^ Vraiment ravie que ce soit si bien passé! :D Lol le grand moment de frayeur! :lol!: Ne t'inquiète pas, je n'aurais quand même pas fait ça... Pour Michael Moore c'était justement le but... :D Figure-toi, ma chère, que j'ai eu envie de faire un personnage deux-zen-un, avec nos les deux réalisateurs chers à mon coeur qui partagent certains points communs. Je me disais que le résultat pouvait être sympa, alors j'espère que ça va marcher... 
| Citation: | | HAAAAAAAAAALF !! *la prend par le col et la secoue presque violemment* Half, mais il faut que tu arrêtes ça, il faut que tu arrêtes de la faire baver aussi facilement, il faut que tu arrêtes d’écrire aussi bien, c’est plus possible !! Je vais jamais m’en tirer, moi !! Est-ce que tu te rends seulement compte du nombre de personnes qu’elle adore, soudain, dans cette fic ? Et moi ? *gémissements lamentables* Arrête d’être douée, Half… |
Heu... Je me suis un peu rachetée, Elichou? *a peur de se prendre une beigne*
| Citation: | | ( Et il faut que je commence dès lors à te remercier pour refaire naître ce Renaud que je n’ai jamais connu… Merci… *petite larme émue*) |
Je le suis tout autant après une telle affirmation... 
| Citation: | | *fait un petit rire à la Fogiel* |
ARGH! *fait un arrêt cardiaque*
| Citation: | | Toute la noirceur du moment, et puis j’imagine bien l’angle de vue (oui, c’est très... cinémaïsé, sur ce coup-là, dans ma tête), les yeux qui se lèvent.. |
Merci! :D Je le voyais déjà plus ou moins consciemment avant mais, là, grâce à toi qui m'arrête sur ce point, j'ai réellement l'image très concrète devant mes yeux ébaudis.   
| Citation: | | It’s raining meeeeen, hallelujah, it’s raining... |
O-m-g...  *tombe par terre* Tu sais qu'en seconde, Marie-Neige et moi pensions naïvement que le refrain voulait dire "Il pleut des mecs"? *honte soudain*
| Citation: | | *est brutalement assommée par M’sieur Sechan en personne qui ne peut tolérer qu’on lui attribue de telles paroles (déjà qu’il a à faire avec ce qu’il a vraiment chanté… )* |
Tu veux parler de "Depuis nous nous aimons comme s'aiment les oiseaux, les huitres, les poissons et puis les pédalos"?
| Citation: | | Je trouve que ça donne tout de suite l’ambiance, un peu fanée, pas reluisante, certes, mais très confortable… Le petit coin assez intime, en quelques sortes, agréable… ^^ |
Vui, c'était l'idée... encore une fois, heureusement que tu es là, parce que tu as le don de me rassurer sur beaucoup d'effets plus ou moins implicitement que je n'étais pas sûre d'être pleinement effectif. *mode Renaud dans le CD live* Alors, merci Nasty... 
| Citation: | | Et pis, si y a des canapés (et des poufs… les poufs, c’est génial… *commence à s’enfoncer sur son siège avec un petit sourire rien qu’à l’idée* J’comprendrai jamais les slasheuses… -_-'), |
Ca y est... je commence à imaginer tout pleins de trucs qui n'étaient certainement pas censés être inclus dans l'idée... -___________-'
... Nasty, tu peux me dire si je suis définitivement atteinte ou si le mini-dialogue à la fin de "Tu vas au bal", par la façon dont il est dit, a quelque chose de PDE? -____________-'
| Citation: | Oooooh, c’est-y pas mignon… Non, ça ne l’est pas, Nasty… S’il aime pas parler dans un micro, il le fait pas et qu’on n’en parle plus, quoi… Zut, à la fin, on n’est pas là pour se faire emmerder par des chanteurs à la… |
EXPLSDR!!!!!! *se roule par terre* J'aime Lij! :D
| Citation: | | Bah c’est Renaud, quoi, et sur le coup ça m’a donné l’impression que tu avais été cherché dans ses vraies paroles… Bon, p’êt pas pour la fin, mais… réellement, j’ai toujours un doute, d’ailleurs (et j’ai peur que tu finisses par m’apprendre que c’est le cas), |
Eh bien écoute, je ne pourrai te répondre que non, honnêtement... J'ai relu pour vérifier mais rien n'est repris texto. Néanmoins, ce que je peux t'avouer tout aussi sincèrement c'est que moi aussi, je l'ai réellement entendu prononcer ce petit discours, en particulier pour certains morceaux des phrases. Mais c'est tout, tout est fruit de mon ijamination. Comme d'hab, très flattée, et vraiment heureuse que ça t'ait touché avec une telle prégnance.
| Citation: | | Billou (je crois qu’il va devenir mon personnage préféré (encore que, c’est très dur de choisir, étant donné que tu arrives à nous faire aimer tout le monde)… je trouve que c’est celui que tu évoques le mieux, par petits flash, par petites étincelles de sentiments auxquels on peut s’identifier)* |
Pour en revenir à ce que j'ai déjà évoqué plus haut, je suis vraiment ébaudie (La Half se creuse le ciboulot pour trouver autre chose que "contente", "ravie" ou "heureuse"... ) de cela. Les personnages et leurs interactions non-seulement entre eux mais avec le lecteur vont vraiment s'avérer particulièrement primordiaux dans cette histoire. J'imagine d'ailleurs que cette mise en place généreuse ne t'as pas tant étonnée que ça, connaissant mon goût définitivement prononcé pour les pléthore de personnages, ayant tous une présence relativement définie... Cet AU serait une sorte de feu d'artifice de ce concept, dans l'idéal que je m'en fait... C'est pourquoi tu comprends à quel point j'apprécie chacune de tes remarques sur mon petit monde (et d'ailleurs, au passage, je te rappelle de ne pas te gêner pour les critiques!).
| Citation: | | Tu as le don. C’est tout, ça ne s’explique pas. Le don qui fait vibrer, qui fait dire ‘Oui, c’est ça, c’est exactement ça’ tout en ne voyant pas le truc, la recette, derrière, juste… c’est juste vrai. Parfait. |
Lol, vous avez un don, mon amie... ^^ Hm, sérieusement, ben... rooooh quoi *est plus rouge qu'un bigarreau de cerisier de la Comté*! Je ne sais pas quoi dire, à part que je suis vraiment flattée et touchée et émue... Et que mercimerci mais tu vas finir par me gâter, mon carillon des Alpes... Yes: spare the road, spoil the child... *sourire malsain* *s'éloigne précautionneusement de Dom avec un air inquiet*
| Citation: | | C’est la première chose que Billy connaît de lui, celle qui peut soigner ses peines (aaaaaaaah !! terrible cette façon de montrer ses sentiments, d’ailleurs, et puis cette attention aux moindres détails récoltés à chaque fois qu’il vient, tous les soirs… aaaaaah, l’amour, l’amour, l’amour... |
^^
Commentaire constructif, s'il en est. Enfin, pour re-re-redire la même chose: je suis vraiment ravie, aux incubes, que tu ressentes aussi bien les textes. C'est très gratifiant et motivant, tu sais. Sûrement plus que ce que tu n'imagines.
| Citation: | Billy qui repère toujours Dom… Et le « péril » qu’il représente, tout en étant dans un lieu neutre (… et avec Renaud pour protéger… Moi j’dis ça, j’dis rien… *sifflote en regardant en l’air*), qui atténue… Douce fin que le repos… |
Mais dis, ma choute, mais dis... C'est pas pour rien que l'auteur tente maladroitement de foutre de l'implicite dans ses textes alors, quand ils sont décelés, ça fait toujours bien plaisir!
Enfin voilà, et là, ma Nast, pendant les quelques minutes qui me restent, je tiens à te faire des remerciements tout particuliers (je suis d'ailleurs un peu effondrée par avance en sachant que tout ce que je vais dégoiser ne pourra pas être à la hauteur de ma reconnaissance... aaaaargh! Nom de Dieu! La prof de philo avait raison: les mots font parfois obstacles à notre pensée! Damnit!), parce que, vraiment, ces reviews que tu m'as faites, c'est des reviews de luxe, haute qualité, haute teneur, haute émotion, haut humour, haut en couleur, haut... Bon, magne, tu fais pas avancer le chmil-bique, là...  Enfin quoi disons que... ça m'a touchée. Vraiment. Et que ça m'a fait rudement plaisir. Comme tu le sais j'ai un peu tendance à soupirer en voyant mon audience sur le forum, maintenant, où j'ai de plus en plus la sensation d'être une étrangère (C'était mieux aaaavaaat... ), mais quand je vois à quel point mon "travail" peut profiter à quelqu'un, ça me fait penser (même si je persiste à être adepte du "écrivons avant tout pour nous même") que je pourrais vraiment n'écrire que pour cette personne, s'il le fallait. Parce que prendre son pied avec ses propres production, c'est chouette, mais le partager avec un autre individu qui semble tellement en phase avec soi-même (c'est vraiment une expression qui me revient souvent, je sais, désolée... -__-''') qu'on se demande parfois comment c'est possible et comment on a pu à ce point se trouver béni par le destin ben... *mode Renaud* C'est bien.
Et valààà... et désolée pour l'attente, ma chérite. Prends un médoc et va vite te coucher. 
Dernière édition par le Mer 6 Juin - 10:55, édité 2 fois |
|  | | La Halfeline Prophète de Lilith

Nombre de messages: 1555 Date de naissance: 28/08/1987 Age: 22 Localisation: La Comté-Franche Emploi: Etudiante et slasheuse pour arrondir les fins de semaine
 | Sujet: Re: Sang de pluie Sam 23 Avr - 22:05 | |
|  Dominic avait applaudi avec les autres à la fin de la chanson, se redressant de l’épaule de Coralie. Ludia, elle, en profita pour se caler contre son bras à la fin de l’ovation. Il la laissa faire. Il aimait bien assister à l’attrait qu’on lui portait, surtout en sachant d’avance qu’il serait vain. Et puis, il aimait cette ambiance, lui aussi. Le faible éclairage concentré sur la scène, il se trouvait dans le bain agréable de la semi-obscurité qui élargit les pupilles et permet d’observer les gens à la dérobée, sans qu’eux ne puisse clairement distinguer votre attitude. Dominic avait aussi remarqué que le comportement corporel n’était pas le même, dans l’ombre. On se détendait, se laissait aller à plus de choses ; ce qui témoignait aussi d’un relâchement de l’esprit pour la plupart des personnes. Elles étaient plus vulnérables. Il dégagea son bras pour le passer autour des épaules de Ludia et l’attirer un peu plus contre sa poitrine, ce à quoi elle se complut en silence. Dominic caressa discrètement la courte hampe à travers la toile de son pantalon, du côté droit. Oui, il était là. Son attention fut soudain attirée par de l’animation sur l’estrade. Trois des chanteurs poussaient ou tiraient Renaud vers le micro qui reposait sur son trépied, mais l’intéressé ne semblait guère enclin à obtempérer. -Nooon ! J’veux pas ! -Mais si, tu veux ! s’exclama Agnès en lui donnant une tape sur le derrière. Sinon, pourquoi tu l’aurais composée, c’te chanson ? -Pas tout de suite ! implora le jeune homme aux longs cheveux. Après, plus tard, peut-être. Micky il l’a pas encore chantée, la sienne ! Je peux le faire après ! -Pas question, trancha le colosse en le soulevant pour le planter devant le microphone. Tu la chantes maintenant, et puis c’est tout. Tu sais que c’est en ce moment que tu te donnes en spectacle ? Vous voulez qu’il nous la ponde, sa chanson, hein ? Le public répondit par des beuglements d’encouragement et quelques sifflets de motivation. Agnès, Peter et Aldebert le laissèrent alors sur le devant de la scène, le dernier avec une petite tape de soutien dans le dos. Renaud resta là, la guitare en bandoulière et les mains dans les poches, considérant un instant Lili puis le reste de l’assemblée. -Cette chanson, j’ai peur de vous la chanter… Quelques réactions s’élevèrent, principalement des rires amusés par l’attitude peu coutumière de l’artiste et des exclamations d’attendrissement féminines devant son attitude candide et incertaine. -Je voulais pas la dire devant tout le monde, au départ… C’est la demoiselle là-bas, avec sa djellaba à la con, là, qui m’a engueulé pour que j’le fasse… se plaignit-il en désignant la brunette de son groupe. Alors voilà, ceux qui veulent vous pouvez sortir. Cette chanson s’appelle heu… « Petite », et je crois qu’elle a deviné qu’elle était pour elle. Il osa un dernier regard affectueux vers Lysiane avant d’entonner les premiers accords balancés de son instrument. -Tiens, t’en veux une gorgée ? Dominic se tourna vers Uliana qui lui proposait une canette de bière. Avant qu’il n’ait eu le loisir de réagir, Jonas répondit à se place en saisissant la boisson : -Non, laisse tomber. Monsieur est un plus imperméable qu’un ciré. -Vous êtes cons de vous saouler à tout bout d’champs, même ici… Un jour ça finira par retomber sur le dos du club et l’admin’ le fera fermer, prédit Monaghan. -Hey, s’ils s’en souciaient tant que ça, Renaud ne s’amènerait pas une fois sur cinq à moitié rond ici, répliqua le jeune homme à la queue de cheval avant de prendre une longue goulée. Dominic le regarda avec affliction. Il trouvait l’attirance humaine pour les drogues de toutes sortes pitoyable… Comment pouvait-on volontairement risquer de se faire l’esclave d’une substance inanimée, en perdant le contrôle de son propre soi ? Il ne trouvait rien de plus minable que Teisseir lorsqu’il devait le ramener jusqu’à sa chambre alors que lui ne tenait plus debout mais avait encore assez d’énergie pour babiller des inepties diverses. Il avait parfois envie de l’achever sur place dans ces moments. -Une petite main jaune au revers du zonblou, un côté un peu zone pour crier ton dégoût de ce monde trop vieux, trop sale et trop méchant, de ces gens silencieux, endormis et contents… Renaud était finalement bien lancé dans sa chanson, même si l’on devinait qu’il l’alignait avec un trac et une pudeur qui ne lui ressemblaient pas. Sa voix avait tendance à partir encore plus facilement que d’ordinaire, malgré une attention accrue, et il n’avait jusque là pas osé regarder sa destinataire principale dans les yeux. Avant de reprendre son refrain, il jeta un rapide coup d’œil anxieux à Agnès qui répondit aussitôt par l’un de ses rictus approbateurs. -Quinze ans, vingt ans à peine… Garde-moi ton amour… Garde-toi de la haine. Quinze ans, vingt ans, je t’aime… comme j’aime le jour, Petite, qui se lève. Il avait osé jeter l’encre de ses yeux d’aigue-marine pâle dans ceux, pétillants et touchés, de Lysiane tout près de la scène. Cela avait duré tout le temps du refrain, et avait exsudé une innocence sincère et très tendre, mais un peu mal à l’aise. Renaud avait très longuement hésité sur ce chant. Pour le public en général – de quoi aurait-il l’air, lui le contestataire teigneux qui incitait à casser la gueule aux flics à coups de pavés ou de grenades, en train de chercher à protéger quelqu’un contre la corruption de l’animosité ? Mais surtout pour la petite Lili. Il fallait prendre garde aux mots, inscrire derrière chacun d’eux un sens précis qu’elle reconnaîtrait. Lorsqu’il acheva la chanson au rythme câlin, il y eut quelques secondes de silence qui traumatisèrent le gavroche. Il eut envie durant ces quelques instants de disparaître, de plonger sous terre en laissant un gros trou au milieu de l’estrade. Et puis, finalement, alors même que Lysiane se levait de son fauteuil, les applaudissements retentirent. Pas plus fébriles que d’habitude, mais honnêtes et appréciateurs, bien plus que ce à quoi le chanteur s’était attendu. Il eut à peine le temps d’être soulagé que déjà Lili bondissait sur l’estrade puis dans ses bras, le serrant avec la vigueur qui sortait du cœur, les bras en bandoulière autour de lui. Renaud se félicita d’avoir repoussé sa fidèle guitare pourrie sur le côté. La jeune fille reposait à peine sur le sol, avec ses petits pieds chaussés de baskets dressés sur la pointe. Et lorsqu’il l’étreignit affectueusement en retour, elle perdit un peu l’équilibre et sa casquette tomba sur le plancher. Il l’entendit chuchoter avec excitation par-dessus son épaule : -Merci, merci… J’t’aime fort comme ça, moi aussi. Elle le relâcha ensuite, lui laissant voir un sourire rayonnant bousculant les quelques éphélides qui lui piquetaient les pommettes. Renaud n’avait pas failli : elle avait parfaitement saisi ce qu’il croyait si ardu à exprimer. Cela lui mit plus encore de baume au cœur et il chiffonna sa tignasse rousse si fournie. Puis comme Lili sautait à bas de l’estrade après avoir récupéré son couvre-chef, il reprit le micro. -Bon, maintenant que cette jeune fille m’a aidé à laminer mon image de scène… Des sourires et quelques ricanements accompagnèrent sa conclusion. -Qu’est-ce qu’on fait, là ? Quelle heure il est ? Huit heures et demi, oh ben ça va… Nounours, tu veux v’nir faire la tienne ? -Oh, y a l’temps, répliqua Michael. Vas-y tu peux refaire un truc, là, j’te sens chaud. -Okay… Il se retourna vers l’assemblée. -L’a l’trac aussi, hein, vous voyez… Plusieurs membres du public se moquèrent et huèrent gentiment. -Bon alors qu’est-ce que j’pourrais vous faire… ? Vous voulez une petite chanson en français ou pas ? Une bonne partie approuva ; les élèves de la BRS pratiquaient pratiquement tous cette langue, et pouvaient la comprendre plus ou moins bien. Le parler natal de Renaud pouvait toutefois s’avérer un peu difficile à suivre parfois, pour qui ne maîtrisait pas le langage parisien convenablement. -Alors heu… - La blanche ! suggéra enfin une voix avec peu d’accent. Renaud avisa le jeune homme qui tenait une fille contre lui, assis avec quelques autres étudiants dans les canapés du fond. - La blanche, ça vous dirait ? Bon ben, La blanche. -Qu’est-ce qui t’as pris de proposer cette chanson débile ? railla Teisseir. -Bah, elle est marrante… sourit Dominic. Et puis, c’est l’une de ses vieilles chansons, ça doit faire un an qu’on ne l’a pas entendue. -Moi aussi je la trouve débile, décréta Lasarva en roulant des yeux. Décidément, il n’était entouré que d’êtres affligeants. Il se concentra sur les longs cheveux raides de Ludia qui tombaient sur son tee-shirt, comme elle était appuyée contre son torse, la tête tournée vers la scène. Il commença à les caresser d’un geste absent. Les interminables mèches auburn glissaient comme de l’eau sous la pulpe de ses doigts. Imperceptiblement, il commença à les ramener sur le côté, dégageant un coin de sa nuque et de son cou. Il passa à nouveau son autre main contre sa poche, dans la pénombre complice qui entourait le petit groupe. Ceci fait il se pencha doucement contre la parcelle de peau délicate, plus fine qu’ailleurs, et laissa quelques instants s’y perdre son haleine. Lorsqu’il la sentit frémir contre son bras, il logea quelques légers baisers dans le creux accueillant. Son souffle restait calme et indétectable. L’épiderme était si diaphane à l’endroit qu’il avait déniché qu’il sentait le pouls emballé courir dans la jugulaire sous ses lèvres et le bout de sa langue. Mais lorsqu’il sentit qu’il commençait à sortir les dents, il se redressa immédiatement. Où était-elle ? -Elle est passée où, Coralie ? demanda-t-il à la ronde. Il sentit sa compagne se détendre légèrement tandis que Daniel lui indiquait : -Je crois qu’elle a trouvé mieux à faire avec le juif aux grandes mirettes. Dominic tourna son regard quelques mètres devant pour voir la jeune fille sourire avec une affabilité amusée au type dont les yeux azur immenses réussissaient à en faire un concurrent au tableau de l’admiration féminine – sa dévotion et son tempérament un peu spécial ne jouaient cependant pas en sa faveur, par ailleurs. Monaghan eut une grimace contrariée tandis que le jeune homme lançait une réplique désinvolte qu’il ne parvint pas à percevoir correctement, le son des amplis couvrant les quelques conversations. - T’as p’têt raison : j’te parle comme un vieux con. Mais j’suis un vieux con vivant, j’ai la gaule, j’suis content. Toi t’as les boules, moi j’ai la frite. C’est pas du Bashung, non mon pote, c’est du Nietzsche.Dominic se recala dans le canapé ; lorsque Ludia remua discrètement près de lui, comme pour le rappeler à sa présence, il plongea résolument la main dans sa poche. Il fit tourner lentement le petit objet entre ses doigts. Son contact était si subtil… Lisse, arrondi, continu… plus parfait que n’importe quoi. - Et puis, j’vais t’dire : si tu m’fais un sourire, tout c’que j’t’ai dit, ben j’te jure que j’le r’tire. Son bras autour d’elle commençait à lui paraître un garrot. La sensation de la chair qui pulsait remonta soudain aux lèvres de Dominic. - Mais si j’croise ton dealer, j’y fous dans l’cœur…Il serra fort, puis secoua la tête aussi vigoureusement que brièvement, comme un chien qui s’ébroue, les yeux hagards. - Un coup d’surin…Il sentit la tête de Ludia commencer à se retourner vers lui. Aussitôt, il la lâcha et se leva. - De la part d’un copain. Les mains au fond des poches, le petit manche de bois verni bien niché au creux de l’une d’elles, Dominic déclara hâtivement : -Il faut qu’j’aille faire valser la goutte, je reviens. Il se fraya rapidement un chemin dans l’ombre vers la petite porte, les paroles résonnant dans ses oreilles. - Ca risque d’êt’ dur, vu que c’t’ordure, un cœur, ça m’étonnerait qu’il en ait un. -Vous savez ce qui s’passe, avec lui ? interrogea Ludia avec une grimace légèrement agacée. -Oh, c’est rien… T’as dû un peu trop l’exciter et il est allé faire une vidange… La claque arracha un cri protestataire à Jonas dont la bière se renversa sur le pantalon. - On t’couch’ra avant lui entre quat’ planches… toutes blanches…_________________ 
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|  | | La Halfeline Prophète de Lilith

Nombre de messages: 1555 Date de naissance: 28/08/1987 Age: 22 Localisation: La Comté-Franche Emploi: Etudiante et slasheuse pour arrondir les fins de semaine
 | Sujet: Re: Sang de pluie Dim 22 Mai - 20:48 | |
|  Billy était parcouru de frissons. Ils étaient presque imperceptibles mais il les sentait remonter le long de sa colonne de façon continue. Il n’osait plus regarder derrière lui, et fixait son attention sur la scène pour essayer de contrer l’angoisse. Il n’eut même pas conscience que la chanson de Renaud se finissait et que les bravos grouillaient du reste du public. Enfin, tandis que Peter prenait le micro et prononçait quelques mots de préambule, la poigne de l’émotion le relâcha quelque peu et les frissons se calmèrent. Il recommença à entendre peu à peu les mots qui sortaient des enceintes, saisissant vaguement que Renaud avait un peu aidé à l’écriture des paroles. Puis il osa se retourner brièvement pour ne plus le trouver. Cela le détendit tout d’abord, et il relâcha une longue expiration aussi discrètement que possible avant de reprendre le cours du concert. Michael commençait tout juste sa chanson. -Julie la p’tite olive rêvait de voyager mais elle était captive d’un rameau d’olivier. Elle tannait ses copines à longueurs de journées, avec les Philippines et Saint-Germain des Prés. Les trois autres, assis à l’arrière de l’estrade avec le deuxième micro, se mirent alors à entonner un chœur en prenant des voix aiguës et légères au possible, ce qui réussit à arracher un sourire à Billy. -C’est bon Julie, arrête de nous les briser. Tu sais bien que notre vie finira dans un panier. On est nées pour faire de l’huile d’olive, c’est comme ça c’est la nature et c’est très bon avec les endives ! Dominic était resté quelques instants adossé au local. Il avait besoin de se calmer, mais savait que cela ne fonctionnait jamais tout seul. Il scruta à nouveau les nuages d’un mauve très foncé. La pluie s’était légèrement intensifiée jusqu’à rendre le chemin de gravillons gris luisant. Il s’y engagea sans se presser, espérant que le contact de l’eau lui ferait du bien. Il arriva dans le hall du bâtiment Reuel le tee-shirt moucheté de taches sombres. Il arpenta un moment l’entrée, laissant son regard errer sur les panneaux d’affichages où l’on pouvait trouver des affiches d’évènements culturels ou des annonces toutes plus futiles les unes que les autres. Cette contemplation ne paraissait l'irriter que plus. Il songeait avec un sourire cynique à ce qu’il pourrait y placarder, lui, sur ce panneau de liège. « Cherche à se débarrasser de son exaspération à ne pas comprendre ». Brusquement, son Opinel se retrouva planté dans le matériau tendre, aux côtés des petites punaises de toutes les couleurs. Les doigts délicats de Dominic en ressaisirent ensuite doucement le manche pour le retirer avec précautions. Mais au moment où la pointe s’extrayait du liège, le jeune homme entendit des petits pas précipités arriver du couloir et un enfant, qui n’avait sûrement pas encore atteint l’âge de raison, débouler dans le hall, à quelques mètres de lui. Le bambin pila en le voyant, apparemment surpris de rencontrer quelqu’un, et intrigué par son couteau encore pointé vers le mur. Dominic le fixa en retour, laissant son bras se décrisper élégamment jusqu’à pendre le long de son corps, terminé par la lame du canif toujours sortie. Billy tressaillit à nouveau. La chanson de Michael était finie et la petite olive, après être devenue géante en captant les rayons d’un soleil trop prolixe, avait fini par voir le monde en étant exposée dans les salons de l’agriculture. A présent que le silence s’installait momentanément au micro, le jeune Boyd se trouvait à nouveau très mal à l’aise. Il se retourna encore vers les canapés où se trouvaient toujours les deux filles brunes et les garçons aux longues tignasses, pour constater que l’autre était toujours absent, et cela l’inquiéta d’autant plus qu’il ne comprenait pas les raisons de son trouble. Une envie de sortir commença à lui taquiner le fond de la gorge, et il se força à se focaliser sur Aldebert qui s’installait à son tour à l’avant-scène. Dominic soutenait toujours les profonds yeux bruns qui l’observaient. Il fallait qu’il en ait le cœur net. Il sourit au songe de ses pensées. Là, de la bonne excitation s’engageait dans ses veines. Alors qu’il amorçait tout juste un mouvement vers le gosse, une voix féminine retentit dans le couloir. -Justin ! Justin, où es-tu ? C’était Madame Ribero, l’une des nombreuses femmes de ménage de l’établissement. Elle logeait elle aussi dans l’une des chambres de l’internat avec son fils qui fréquentait l’école primaire deux rues plus loin. Monaghan se glaça aussitôt qu’il entendit l’écho. Un réflexe le rejeta en arrière, et le fit se retourner vivement pour se précipiter à la grande porte. Il fit irruption au-dehors et courut se dissimuler sur le côté du bâtiment. De là, il regarda la femme aux longs cheveux sombres s’avancer jusqu’à la grille avec l’enfant, les abritant tous deux sous un grand parapluie rouge. Lorsque la porte du local s’ouvrit soudain, Billy sursauta et tout le haut de son corps fit volte-face. Le garçon avait fini par revenir, trempé, et s’avançait rapidement vers ses amis. Boyd rentra légèrement la tête dans les épaules pour continuer à l’épier discrètement derrière le dossier mou du pouf. Il ne semblait plus aussi décontracté que d’ordinaire. Billy ne parvenait pas à décider s’il était soulagé ou angoissé de le voir de retour dans la salle. -Bon écoutez je vais y aller, j’en ai ma claque. Les cinq jeunes gens levèrent le nez vers Dominic. -C’est vendredi soir, Dom… lui fit remarquer Daniel. -Je sais. Mais je suis vraiment crevé, je me rentre. -D’accord. Salut, mec. -Salut tout le monde ! Après un dernier signe à l’assemblée, il tourna les talons et repartit en direction de la sortie. Ludia eut un instant d’hésitation, puis se leva à sa suite. -Tu perds ton temps ! entendit-elle de la part de Teisseir alors qu’elle se dirigeait vivement vers la porte de métal qui venait de se refermer. -Dominic ! Monaghan, les deux mains vissées dans les poches, se retourna vers la jeune fille qui venait elle aussi de sortir du local. -Quoi ? -Attends, attends deux secondes, le pria-t-elle en le rejoignant, prenant garde à ne pas déraper dans le gravier mouillé. Le jeune homme resta patiemment immobile. Un premier éclair zébra le ciel à l’Est. Arrivée à sa hauteur, trois pas plus loin, Thorens prit une grande inspiration et déclara : -Est-ce que je peux venir avec toi ? -Hein ?! Non ! L’exclamation de Dominic fut à demi couverte par le ronflement du tonnerre au loin. -Pourquoi ? Je ne peux même pas te raccompagner ? demanda la brunette avec espoir. -Ecoute, Ludia… répondit Monaghan d’un ton ennuyé. Je crois que c’est pas la peine, d’accord ? La jeune fille inclina la tête et affirma avec insistance, comme si elle s’adressait à un individu un peu lent : -Dominic, je t’aime, tu dois le savoir… -Non. -Mais si, enfin ! -Si je te dis que non… tout simplement impensable, affirma-t-il d’un ton dégagé. -Je pense le savoir mieux que toi, non ? déclara Ludia que l’agacement rendait sarcastique. -C’est là où tu te trompes complètement, sourit simplement Dominic, presque avec sympathie. -D’accord, j’ai compris : tu ne m’aimes pas, résuma-t-elle avec un air triste et fort. Enfin pas comme je le voudrais mais… je ne te demande pas ça, je sais que tu es… enfin tu es… un grand solitaire, à ce niveau-là, n’est-ce pas ? Je ne te demande qu’une soirée, une seule. Et après je te laisse tranquille, je te le promets. La jambe droite de Dominic piaffa doucement tandis qu’il fixait les yeux noirs de son interlocutrice. Billy ne se sentait décidément plus à son aise pour la soirée, même si l’étudiant qui était l’un de ses principaux tourments inexpliqués semblait reparti pour de bon, et cela l’épuisait. La migraine lui montait d’ailleurs au front. Il aurait aimé disposer de quelqu’un de confiance pour le réconforter, quelqu’un qui soit doux et sincèrement compréhensif. Mais il n’avait jamais rien gagné de tout ça. Il se contenterait encore de faire ami-ami avec l’ibuprofen pour se soulager avant de se mettre au lit. Il regrettait parfois d’avoir demandé à être seul dans sa chambre… Il releva la tête de sa main et sortit discrètement du pouf pour longer le mur qui conduisait à la sortie du club. -Non, ce n’est pas une bonne idée. Ce genre de truc fait plus de mal que de bien, tu devrais le savoir. Si tu veux, je te fais un petit calcul sur la table de Bentham… -C’est pas grave, ça, assura-t-elle en venant doucement se blottir contre Dominic, comme pour ne pas le prendre en traître. Pour moi ce n’est pas un problème, et toi je ne te laisse pas totalement insensible, tu dois l’avouer. Monaghan baissa les yeux sur sa chevelure marron, sans retirer les mains de ses poches. A cet instant, un léger claquement lui fit vivement relever le regard. Le garçon de ce midi refermait la porte de la bâtisse. Lorsqu’il se retourna, il capta ses yeux glauques durant un éclair et sentit plus qu’il ne vit le jeune homme sursauter légèrement. Il marcha vivement vers le bâtiment principal, passant à-côté d’eux en lorgnant les cailloux du sol. Dominic le suivit des yeux presque distraitement, ayant comme oublié la présence d’une autre personne contre sa poitrine. -Alors, c’est d’accord ? interrogea celle-ci comme pour le rappeler à la situation. L’étudiant fit un petit pas en arrière. -J’ai dit non, et je ne suis pas du genre à revenir sur ma parole. Il est inutile d’insister, conclut-il d’une voix posée. Il ressentit Ludia se raidir contre lui, elle se retira lentement, se reculant de deux pas absents, comme une biche devant une situation inaccoutumée. Son visage n’avait cependant rien de naïf, encadré par ses longues mèches trempées, mais reflétait plutôt une profonde contrariété excédée, assortie d’une rancœur blessée qui rappelait cette fois davantage le renard traqué avant la curée. -Mais pourquoi ? Merde ! T’es pédé, ou quoi ? On ne t’a jamais vu avec une fille alors que tu pourrais avoir toutes celles que tu veux ! Tu n’es pourtant pas méchant, mais on dirait que rien ne te touche réellement. Mais qu’est-ce qui faut faire pour te saisir ? Dis-moi ! Ou alors t’es tout simplement impuissant ? Dominic éclata de rire. Il laissa passer quelques secondes pour la contempler d’un sourire amusé, laissant sa tête se secouer doucement tandis que les gouttes de pluie roulaient sur son visage. -Ma pauvre Ludia… C’est bien présomptueux de ta part de penser que si l’on ne te désire pas, on ne peut avoir envie d’aucune. Ma queue va très bien, merci. Mais pour ta gouverne il y en a beaucoup d’autres moins délicates à pêcher là-dedans, répondit-il en désignant le club du menton. La main fut fauchée en plein vol. Un flash éclata dans le ciel qui devenait de plus en plus orageux. Tenant toujours la gifle au bout des doigts, Dominic déclara sans ôter son autre main de sa poche : -Ne fais pas ça, Ludia. C’est vraiment un conseil. Il y eut alors quelque chose dans son regard qui brisa la jeune fille. Ce n’était rien de définissable. Juste une lueur, pas spécialement hostile, mais plus pénétrante que du métal tranchant. L’étudiante se retira, en pleurs, n’osant plus croiser le regard bleu qu’elle trouvait jadis si attirant. La main de Dominic se décrispa. Il reprit alors simplement le chemin qu’il suivait. Il sentait un vague soulagement l’envahir. En grimpant les escaliers de l’internat, il se mit à fredonner quelques vers de Gainsbourg que Renaud leur avait fait connaître lors d’une ancienne soirée : - Allez sans esclandre, mes chatons… Allez vous faire pendre, allez donc… Ailleurs qu'à mon gilet, à quoi bon…? Je n'suis pas le gibet d'Montfaucon…Il ricana silencieusement en arrivant dans le couloir où régnait une agréable fraîcheur. Un nouveau petit claquement de porte le fit taire immédiatement pour le mettre aux aguets. Ne décelant rien de plus, Monaghan se dirigea vers sa propre chambre, voisine de celle de Jonas et Daniel, et, après un dernier tour d’horizon du large corridor, referma la sienne.
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|  | | Gred Prophète de Lilith

Nombre de messages: 1302 Date de naissance: 16/08/1981 Age: 28 Emploi: Chasseuse de doudoux
 | Sujet: Re: Sang de pluie Lun 23 Mai - 20:50 | |
| Kuku ma NHalf à moi, j't'ai laissé une review pour la suite sur le MDS, donc comme j'ai la flemme, j'fais un copier-coller de ce que j'ai écrit!C'est juste ce que je pense et comment j'ai interpreté ta suite, si ça se trouve, je suis complètement à côté de la plaque! Voici: Premièrement, merdum pour tes interro et autres épreuves de sport! Je pense fort fort à toi! *encourage mentalement sa Half* Ensuite: UNE SUITEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE!!!!*toussote* *essaye de reprendre contenance mais a dû mal à ne pas afficher un sourire béat* Comme je te l'ai dit sur msn, OMG (version Friends: OH! MY! GOD!....) j'ai été trop emballée par cette suite. Autant j'ai eu du mal à accrocher au départ, autant maintenant, je VEUX SAVOIR ce qui va se passer! ... Arriverais-je à faire une véritable review avec "quotes" à l'appui... J'en doute... Allez je me lance.... Comme dis précédemment, j'adore ton Dom. Au début, j'ai eu de mal mais maintenant, j'en suis raide dingue (attention, j'risque de tomber amoureuse de ce Dom limite psychopate...). Et pis, Billou... *yeux dans le vague en imaginant le BB décrit par sa Halfou d'amûreuh!* Trop trop choupi!!! Dis tu me le prêtes pour que je lui fasse un câlin, il a l'air d'être un peu perdu le bonhomme, dis, hein? hein? (quand je te disais que j'allais avoir du mal!  ) | Citation: | | Billy était parcouru de frissons. Ils étaient presque imperceptibles mais il les sentait remonter le long de sa colonne de façon continue. |
Oh, mon petit Billou... Je ne serai pas te dire pk mais je trouve cette image trop mignonne (tu as le droit de penser que je suis tarée). Billy qui relâche la pression et puis les frissons, un brin sensuel tout ça et pourtant non, c'est juste censé être son contre-coup de son angoisse...
| Citation: | | Julie la p’tite olive rêvait de voyager mais elle était captive d’un rameau d’olivier. Elle tannait ses copines à longueurs de journées, avec les Philippines et Saint-Germain des Prés. |
:laughing: :laughing: :laughing: Merci pour les Wriggles!!!! (dites Pinec ou la Half, yen aurait pas une pour me passer la chanson sur msn, parce que je ne l'ai plus sur mon ordi et elle me manque c'te chanson!)
| Citation: | | Il scruta à nouveau les nuages d’un mauve très foncé. |
Je ne sais pas pk mais j'adore cette image!
| Citation: | | Il songeait avec un sourire cynique à ce qu’il pourrait y placarder, lui, sur ce panneau de liège. « Cherche à se débarrasser de son exaspération à ne pas comprendre ». |
^^ *imagine la tête des autres étudiants en trouvant l'annonce*
C'est à partir de là que j'ai été de plus en plus emballée par cette suite mais surtout par Dom! Ah la scène qui arrive!
| Citation: | | Dominic le fixa en retour, laissant son bras se décrisper élégamment jusqu’à pendre le long de son corps, terminé par la lame du canif toujours sortie. |
Mon dieu, l'image que tu nous offres de Dom est magnifique! Bon, dans ma tête j'ai un peu extrapolé parce que finalement je le voyais dans une certaine obscurité, éclairée par quelques éclairs mais heureusement, tu nous écris pas un film d'horreur de série B (ou W ou que sais-je encore!)... Franchement, chapeau parce que tu nous fait ressentir un atmosphère lourd et une certaine "menace" dans la posture de Dom (menace réelle ou non). J'ai adoré toute la scène d'introduction du gamin *époustouflée par le talent de Halfinou*
| Citation: | | Il se retourna encore vers les canapés où se trouvaient toujours les deux filles brunes et les garçons aux longues tignasses, pour constater que l’autre était toujours absent, et cela l’inquiéta d’autant plus qu’il ne comprenait pas les raisons de son trouble. |
L'angoisse que ressent Billy envers Dom est vraiment très très intrigante... Surtout qu'elle n'a pas vraiment de raison (ou alors tu nous l'as pas encore livrée)... Ca me rend très curieuse forcément!
| Citation: | | Une envie de sortir commença à lui taquiner le fond de la gorge |
A nouveau j'adore l'image!
| Citation: | | Dominic soutenait toujours les profonds yeux bruns qui l’observaient. Il fallait qu’il en ait le cœur net. Il sourit au songe de ses pensées. Là, de la bonne excitation s’engageait dans ses veines. Alors qu’il amorçait tout juste un mouvement vers le gosse |
Mon dieu, mais qu'est-ce qu'il va lui faire à ce gosse! En même temps, j'ai envie de savoir (juste intimidation ou réelle menace) mais je ne peux m'empêcher de crier en mon for intérieur au gosse de se barrer et en courant même. Et puis, j'imagine la fascination du môme qui voit venir vers lui ce type plutôt mignon, qui doit dégager un certain charisme (celui des prédateurs en chasse) mais qui a un "couteau" dans les mains... Un mélange d'attirance mais de peur...
Et puis maman arrive!!! La pression se relâche et Dom s'enfuit... Heureux d'avoir été détourné de son idée? Ou frustré?
| Citation: | | Boyd rentra légèrement la tête dans les épaules pour continuer à l’épier discrètement derrière le dossier mou du pouf. Il ne semblait plus aussi décontracté que d’ordinaire. Billy ne parvenait pas à décider s’il était soulagé ou angoissé de le voir de retour dans la salle. |
J'adore la compléxité de tes perso! Voir ici Billy presque (j'ai bien dit presque) heureux de revoir celui qui l'angoisse mais en même temps, il a cette boule au fond de lui qui lui donne envie de courir le plus loin possible (il est dans le mm cas que le gosse, en gros, sauf que pour Dom c'est inconscient).
La scène avec la fille m'a bcp plue aussi. Bizarrement, j'aurai (j'imagine)dû ressentir un brin de compassion pour elle mais j'ai été plutôt contente, affichant un petit sourire de mépris pour elle (j'devrais avoir honte, je sais).
| Citation: | Dominic, je t’aime, tu dois le savoir… -Non. -Mais si, enfin ! -Si je te dis que non… tout simplement impensable, affirma-t-il d’un ton dégagé. |
Trop fort ce bout de dialogue! Ludia qui déclare son amour et Dom qui soutient mordicus que c'est faux. Il a tout à fait raison, elle ne peut pas l'aimer, elle ne le connaît pas. (question: peut-on aimer sans connaître quelqu'un? Je ne m'essaierai pas à répondre ça!) Et si elle le connaissait vraiment, pourrait-elle l'aimer ou mm le comprendre?
| Citation: | | Je ne te demande qu’une soirée, une seule. Et après je te laisse tranquille, je te le promets. |
Bizarrement, ça me donne envie de la bouffer ! Est-ce normal comme réaction docteur?
| Citation: | | Il aurait aimé disposer de quelqu’un de confiance pour le réconforter, quelqu’un qui soit doux et sincèrement compréhensif. Mais il n’avait jamais rien gagné de tout ça. Il se contenterait encore de faire ami-ami avec l’ibuprofen pour se soulager avant de se mettre au lit. |
Roooooo mon Billiney! il est tout triste. Si tu veux qqn pour te consoler, j'suis là! J'aime la façon que tu as de nous livrer petit à petit, sans tomber dans la sensiblerie de bon marché, les preuves de la solitude et du besoin d'amour de ton perso! Il me donne trop envie de le consoler.
| Citation: | | Lorsqu’il se retourna, il capta ses yeux glauques durant un éclair et sentit plus qu’il ne vit le jeune homme sursauter légèrement. Il marcha vivement vers le bâtiment principal, passant à-côté d’eux en lorgnant les cailloux du sol. Dominic le suivit des yeux presque distraitement, ayant comme oublié la présence d’une autre personne contre sa poitrine. |
J'entends presque le battement du coeur de Billy en voyant Dom (et la nana accrochée à lui en plus!). Et puis ce regard du blond sur Billy, pas encore vraiment de l'interêt mais quand mm un peu de curiosité (enfin je le ressens comme ça!).
| Citation: | | Son visage n’avait cependant rien de naïf, encadré par ses longues mèches trempées, mais reflétait plutôt une profonde contrariété excédée, assortie d’une rancœur blessée qui rappelait cette fois davantage le renard traqué avant la curée. |
Pas vraiment l'image de l'innocence mais c'est marrant comment tous les perso qui font face à ce Dom se retrouvent dans la peau d'une proie.
| Citation: | Dominic éclata de rire. Il laissa passer quelques secondes pour la contempler d’un sourire amusé, laissant sa tête se secouer doucement tandis que les gouttes de pluie roulaient sur son visage. -Ma pauvre Ludia… C’est bien présomptueux de ta part de penser que si l’on ne te désire pas, on ne peut avoir envie d’aucune. Ma queue va très bien, merci. Mais pour ta gouverne il y en a beaucoup d’autres moins délicates à pêcher là-dedans, répondit-il en désignant le club du menton. |
J'ai tout quoter je sais mais c'est je crois l'un de mes passages préférés. Plutôt prétentieuse cette Ludia qui pense que parce que le jeune homme ne veut pas d'elle, il est homo ou impuissant! Quant à la réaction de Dom, elle est jouissive, jubilatoire, que ce soit son attitude comme sa réaction! Mention spéciale à sa petite tirade! "Prends ça dans les dents!"
| Citation: | | La main fut fauchée en plein vol. Un flash éclata dans le ciel qui devenait de plus en plus orageux. Tenant toujours la gifle au bout des doigts, |
Superbement écrit! Cette "gifle au bout des doigts", Lilith, c'est si bien écrit!
| Citation: | | y eut alors quelque chose dans son regard qui brisa la jeune fille. Ce n’était rien de définissable. Juste une lueur, pas spécialement hostile, mais plus pénétrante que du métal tranchant. L’étudiante se retira, en pleurs, n’osant plus croiser le regard bleu qu’elle trouvait jadis si attirant. |
La scène finale, qui achève brutalement toutes les croyances de la jeune fille. je l'ai vu son regard, tu nous les décrit tellement bien que j'avais presque l'impression que c'était moi qui était traversé par cet éclat. Et ce "jadis" qui vient briser tout. Elle sait maintenant, pas de manière définie mais elle comprit qu'il ne vaut mieux pas s'approcher de Dom, qu'il y a qq chose en lui, qq chose qui n'est absolument pas beau, repoussant.
| Citation: | | Un nouveau petit claquement de porte le fit taire immédiatement pour le mettre aux aguets. |
Billou?
Très bonne fin, avec les paroles de Gainsbourg et puis se petit ricannement qui m'a fait froid dans le dos!
Merci ma N'Half pour cette suite!
Poutoux. Gred |
|  | | La Halfeline Prophète de Lilith

Nombre de messages: 1555 Date de naissance: 28/08/1987 Age: 22 Localisation: La Comté-Franche Emploi: Etudiante et slasheuse pour arrondir les fins de semaine
 | Sujet: Re: Sang de pluie Mar 24 Mai - 19:35 | |
| | Citation: | | Autant j'ai eu du mal à accrocher au départ, autant maintenant, je VEUX SAVOIR ce qui va se passer! |
Ben voilà qui m'fait plaisir! ^^
| Citation: | | ... Arriverais-je à faire une véritable review avec "quotes" à l'appui... J'en doute... Allez je me lance.... |
Eh bien comme tu vois, tu t'es parfaitement débrouillée! J'étais super contente en voyant cette superbe revn merci bcp!
| Citation: | | Comme dis précédemment, j'adore ton Dom. Au début, j'ai eu de mal mais maintenant, j'en suis raide dingue (attention, j'risque de tomber amoureuse de ce Dom limite psychopate...). |
Oh mon Dieu! Attention, c'est que c'est une vilaine bête, le drille... :D
| Citation: | Et pis, Billou... *yeux dans le vague en imaginant le BB décrit par sa Halfou d'amûreuh!* Trop trop choupi!!! Dis tu me le prêtes pour que je lui fasse un câlin, il a l'air d'être un peu perdu le bonhomme, dis, hein? hein? |
Mais vi, mais vi, mais attention, c'est un paranoïaque et torturé, le drille.... :D
| Citation: | | Mon dieu, l'image que tu nous offres de Dom est magnifique! Bon, dans ma tête j'ai un peu extrapolé parce que finalement je le voyais dans une certaine obscurité, éclairée par quelques éclairs mais heureusement, tu nous écris pas un film d'horreur de série B (ou W ou que sais-je encore!)... Franchement, chapeau parce que tu nous fait ressentir un atmosphère lourd et une certaine "menace" dans la posture de Dom |
Fort bien, fort bien, je suis plus que ravie que tu te sois fait une bonne image de la scène, loin d'être insignifiante.
| Citation: | | Mon dieu, mais qu'est-ce qu'il va lui faire à ce gosse! En même temps, j'ai envie de savoir (juste intimidation ou réelle menace) mais je ne peux m'empêcher de crier en mon for intérieur au gosse de se barrer et en courant même. |
C'est bien, apparemment plusieurs personnes ont eu cette réaction. 
| Citation: | | Et puis, j'imagine la fascination du môme qui voit venir vers lui ce type plutôt mignon, qui doit dégager un certain charisme (celui des prédateurs en chasse) mais qui a un "couteau" dans les mains... |
Mmmmh, merci pour cette image renforcée... Tu sembles très bien percevoir l'effet de l'aura de Dominic sur son entourage, lorsqu'il est un peu de mauvaise humeur... *toussote*
| Citation: | | La scène avec la fille m'a bcp plue aussi. Bizarrement, j'aurai (j'imagine)dû ressentir un brin de compassion pour elle mais j'ai été plutôt contente, affichant un petit sourire de mépris pour elle (j'devrais avoir honte, je sais). |
Mais non, mais non, c'est fait pour...
Et pis, c'est jamais qu'une pouffe. ^^
| Citation: | | Bizarrement, ça me donne envie de la bouffer ! Est-ce normal comme réaction docteur? |
Bis. Libérez votre Ca Gredou... 
| Citation: | J'aime la façon que tu as de nous livrer petit à petit, sans tomber dans la sensiblerie de bon marché, les preuves de la solitude et du besoin d'amour de ton perso! Il me donne trop envie de le consoler. |
Encore une fois, fort bien, c'est fait pour.
| Citation: | | Et puis ce regard du blond sur Billy, pas encore vraiment de l'interêt mais quand mm un peu de curiosité (enfin je le ressens comme ça!). |
Oui oui, c'est bien ça... C'est vraiment génial, ta sensibilité à ce texte semble très aiguë.
| Citation: | | Pas vraiment l'image de l'innocence mais c'est marrant comment tous les perso qui font face à ce Dom se retrouvent dans la peau d'une proie. |
Oui, bien noté là en particulier.
| Citation: | J'ai tout quoter je sais mais c'est je crois l'un de mes passages préférés. Plutôt prétentieuse cette Ludia qui pense que parce que le jeune homme ne veut pas d'elle, il est homo ou impuissant! Quant à la réaction de Dom, elle est jouissive, jubilatoire, que ce soit son attitude comme sa réaction! Mention spéciale à sa petite tirade! "Prends ça dans les dents!" |
Ah, impec, c'était la réplique défouloir destinée à exorciser tout l'agacement et la haine contenus dans chaque lectrice, ce à des fins sainement cathartique. Vraiment touchée que tu l'aies spécialement appréciée; en plus, le plus rigolo, c'est qu'elle m'est venue assez naturellement. 
Sur ce, poutoux ma chère Gred, et merci encore énormément pour ta belle review qui m'a fait tout chaud au coeur._________________  |
|  | | La Halfeline Prophète de Lilith

Nombre de messages: 1555 Date de naissance: 28/08/1987 Age: 22 Localisation: La Comté-Franche Emploi: Etudiante et slasheuse pour arrondir les fins de semaine
 | Sujet: Re: Sang de pluie Sam 30 Juil - 12:52 | |
| Allez, une petite suite pour celles qui suivent cette histoire, en espérant que ça leur plaisent.  Peut-être certaines reconnaîtront un petit clin d'oeil à une certaine fic que j'adore   Les djembés résonnaient entre les murs des anciens bâtiments de la vieille ville. Un rythme de lutte. Non pas le grand martèlement uniforme des tambours de guerre, mais les éclats exubérants et endiablés du mouvement volontaire et bon, fusant de toutes parts, et s’accordant malgré leur cacophonie primaire. Le cortège remontait la grande rue en direction de la préfecture. Les banderoles et les pancartes abondaient autour de Billy. Certaines étaient porteuses de messages humanistes, d’autres de menaces et divers jeux de mots acides à l’endroit de Bush et Blair. Toutes témoignaient d’une conscience heurtée une fois de plus ou de trop. Il goûtait particulièrement cette ambiance d’échauffement massif. Il se fondait avec les autres pour devenir une particule d’un gigantesque échafaudage vivant. Il lâchait sans problème la bride à sa liberté d’être et se laissait porter par le mouvement de cette immense réunion, ayant pleinement conscience de participer à quelque chose, d’offrir sa maigre et pourtant importante contribution à la grande machine de la cohésion engagée, seule capable d’agir efficacement face aux décisions détenues par les oligopôles des commandes humaines de ce monde. Il regardait autour de lui avec un ravissement peu commun, voyant les autres marcher autour de lui par dizaines sans pour autant le heurter, ou courir pour rejoindre des amis plus à la tête de la manif. L’agressivité latente de tous semblait sublimée, puisqu’elle était dirigée sur un adversaire plus ou moins protéiforme mais restant, en définitive, la guerre et la tuerie propres. Cela ouvrait plus facilement les portes aux contacts de l’inconnu, à la connivence spontanée avec des yeux vifs au détour d’un slogan… Il aperçut soudain une silhouette qui dominait les autres quelques mètres plus loin et reconnut la tignasse brune coulant d’une casquette de mauvais garçon de Renaud, grimpé sur les épaules du colossal Michael. Il sourit et pressa un peu plus le pas. Le drille, un symbole pacifiste pendant autour de son poignet, une Kanterbrau dans l’autre main, s’époumonait dans un sifflet de métal. Il le laissa retomber autour de son cou lorsqu’il remarqua Billy, marchant non loin d’eux, et s’exclama : - Hé ! Salut mec, je suis content que tu sois venu ! Boyd sourit, un peu étonné que le chanteur l’ait reconnu si facilement alors qu’il ne lui avait jamais adressé la parole. En l’entendant, Michael se tourna à son tour vers lui pour le saluer. - T’as des œufs pour pourrir la façade préfectorale ? lui demanda le gavroche. Peter, files-en-lui… - Non, répondit Billy, je préfère vous laisser ça… Tu vois, je viens ici pour désapprouver ce qu’ils font au gouvernement mais… Il fut interrompu par une nouvelle brève harangue du mégaphone. - Mais je ne veux pas dégrader et me laisser emporter moi aussi… Je sais que ça peut paraître bien sage et docile comme attitude, mais… - Non, je peux comprendre, le coupa Renaud. Tu n’as pas tort dans le sens où il vaut mieux pas que les gens qui n’ont jamais eu la malchance de tomber dans la haine s’y plient un beau jour. Mais j’ai peur qu’y ait parfois pas d’autre réaction effective, même si j'le déplore… Il resta silencieux quelques instants, semblant écouter la colère des gens psalmodiée par la manif, puis jeta à nouveau un œil à son camarade qui marchait en contrebas. - Je suis le premier à vomir le fonctionnement de ce monde, déclara-t-il avec une sorte d’assurance désinvolte. Ils continuèrent à cheminer jusqu’aux grands bâtiments de la préfecture. De là où il était juché, Renaud pouvait nettement voir le début du cortège escalader les grilles, au nez et à la barbe des fonctionnaires de police dépassés par le nombre. Le temps ne s’était pas beaucoup amélioré depuis la veille, et un ciel épais pesait au-dessus des manifestants. Quelques gouttes s’en échappaient d’ailleurs déjà, mais restaient ignorées. Les percussions retentissaient toujours et le mégaphone des organisateurs hurlait plus que jamais. La vision avait quelque chose de sourdement apocalyptique. Lorsqu’ils arrivèrent au rassemblement, ils constatèrent que beaucoup restaient devant le portail, tandis que les autres installaient leurs slogans un peu partout dans la cour de la préfecture. Renaud avait repris son sifflet et Michael commença à marteler de son coffre puissant « Plus de sang pour le pétrole ! ». Billy se laissa entraîner et l’accompagna, bien vite suivi par un périmètre de plus en plus étendu. Ils repérèrent bientôt le préfet qui les considérait, impassible, depuis l’une des hautes fenêtres. Sa figure était mince et dure au-dessus de sa cravate sombre ; il ne paraissait nullement impressionné et semblait au contraire contempler ce remue-ménage comme quelque chose de bien vain, en homme d’institution. Un premier œuf vint éclater contre la vitre, et fut le déclencheur d’un échauffement redoublé. D’autres fusèrent, maculant bientôt les murs de glaires visqueuses jaunes. Renaud atteignit l’Union Jack du premier coup, ce qui parut redonner un coup de fouet aux autorités. Les policiers reformèrent le rang devant l’entrée. Quelques menottes dissuasives furent passées parmi les manifestants ayant pénétré dans la cour, ce qui eut pour effet de déchaîner les autres. Tout le restant du cortège commença à se déverser à l’intérieur par toutes les faiblesses des clôtures. C’était une merveilleuse marée humaine, un organisme fluide qui passait à l’attaque. Les policiers furent pris à partis et les premiers coups de matraque tombèrent. Billy se figea, frappé d’assister à des démêlés tout près de lui. Une jeune fille était maintenue à plat ventre sur le goudron par un gendarme, les bras serrés dans le dos tandis qu’il cherchait les bracelets pour l’entraver. D’autres personnes hurlaient et s’indignaient violemment sur l’uniforme sombre mais aucune n’intervenait. Son cœur fit un autre bond en reconnaissant soudainement l’expression rageuse d’Agnès qui se débattait en vain. Il appela sans réfléchir : - Renaud ! - Qu’est-ce qu’y a ? cria en retour le poulbot toujours perché quelques mètres plus loin. - Y a Agnès, elle a des ennuis ! expliqua-t-il précipitamment en désignant l’arrestation musclée. En la voyant, Renaud descendit en hâte des épaules de son camarade et tous deux chargèrent immédiatement vers l’endroit. Le gringalet à casquette donna un violent coup de pied dans les menottes alors que le flic s’apprêtait à les enfiler à sa captive. Celui-ci se releva sur le champ, craignant de subir le même sort, et, quelque peu effrayé à la vue de le stature de Mic, porta la main à son arme à feu. Mais son erreur fut justement de libérer la furie qu’il tenait sous son genou, car aussitôt qu’elle put rouler sur le côté, celle-ci lui décocha un coup de pied dans l’entrejambe sans aucune pitié. Un autre gendarme survint à la rescousse de son collègue momentanément incapable de poursuivre son service. Il repoussa sans ménagement tous les manifestants qui l’entouraient en jurant et maudissant. - Ah ils sont beaux les militants anti-violence ! - Ton pote a les burnes mixées, mais c’est des tripes que les gens qu’il sert broient tous les jours, je te signale ! cracha Agnès, déjà debout. - Et alors ? hurla son interlocuteur. Tu crois peut-être que nous en sommes responsables, tarée ? Tu crois que c’est en nous provoquant et en dégueulassant un mur que vous allez sauver des vies ? Non mais réfléchissez une fois dans votre vie au lieu de profiter de la moindre bonne cause pour faire les cons, bande de malades ! - C’est bien triste, c’est sûr, mais il n’y a que comme ça qu’ils nous entendent, là-haut. S’ils prêtaient un peu plus attention aux messages du peuple qui les élit, on serait pas obligés d’en arriver là ! Alors je suis désolé que vous morfliez mais fallait y penser avant de vous faire roussins, décréta Renaud, sa bière toujours à la main. - Combattre la violence par la violence, donc ? Faire payer des innocents pour la faute de certains de leurs représentants ? Nom de Dieu mais c’est pas précisément ce que vous fustigez ? - Vous avez choisi votre condition, pas eux, rétorqua-t-il en criant pour couvrir le ton du policier et l’immense brouhaha de la manif en ébullition. Tout ce que je voudrais, moi, c’est qu’on empêche vos troufions de collègues de massacrer aux côtés des amerloques, ducon ! Alors si je dois foutre un peu de boxon pour ça, je prends le risque. - Ah c’est facile, c’est facile pour vous d’étaler vos beaux idéaux et de jeter des œufs pourris sur les autres en clamant votre amour de la paix. Il considérait les débordements près de la porte d’un œil affligé. - Je sais même pas pourquoi j’essaie de discuter avec des tordus comme vous, débarrassez-moi le plancher et essayez de vous trouver quelque chose d’utile à faire, enfoirés d’hypocrites. Ce disant, le gendarme donna une nouvelle bourrade à l’assemblée et agrippa le blouson de Billy, maigrelet et silencieux, dans le but de le jeter un peu plus loin. Mais Renaud le repoussa de suite à son tour, énervé par ce flic par définition obtus à l’extrême, selon lui. - Hé, du calme, il a rien fait, lui. C’est un des rares pacifistes encore sage, comme tu sembles les admirer, alors ne l'conduis pas à changer, tu veux? Le brigadier ne l’avait pas lâché. - Il a pénétré de force dans un bâtiment officiel, je suis en droit de le serrer pour ça. Mais j’imagine qu’avec tout ce formidable bordel vous avez vite oublié la notion de loi… - Putain, mais ça t’excite d’être payé pour faire chier ? explosa le jeune homme aux yeux délavés, qu’une telle obstination avait définitivement sorti de ses gonds. - Renaud, calme-toi… tenta Peter entre ses dents. Le gendarme, pour asseoir son pouvoir dénigré et user de ce qui énervait ce petit merdeux au maximum, entraîna Billy vers la ligne de policiers. Celui-ci eut à peine le temps de se braquer sur place que Renaud était déjà sur eux, agrippant le poignet du flic et enfonçant ses ongles dans la main velue, le secouant férocement. - Lâche-le, connard ! Les exclamations commencèrent à monter des personnes présentes et, comme il ne parvenait pas à lui faire lâcher prise, un geste emporté le conduisit à éclater sa bibine sur la tempe du représentant de l’ordre. Quelques cris s’élevèrent. Renaud n’attendit pas que le restant de la garde policière soit ameuté, et lâcha immédiatement le tesson du goulot qu’il lui restait dans la main pour attraper la manche d’un Billy passablement choqué, et s’enfuir ventre à terre à la grille. _________________ 
Dernière édition par le Jeu 7 Juin - 19:10, édité 5 fois |
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 | Sujet: Re: Sang de pluie Ven 5 Aoû - 8:46 | |
|  Après l’avoir rapidement escaladée de nouveau, les deux jeunes hommes firent quelques pas au milieu de la foule qui restait. Le cœur de Bill se remettait à battre la chamade, comme il commençait à peine à réaliser l’incident dont il venait d’être responsable. Il n’eut pas le loisir d’y songer plus avant car, déjà, Renaud le ressaisissait pour se ruer dans une ruelle adjacente, et il n’eut d’autre choix que de se laisser entraîner au pas de course. Ils ne tardèrent pas à entendre derrière eux l’injonction d’un homme qui les sommait de s’arrêter, et des bottes claquer précipitamment tandis que Renaud leur frayait un chemin parmi les badauds, par chance assez peu nombreux, à coups de bousculades. Billy galopa de plus belle sur les talons de son camarade. - Où est-ce qu’on va comme ça ? s’écria-t-il, une frayeur étrangement excitante se répandant dans ses veines. - Nulle part ! répliqua tout de go le gavroche en négociant un angle de rue, la main toujours cramponnée à sa veste. Cette réponse, tout aussi inexplicablement, lui convint ; il accéléra encore pour rattraper son complice qui ne le lâcha pas pour autant. Ils semblaient gagner du terrain sur leurs poursuivants, lorsqu’au bout de l’étroite allée pavée, qui débouchait sur une nouvelle avenue plus animée, se profilèrent deux autres uniformes qui firent piler un instant Renaud sur place. Les policiers qui les filaient ne tardèrent pas à interpeller leurs collègues de puissantes vociférations. Billy eut à peine le temps d’être agité par l’adrénaline que son complice le poussait sans ménagement dans un bar dont il aperçut au passage l’enseigne du « Cochon pendard ». - Qu’est-ce que tu fous ? s’exclama-t-il. - T’occupes, je sais ! assura vivement le petit Français. Ils déboulèrent à l’intérieur et Renaud fonça directement sur une porte à l’ombre d’une encoignure, trouvant tout juste l’occasion de saluer la tenancière d’un enthousiaste : - Mes hommages, Ally, je fais que passer ! Il ouvrit sur une misérable arrière-cour où étaient entreposées les poubelles du bistrot. Celles-ci bavaient quelques déchets sous leurs couvercles et il y avait dans un coin du sol terreux une mosaïque de bouts de verre, comme si la présence de quelqu’un dans cet endroit avait été fait rare. Claquant la porte juste derrière Billy, il relâcha enfin sa manche pour se hâter vers le mur de briques qui fermait le petit espace abandonné. Il l’escalada rapidement, semblant connaître les prises adéquates, son compère à sa suite. Renaud avait déjà disparu de l’autre côté lorsque Billy atteignit le haut, moins agile que le gavroche qui l’avait précédé. Celui-ci l’attendait en bas, une expression nerveuse sous la casquette molle. - Vas-y, saute, ça craint rien. - C’est bon, répliqua Boyd, mais ne te mets pas en-dessous, je ne veux pas te tomber dessus. Il atterrit finalement sur ses pieds, devant cela dit absorber la chute en finissant lourdement accroupi, et ils repartirent aussitôt dans ce qui semblait être un petit dédale d’arrières de bâtiments délabrés, où les détritus jonchaient le sol en-dessous, et où s’entrecroisaient au-dessus des fils à linge plus ou moins garnis qui traversaient entre deux fenêtres. Une forte odeur de viande salée flottait dans ces pauvres couloirs qui ne paraissaient, effectivement, mener nulle part, colorés seulement par les marques en lettres outrageusement criardes d’une kyrielle d’emballages vides. C’était comme de redécouvrir une facette inconnue de sa ville et de son pays. - Ne traîne pas trop, demanda Renaud tandis qu’il semblait chercher à les perdre soigneusement au milieu de ces taudis. Billy obéit. La tension courait toujours son corps et l’agitait d’une sourde exaltation optimiste qui le sidérait littéralement lui-même. Au diable ce qu’ils avaient fait, au diable sa sempiternelle bonne conduite sans écart ! Que risquaient-ils, après tout ? Qu’étaient une nuit, ou même quelques semaines derrière les barreaux, devant cette vie qu’il sentait enfin couler en lui, dans ses membres frissonnants et sa tête emplie de chaos ? Il était prêt à suivre cette nouvelle rencontre qu’il avait déjà la sensation de connaître à peu près n’importe où pour conserver cet état qui vrillait son être… comme si cela avait dû se passer, à la manière d’un palier franchi vers l’âge adulte. Il interrompit ses réflexions car, après leur avoir fait descendre un dernier pan de béton, le gringalet aux cheveux longs alla finalement s’asseoir tassé contre une palissade cassée. C’était donc là qu’ils devaient finir. Pourquoi cet endroit ? Avait-il été calculé à l’avance ? Cela restait un mystère en équilibre entre la détermination dextre de son guide et l’apparente insignifiance de ce point de chute. Bill s’approcha, l’interrogeant muettement, et Renaud leva vers lui des yeux au bleu trop clair, presque grisâtre. - Bon, je crois que j’ai un peu mis la merde… résuma-t-il. Boyd eut un sourire légèrement amusé. Il n’eut pas conscience sur le moment d’éprouver de l’attendrissement pour un voyou qui venait de refaire le portrait d’un honnête homme. - Merci quand même… osa-t-il. Il vint s’asseoir aux côtés de son compagnon et, à cet instant, sentit les gouttes de pluie humecter son nez. Les deux garçons scrutèrent le ciel de lourds nuages gris qui commençait à crever tout bonnement sur la ville. - Oh, manquait plus que ça… commenta le poulbot d’un ton abattu et blasé à la fois. Il ôta son blouson de cuir et drapa la tête de Billy d’une moitié, l’invitant à s’abriter dessous avec lui. - Tu vas pas avoir froid ? interrogea l’intéressé, un peu surpris. - Oh, ma carcasse en a vu d’autres… se contenta de répliquer Renaud dont le visage lisse et jeune jurait quelque peu avec son attitude de vieux briscard. Billy se pelotonna sous sa moitié de manteau et ferma les yeux, écoutant la pluie canarder le cuir au-dessus de lui. Il se sentait assez en sécurité sous cet abri de fortune, mais son esprit restait encore un peu en alerte : - Tu crois qu’ils vont nous chercher ? - Je sais pas, avoua Renaud, tout dépend du bleu avec lequel le mec va s’en tirer, je pense… En même temps, retrouver deux jeunes d’une manif ayant un peu débordé sur les bord et au milieu… tu repasseras ! Certains des petits poulets me connaissent, mais pas à ce point j’espère ! Et de toute façon, ils ne viendront pas nous chercher là, c’est net. Trop impraticable pour des flicards… Fort de cette assurance, le jeune homme sentit ses yeux bouteille se clore tout doucement. Le concentré d’émotions trop fortes retombait lentement, laissant son corps engourdi et ensommeillé. - Et qu’est-ce qu’on fait maintenant ? bâilla-t-il. - Maintenant, on attend un bon moment histoire de s’assurer qu’ils aient complètement taillé la route et puis… on avisera. Mais prépare-toi à l’idée de passer ta nuit dehors, mon brave… Billy, je crois… ? Le compère put tout juste hocher vaguement la tête. Il se sentait bien… Vide. Prêt à être rempli de consistance. Et pourtant presque confiant. Il entendait d’une oreille absente une chanson des Pink Floyd qui s’échappait d’un transistor par une fenêtre ; ce fut sa berceuse. _________________ 
Dernière édition par le Jeu 7 Juin - 19:19, édité 3 fois |
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